jeudi 15 juin 2017

Mes incidents de la route en 2016

En début d'année 2016, je vous avais livré quelques chiffres sur les incidents rencontrés lors de mes sorties à vélo de l'année 2015. Je vous les remettrai ci-dessous pour la comparaison. J'ai fait de même tout au long de l'année 2016 mais n'avais pas pris le temps de partager mes données.

Depuis un mois et demi, la colère monte du côté des usagers cyclistes de la route. Et des sous-bois aussi puisque d'autres dangers y sont parfois signalés (par exemple du barbelé en travers des chemins, comme dans ce cas recensé près de chez moi). Des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France ce samedi 17 juin afin d'inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures permettant une meilleure cohabitation entre tous les usagers de la route.

Voici la liste des incidents que j'ai recensé sur mon année 2016 :
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Pour comparaison, voici les chiffres de 2015 :

La proportion de klaxon est stable (27% en 2016 contre 28% en 2015), les refus de priorité sont en légère hausse (ils passent de 24% à 36%), les véhicules trop près quand à eux explosent. De 24% en 2015 ils passent à 51% en 2016 : j'avais un véhicule qui me frôlait une sortie sur quatre, j'ai désormais un véhicule qui me frôle une sortie sur deux.

C'est, je pense, ce chiffre qui résume le malaise rencontré par les cyclistes : plus les voitures prennent l'habitude de passer trop près, plus un "loupé" de 10cm risque d'envoyer le cycliste à l'hôpital. Quand une voiture laisse un mètre d'écart, si le cycliste ou la voiture (ou les deux) font un petit écart ça n'a pas de conséquence. Quand il y a dix centimètres entre le rétroviseur et le guidon, le moindre écart a des conséquences.

J'ai remarqué que les problèmes type klaxon et insultes étaient toujours quand je roule en groupe; Quand je roule seul j'ai rarement de soucis de ce type. Pour les refus de priorité je constate que le fait d'être en groupe ou pas n'a pas d'influence significative. Je ne tiens malheureusement pas de statistique sur le nombre de conducteurs qui téléphonent au volant avec le téléphone en main, car c'est impossible à comptabiliser tant le nombre est grand. C'est d'ailleurs ce comportement qui me fais le plus peur sur la route. Avant-hier, un automobiliste qui me doublait téléphone en main est passé à quelques centimètres d'un accident avec un automobiliste qui arrivait d'une rue à gauche et qui avait lui aussi son téléphone en main.

Pour ceux qui veulent aller fouiller sur Strava, toutes ces informations sont publiques dans la partie commentaires de mes sorties. J'ai même un meilleur niveau de détail sur tous les refus de priorité puisque j'y indique à chaque fois s'il s'agit d'un stop, d'un rond-point, d'une sortie de garage, ...
Si noter ces données ne prends pas de temps, en sortir des statistiques est plus long. J'ai donc cessé en 2017, inutile d'aller y chercher ces informations sur mes dernières sorties. Je n'y note plus que ce qui m'intéresse vraiment : les recharges de mon groupe électrique, les changements de chaine, ... et autres informations dont j'ai besoin pour contrôler l'usure de mon matériel.

mardi 13 juin 2017

Milan - San Remo (granfondo)

Ce dimanche, j'ai bouclé le parcours du granfondo Milan - San Remo. Il s'agit de mon 4ème monument après Paris - Roubaix (2011, 2014), le Tour des Flandres (2014) et Liège - Bastogne - Liège (2014). Il ne me manque désormais plus que le Tour de Lombardie.


Le parcours de l'épreuve recopie celui des professionnels, à quelques détails près : on débute directement à la fin de la partie neutralisée et il nous manque le dernier kilomètre (notre arrivée est sous la flamme rouge des professionnels, lorsqu'ils tournent à gauche pour rejoindre le bord de mer). Les pros empruntent quelques sens interdits, coupant ainsi quelques kilomètres : leur distance est de 291km contre 295km pour nous. Le parcours peut se décomposer en trois parties : une centaine de kilomètres plutôt plats (voir faux-plat descendant) en direction de la mer jusqu'au pied du col du Turchino, puis 50 kilomètres de longue ascension par paliers jusqu'au col, une descente puis 140 kilomètres en bord de mer alternant du plat le long des plages et de multiples petites ascensions pour passer d'une crique à l'autre.


