jeudi 19 octobre 2017

Nouveau cycle avec le Lyon Sprint Evolution

Ce mercredi, j'ai attaqué un nouveau cycle avec le Lyon Sprint Evolution : les jeunes cyclistes que j'encadrais depuis deux ans ont rejoint le groupe supérieur, tandis que les (plus) jeunes cyclistes du groupe inférieur passent désormais sous ma protection.

(photo du groupe précédent, prise fin juin)

Les entraînements avaient repris en septembre mais les groupes n'avaient pas encore été reformés. Est-ce mon mariage le week-end écoulé qui a déclenché le mouvement ? J'en doute fort. Est-ce la météo encore douce et agréable ? J'en doute aussi. Ce cycle est naturel, tous les deux ans c'est le même mouvement ... j'attaque mon troisième cycle au sein du club, les cadets que j'accompagnais il y a 4 ans sont désormais en espoir (pour ceux qui n'ont pas stoppé le cyclisme à cause de leurs études).


Mon nouveau groupe est composé de benjamins qui deviendront des minimes au 1er janvier 2018. Et de trois jeunes filles, qui étaient déjà dans mon groupe l'année passée et qui restent à mes côtés. Avec les encadrants de l'école de cyclisme, les nouveaux arrivants ont appris à pédaler et à manier leur vélo, à rouler en groupe et sur la route. Pendant les deux années à venir, je vais devoir les initier puis les perfectionner dans les exercices tactiques : comment se placer par rapport au vent, comment prendre des relais efficacement, comment former un éventail, comment composer un train pour préparer un sprint / une attaque, ... sans oublier les exercices physiques adaptés à leur jeune âge.

Puisque ce sera la troisième fois que je ferai ce travail avec un groupe différent, je pourrai encore m'améliorer. Je suis très satisfait de ce que j'ai réalisé avec le groupe précédent, mais j'ai de petits détails à corriger qui permettront d'être un meilleur encadrant et de les faire progresser un peu plus vite. Il va falloir un trimestre de réglage pour qu'on apprenne à se faire confiance mutuellement sur le vélo (moi en eux et eux en moi), qu'ils apprennent à décoder mes instructions sur la route (notamment pour tout ce qui concerne la sécurité, ce sera le premier chantier) et on pourra alors prendre notre rythme de croisière pour l'apprentissage tactique et le développement physique.

mardi 3 octobre 2017

Grimpées manquées, fin de saison

Pour le mois de septembre, avant de mettre fin à ma saison, je m'étais prévu deux derniers objectifs : la grimpée de Chaussan ainsi qu'atteindre les 300w sur un test d'effort au seuil (20 minutes).


La grimpée de Chaussan ayant été annulée, j'ai reporté mon envie de grimpée sur le "chronodor", une épreuve que je ne connaissais pas avant la mi-septembre et dont le départ est très proche de mon nouveau logement. Placée en fin de mois et d'une durée estimée de 20 minutes, elle me permettait de faire coup-double : faire une grimpée chrono ET faire un test d'effort de 20 minutes.


Le jour de l'épreuve, contrairement à ce qu'annonçait le ciel bleu de l'affiche, la pluie était abondante. Vraiment abondante. Il n'y a eu que 25 participant(e)s ... je n'étais pas dans ce lot. A 14 jours du mariage, hors de question de faire 20 minutes à fond sous la pluie puis 10 minutes de descente à me geler. Hors de question de prendre le risque de tomber malade. J'ai reporté ma tentative de test d'effort de 48 heures et ai mis de côté l'idée de faire une grimpée chronométrée.



Le test d'effort a donc eu lieu ce lundi 2 octobre. Il s'est bien passé, même si je n'ai pas atteint la valeur espérée : 290w au lieu des 300w visés. Je savais depuis quelques jours et les derniers entraînements que les 300w seraient impossibles à atteindre. Je ne suis pas une machine : je suis un humain comme un autre avec des limites physiques. J'essaye de les repousser, lentement mais surement, entraînement après entraînement, mais pour obtenir des progrès durables il faut de la patience et du temps. Et surtout, il faut accepter que ça n'aille pas aussi vite qu'on le voudrait. Certains s'inventent des excuses pour justifier l'emploi de solutions interdites leur permettant d'obtenir plus rapidement de meilleurs résultats ; Je préfère obtenir un moins bon résultat mais pouvoir être fier de chaque watt gagné à la seule force de mes jarrets.


La saison sportive se termine pour moi. Ma tête est au mariage et au voyage de noces qui suivra. Une fois ces échéances extra-sportives passées, je pourrai repartir sur un cycle de préparation en vue des objectifs de 2018.

mercredi 30 août 2017

Spectateur du cyclisme pro

Je parle rarement de cyclisme professionnel. Bien que mon vélo soit sensiblement le même que les leurs, ma pratique est très loin de la leur. Je vais rarement assister aux courses des autres, amateurs ou professionnels, car quel que soit le sport j'ai toujours préféré pratiquer que regarder. Pourtant en ce mois d'août j'ai assisté à 3 courses professionnelles en 10 jours.


Le mercredi 9 aout j'étais à Trévoux pour l'arrivée de la 2ème étape du Tour de l'Ain. J'ai été agréablement surpris par le nombre de spectateurs au bord de la route : la bosse du circuit et la ligne d'arrivée étaient bien plus peuplées que ce à quoi je m'attendais. Est-ce du à la formule "circuit final" proposé par l'épreuve, avec un premier passage sur la ligne puis une boucle d'une trentaine de minutes avant l'arrivée ? Ni trop court pour les coureurs, ni trop long pour le public, la formule me semble intéressante.

