samedi 31 mai 2008

Sortie en fractionné

Comme annoncé jeudi, j'ai décidé de reprendre sérieusement les entraînements. Les 15 jours de coupure m'ont fait du bien au physique comme au mental ...

Ce matin, je me lève et regarde la météo : le temps devrait être nuageux la matinée puis se dégrader progressivement pour se transformer en pluies puis en orages ! N'ayant pas spécialement envie de me faire tremper je me suis dit que j'allais changer mes habitudes et aller rouler après le petit déjeuner plutôt que l'après-midi.

A 10h je saute sur le vélo direction Bocuse et remonte les quais de Saône en direction d'Anse. Je m'échauffe puis commence à faire du fractionné : je roule "au train" à 32 km/h, et fais régulièrement des accélérations sur une minute à 38 km/h. Je sens les muscles des jambes et des bras très durs probablement à cause de la musculation que j'ai faite toute la semaine !
Je roule ainsi jusqu'à Limas où je quitte les quais de Saône pour m'enfoncer légèrement dans le Beaujolais. Je fais la longue montée jusqu'à Pommiers en me mettant à la limite du rouge, mais sans rentrer dans la zone critique. En haut, le coeur à du mal à redescendre et bat très vite même quand je relâche un peu mon effort ! Peu importe : les jambes sont dures depuis le début ... le coeur peu bien lui aussi faire des caprices, je m'en fous !

Après Pommiers commence la route des crêtes qui mène à Lachassagne puis à Charnay. Je reprends mon fractionné mais le modifie légèrement : je monte à fond chaque petite bosse, puis reprends mon rythme jusqu'à la petite bosse suivante. Après Charnay la route descend en direction de la vallée de l'Azergues. Un long faux plat montant de 500m coupe la descente, je le passe en me livrant à fond : le compteur affiche plus de 50km/h en haut du faux plat ! Je replonge alors dans la descente et en profite pour faire une pointe de vitesse à 71 km/h.

Dans la vallée de l'Azergues je prends une averse ! Heureusement, celle-ci ne me poursuit que 10 minutes puis s'arrête. Je suis un peu mouillé mais rien de bien méchant, ouf ! Je rentre en roulant à un bon rythme en continu : cette fois il n'est plus question de fractionné, je roule à 35 km/h tout le long, ne voulant pas me faire prendre par une nouvelle averse. Les derniers kilomètres mes jambes ne répondent plus : non seulement elles me font mal mais en plus je me sens sans forces.

Je suis également très satisfait sur un autre point : la confiance. Le matin, craignant une température fraîche, je suis parti avec mon coupe-vent sur les épaules. Au bout de quelques kilomètres j'avais trop chaud et l'ai enlevé et plié tout en roulant à plus de 30 km/h dans la circulation ! Ca devait faire environ 3ans que je n'avais pas osé enlever un vêtement en roulant ... et c'était sur une route déserte. De même, lorsqu'il s'est mis à pleuvoir je l'ai sorti puis ai retourné les manches avant de l'enfiler en roulant à 35 km/h ... pour l'enlever à la même vitesse après l'averse ! Je suis content de moi car je n'ai pas eu peur et j'étais à l'aise.

jeudi 29 mai 2008

envie de pedaler ?

Quand on fait un sport aussi exigeant et dur que le vélo, l'envie est un des paramètres importants ! Quand on a pas envie de s'entraîner ni de courir, qu'on ne sait plus trop pourquoi on est sur son vélo les soirées en semaine et les week-ends, qu'on se dit qu'on serait mieux tranquillement assis dans un fauteuil à lire un livre ou regarder la TV ... c'est pas bon signe !

Ces derniers temps j'en avais raz-le-bol du vélo : quitter le boulot à 18h30, rentrer chez moi rapidement, manger 2 tranches de pain et une barre de chocolat tout en me changeant à toute vitesse, sauter sur le vélo et rouler 1h, me changer de nouveau, manger (car à 20h30 j'ai une sacré faim moi), prendre une douche, m'étirer ... et commencer ma soirée à 23h trois fois par semaines me pesait vraiment ! Le week-end : entraînements "collectifs" à ... 2 avec Julien ! Tiens, en semaine on a déjà roulé tous les deux ... ça change, non ? Le dimanche il faut faire son sac, manger 3h avant l'heure de départ de la course, aller sur la course, se changer, s'échauffer, courir, se faire larguer par le peloton, terminer seul la course, se faire engueuler "mais tu t'es pas fait assez mal, tu met de trop gros braquets, t'as mal pris tes virages, tu t'es mal placé ...", se changer de nouveau, rentrer à la maison, prendre une douche, s'étirer ...

Depuis le dimanche 18 mai et la cyclosportive "les 3 cols" je n'ai pas fait le moindre entraînement. Au début, je me sentais bien : c'était cool de ne pas se presser et de profiter sereinement de ses soirées. Le week-end dernier je suis allé regarder le Grand Prix de Lyon Ménival mais n'ai pas roulé ! Ca faisait 1an et demi que je n'avais pas passé un week-end sans faire le moindre kilomètre de vélo ! C'était sympa d'y être en tant que simple spectateur et j'étais vraiment content de ne pas être sur mon vélo au milieu de la galère. Le dimanche soir un brin de nostalgie m'a envahi : je n'avais pas l'impression d'avoir eu un week-end ! Je n'avais pas avalé mes kilomètres de goudron ... le week-end ne pouvait pas être terminé !