La veille, après 5h de conduite, j'avais rejoint l'hôtel où se tenait le quartier général de l'épreuve. Le bâtiment était monstrueux : je ne suis pas un grand voyageur, mais je n'avais jamais rien vu de tel. Il s'agit du plus grand hôtel d'Italie, qui ne possède "que" 916 chambres. A côté de ce bâtiment, les plus gros centres commerciaux lyonnais semblent minuscules. Pour récupérer mon dossard, alors que j'utilisais l'anglais comme toujours quand je suis à l'étranger, j'ai fini par tomber sur un interlocuteur qui m'a dit avec l'accent italien "ah mais vous êtes français ? Vive Macron !". Visiblement, certains italiens suivent notre politique intérieure.


La nuit a été calme, par chance les cyclistes ont été assez discrets le matin. Dans un hôtel un jour de cyclosportive, vous ne trouvez habituellement pas plus bruyants que des cyclistes : portes qui claquent, cales qui frappent le carrelage à chaque pas ... le petit dej' débutant à 5h, il y a eu quelques bruits à partir de 4h30 mais globalement les autres ont été discrets et m'ont laissé me reposer tranquillement.


L'organisation avait échelonné les départs par sas : 250 inscrits "or" partaient en premier à 7h (en échange d'un coût plus élevé), 250 partenaires (les sponsors, qui invitent leur équipe interne ou des clients) leur emboîtaient le pas 10 minutes plus tard. J'étais ensuite dans la 3ème vague de 250 participants partant 10 minutes plus tard, avant deux dernières vagues de 250. L'idée est bonne : des pelotons de 250 coureurs sont moins nerveux qu'un peloton de 1000 cyclistes, l'échelonnement de 10 minutes permet aux voitures de circuler normalement entre les groupes, et surtout pour rendre les clés des chambres c'était fluide (un des points du matin que je craignais le plus). Certes, en partant 20 minutes après l'heure que j'avais prévu et avec un timing pressé (car devant rentrer sur Lyon le soir même), ça ne m'arrangeait pas qu'il y ait de tels écarts mais pour la sécurité c'était une bonne idée. Il est à noter que des organisateurs passaient pour vérifier chaque concurrent et ont fait sortir les quelques resquilleurs qui s'étaient glissés dans mon sas alors qu'ils devaient partir plus tard.


Après un quart d'heure d'attente dans mon sas, le départ nous a été donné. Pile à l'heure annoncée. Deux motos nous ouvraient la route et sécurisaient les carrefours, c'était super. Dès les premiers coups de pédale je me suis positionné entre la dixième et la quinzième position : pour sortir de l'agglomération, avec des ronds-points et tout le mobilier urbain, je ne voulais pas prendre de risques quitte à prendre un peu de vent. Le vent soufflant de 3/4 face, au bout de 6 kilomètres quelques coureurs ont débuté une bordure ... j'étais en 8ème position à ce moment la, quand on m'a demandé de passer des relais pour rester dans le premier éventail j'y suis allé mais avec plus de 290 kilomètres à faire je ne me suis pas donné à fond. Ca n'a pas duré, je crois que chacun de nous savait que c'était totalement stupide de vouloir partir d'aussi loin. Je suis resté aux avants postes pendant une heure, avant de reculer un peu pour bénéficier d'un meilleur abri. En 30ème position, avec un coureur de chaque côté, certes je voyais moins bien les trous dans le goudron mais j'économisais de précieuses forces.

dimanche 28 mai 2017

Un gros et chaud bloc d'entraînement

Cette semaine, j'ai effectué mon dernier gros bloc d'entraînement avant Milan - San Remo. A 15 jours de l'échéance, j'ai effectué une semaine avec mon plus gros total de kilomètres, de temps de selle et de dénivelé depuis un an. J'ai roulé 7 des 8 derniers jours, depuis dimanche dernier seule la journée de jeudi a été faite sans vélo.