J'ai été plus surpris quand je suis tombé fortuitement sur le parcours un peu plus tôt dans la journée pendant mon entraînement quotidien : les cyclosportifs étaient passés quelques heures avant moi et sur les 10 kilomètres que j'ai emprunté je n'ai pas vu un seul déchet. Ont-ils été ramassés avant le passage des cadets puis des pros ? J'en doute. Est-ce que les participants ont été respectueux de l'environnement ? Je l'espère. Ce qui m'a plus étonné, c'est de tomber sur une faucheuse qui coupait l'herbe du fossé alors que les cadets allaient arriver dans 30 minutes et que les professionnels devaient suivre deux heures plus tard. Je n'ai pas vu de balayeuse à proximité. Je trouve surprenant de faucher le fossé si près d'une course de ce niveau ...


Le dimanche 13, j'étais en Belgique et j'ai tenu à assister à l'étape finale du Binck Bank Tour (autrefois appelé Eneco Tour, et encore avant "Tour du Benelux"). C'est l'étape du Mur de Grammont, avec un circuit traditionnel emprunté deux fois par les coureurs avant l'arrivée. Le "Kapelmuur" (mur de la chapelle) est un lieu mythique du vélo, que j'avais gravi sur deux roues en 2014. Y retourner pour assister à une course au milieu du public belge me tenait à coeur. Je n'ai pas été déçu, il y avait une ambiance de folie et beaucoup de monde. Si vous voulez une bonne place il faut venir tôt et ne pas bouger. Si vous voulez boire de la bière, vous n'aurez pas à vous déplacer bien loin pour en trouver. En tout cas, je ne regrette pas du tout d'y être allé, ça valait le déplacement ... j'y retournerai peut-être un jour pour le Tour des Flandres, l'ambiance doit être encore plus folle.


Au passage, j'en ai profité pour visiter la chapelle la plus célèbre de Belgique. Au sommet, l'hélicoptère et les caméras ne la manquent jamais. Les photographes s'en donnent eux aussi à coeur-joie, ils disposaient même de deux espaces barriérés leur permettant de prendre des clichés sous le meilleur angle possible. L'intérieur de la chapelle mérite le coup d'oeil, c'est superbe. C'est petit donc sauf si vous êtes passionné par les chapelles vous n'y resterez pas longtemps.


Enfin, le samedi 19 je me suis rendu à Nimes pour le départ de la Vuelta. Après le froid belge (j'ai porté des pulls toute la semaine et j'ai roulé en tenue longue, en plein mois d'août !) ça a été la fournaise. Plus de 20° de choc thermique. Bon, je n'ai rien vu de la course en elle-même mais j'ai traîné dans les paddocks et ça c'était sympa. Les gens font n'importe quoi pour voir Alberto Contador, c'était LA star du jour au vu du nombre de personnes devant le bus de l'équipe. Bon, par contre niveau ambiance des spectateurs, c'était un public nettement moins connaisseur qu'en Belgique. C'était moins sympa car avec autant de monde, ça joue des coudes, ça bouscule et ça piétine. Mais c'était sympa quand même.


Voila, trois courses professionnelles, j'ai fait mon quota pour les 5 prochaines années.

samedi 12 août 2017

Nouveau cycle d'entraînement

Mes deux premiers cycles de l'année sont terminés depuis peu : le premier devait m'amener à la victoire sur une épreuve Pass'Cyclisme au printemps (ce que je n'ai pas réussi à faire), le deuxième m'a amené à la conquête des deux monuments italiens (c'est une réussite, avec Milan - San Remo en juin puis le Tour de Lombardie en juillet). J'entame à présent un nouveau cycle d'entraînement vers un objectif pas spécialement prévu en début d'année.

Contrairement à mes habitudes, je ne participerai pas aux contre-la-montre dont la préparation occupe habituellement mon mois d'aout et dont les compétitions occupent mes week-ends de septembre jusque mi-octobre. Cette année pas de contre-la-montre : j'aurai la tête occupée à la préparation de mon mariage, qui aura lieu mi-octobre. J'aurai pu faire la majorité des épreuves habituelles, la préparation du mariage ne me prendra pas spécialement de temps car (presque) tout est déjà prêt, mais mentalement je n'ai aucune envie de me livrer à fond d'ici la. A une (ou deux ?) exceptions près, j'y reviens dans quelques lignes.

lundi 24 juillet 2017

Tour de (la) Lombardie (pieuse)


Ce dimanche, après 5 jours sans avoir touché le vélo, je me suis attaqué au cinquième monument cycliste : le Tour de Lombardie. J'avais récupéré le tracé exact de l'épreuve grâce à Strava : de plus en plus de professionnels y diffusent (une partie de) leurs données, ce qui permet à tous ceux qui le veulent de comparer leurs temps avec celui des pros ... et pour moi de bénéficier d'un itinéraire exact.


Le départ des professionnels ayant lieu à Côme, sur la rive du lac, j'ai fait de même ... mais à 800 mètres du lieu officiel. Si les professionnels bénéficient de routes fermées et peuvent parader tranquillement dans les rues de la ville, ce n'est pas mon cas donc j'ai choisi l'endroit le plus pratique pour la suite de l'itinéraire.


Après une multitude de feux-rouges et autant de minutes de perdues, la route prévue était coupée : impossible de passer en raison d'un éboulement. De quoi perdre du temps et de l'énergie à chercher un itinéraire de substitution au milieu d'une circulation plus dense car tout le trafic routier utilisait cette unique route (au lieu de se répartir sur les deux).


J'ai fini par retrouver l'itinéraire normal, sur des montagnes russes comme je m'y attendais. Après deux journées dans la région, je me suis rendu compte qu'il n'y a pas un seul mètre de plat. Ca ne fait que monter et descendre, il n'y a pas de plateau.