Tout au long de la semaine l'envie est revenue : j'ai une grosse envie d'enfiler un cuissard et un maillot, de mettre mon casque mes gants et mes lunettes, de passer le gros plateau et d'appuyer à fond sur les pédales ! J'ai de nouveau envie de m'entraîner sérieusement et de me faire mal ... et si je revenais plus fort qu'avant ?

mardi 27 mai 2008

Livre : On a roulé sur la terre

Pour Noël mes grands parents m'ont offert un livre sur le cyclisme. Ils ont eu le bon goût de non pas m'offrir la biographie d'un coureur où ce dernier nous expose sa vie et se fait mousser sur "comment j'ai gagné telle course", mais ils ont choisi de m'offrir le carnet de voyage de deux jeunes étudiants qui ont fait le tour du monde en vélo !

"On a roulé sur la terre" est le récit de deux jeunes de 21 et 23 ans qui ont fait le tour du monde sur leur vélo en 365 jours et avec seulement 6000 francs chacun ! Ils dormaient sous leur tente ou chez des habitants lorsque ceux-ci les prenaient en sympathie ... mangeaient ce qu'ils trouvaient ou ce qu'on leur offrait, et ont ainsi pu traverser tous les continents ! Leur traversée leur a fait faire un peu plus de 25 000 km en 365 jours … et ce sur des routes souvent en piteux état (les routes goudronnées ne sont pas fréquentes en Afrique ni en Asie !).

Ce que j'apprécie dans ce livre c'est qu'il ne s'agit pas d'un récit sportif du genre "nous on est les plus forts car on roulait avec des kilos de bagages et on a même pas eu mal", mais c'est un récit d'aventures où les deux cyclistes nous font découvrir ce qu'eux-mêmes ont découverts : la beauté des paysages et des monuments visités, les coutumes des pays, les différences entre la culture d'un pays et la notre, ...

Le livre est très bien écrit : il n'y a jamais de passage long où on se demande si on ne va pas sauter quelques pages afin de retrouver de l'animation. Je le recommande à tous ceux qui aiment les voyages et le vélo, et remercie mes grands parents pour cet excellent choix ...

Vous pouvez consulter ici toutes mes critiques de livres et BD liées au cyclisme.

dimanche 25 mai 2008

Photos du prix de Lyon Menival

J'ai mis en ligne les photos du Grand Prix de Lyon Ménival.

Les photos de la course féminine sont plus nombreuses car la luminosité était bonne ... en revanche la luminosité lors de la course masculine (qui s'est terminée après 22h dans le noir !!!!) n'était pas bonne du tout, ce qui fait que les photos sont floues et très sombres !

J'ai également publié 2 vidéos :
- l'arrivée en solitaire d'Edwige PITEL

- l'arrivée du groupe des poursuivantes italiennes, puis de la tenante du titre en solitaire, puis le sprint du peloton

samedi 24 mai 2008

Grand Prix de Lyon Menival

En ce début de soirée s'est tenue la 2ème manche du Grand prix de Lyon, courue dans les rues de Lyon 5ème (plus précisément dans les quartiers "ménival" et "point du jour").

A 19h30 s'est élancé la course féminine qui a été remportée par la championne de France : Edwige PITEL après une longue fugue solitaire. Derrière elle, une équipe italienne (venue de Turin) comportant une biélorusse, une lituanienne et une brésilienne à complètement maîtrisée la course en prenant les places 2, 3 et 4 !

A 20h45 le départ de la course homme, classée en 2ème catégorie (ex catégorie "nationale"), a été donnée. Un coureur venant de St-Etienne a été époustouflant en attaquant dès la début de course pour créer une échappée de 13 coureurs, puis en attaquant de nouveau en solitaire avant d'attendre un coureur parti en contre dans son dos. A Chaque fois qu'il passait devant moi dans la bosse, il semblait vraiment facile ! Il remporte le sprint contre son compagnon de fugue.

Derrière, la course s'est décantée et de nombreux groupes se sont formés. Il y avait donc deux hommes en tête, suivi par un groupe de 11 coureurs, lui même suivi par un groupe de 6 coureurs, poursuivi par un groupe de 8 coureurs, puis le peloton duquel Julien s'est extrait à 4 ou 5 tours de l'arrivée ! Comme au Prix de Chalamont, Julien résiste au retour du peloton pour prendre une 23ème place.

La course s'est terminée de nuit, on ne voyait plus grand chose ! C'est idiot de faire des courses qui se terminent à 22h !

Mise à jour : vous pouvez consulter les photos du Grand Prix de Lyon Ménival

vendredi 23 mai 2008

Le col de l' Iseran

Le col de l'Iseran est le plus haut col routier d'Europe : il culmine à 2764m ! En revanche, il ne s'agit pas de la plus haute route goudronnée, qui se situe à la cime de la Bonette.