Si les chiffres montrent un gros bloc d'entraînement, ils cachent une gêne au niveau du dos qui a fait sa réapparition il y a peu. Mon problème plus ou moins récurrent depuis quelques années n'a pas disparu cet hiver contrairement à ce que j'avais espéré. J'avais pourtant fait exprès d'insister plus que jamais sur le gainage, j'ai fait exprès de ne pas faire de cyclocross afin de ne pas trop le solliciter durant la période hivernale ... bref, il va falloir que je songe sérieusement à creuser de nouvelles pistes autre qu'un simple déséquilibre musculaire. Les pistes à creuser ne manquent pas (changement de selle, étude posturale, ajout d'une épaisseur sous ma cale gauche car ma jambe est plus courte d'1,5cm, ...) mais ce n'est pas parce qu'on creuse plusieurs trous dans un jardin qu'on va y trouver un trésor.


A défaut de pouvoir utiliser pleinement mon dos quand je pédale, ce qui me bride sur chaque effort court et intense mais me gêne moins sur des efforts longs, j'ai pu réviser ma longue liste de points d'eau de la région. Rien que sur la sortie de vendredi après-midi, en 5h de selle dans le beaujolais par 30°, avec Julien on a consommé 6 bidons chacun et on s'est en plus arrêté dans une boulangerie pour acheter des sodas.


Le beau temps m'a quand même permis de profiter de superbes paysages.




Je ne prends que peu de photos quand je roule, mais pour ceux qui cherchent de beaux points de vue il suffit d'enfourcher votre vélo et de refaire mes parcours de ces derniers jours (ils sont disponibles sur Strava).


Une chose est sûre : heureusement que ma machine à laver fonctionne bien car les tenues se sont enchaînées. Pour le séchage, vu la température actuelle et le vent, ce n'était pas un soucis. La préparation pour Milan - San Remo se poursuivra demain par une nouvelle séance d'ostéo (pour rétablir le dos) et un peu de repos.

mercredi 24 mai 2017

Un diplôme supplémentaire

Lundi, j'ai eu la surprise de découvrir dans ma boite aux lettres un courrier contenant un énième diplôme : celui "d'entraîneur club" délivré par la FFC. Le diplôme mentionne les deux spécialités que j'ai choisies : la route et le cyclocross. J'avais d'autres choix possibles : le BMX, le VTT, la piste, le polo-vélo ou le cyclisme en salle. Vu ma pratique personnelle, le choix des spécialités route cyclocross m'est apparu comme une évidence.


Me voici donc avec un nouveau diplôme à ajouter à ma longue liste. J'ai déjà archivé le brevet des collèges, le baccalauréat, le brevet de technicien supérieur, une licence en informatique, deux diplômes en secours civils, un diplôme de nageur-sauveteur et deux autres diplômes me donnant le droit de manipuler du matériel informatique spécifique. J'en oublie surement. Je crois qu'à part les diplômes scolaires, celui qui m'a été le plus utile c'est celui de nageur-sauveteur : m'étant noyé (et ayant été sauvé) quand j'étais jeune, j'ai à mon tour sauvé 3 vies. La vitesse d'une noyade est assez fulgurante, je me souviendrai toujours de mon premier sauvetage. J'espère que mon diplôme d'entraîneur cycliste me sera plus utile que celui de formation aux premiers secours, j'espère ne jamais avoir à faire de massage cardiaque ni à poser de défibrillateur.

Au final, avec la formation, j'ai découvert que le rôle de l'entraîneur est bien plus vaste que ce que je pensais :
  • il y a évidemment la gestion du programme d'entraînement, c'est la partie visible de l'iceberg
  • il y a l'approche technique, apprendre à bien passer les virages, être à l'aise en peloton ou souple dans le sable (selon la discipline), ...
  • il y a l'approche tactique, pour conseiller sur les stratégies de course selon différents scénarios, où et quand boire, comment s'organiser en cas de bordure, ...
  • il y a l'approche matérielle, conseiller sur des réglages (les enfants grandissent !) ou le choix du matériel (type de pneus / boyaux en cyclocross par exemple), ...
  • il y a l'approche psychologique, rassurer quand c'est nécessaire et maintenir la motivation d'atteindre l'objectif défini, ...