La récompense de ces premiers efforts est intervenue après une vingtaine de kilomètres : une belle descente face au lac de Côme avec vue magnifique sur les environs. C'était sublime et cette beauté s'est prolongée pendant une dizaine de kilomètres en longeant le lac sur une petite route étroite passant de villages en villages. Ce fut la seule partie presque plate du parcours.



A Bellagio, à la pointe d'une bande de montagne coupant en deux branches le lac, j'ai abordé la première véritable difficulté : l'ascension vers la madone de Ghisallo, la patronne des cyclistes. Le roadbook de l'épreuve indique 8,6km à 6,2% dont 3,6km à 9,3% au début et un dernier kilomètre à 9,5%. Les premières grosses pentes m'ont calmé. J'ai pris mon rythme au fil des oratoires et des chapelles, il y en avait tous les 500 mètres. Au milieu des bois, l'entrée d'une messe était surveillée par 3 carabinieri. J'ai fini par atteindre la madone de Ghisallo mais n'y étais pas seul : beaucoup de cyclistes y étaient montés et une messe était en cours, avec diffusion à l'extérieur via des hauts-parleurs.


dimanche 9 juillet 2017

Préparation pour le Tour de Lombardie

Il y a un mois, je venais à bout de Milan - San Remo. Après une période de récupération, nécessaire après une épreuve aussi exigeante, j'ai repris une préparation "longue distance" en vue du dernier monument manquant à ma collection : le Tour de Lombardie.


Etant donné qu'il n'existe pas d'épreuve cyclosportive et que le parcours prévu pour l'édition 2017 n'est pas encore diffusé, j'ai prévu de faire ma tentative en solitaire en reprenant le parcours de la dernière édition. Certains professionnels ayant diffusé leurs données sur Strava, je n'ai eu aucun mal pour récupérer le parcours exact. Bon, je ne pourrai pas faire exactement le même parcours qu'eux, puisqu'ils empruntent des routes à sens unique ... dans le sens inverse au sens de circulation normal. Ca va me forcer à faire quelques détours. J'ai prévu de couper la boucle toute plate au centre de la carte, ce qui me fera gagner une quinzaine de kilomètres sans changer la physionomie de l'épreuve.


Avec 4500 mètres de dénivelé et de longues montées avec de gros pourcentages, l'épreuve promet de me faire mal aux jambes. J'enchaîne donc les ascensions en région lyonnaise pour tenter de m'y préparer au mieux et faire en sorte de prendre du plaisir le plus longtemps possible. Jusqu'au bout ce serait l'idéal, j'espère ne pas craquer en cours de route. En tout cas, je m'entraîne dur pour ça.

Ma tentative devrait avoir lieu à la fin du mois, si la météo le permet. Les deux vagues de forte chaleur m'ont confirmé que mon corps réagit nettement mieux aux températures basses qu'aux températures élevées. Mes petites baisses de performances à ces périodes là viennent aussi de ma difficulté à dormir, donc à récupérer, quand il fait trop chaud.

vendredi 7 juillet 2017

La fin d'une année d'encadrement

Mercredi, j'ai effectué mon 29ème et dernier encadrement du groupe de minimes du Lyon Sprint Evolution. Dernier encadrement de l'année scolaire bien entendu, je serai de nouveau présent en septembre pour une nouvelle année scolaire pleine de nouveautés.


Mon groupe cette année étant majoritairement composé de minimes 2, et de jeunes féminines (minimes - cadettes), la majorité de mon effectif passera en septembre dans le groupe des cadets et cédera sa place aux actuels benjamins qui deviendront minimes. En deux ans, puisque pour la plupart je les ai déjà encadrés l'année dernière, je les ai vus évoluer aussi bien physiquement que tactiquement, aussi bien musculairement qu'humainement.

Je suis content d'avoir été comme un phare pour eux, et de le devenir désormais pour d'autres. Un phare au bord de la mer ne fait que donner une information aux marins : sans cette lueur même un bon navigateur risque de s'échouer ... même avec cette lueur, un mauvais marin risque de s'échouer. Un phare est impartial, il ne guide pas mieux les bons marins que les mauvais, il n'est pas indispensable mais lorsqu'il est bien placé il est utile.

Au cours de cette année, on aura vécu ensemble de belles journées. De celles ni trop chaudes ni trop froides, ensoleillées, peu venteuses, où tout se passe bien et où chacun rentre chez lui avec le sourire. On aura aussi vécu quelques galères, obligés parfois de trouver des abris de fortune face à un ciel déchaîné, obligés de changer de parcours à cause de multiples crevaisons et/ou chutes. En parlant de chutes, je ne comprends pas la phrase "c'est le métier qui rentre" : autant on peut apprendre de ses erreurs tactiques, autant on peut apprendre de ses erreurs physiques, autant une chute n'apprends rien. La seule chose qui rentre, à mon sens, ce sont juste du goudron / des gravillons / de la terre / du sable. On apprend même pas à se relever, tous savent déjà le faire depuis qu'ils ont deux ans.

Merci à Adriana, Annia, Augustin, Enzo, Justin, Pauline, Raphaël, Romain et Tristan pour leur présence, leur sérieux et leur écoute. Merci à Hervé et Lulu pour leur présence à mes côtés afin de gérer le groupe. Merci enfin aux dirigeants du club et à Mickael Buffaz de me faire confiance et de m'avoir confié la direction de ce groupe. Rendez-vous en septembre pour une nouvelle année.

jeudi 15 juin 2017

Mes incidents de la route en 2016

En début d'année 2016, je vous avais livré quelques chiffres sur les incidents rencontrés lors de mes sorties à vélo de l'année 2015. Je vous les remettrai ci-dessous pour la comparaison. J'ai fait de même tout au long de l'année 2016 mais n'avais pas pris le temps de partager mes données.