Le col de l'Iseran est moins souvent emprunté par le Tour de France que les cols environnants (le Galibier et la Croix de Fer) mais est tout de même régulièrement franchi par la course.

Le col est accessible par deux côtés :
- Bonneval sur Arc, plus courte mais plus pentue, 13.4km pour 977m de dénivelé
- Bourg Saint Maurice, 48km pour 1955m de dénivelé

Je n'ai jamais franchi ce col, mais j'envisage sérieusement de le faire dans les années à venir ! Il m'attire tout comme la cime de la Bonette m'a attirée : comme les aigles je veux monter le plus haut possible vers le ciel !

jeudi 22 mai 2008

Le col d' Aubisque

Tout comme le col du Tourmalet, le col d'Aubisque a été un des premiers grands cols à être franchi par le Tour de France ! En effet, c'était le quatrième col de la première étape de montagne de l'histoire du Tour de France, en 1910.

Le col est situé à 1709m d'altitude, et est accessible par deux versants :
- Argeles Gazost, passe par le col du Soulor et le cirque du Litor, 30km pour 1247m de dénivelé
- Laruns, la face la plus dure, 16.6km pour 1190m de dénivelé

Le col d'Aubisque est régulièrement associé au col du Tourmalet et au col d'Aspin dans l'esprit des cyclistes : ces cols sont assez proches géographiquement et étaient autrefois systématiquement enchaînés par le Tour de France. Désormais, il est rare que ces 3 cols soient franchis au cours de la même étape ... mais les 3 noms sont restés liés !

J'ai personnellement grimpé le col d'Aubisque en 2005 lors de mon séjour à Oloron Ste Marie. Je l'avais grimpé depuis Arthez d'Asson, et je me souviens que la grimpée jusqu'au col du Soulor était dure (en partie car j'avais des douleurs dans les genoux !) ... et qu'après avoir franchi le cirque du Litor l'arrivée au col d'Aubique avait été assez rapide et peu dure.

mardi 20 mai 2008

Le col de la Croix de Fer

Col de la Croix de Fer
Parmi les cols les plus emprunté par le Tour de France il y a le col de la Croix de Fer, situé dans le massif de l'Oisans à 2068m d'altitude. Sa proximité avec les cols du Galibier, du Glandon, du Lautaret, de la Madeleine ou de l'Alpe d'Huez font qu'il est toujours placé dans les grandes étapes alpestres : il n'est jamais placé seul au milieu du parcours, il est toujours précédé et suivi par une de ces montées mythiques !



Sa difficulté est réputée, beaucoup de coureurs professionnels comme de cyclotouristes redoutent les pentes terribles : les 7 derniers kilomètres sont à plus de 8% lorsqu'on vient depuis St Jean de Maurienne, tandis que certains passages sont à près de 13% lorsqu'on vient de Rochetaillée.

Le col de la Croix de Fer est accessible par deux versants :
- St Jean de Maurienne, 30km pour 1522m de dénivelé
- Rochetaillée, 27.5km pour 1292m de dénivelé

J'ai personnellement grimpé ce col en 2005 lors du BRA, après avoir grimpé le col du Lautaret puis le col du Galibier ! J'avais été obligé de m'arrêter plusieurs fois au cours de la montée à cause de la fatigue et d'une très forte chaleur !

dimanche 18 mai 2008

Les 3 cols

Ce matin, sous un ciel très gris, j'ai pris le départ des 3 cols à La Tour de Salvagny. Le parcours fait 95km dans les monts du lyonnais, et est globalement plus roulant que le parcours des 1000 Bosses qui emprunte des routes dans le même secteur.

Le temps était très instable : les averses plus ou moins fortes faisaient place aux éclaircies. La chaussée était mouillée, voir trempée par endroits ce qui rendait certains passages glissants : j'ai juste eu une grosse frayeur dans la descente du col de la Luère, où ma roue arrière à dérapée me forçant à terminer mon virage dans l'herbe, j'étais à la limite de tomber dans les bois !

Le bilan de la course est globalement satisfaisant : j'ai passé les 20 premiers kilomètres dans le peloton de tête et je m'y sentais bien. J'ai eu du mal à passer la première longue montée, mais me suis ensuite bien comporté ! J'ai réussi à gérer des débuts de crampes sans trop de problèmes. Enfin, j'ai fait les 20 derniers kilomètres à un haut niveau, prenant de gros relais et tentant une échappée dans les derniers kilomètres.

David fait une belle course et termine 8ème, pour ma part je termine en 51ème position. Sur le parcours de 150km Alain termine 6ème et Sébastien termine à la 14ème place.

Lire le résumé de ma course

samedi 17 mai 2008

Recit du prix de chalamont

Ca y est, 5 jours après la course, j'ai enfin mis en ligne mon récit du Prix de Chalamont, couru le lundi 12 mai. Vous pouvez également consulter mon article de blog écrit lundi au sujet de la course : Prix de Chalamont.