Je me rends compte avec le recul qu'Alban Lorenzini, qui est mon entraîneur depuis un peu moins de deux ans, gère ces différents aspects sans que je m'en sois vraiment rendu compte. Je suis presque sûr que certains de ses clients n'en ont pas pleinement conscience non plus. Bien sur, il me livre mon planning d'entraînement hebdomadaire en fonction de mes disponibilités et des objectifs, mais il me conseille parfois sur certains changements de matériel (le dernier en date concerne ma selle, certains modèles pourraient être mieux pour mon dos), il trouve des chiffres qui me rassurent quand je ne suis pas content d'une de mes séances (quand j'ai le sentiment que j'aurai pu mieux faire alors que je suis à mes valeurs record) mais sait aussi me faire remarquer quand j'aurai pu mieux faire, il m'aide dans mes choix tactiques. C'est bien plus qu'un simple programme d'entraînement.

Au sein du Lyon Sprint Evolution, où je tente d'appliquer ce que j'ai appris en formation, les rôles sont répartis entre plusieurs personnes. Mickael Buffaz gère le programme d'entraînement des différents groupes en fonction des objectifs du club. Sur le vélo, je participe aux autres rôles : ma connaissance des circuits et compétitions me permet de rassurer et conseiller tactiquement ceux que j'encadre (aspect tactique), je conseille sur des ajustements de taille en fonction de la croissance des jeunes (aspect matériel). J'essaye aussi de créer une cohésion de groupe et une émulation saine (aspect psychologique). L'aspect technique est le plus compliqué sur route, il est plus facilement visible en cyclocross, mais il n'est pas oublié pendant les entraînements : une simple prise de relais sur 2 files (montante / descendante) permet parfois de détecter des défauts et d'aider à leur correction. Je ne suis pas le seul à faire ça, chacun des autres éducateur du club gère également ces aspects pour son propre groupe. Le travail technico-tactique effectué par les éducateurs des groupes d'enfants plus jeunes que ceux que j'encadre me permet de faire évoluer mon groupe un peu plus vers le haut en m'appuyant sur des bases acquises précédemment.

dimanche 14 mai 2017

Octocote

Ce dimanche, j'ai repris ma préparation au granfondo Milan - San Remo en participant à la randonnée "l'octocote" dont le départ est situé à proximité de mon habitation. Après une semaine de maladie et une reprise en douceur mercredi, le parcours de 130 kilomètres avec 2000 mètres de dénivelé était intéressant pour travailler mon coup de pédale sur la durée.


Il y a 2 semaines, j'avais effectué une sortie de 145 kilomètres avec un dénivelé équivalent en compagnie de Rémy. Aujourd'hui, j'ai été accompagné par Benjamin et les 2 Julien(s), ainsi que par quelques autres participants notamment en début de parcours.

Après une mise en jambes d'une trentaine de kilomètres sur un parcours plutôt roulant, où les relais deux par deux se sont bien enchaînés y compris avec quelques cyclistes inconnus, on a attaqué les ascensions dans le Beaujolais. Le parcours emprunté tournait dans le sens anti-horaire alors que j'ai l'habitude d'emprunter une partie de ces routes dans l'autre sens. Malgré la présence de quelques nuages gris, le paysage s'est révélé superbe par moments ... ceux qui se sont contentés de la boucle de 100 kilomètres au lieu de la grande boucle de 130 kilomètres ont manqué quelques magnifiques points de vue. Bon, grand bien leur en a pris quand même car ces 30 kilomètres supplémentaires ne contenaient pas un seul mètre de plat.

Si les premières ascensions ont été faites au seuil, j'ai vite senti que je n'avais plus les mêmes jambes qu'il y a 15 jours. Ma jauge d'énergie est descendue rapidement et, contrairement aux jeux vidéos, il ne suffit pas de relancer une partie pour remplir la jauge à nouveau. J'ai donc légèrement levé le pied et me suis contenté de trouver mon propre tempo, laissant filer tout doucement mes compagnons de route lorsque la route se mettait à grimper.


Au bout de 100 kilomètres, la jauge s'est retrouvée entièrement vidée. J'ai eu beau m'alimenter et boire régulièrement, j'étais arrivé à mes limites physiques du jour. Je me suis donc retrouvé au pied du Mont Verdun, avec une quinzaine de kilomètres d'ascension devant moi, sans trop de forces. Il ne me restait plus que la capacité à rouler en endurance, je ne pouvais plus accélérer et jouer avec ma vitesse même en me mettant en danseuse. Le parcours s'est révélé être physiquement plus fort que moi ... mais j'ai pensé tout le long à la Cipressa et au Poggio, j'ai imaginé la fameuse cabine téléphonique la plus célèbre d'Italie en haut du Verdun et j'ai poursuivi ma route jusqu'au sommet. Le temps d'ascension est le plus lent jamais enregistré ... mais j'y suis arrivé.