Depuis un mois et demi, la colère monte du côté des usagers cyclistes de la route. Et des sous-bois aussi puisque d'autres dangers y sont parfois signalés (par exemple du barbelé en travers des chemins, comme dans ce cas recensé près de chez moi). Des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France ce samedi 17 juin afin d'inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures permettant une meilleure cohabitation entre tous les usagers de la route.

Voici la liste des incidents que j'ai recensé sur mon année 2016 :
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Pour comparaison, voici les chiffres de 2015 :

La proportion de klaxon est stable (27% en 2016 contre 28% en 2015), les refus de priorité sont en légère hausse (ils passent de 24% à 36%), les véhicules trop près quand à eux explosent. De 24% en 2015 ils passent à 51% en 2016 : j'avais un véhicule qui me frôlait une sortie sur quatre, j'ai désormais un véhicule qui me frôle une sortie sur deux.

C'est, je pense, ce chiffre qui résume le malaise rencontré par les cyclistes : plus les voitures prennent l'habitude de passer trop près, plus un "loupé" de 10cm risque d'envoyer le cycliste à l'hôpital. Quand une voiture laisse un mètre d'écart, si le cycliste ou la voiture (ou les deux) font un petit écart ça n'a pas de conséquence. Quand il y a dix centimètres entre le rétroviseur et le guidon, le moindre écart a des conséquences.

J'ai remarqué que les problèmes type klaxon et insultes étaient toujours quand je roule en groupe; Quand je roule seul j'ai rarement de soucis de ce type. Pour les refus de priorité je constate que le fait d'être en groupe ou pas n'a pas d'influence significative. Je ne tiens malheureusement pas de statistique sur le nombre de conducteurs qui téléphonent au volant avec le téléphone en main, car c'est impossible à comptabiliser tant le nombre est grand. C'est d'ailleurs ce comportement qui me fais le plus peur sur la route. Avant-hier, un automobiliste qui me doublait téléphone en main est passé à quelques centimètres d'un accident avec un automobiliste qui arrivait d'une rue à gauche et qui avait lui aussi son téléphone en main.

Pour ceux qui veulent aller fouiller sur Strava, toutes ces informations sont publiques dans la partie commentaires de mes sorties. J'ai même un meilleur niveau de détail sur tous les refus de priorité puisque j'y indique à chaque fois s'il s'agit d'un stop, d'un rond-point, d'une sortie de garage, ...
Si noter ces données ne prends pas de temps, en sortir des statistiques est plus long. J'ai donc cessé en 2017, inutile d'aller y chercher ces informations sur mes dernières sorties. Je n'y note plus que ce qui m'intéresse vraiment : les recharges de mon groupe électrique, les changements de chaine, ... et autres informations dont j'ai besoin pour contrôler l'usure de mon matériel.

mardi 13 juin 2017

Milan - San Remo (granfondo)

Ce dimanche, j'ai bouclé le parcours du granfondo Milan - San Remo. Il s'agit de mon 4ème monument après Paris - Roubaix (2011, 2014), le Tour des Flandres (2014) et Liège - Bastogne - Liège (2014). Il ne me manque désormais plus que le Tour de Lombardie.


Le parcours de l'épreuve recopie celui des professionnels, à quelques détails près : on débute directement à la fin de la partie neutralisée et il nous manque le dernier kilomètre (notre arrivée est sous la flamme rouge des professionnels, lorsqu'ils tournent à gauche pour rejoindre le bord de mer). Les pros empruntent quelques sens interdits, coupant ainsi quelques kilomètres : leur distance est de 291km contre 295km pour nous. Le parcours peut se décomposer en trois parties : une centaine de kilomètres plutôt plats (voir faux-plat descendant) en direction de la mer jusqu'au pied du col du Turchino, puis 50 kilomètres de longue ascension par paliers jusqu'au col, une descente puis 140 kilomètres en bord de mer alternant du plat le long des plages et de multiples petites ascensions pour passer d'une crique à l'autre.


La veille, après 5h de conduite, j'avais rejoint l'hôtel où se tenait le quartier général de l'épreuve. Le bâtiment était monstrueux : je ne suis pas un grand voyageur, mais je n'avais jamais rien vu de tel. Il s'agit du plus grand hôtel d'Italie, qui ne possède "que" 916 chambres. A côté de ce bâtiment, les plus gros centres commerciaux lyonnais semblent minuscules. Pour récupérer mon dossard, alors que j'utilisais l'anglais comme toujours quand je suis à l'étranger, j'ai fini par tomber sur un interlocuteur qui m'a dit avec l'accent italien "ah mais vous êtes français ? Vive Macron !". Visiblement, certains italiens suivent notre politique intérieure.


La nuit a été calme, par chance les cyclistes ont été assez discrets le matin. Dans un hôtel un jour de cyclosportive, vous ne trouvez habituellement pas plus bruyants que des cyclistes : portes qui claquent, cales qui frappent le carrelage à chaque pas ... le petit dej' débutant à 5h, il y a eu quelques bruits à partir de 4h30 mais globalement les autres ont été discrets et m'ont laissé me reposer tranquillement.