Demain je coure à la cyclosportive "les 3 cols" : c'est une épreuve de 95km dans les monts du lyonnais. L'année dernière, sous une pluie battante, j'avais pris la 28ème place. Cette année, j'espère que le beau temps sera au rendez-vous. David semble en grande forme et au vu de ses dernières prestations (aux 1000Bosses, à st genis laval et à Chalamont) il devrait obtenir une bonne place !

jeudi 15 mai 2008

L' alpe d' Huez

Les 21 virages de la station de l'alpe d'huezLa station de l'alpe d'huez est probablement la plus connue de tous les cyclistes. Sa montée est composée de 21 virages, le premier virage en bas de la montée portant le numéro 21 ce qui permet de connaître en permanence le nombre de virages restant jusqu'au sommet de la station !


Le Tour de France a posé ses roues dans cette station en 1952 (avec une victoire de Fausto Coppi), puis est revenu régulièrement à partir de 1976. Pendant de nombreuses années seuls les coureurs hollandais gagnaient au sommet, ce qui a rendu cette montée très populaire aux Pays-Bas et lui à donné le surnom de "la montée des Hollandais". Néanmoins, les montées les plus rapides sont à l'actif des italiens Marco Pantani et Guiseppe Guerini.


La station de l'alpe d'huez est accessible par deux routes :
- Bourg d'Oisans, la plus célèbre, 14km pour 1119m de dénivelé
- Rochetaillé, 22,6km pour 1104m de dénivelé


La montée par Bourg d'Oisans est la plus connue car c'est la plus dure sportivement (14km à plus de 8% de moyenne !) et que c'est celle empruntée par le Tour de France.

J'ai effectué cette montée en 1h07 (jusqu'à la ligne d'arrivée du Tour de France), sans forcer, en discutant avec certains des gars que je doublais ... pour plus d'informations, consultez mon article sur le récit de la journée où j'ai grimpé l'Alpe d'Huez.

mercredi 14 mai 2008

sortie dans les monts d' or

A 19h, 3 cyclistes se présentent à mon portail : Julien, David et Florentin. Ils ont déjà roulés 1h ensemble, et viennent me récupérer pour finir leur entraînement en ma compagnie.

A peine parti, David a des fourmis dans les jambes et mène un tempo d'enfer jusqu'au sommet du Mont Cindre. Ils me lâchent impitoyablement à 800m du sommet : on est parti à fond et moi je n'étais pas échauffé, je le paye donc ! Au sommet, David à une légère altercation avec une conne qui ne sait pas conduire sa voiture ...

Je me place dans les roues, et c'est parti pour une courte descente suivie de la montée au Mont Thou, à la descente sur Limonest puis à la remontée jusqu'au col du Verdun. La montée se fait à un train élevé dès le début, je me retrouve asphyxié et doit lâcher prise très rapidement. Je maintiens néanmoins un rythme élevé, ce qui me permet de doubler 7 ou 8 cyclistes qui grimpaient au même moment que nous ! Un d'eux me crie "tes copains, ils m'ont fait exploser". Je m'arrache jusqu'au sommet, au point de reprendre un peu de temps sur la dernière partie de la montée ! Devant, Julien et Florentin réussissent à lâcher David. Je ne termine pas très loin.

On file en direction du col de la Croix de Presle, ou David bifurque pour rentrer chez lui. Nous continuons donc à 3 jusqu'à Vaise, ou Florentin nous quitte à son tour. Avec Julien, nous remontons les quais de Saône jusqu'à St romain, puis faisons demi tour et rentrons par bocuse.

Au total, ça m'aura fait 40km à bon train et avec du dénivelé !

lundi 12 mai 2008

Prix de chalamont

En ce lundi 12 mai, jour férié travaillé (une belle invention du gouvernement) j'ai posé un jour de congé afin de courir au Prix de Chalamont.

Le parcours est plutôt long (pour une fois) : il fait 14km sur un circuit roulant mais avec quelques petites bosses dans le final, nécessitant peu de relances et n'ayant pas de virages dangereux ! En théorie, un parcours sur lequel je peux me faire plaisir ...

Je portais le dossard numéro 68 : tout un symbole que de porter le numéro de l'année "des révolutions débiles et des phrases à la con créées par des étudiants en doute sur leur avenir", pour moi qui suis en pleine incertitude sur mon avenir de coureur cycliste.

La course était très tendue : au bout de 30km il y avait déjà eu deux chutes, j'avais roulé 2 fois dans le fossé et mis un grand nombre de coup de freins sans comprendre pourquoi tout le monde freinait brusquement ! J'ai réussi à passer à travers les chutes, c'est le principal !

Le temps était sympa au départ : assez chaud, du soleil, pas de vent ... au cours de la course, les nuages sont apparus et ont déversés un petit crachin pendant 5 minutes ... puis se sont retirés, pour revenir en fin de course !

Pour lire le côté sportif, allez consulter le récit du Prix de Chalamont sur mon site dédié aux courses.

