dimanche 7 juin 2015

Sortie dans les Monts du Lyonnais

Ce dimanche matin, après une semaine sans vélo mais sans repos, j'ai repris la route. A peine 500 mètres après avoir quitté mon domicile, alors que les routes étaient désertes, deux véhicules s'approchent dans mon dos : le premier passe proprement avant un rétrécissement, le second me tasse volontairement pour s’engouffrer dans le rétrécissement en talonnant le premier véhicule. De quoi m'énerver de bon matin sans avoir besoin de boire de café.

Il est à noter que relever des plaques d'immatriculation n'est jamais facile sous le coup de l'adrénaline. Depuis mon agression du mois de janvier, je m'entraîne régulièrement à relever des plaques : c'est facile à faire quand la voiture passe loin et qu'il n'y a pas eu de soucis ... c'est bien plus dur quand la voiture vient de vous frôler. L'adrénaline vous fait perdre quelques secondes ... or au bout de 3 secondes il devient impossible de lire une plaque, la voiture étant trop loin. Je vous conseille de vous entraîner lors des situations anxiogènes, avec un peu d'habitude ça devient plus facile de gérer l'adrénaline et de repérer les plaques d'immatriculation et les modèles des véhicules (ce que vous demandera le gendarme / policier en principe).


J'ai retrouvé mes émotions puis Julien. J'ai aussi trouvé un parcours sympa, tracé sur la version ancestrale des GPS et des cartes : mon cerveau et les panneaux routiers. On a commencé par traverser Lyon où peu de moteurs rugissaient, avant de filer vers les villes de l'ouest lyonnais : Tassin la demi-lune, Francheville, Craponne puis Greyzieu la varenne où la nature a enfin repris ses droits après avoir été submergée par le béton. J'ai voulu tenter un itinéraire novateur, à l'instinct. La route partait vers l'ouest alors que les routes habituelles partent soit au nord-est soit au sud-ouest ... alors que je voulais justement aller à l'ouest. Finalement, je suis retombé sur l'itinéraire "normal". En regardant une carte à mon retour, il y avait bien une route qui faisait précisément l'itinéraire que je souhaitais, mais j'ai du la louper. Tant pis, les routes étaient belles quand même.


On a rejoint Vaugneray afin d'attaquer le col de Malval. Je voulais y réaliser un exercice de travail au seuil, après une heure d'échauffement c'était parfait. La montée nous a offert de beaux paysages, peu de circulation automobile et une belle circulation de cyclistes. J'ai parfaitement réalisé l'exercice, restant exactement dans la zone que je souhaitais du début à la fin. Sur les courbes d'efforts relevées au cours de la sortie, cette partie est régulière aussi bien pour la puissance que pour la fréquence cardiaque.


Une fois en haut, entre les cols de Malval et de la Luère, le point de vue vaut toujours le coup d'oeil. On en a profité un peu avant de plonger vers la vallée de la Brévenne. Cependant, on est resté à mi-hauteur entre le fond de la vallée et les crêtes, visitant les hameaux installés à flanc de colline.


A Saint-Pierre la Palud, nous avons poursuivi sur l'ancien parcours des 3 cols et ses routes très larges : Sourcieu les Mines (village où réside David Moncoutié et où nous avions été reçus à l'issue d'une des étapes du Tour de Fête), la Rivoire et le Poirier (deux hameaux de Lentilly) puis Marcy l'étoile. Par respect pour les traditions, mais surtout parce que je la préfère, on a pris l'ancien final des 3 cols : pour rejoindre la Tour de Salvagny, nous sommes passés par la gare (et non par le Casino de Charbonnières).


Au Poirier, Julien a expérimenté l'application cycliste de la loi de Murphy (plus couramment appelée "loi de la tartine beurrée") : quand un cycliste perd l'un de ses deux bidons, il perd celui qui est plein et conserve celui qui est vide. Les lois plus scientifiques de la physique aident à expliquer ce phénomène, le poids de l'eau contenue dans le bidon plein donnant une énergie potentielle plus importante qu'au bidon vide. Je lui ai trouvé de l'eau dans un square pour enfants de la Tour de Salvagny, où une borne permet aux petits de se désaltérer.


Le retour a été classique, par des routes en creux et bosses dans lesquelles nous avons affuté notre pointe de vitesse en bosse. J'ai battu ou égalé mes records à plusieurs reprises, aussi bien en terme de puissance qu'au niveau du chronomètre, ce qui est plutôt bon signe. Ca nous a fait une belle sortie, par une température pas trop chaude.

Consultez notre parcours.

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