L'organisation avait échelonné les départs par sas : 250 inscrits "or" partaient en premier à 7h (en échange d'un coût plus élevé), 250 partenaires (les sponsors, qui invitent leur équipe interne ou des clients) leur emboîtaient le pas 10 minutes plus tard. J'étais ensuite dans la 3ème vague de 250 participants partant 10 minutes plus tard, avant deux dernières vagues de 250. L'idée est bonne : des pelotons de 250 coureurs sont moins nerveux qu'un peloton de 1000 cyclistes, l'échelonnement de 10 minutes permet aux voitures de circuler normalement entre les groupes, et surtout pour rendre les clés des chambres c'était fluide (un des points du matin que je craignais le plus). Certes, en partant 20 minutes après l'heure que j'avais prévu et avec un timing pressé (car devant rentrer sur Lyon le soir même), ça ne m'arrangeait pas qu'il y ait de tels écarts mais pour la sécurité c'était une bonne idée. Il est à noter que des organisateurs passaient pour vérifier chaque concurrent et ont fait sortir les quelques resquilleurs qui s'étaient glissés dans mon sas alors qu'ils devaient partir plus tard.


Après un quart d'heure d'attente dans mon sas, le départ nous a été donné. Pile à l'heure annoncée. Deux motos nous ouvraient la route et sécurisaient les carrefours, c'était super. Dès les premiers coups de pédale je me suis positionné entre la dixième et la quinzième position : pour sortir de l'agglomération, avec des ronds-points et tout le mobilier urbain, je ne voulais pas prendre de risques quitte à prendre un peu de vent. Le vent soufflant de 3/4 face, au bout de 6 kilomètres quelques coureurs ont débuté une bordure ... j'étais en 8ème position à ce moment la, quand on m'a demandé de passer des relais pour rester dans le premier éventail j'y suis allé mais avec plus de 290 kilomètres à faire je ne me suis pas donné à fond. Ca n'a pas duré, je crois que chacun de nous savait que c'était totalement stupide de vouloir partir d'aussi loin. Je suis resté aux avants postes pendant une heure, avant de reculer un peu pour bénéficier d'un meilleur abri. En 30ème position, avec un coureur de chaque côté, certes je voyais moins bien les trous dans le goudron mais j'économisais de précieuses forces.

dimanche 28 mai 2017

Un gros et chaud bloc d'entraînement

Cette semaine, j'ai effectué mon dernier gros bloc d'entraînement avant Milan - San Remo. A 15 jours de l'échéance, j'ai effectué une semaine avec mon plus gros total de kilomètres, de temps de selle et de dénivelé depuis un an. J'ai roulé 7 des 8 derniers jours, depuis dimanche dernier seule la journée de jeudi a été faite sans vélo.


Si les chiffres montrent un gros bloc d'entraînement, ils cachent une gêne au niveau du dos qui a fait sa réapparition il y a peu. Mon problème plus ou moins récurrent depuis quelques années n'a pas disparu cet hiver contrairement à ce que j'avais espéré. J'avais pourtant fait exprès d'insister plus que jamais sur le gainage, j'ai fait exprès de ne pas faire de cyclocross afin de ne pas trop le solliciter durant la période hivernale ... bref, il va falloir que je songe sérieusement à creuser de nouvelles pistes autre qu'un simple déséquilibre musculaire. Les pistes à creuser ne manquent pas (changement de selle, étude posturale, ajout d'une épaisseur sous ma cale gauche car ma jambe est plus courte d'1,5cm, ...) mais ce n'est pas parce qu'on creuse plusieurs trous dans un jardin qu'on va y trouver un trésor.


A défaut de pouvoir utiliser pleinement mon dos quand je pédale, ce qui me bride sur chaque effort court et intense mais me gêne moins sur des efforts longs, j'ai pu réviser ma longue liste de points d'eau de la région. Rien que sur la sortie de vendredi après-midi, en 5h de selle dans le beaujolais par 30°, avec Julien on a consommé 6 bidons chacun et on s'est en plus arrêté dans une boulangerie pour acheter des sodas.


Le beau temps m'a quand même permis de profiter de superbes paysages.




Je ne prends que peu de photos quand je roule, mais pour ceux qui cherchent de beaux points de vue il suffit d'enfourcher votre vélo et de refaire mes parcours de ces derniers jours (ils sont disponibles sur Strava).


Une chose est sûre : heureusement que ma machine à laver fonctionne bien car les tenues se sont enchaînées. Pour le séchage, vu la température actuelle et le vent, ce n'était pas un soucis. La préparation pour Milan - San Remo se poursuivra demain par une nouvelle séance d'ostéo (pour rétablir le dos) et un peu de repos.

mercredi 24 mai 2017

Un diplôme supplémentaire

Lundi, j'ai eu la surprise de découvrir dans ma boite aux lettres un courrier contenant un énième diplôme : celui "d'entraîneur club" délivré par la FFC. Le diplôme mentionne les deux spécialités que j'ai choisies : la route et le cyclocross. J'avais d'autres choix possibles : le BMX, le VTT, la piste, le polo-vélo ou le cyclisme en salle. Vu ma pratique personnelle, le choix des spécialités route cyclocross m'est apparu comme une évidence.


Me voici donc avec un nouveau diplôme à ajouter à ma longue liste. J'ai déjà archivé le brevet des collèges, le baccalauréat, le brevet de technicien supérieur, une licence en informatique, deux diplômes en secours civils, un diplôme de nageur-sauveteur et deux autres diplômes me donnant le droit de manipuler du matériel informatique spécifique. J'en oublie surement. Je crois qu'à part les diplômes scolaires, celui qui m'a été le plus utile c'est celui de nageur-sauveteur : m'étant noyé (et ayant été sauvé) quand j'étais jeune, j'ai à mon tour sauvé 3 vies. La vitesse d'une noyade est assez fulgurante, je me souviendrai toujours de mon premier sauvetage. J'espère que mon diplôme d'entraîneur cycliste me sera plus utile que celui de formation aux premiers secours, j'espère ne jamais avoir à faire de massage cardiaque ni à poser de défibrillateur.