Ma prochaine course aura lieu dimanche et sera la cyclosportive "les 3 cols", sur un parcours plus vallonné qu'aujourd'hui !

dimanche 11 mai 2008

La cime de la bonette

Col de la bonetteLa cime de la Bonette, culminant à 2802m, est la plus haute route goudronnée d'Europe. Le col de la Bonette, situé à 2715m d'altitude, est pour sa part le 4ème col le plus haut d'Europe derrière le col de l'Iseran (2770m), le col du Stelvio (2757m) et le col d'Agnel (2744m).


Autrefois, le lieu était un site militaire comme l'atteste la présence de casernes militaires en divers points de la montée et celle de bunkers peu avant le col.


Contrairement aux cols que j'ai décris ces derniers jour, la légende de ce col n'est pas liée à l'histoire du Tour de France car celui-ci n'a franchi le col que 3 fois (en 1962, 1964 et 1993) ! Ce qui attire les cyclistes ici est plutôt lié au fait de grimper sur la plus haute route goudronnée d'Europe ...

La route de la cime de la Bonette est accessible depuis deux points de départs :
- Jausiers, la montée la plus célèbre, 24km pour 1589m de dénivelé
- Saint Etienne de Tinee, 26km pour 1652m de dénivelé

J'ai gravi la cime de la Bonette par Jausiers en 2006 lors de mon séjour au bord du lac de serre-ponçon. J'ai le souvenir d'une montée difficile, où j'étais en permanence aux prises avec la pente et où il y avait peu de moment de répit ! Néanmoins, le panorama tout au long de la montée et surtout au sommet était sublime. Le dernier kilomètre, entre le col et la route de la cime, se fait sur une route étroite et pentue, au milieu d'un désert de cailloux ! Un moment de souffrance sur la machine, mais de pur bonheur quand j'y repense !

samedi 10 mai 2008

Le col du tourmalet

Le col du Tourmalet est un col incontournable des pyrénées. Il culmine à une hauteur de 2115m, ce qui en fait le col routier le plus élevé des pyrénées françaises.

col du Tourmalet

Il s'agit du col le plus emprunté par le Tour de France, dont c'est le premier haut col à avoir été franchi. En effet, le col du Tourmalet a été franchi en 1910 au cours de la première véritable étape de montagne, disputée entre Luchon et Bayonne. Au cours des éditions précédentes, la course avait empruntée des cols plus modestes tels que le Ballon d'Alsace, le col Bayard, ... mais jamais de grand col !

Le col du Tourmalet reste associé à la légende du tour pour deux histoires époustouflantes :
- en 1910, lors de la toute première ascension, un seul coureur (Gustave Garrigou) réussira à effectuer l'intégralité de la montée en vélo, sans mettre pied à terre
- en 1913, Eugène Christophe est obligé de s'arrêter réparer son vélo dans une forge, suite à un accident avec un voiture dans la descente ayant entraîné le bris de sa fourche. Il effectua alors 14km de descente à pied afin de trouver une forge, et répara seul son vélo (le règlement interdisait toute aide à l'époque) ... puis reparti jusqu'à la ligne d'arrivée de l'étape après plus de 4h de labeur !

Le col du Tourmalet est accessible depuis deux pieds :
- Sainte Marie de Campan, 17km pour 1268m de dénivelé
- Luz Saint Sauveur, 19km pour 1404m de dénivelé

Au col figurent deux monuments : un stèle est dédiée à la mémoire de Jacques Goddet (ancien directeur du Tour de France) et une statue d'un cycliste en plein effort est présente "à la mémoire du cycliste inconnu".

Je n'ai jamais monté le géant des pyrénées, mais j'espère bien avoir l'occasion de le gravir dans les années à venir.

vendredi 9 mai 2008

Le col de l' Izoard

Le col de l'Izoard est situé dans les alpes entre Briançon et Guillestre. Son altitude est de 2361m.

Monument Bobet - Coppi au cours de la montée du col d'izoard
Ce col est principalement célèbre grâce à la fameuse "Casse déserte" qui est une zone de roches que l'on traverse lors de 2 derniers kilomètres de montée par la route venant de Guillestre. Pour l'avoir traversée en 2006, j'avoue que l'entrée dans cette zone est particulière : on sort de la foret pour soudainement se retrouver en plein désert, à 2000m d'altitude ! Un monument dédié à la mémoire de Louison Bobet et de Fausto Coppi est intégré sur un piton rocheux de cette zone.


Le col de l'Izoard possède deux routes menant au col :
- Guillestre, au sud, via la combe du Queyras et la Casse Déserte est la face la plus dure, 16km pour 1095m de dénivelé
- Briançon, au nord, 20km pour 1141m de dénivelé

Il faut noter que le col est réservé aux cyclistes une matinée au cours du mois d'août. Cette excellente initiative de l'office du tourisme du département des Hautes-Alpes est à saluer vivement ! Pour plus d'informations, consultez leur site en cliquant ici. J'ai, grâce à cette initiative, pu grimper le col en 2006 sans me faire gêner par les voitures et en bénéficiant d'un ravitaillement à mi-pente et en haut du col ! L'organisation était vraiment au top !