Il ne me restait plus qu'à descendre jusqu'à chez moi et à profiter d'un de mes plats préférés préparé par ma compagne en mon absence. Et dire qu'au moment de l'inscription, l'organisateur m'ayant remis mon carton de participant a été surpris quand je lui ai dit que je ne comptais pas prendre mon repas dans la salle des fêtes avec les autres mais que je comptais manger chez moi. Entre un sandwich (je suppose) et un plat belge (+ un dessert) que j'adore, il n'y a même pas de compromis possible.

Consultez mes données.

lundi 8 mai 2017

Coupure maladie

Ce week-end, j'avais prévu de me rendre à Domsure pour y disputer ma dernière course avant de me concentrer pleinement sur Milan - San Remo. Malheureusement, une bonne rhino-pharyngite a contrarié mes projets.


L'expérience accumulée au fil des années m'a appris que quand on est malade, il vaut mieux perdre quelques jours à se reposer pour repartir à 100% plutôt que vouloir maintenir à tout prix son programme et passer 3 semaines en dessous de ses capacités. Les efforts faits quand on est malade fatiguent d'autant plus un organisme qui lutte déjà contre la maladie. Ces efforts ne sont donc pas efficaces pour s'entraîner et retardent la guérison. Une semaine de coupure a un impact assez faible sur la forme donc n'est pas préjudiciable à court ni à long terme.

Bon, je vous avoue que l'étiquette présente sur le médicament pris dimanche matin et indiquant d'être "très prudent" en cas de conduite ne m'incitait ni à conduire (ce que Clémence aurait pu faire pour moi) ni à pédaler. J'avoue également que je partage le point de vue du MPCC sur l'utilisation de médicaments en course : pour eux comme pour moi, un coureur qui utilise des médicaments pour se soigner est un malade qui ne doit pas courir.

dimanche 30 avril 2017

Week-end d'entraînement

Après 5 week-end consécutifs de compétition, ce week-end a été réservé à l'entraînement. Et vu la sortie faite ce dimanche, une compétition aurait sans doute été plus facile ...


Depuis la reprise des compétitions, ma progression est un peu ralentie. Je roule 5 fois par semaine, mais avec un déblocage le samedi, une compétition le dimanche, une sortie de récupération le lundi et une sortie d'encadrement des jeunes le mercredi, il ne me reste plus qu'une séance d'entraînement par semaine pour progresser. Deux en réalité, car une compétition permet aussi de progresser. Sans compétition un week-end, je récupère une sortie et demi d'entraînement supplémentaire puisque je n'ai plus besoin de faire de déblocage et que la sortie de récupération peut être utilisée pour des exercices simples (endurance, rappels de puissance maximale, ...).


Cette semaine, j'ai attaqué la préparation de la deuxième phase de ma saison. Le printemps consacré aux compétitions traditionnelles (première phase) n'est pas encore terminé, mais je souhaite déjà préparer la deuxième phase : la préparation de la granfondo Milan - San Remo. On ne se lance pas dans une épreuve de 300 kilomètres sans un bagage minimum. Depuis le début de l'année, j'ai surtout préparé les compétitions qui nécessitent des efforts élevés pendant une heure et demi ... ce qui est bien loin des 11 heures de selle à allure régulière qui m'attendent début juin. Il est évident que le foncier effectué cet hiver me servira de socle, que la capacité à faire des efforts courts et violents me sera utile pour encaisser les relances ...  mais quand je serai au pied de la Cipressa et du Poggio, ça ne pèsera plus bien lourd dans la balance si je ne renforce pas mes bases d'ici la.