Au final, avec la formation, j'ai découvert que le rôle de l'entraîneur est bien plus vaste que ce que je pensais :
  • il y a évidemment la gestion du programme d'entraînement, c'est la partie visible de l'iceberg
  • il y a l'approche technique, apprendre à bien passer les virages, être à l'aise en peloton ou souple dans le sable (selon la discipline), ...
  • il y a l'approche tactique, pour conseiller sur les stratégies de course selon différents scénarios, où et quand boire, comment s'organiser en cas de bordure, ...
  • il y a l'approche matérielle, conseiller sur des réglages (les enfants grandissent !) ou le choix du matériel (type de pneus / boyaux en cyclocross par exemple), ...
  • il y a l'approche psychologique, rassurer quand c'est nécessaire et maintenir la motivation d'atteindre l'objectif défini, ...

Je me rends compte avec le recul qu'Alban Lorenzini, qui est mon entraîneur depuis un peu moins de deux ans, gère ces différents aspects sans que je m'en sois vraiment rendu compte. Je suis presque sûr que certains de ses clients n'en ont pas pleinement conscience non plus. Bien sur, il me livre mon planning d'entraînement hebdomadaire en fonction de mes disponibilités et des objectifs, mais il me conseille parfois sur certains changements de matériel (le dernier en date concerne ma selle, certains modèles pourraient être mieux pour mon dos), il trouve des chiffres qui me rassurent quand je ne suis pas content d'une de mes séances (quand j'ai le sentiment que j'aurai pu mieux faire alors que je suis à mes valeurs record) mais sait aussi me faire remarquer quand j'aurai pu mieux faire, il m'aide dans mes choix tactiques. C'est bien plus qu'un simple programme d'entraînement.

Au sein du Lyon Sprint Evolution, où je tente d'appliquer ce que j'ai appris en formation, les rôles sont répartis entre plusieurs personnes. Mickael Buffaz gère le programme d'entraînement des différents groupes en fonction des objectifs du club. Sur le vélo, je participe aux autres rôles : ma connaissance des circuits et compétitions me permet de rassurer et conseiller tactiquement ceux que j'encadre (aspect tactique), je conseille sur des ajustements de taille en fonction de la croissance des jeunes (aspect matériel). J'essaye aussi de créer une cohésion de groupe et une émulation saine (aspect psychologique). L'aspect technique est le plus compliqué sur route, il est plus facilement visible en cyclocross, mais il n'est pas oublié pendant les entraînements : une simple prise de relais sur 2 files (montante / descendante) permet parfois de détecter des défauts et d'aider à leur correction. Je ne suis pas le seul à faire ça, chacun des autres éducateur du club gère également ces aspects pour son propre groupe. Le travail technico-tactique effectué par les éducateurs des groupes d'enfants plus jeunes que ceux que j'encadre me permet de faire évoluer mon groupe un peu plus vers le haut en m'appuyant sur des bases acquises précédemment.

dimanche 14 mai 2017

Octocote

Ce dimanche, j'ai repris ma préparation au granfondo Milan - San Remo en participant à la randonnée "l'octocote" dont le départ est situé à proximité de mon habitation. Après une semaine de maladie et une reprise en douceur mercredi, le parcours de 130 kilomètres avec 2000 mètres de dénivelé était intéressant pour travailler mon coup de pédale sur la durée.


Il y a 2 semaines, j'avais effectué une sortie de 145 kilomètres avec un dénivelé équivalent en compagnie de Rémy. Aujourd'hui, j'ai été accompagné par Benjamin et les 2 Julien(s), ainsi que par quelques autres participants notamment en début de parcours.

Après une mise en jambes d'une trentaine de kilomètres sur un parcours plutôt roulant, où les relais deux par deux se sont bien enchaînés y compris avec quelques cyclistes inconnus, on a attaqué les ascensions dans le Beaujolais. Le parcours emprunté tournait dans le sens anti-horaire alors que j'ai l'habitude d'emprunter une partie de ces routes dans l'autre sens. Malgré la présence de quelques nuages gris, le paysage s'est révélé superbe par moments ... ceux qui se sont contentés de la boucle de 100 kilomètres au lieu de la grande boucle de 130 kilomètres ont manqué quelques magnifiques points de vue. Bon, grand bien leur en a pris quand même car ces 30 kilomètres supplémentaires ne contenaient pas un seul mètre de plat.

Si les premières ascensions ont été faites au seuil, j'ai vite senti que je n'avais plus les mêmes jambes qu'il y a 15 jours. Ma jauge d'énergie est descendue rapidement et, contrairement aux jeux vidéos, il ne suffit pas de relancer une partie pour remplir la jauge à nouveau. J'ai donc légèrement levé le pied et me suis contenté de trouver mon propre tempo, laissant filer tout doucement mes compagnons de route lorsque la route se mettait à grimper.


Au bout de 100 kilomètres, la jauge s'est retrouvée entièrement vidée. J'ai eu beau m'alimenter et boire régulièrement, j'étais arrivé à mes limites physiques du jour. Je me suis donc retrouvé au pied du Mont Verdun, avec une quinzaine de kilomètres d'ascension devant moi, sans trop de forces. Il ne me restait plus que la capacité à rouler en endurance, je ne pouvais plus accélérer et jouer avec ma vitesse même en me mettant en danseuse. Le parcours s'est révélé être physiquement plus fort que moi ... mais j'ai pensé tout le long à la Cipressa et au Poggio, j'ai imaginé la fameuse cabine téléphonique la plus célèbre d'Italie en haut du Verdun et j'ai poursuivi ma route jusqu'au sommet. Le temps d'ascension est le plus lent jamais enregistré ... mais j'y suis arrivé.