La casse déserte, au cours de la montée du col de l'izoardDu col d'Izoard par Guillestre, je garde principalement le souvenir de la combe du Queyras où on remonte le long d'un cours d'eau superbe, sur une route prisonnière entre deux falaises resserrées : c'est vraiment splendide et impressionnant ! Je garde également un souvenir impérissable de l'entrée dans la Casse Déserte ...

Du col de l'Izoard par Briançon, je garde un souvenir impérissable de la descente effectuée une nuit de pleine lune ! Pour plus d'informations, consultez mon article traitant de la grimpée nocturne du col d'izoard.

jeudi 8 mai 2008

125km d'entrainement en beaujolais

En ce jour férié, destiné à fêter la victoire des soldats alliés sur les soldats de la coalition, j'ai une fois de plus chevauché ma monture afin de parcourir les routes du beaujolais.

Au programme du jour : un long échauffement sur les quais de Saône afin de rejoindre Villefranche, puis un long faux plat montant jusqu'à Denicé, une suite de creux et bosses puis une longue montée jusqu'au Saule d'Oingt, une route en balcon menant à Oingt, une longue descente jusqu'à la vallée de l'azergues que j'ai remonté quelques kilomètres, une montée jusqu'à St vérand, une descente jusqu'à la vallée du Soanan, la montée jusqu'à Sarcey, un creux suivi d'une bosse jusqu'à St romain de popey, une route en balcon jusqu'à Savigny, une descente sur St bel, la remontée jusqu'à St pierre la palud, une descente vers Sourcieux les mines, la montée jusqu'à Lentilly, une suite de creux et bosses jusqu'à Limonest en passant par La tour de salvagny et Dardilly, la montée jusqu'au mont Verdun, la longue descente jusqu'à Vaise puis un retour à la maison via les quais de Saône ...

Bilan de la journée : 125km pour 2100m de dénivelé ! Ceux qui connaissent la région se rendront compte que le parcours est diversifié : les longues côtes sont alternées avec les courtes bosses plus ou moins pentues. J'ai pris beaucoup de plaisir au cours des 4h40 de selle qu'aura durée la sortie : les paysages étaient superbes, je me suis vraiment fait plaisir dans les montées au point d'en terminer certaines au sprint ! J'ai lâché les chevaux sur la fin du parcours, et me suis rendu compte qu'après plus de 100km de bosses à bon train, j'en avais encore sous la pédale ! C'est plaisant de se sentier bien de nouveau ! Je termine très fatigué, mais tellement content de moi ...

Je constate qu'après 3 longues sorties en bosses en 3 semaines (100km dans les monts du lyonnais lors des 1000 Bosses, 110km dans le beaujolais samedi dernier et 125km dans le beaujolais aujourd'hui) je passe de mieux en mieux les bosses. Depuis le début de l'année, j'avais juste fait 2 petites sorties (70km) dans le beaujolais et 2 ou 3 sorties escarpées en février lors du stage en Espagne ...

Je pense désormais que ma contre-performance au cours des 1000 bosses est plus liée au fait que je n'avais pas fait de bosses avant de m'aligner sur l'épreuve, et que mon corps à mal réagi lors de l'enchaînement des montées ... ensuite, je n'ai pas réussi à récupérer suffisamment avant la course de St genis laval, ce qui m'a amené au fond du gouffre. Me revoici de nouveau sur la pente ascendante ... en route vers le prix de Chalamont lundi 12 mai, les 3 cols dimanche 18 mai ...

mercredi 7 mai 2008

super sortie avec julien

Florent LIGNEY
Ce mercredi soir, comme de nombreuses fins d'après-midi au cours des dernières semaines, j'avais rendez-vous avec Julien à 19h pour une sortie d'une heure sur les quais de saône. Il faisait vraiment bon et beau, et seul un vent du sud venait gâcher la fête.


On est donc descendus à Vaise afin de remonter les quais de Saône avec un vent favorable. On a fait la descente en discutant des courses à venir, de ma baisse de motivation, des entraînements à faire afin de revenir en forme et de retrouver l'envie … la discussion s'est ainsi prolongée jusqu'à Bocuse, au milieu des voitures.



Julien LEGENDREAprès Bocuse, Julien à décidé d'accélérer progressivement l'allure : j'étais distrait et pensais à autre chose, du coup j'ai perdu la roue … heureusement il m'a un peu attendu et j'ai légèrement forcé l'allure pour revenir à son contact. Je me suis recalé dans sa roue, jusqu'à Albigny où il a décidé de faire les deux derniers kilomètres à fond ! J'ai réussi à rouler jusqu'à 48km/h mais n'ai pas pu aller plus vite ! Il m'a donc lentement décroché … puis m'a attendu après le rond point, afin de faire le retour ensemble.