Il ne me restait plus qu'à descendre jusqu'à chez moi et à profiter d'un de mes plats préférés préparé par ma compagne en mon absence. Et dire qu'au moment de l'inscription, l'organisateur m'ayant remis mon carton de participant a été surpris quand je lui ai dit que je ne comptais pas prendre mon repas dans la salle des fêtes avec les autres mais que je comptais manger chez moi. Entre un sandwich (je suppose) et un plat belge (+ un dessert) que j'adore, il n'y a même pas de compromis possible.

Consultez mes données.

lundi 8 mai 2017

Coupure maladie

Ce week-end, j'avais prévu de me rendre à Domsure pour y disputer ma dernière course avant de me concentrer pleinement sur Milan - San Remo. Malheureusement, une bonne rhino-pharyngite a contrarié mes projets.


L'expérience accumulée au fil des années m'a appris que quand on est malade, il vaut mieux perdre quelques jours à se reposer pour repartir à 100% plutôt que vouloir maintenir à tout prix son programme et passer 3 semaines en dessous de ses capacités. Les efforts faits quand on est malade fatiguent d'autant plus un organisme qui lutte déjà contre la maladie. Ces efforts ne sont donc pas efficaces pour s'entraîner et retardent la guérison. Une semaine de coupure a un impact assez faible sur la forme donc n'est pas préjudiciable à court ni à long terme.

Bon, je vous avoue que l'étiquette présente sur le médicament pris dimanche matin et indiquant d'être "très prudent" en cas de conduite ne m'incitait ni à conduire (ce que Clémence aurait pu faire pour moi) ni à pédaler. J'avoue également que je partage le point de vue du MPCC sur l'utilisation de médicaments en course : pour eux comme pour moi, un coureur qui utilise des médicaments pour se soigner est un malade qui ne doit pas courir.

dimanche 30 avril 2017

Week-end d'entraînement

Après 5 week-end consécutifs de compétition, ce week-end a été réservé à l'entraînement. Et vu la sortie faite ce dimanche, une compétition aurait sans doute été plus facile ...


Depuis la reprise des compétitions, ma progression est un peu ralentie. Je roule 5 fois par semaine, mais avec un déblocage le samedi, une compétition le dimanche, une sortie de récupération le lundi et une sortie d'encadrement des jeunes le mercredi, il ne me reste plus qu'une séance d'entraînement par semaine pour progresser. Deux en réalité, car une compétition permet aussi de progresser. Sans compétition un week-end, je récupère une sortie et demi d'entraînement supplémentaire puisque je n'ai plus besoin de faire de déblocage et que la sortie de récupération peut être utilisée pour des exercices simples (endurance, rappels de puissance maximale, ...).


Cette semaine, j'ai attaqué la préparation de la deuxième phase de ma saison. Le printemps consacré aux compétitions traditionnelles (première phase) n'est pas encore terminé, mais je souhaite déjà préparer la deuxième phase : la préparation de la granfondo Milan - San Remo. On ne se lance pas dans une épreuve de 300 kilomètres sans un bagage minimum. Depuis le début de l'année, j'ai surtout préparé les compétitions qui nécessitent des efforts élevés pendant une heure et demi ... ce qui est bien loin des 11 heures de selle à allure régulière qui m'attendent début juin. Il est évident que le foncier effectué cet hiver me servira de socle, que la capacité à faire des efforts courts et violents me sera utile pour encaisser les relances ...  mais quand je serai au pied de la Cipressa et du Poggio, ça ne pèsera plus bien lourd dans la balance si je ne renforce pas mes bases d'ici la.


Aujourd'hui, je me suis offert une belle sortie de presque 150 kilomètres (un demi Milan - San Remo) dans le beaujolais. J'ai été accompagné sur une partie du trajet par Rémy, et par le vent sur l'ensemble de la sortie. J'ai été agréablement surpris car au bout de 5h30 les jambes répondaient encore plutôt bien, bien mieux que ce à quoi je m'attendais. La base construite cet hiver semble donc plutôt solide et donne un bon socle à encore renforcer pendant la préparation jusqu'à l'épreuve.

samedi 22 avril 2017

Prix de Fleurie : 12ème

Ce samedi s'est tenu le Prix de Fleurie, organisé sur toute la journée avec des épreuves "jeunes" (poussins / pupilles / benjamins / minimes) le matin et début d'après-midi, une course cadets puis enfin une épreuve Pass'Cyclisme en fin d'après-midi. C'est évidemment à cette dernière que j'ai pris part.


Les épreuves FFC dans le Rhône ne sont pas très nombreuses par rapport à la population du département (métropole incluse). En Pass'Cyclisme il y a seulement 3 épreuves : St Romain de Popey (mars), Fleurie (avril) et Corbas (juin). Les coureurs de 1ère catégorie ne sont pas mieux lotis : ils ont seulement le Grand Prix NewBike Eurocapi, le Tour du Beaujolais et le Grand Prix de Cours la Ville. Pour 1 800 000 habitants (en 2014) et une superficie de 3250km2, ça fait vraiment peu. Le département voisin de l'Ain, 3 fois moins peuplé et 1,7 fois plus grand, propose 9 fois plus de courses Pass'Cyclisme.


Le paysage autour de Fleurie est digne d'une carte postale. Courir dans un tel décor est somptueux. Cyclistes (ou non) de passage dans la région, prenez le temps un jour de visiter ce village, il en vaut vraiment le détour. Une chapelle domine le village et ses vignobles, aucun arbre n'a été planté à des kilomètres à la ronde (seules les vignes semblent autorisées par ici), l'église au centre du village est atypique ... et vous ne manquerez ni d'eau ni de vin (du Beaujolais uniquement, ne demandez pas un bordeaux !).