Le retour était bien sympa, on a discuté de choses et d'autres, on a fait des photos en roulant …

Florent LIGNEY

Au final, on a fait une bonne sortie à plus de 30km/h de moyenne … et en se faisant plaisir ! Ca ma redonné envie de rouler … Demain, je pense que je retournerai faire une centaine de km dans le beaujolais, comme je l'ai fait samedi dernier.

mardi 6 mai 2008

Le col du galibier

Photo prise au col du galibier
Le col du Galibier est la seconde montée la plus effectuée de France par les cyclistes, derrière le Mont Ventoux. Sa popularité est liée à plusieurs facteurs, mais principalement :
- il s'agit du col des alpes le plus emprunté par le Tour de France
- il s'agit d'un des plus haut cols de France
- les 8 derniers kilomètres de la face Nord sont très difficiles



Ce col est franchi pour la première fois par le Tour de France en 1911, qui est revenu le grimper 54 fois depuis. Avant le passage du tour en 1911, aucun cycliste n'avait réussi à franchir ce col ! En 1996, l'étape à du être raccourcie car le col du Galibier était bloqué par la neige.

Le col du Galibier comporte deux faces :
- Saint michel de maurienne, au nord, est la face la plus dure, 35km pour 1924m de dénivelé
- Col du Lautaret, au sud, 8.5km pour 585m de dénivelé

Au cours de la montée depuis St michel de maurienne, on franchit le Col du Télégraphe. Cette face est la plus dure car les 8 derniers kilomètres sont à plus de 8% de moyenne !
Au cours de la montée depuis le Col du Lautaret, on passe devant un monument dédié à la mémoire d'Henri Desgranges, le fondateur du Tour de France. Le Col du Lautaret est accessible depuis Bourg d'oisans ou depuis Briançon.

J'ai personnellement grimpé le Col du Galibier en juin 2005, au cours du Brevet de Randonneur des Alpes. J'avais effectuée la longue montée du Col du Lautaret depuis Bourg d'oisans, puis avais grimpé le Galibier. Le paysage était vraiment beau, et j'en garde un très bon souvenir !

lundi 5 mai 2008

Le mont ventoux

Au cours des soirées de ce mois de mai, je vais tenter de vous présenter chaque soir un col de légende. A tout seigneur, tout honneur : pour commencer la série, je pense que le "géant de Provence" mérite de présider cette liste !

Le Mont Ventoux est situé dans le Vaucluse, à proximité d'Avignon. Son sommet est situé 1912m au dessus de la mer ... mer que l'on peut apercevoir du sommet lorsque la vue est dégagée ! Etant donné qu'il n'appartient pas à un haut massif montagneux (il ne fait pas partie des alpes), il est visible de très loin. Je ne sais pas ce qui attire le plus les cyclistes sur ces pentes : est-ce la difficulté ou est-ce lié au fait qu'il soit le point culminant de la région ? Je pense que c'est un peu des deux ...

Mont Ventoux

En effet, bien qu'il ne soit pas le col le plus emprunté par le tour de France (le col du Tourmalet détient ce record là), le Mont Ventoux est le col français le plus prisé par les cyclistes.

Il est possible d'y accéder par 3 faces :
- Bédoin, au sud, est la face la plus connue et la plus difficile : 22km pour 1622m de dénivelé
- Malaucène, au nord, offre les plus forts pourcentages mais est plus accessibles grâce à quelques paliers de récupération qui coupent la montée : 21km pour 1535m de dénivelé
- Sault, à l'est, est la moins dure des 3 faces : 26km pour 1152m de dénivelé

Au cours de la montée par Bédoin et par Sault, on passe devant une stèle érigée en hommage à Tom Simpson, décédé le 13 juillet 1967 au cours d'une étape du tour de France. Sa stèle est couverte par les bidons des cyclistes qui lui rendent ainsi hommage. Il est décédé par l'action combinée de la chaleur (plus de 35°C), du manque d'eau, et de la prise de produits dopants !

Marco Pantani et Richard Virenque sont les deux derniers coureurs à s'être imposé au sommet lors d'une étape du tour de France, respectivement en 2000 et en 2002. Lors du Dauphiné libéré 2004, le basque Iban Mayo réalisa l'ascension la plus rapide de l'histoire depuis Bédoin : il mit 55 minutes et 51 secondes !

Une confrérie de cyclistes, les "cinglés du Ventoux", propose un classement des cyclistes les plus cinglés ayant enchaîné plusieurs ascensions du mont au cours de la même journée. En mai 2006 Jean-Pascal Roux a réussi à effectuer 11 ascensions en moins de 24h, par le côté le plus dur ! C'est un record incroyable, qui ne devrait pas être battu facilement !

J'ai grimpé 2 fois le Mont Ventoux :
- une fois par Bédoin en montée sèche, le matin avant les coureurs du tour (consultez mon article à ce sujet)
- une fois par Sault après une sortie très vallonnée (consultez mon article à ce sujet)

dimanche 4 mai 2008

110km dans le beaujolais

Afin de retrouver l'envie de pédaler j'ai décidé d'aller faire un raid dans les bosses du Beaujolais. J'adore la partie sud du beaujolais car les routes grimpent sur des coteaux de vignes afin de rejoindre de superbes villages en pierre dorée. Le paysage y est magnifique, à fortiori lorsque la vue est dégagée comme c'était le cas ce samedi !

Le but de la sortie n'était absolument pas de travailler quoi que ce soit, c'était uniquement de tenter de me redonner l'envie de pédaler, me donner l'envie de continuer la pratique de ce sport si beau mais si ... exigeant !

Le programme des côtes du jour a été : Charnay par St jean les vignes (quelques forts pourcentages), Frontenas par Alix (montée régulière), Oingt par Frontenas (montée longue et régulière), le Saule d'Oingt depuis Oingt (route en balcon), Sarcey depuis les Ponts Tarrets (montée irrégulière), Frontenas par Chessy (longue montée, dure au début), et pour terminer les terribles pentes de la montée de Lachassagne en venant d'Alix ! 110km corsés donc, car le dénivelé est proche de 1600m !

Je grimpais les bosses à ma main : je les montais à bon train mais sans me mettre le coeur dans le rouge ! La tête relevée, ça fait vraiment du bien de regarder le paysage et d'écouter le bruit des ruisseaux , des oiseaux, des avions ... : pour une fois je n'étais pas à fond, les yeux braqués sur ma roue avant ou mes chaussures, et entendant uniquement les battements de mon coeur venir résonner dans mes tympans ... Me voila revenu à ce qui m'a poussé au vélo : regarder des paysages, écouter la nature, sentir l'odeur de l'herbe coupée ou des vaches qui broutent dans le pré le long de la route ! QUE DU BONHEUR ! Que c'est agréable de ne pas grimper une bosse en ayant uniquement pour sensation que son coeur et ses jambes vont exploser, et qu'on va vomir son repas ...

Je suis rentré chez moi fatigué, entamé physiquement mais pas abattu, avec l'envie de remettre une telle sortie dès que possible !

Le lendemain, je retrouve Julien pour une sortie dominicale : on fait un échauffement, on monte au col de la croix de presle par Poleymieux, on a fait un tour de circuit au col du verdun ... et on est redescendus par Chasselay ! J'avais les jambes lourdes à cause de la sortie de la veille, ce qui fait que j'ai frisé le ridicule ! J'avais l'impression d'être à l'arrêt dans une montée que je connais pourtant par coeur ! Je pense que je n'ai jamais grimpé aussi lentement le mont Verdun depuis Limonest : 16 ou 17km/h de moyenne ... c'est pathétique pour un grimpeur ! C'est terrible physiquement et surtout mentalement, de se sentir comme une sorte de grosse vache posée sur un vélo, scotchée au goudron, et de se demander si on ne va pas se faire doubler par un bouseux en VTT ! J'étais content de moi samedi soir ... mais suite à ça, je le suis beaucoup moins. Dire qu'il y a 3 ans j'ai enchainé les sorties de 160 à 200km dans le massif central puis les Pyrénées pendant 3 semaines, n'ayant eu qu'un seul jour de repos ! Désormais je suis incapable de faire 110km et d'enchainer le lendemain ... il parait que j'ai progressé ? vive le progrès !

jeudi 1 mai 2008

Prix de st genis laval, ma derniere course ?

Le premier mai rime avec fête du muguet, mais c'est aussi le jour du grand prix de st genis laval. Cette année, la course décernera le titre honorifique de "Champion du rhône pass'Cycliste". Bon, ce titre n'est pas un grand titre mais il fait tout de même joli dans un palmarès !

Les deux dernières années j'ai passé la matinée du 1er mai sur ce grand prix, il me semblait donc naturel d'y aller pour la troisième année consécutive ! Le temps était superbe pour faire une bonne partie de manivelles : soleil, température douce et très léger vent ...

Malheureusement, pour moi la partie de manivelles n'a pas été aussi belle que le temps : je me suis fait lâcher du peloton au bout de 5 des 25 tours ... j'ai fait 5 tours seuls, puis de nouveau 5 tours à l'arrière du peloton, puis 5 tours dans un petit groupe avant de faire les 3 derniers tours dans la queue du peloton ! Moi qui pensais pouvoir tenir toute la course dans le peloton, et espérais même pouvoir travailler en faveur de David ou de Sébastien ... je n'ai vraiment servi à rien !

Sur le chemin du retour, après une brève analyse des courses que j'ai effectuées depuis 2 ans, je me suis rendu compte que je n'étais pas au niveau et que je ne l'aurais jamais ! Oui, je progresse petit à petit, mais il faut être honnête : il reste plus à faire que ce que j'ai déjà acquis ! Ca fait plus de 2 ans que je fais des sacrifices : je mange des pattes tous les midis, fais attention à ce que je mange, ne bois pas, passe mes week-ends et certaines soirées à m'entraîner ... j'en ai marre de faire tout ça pour obtenir si peu de résultats positifs ! J'ai envie de laisser tomber le milieu du cyclisme qui m'a amené plus de peines que de plaisir !

J'hésite vraiment : d'un côté j'aimerais bien finir la saison printanière (avec le grand prix de chalamont, les 3 cols, les grand prix de lyon 5ème, le grand prix de reyrieux, ...) mais d'un autre côté, je me dis qu'il serait temps que j'arrête de prendre des baffes dans la figure et que je devrais stopper les frais inutiles ... donc ne plus jamais prendre le départ d'une course !