Le départ a été donné avec une demi-heure de retard. J'ai failli le manquer, j'étais parti finir l'échauffement avec Rémy et nous sommes revenus alors que l'appel était en cours. Le temps de boire un coup, de sourire à ma reportrice photo et le départ était donné. Nous étions 41 sur la ligne de départ, 41 à tenter notre chance sur un circuit exigeant comprenant 3 ascensions. Mal placé au départ, j'ai passé tout le premier tour à combler des trous laissés par des coureurs. J'ai à chaque fois réagi moi-même pour combler les petits trous dès qu'ils se formaient ... une bonne idée, puisqu'à l'issue du premier tour je suis le dernier à avoir basculé dans un peloton qui avait déjà perdu la moitié de son effectif initial.


Dans le deuxième tour, le scénario a été assez semblable : j'ai eu à boucher quelques micro-cassures, le rythme est resté soutenu et la sélection s'est poursuivie. Du groupe de 20 qui a bouclé en tête le premier tour, à l'issue du deuxième il ne restait plus qu'un quatuor en tête et une dizaine d'éléments à sa poursuite. Je n'étais pas au mieux, les accélérations du groupe dans chaque bosse me faisaient terriblement mal mais je m'accrochais à chaque fois et réussissais à rester dans le groupe.


lundi 17 avril 2017

Prix de Villette sur Ain : 5ème

En ce lundi de Pâques, j'ai participé pour la 8ème fois au Prix de Villette sur Ain. C'est l'épreuve à laquelle j'ai participé le plus de fois au cours de ma "carrière" : depuis ma première participation en 2007 je n'ai manqué que 3 éditions : 2011, 2013 et 2014. Il est également à noter que parmi les épreuves auxquelles j'ai participé mes 2 premières saisons (2006 / 2007), c'est l'une des rares survivantes : sur les 17 épreuves seules 4 existent toujours.


La course emprunte un circuit de 7,4 kilomètres avec une belle bosse de près d'un kilomètre et demi. C'est une bosse que j'affectionne car elle est suffisamment longue pour pouvoir y faire la différence : je le sais très bien car au cours des premières années le peloton avait l'habitude de m'y laisser derrière lui. J'ai ensuite appris à la dompter pour ne plus y perdre de terrain et même y faire la différence. Depuis l'année dernière, ayant changé de catégorie, 9 tours sont à effectuer contre 10 pour la catégorie supérieure.


Nous avons pris le départ à 16. Le départ se faisant au pied de la bosse après une dizaine de minutes d'attente, j'ai eu un peu de mal à encaisser la première des ascensions. Je suis resté dans les premières positions d'un peloton montant au train sans attaque. Une fois en haut, tout le monde étant encore présent, le rythme est resté plutôt tranquille : seuls deux ou trois coureurs ont fait le tempo, le reste se contentant de suivre sans broncher.


Au pied de la deuxième ascension, j'ai décidé de hausser le ton directement. Je souhaitais faire une première sélection d'hommes forts, histoire d'éviter une course trop tactique où personne ne veut rouler. Mon accélération a mis tout le monde en file indienne, avant que trois accélérations de Jérôme Labarre (Team Lyon 7) ne permette de faire une cassure plus franche. Au sommet, nous n'étions plus que 4 : Jérôme, Cyril Perraud (VC Corbas), Grégory Ode (VC Annemasse) et moi. On avait une bonne dizaine de secondes d'avance, on a tout de suite collaboré pour faire fructifier cet avantage. L'entente a été rapide, on était tous à fond pour faire le trou ... je me suis dit qu'il fallait se mettre dans le dur dix minutes pour les distancer définitivement avant de pouvoir souffler.


On a effectué la troisième ascension au train, l'idée étant de rester unis car il restait encore cinquante kilomètres à effectuer. Au sommet, un coup d'oeil derrière nous a indiqué que l'écart était fait et que ça ne rentrerait pas. Personne en vue. On a levé la pression dans la partie descendante mais tout en conservant une bonne allure. Pourtant, un peu moins de 4 kilomètres plus tard (à 43km/h), 4 coureurs réussissaient à faire la jonction avec notre groupe. Je ne comprends toujours pas comment ils ont pu combler un écart de plus de 30 secondes en si peu de temps à cette vitesse.



Le quatrième tour a été plus lent car plus stratégique. A 8, plus personne ne voulait rouler. Cyril s'est échappé en facteur, je l'ai laissé partir avec bienveillance en comptant sur l'ascension suivante pour le rejoindre. Il avait une dizaine de secondes d'avance au pied de l'ascension, au moment d'entamer le cinquième tour. Comme un peu plus tôt, j'ai entamé le pied de bosse à fond mais les jambes étaient un peu plus lourdes. Mon ascension rapide n'a pas permis de faire de cassure, à peine de réduire l'écart. Au sommet, Jérôme a placé une attaque tranchante et a comblé l'écart seul. Je me suis retrouvé avec tous les autres dans la roue ... j'ai gueulé un coup, sans succès. J'ai attaqué une fois quand j'ai vu que l'écart commençait à grandir mais que seul je pouvais encore le combler. Tout le monde est rentré. Pour collaborer il n'y avait personne mais pour me rouler dessus, si. Re-coup de gueule, re-aucune aide, donc re-attaque un peu plus loin. A défaut d'avoir pu faire la différence, ça a incité deux autres à collaborer. On a réussi à rentrer sur les deux fuyards. Un coureur (Nicolas Salomon, UC Gessienne) est sorti seul et a pris du champ rapidement car personne ne voulait rouler. Il était resté discret jusque la, je ne me méfiais pas trop de lui.