Aujourd'hui, je me suis offert une belle sortie de presque 150 kilomètres (un demi Milan - San Remo) dans le beaujolais. J'ai été accompagné sur une partie du trajet par Rémy, et par le vent sur l'ensemble de la sortie. J'ai été agréablement surpris car au bout de 5h30 les jambes répondaient encore plutôt bien, bien mieux que ce à quoi je m'attendais. La base construite cet hiver semble donc plutôt solide et donne un bon socle à encore renforcer pendant la préparation jusqu'à l'épreuve.

samedi 22 avril 2017

Prix de Fleurie : 12ème

Ce samedi s'est tenu le Prix de Fleurie, organisé sur toute la journée avec des épreuves "jeunes" (poussins / pupilles / benjamins / minimes) le matin et début d'après-midi, une course cadets puis enfin une épreuve Pass'Cyclisme en fin d'après-midi. C'est évidemment à cette dernière que j'ai pris part.


Les épreuves FFC dans le Rhône ne sont pas très nombreuses par rapport à la population du département (métropole incluse). En Pass'Cyclisme il y a seulement 3 épreuves : St Romain de Popey (mars), Fleurie (avril) et Corbas (juin). Les coureurs de 1ère catégorie ne sont pas mieux lotis : ils ont seulement le Grand Prix NewBike Eurocapi, le Tour du Beaujolais et le Grand Prix de Cours la Ville. Pour 1 800 000 habitants (en 2014) et une superficie de 3250km2, ça fait vraiment peu. Le département voisin de l'Ain, 3 fois moins peuplé et 1,7 fois plus grand, propose 9 fois plus de courses Pass'Cyclisme.


Le paysage autour de Fleurie est digne d'une carte postale. Courir dans un tel décor est somptueux. Cyclistes (ou non) de passage dans la région, prenez le temps un jour de visiter ce village, il en vaut vraiment le détour. Une chapelle domine le village et ses vignobles, aucun arbre n'a été planté à des kilomètres à la ronde (seules les vignes semblent autorisées par ici), l'église au centre du village est atypique ... et vous ne manquerez ni d'eau ni de vin (du Beaujolais uniquement, ne demandez pas un bordeaux !).


Le départ a été donné avec une demi-heure de retard. J'ai failli le manquer, j'étais parti finir l'échauffement avec Rémy et nous sommes revenus alors que l'appel était en cours. Le temps de boire un coup, de sourire à ma reportrice photo et le départ était donné. Nous étions 41 sur la ligne de départ, 41 à tenter notre chance sur un circuit exigeant comprenant 3 ascensions. Mal placé au départ, j'ai passé tout le premier tour à combler des trous laissés par des coureurs. J'ai à chaque fois réagi moi-même pour combler les petits trous dès qu'ils se formaient ... une bonne idée, puisqu'à l'issue du premier tour je suis le dernier à avoir basculé dans un peloton qui avait déjà perdu la moitié de son effectif initial.


Dans le deuxième tour, le scénario a été assez semblable : j'ai eu à boucher quelques micro-cassures, le rythme est resté soutenu et la sélection s'est poursuivie. Du groupe de 20 qui a bouclé en tête le premier tour, à l'issue du deuxième il ne restait plus qu'un quatuor en tête et une dizaine d'éléments à sa poursuite. Je n'étais pas au mieux, les accélérations du groupe dans chaque bosse me faisaient terriblement mal mais je m'accrochais à chaque fois et réussissais à rester dans le groupe.


lundi 17 avril 2017

Prix de Villette sur Ain : 5ème

En ce lundi de Pâques, j'ai participé pour la 8ème fois au Prix de Villette sur Ain. C'est l'épreuve à laquelle j'ai participé le plus de fois au cours de ma "carrière" : depuis ma première participation en 2007 je n'ai manqué que 3 éditions : 2011, 2013 et 2014. Il est également à noter que parmi les épreuves auxquelles j'ai participé mes 2 premières saisons (2006 / 2007), c'est l'une des rares survivantes : sur les 17 épreuves seules 4 existent toujours.


La course emprunte un circuit de 7,4 kilomètres avec une belle bosse de près d'un kilomètre et demi. C'est une bosse que j'affectionne car elle est suffisamment longue pour pouvoir y faire la différence : je le sais très bien car au cours des premières années le peloton avait l'habitude de m'y laisser derrière lui. J'ai ensuite appris à la dompter pour ne plus y perdre de terrain et même y faire la différence. Depuis l'année dernière, ayant changé de catégorie, 9 tours sont à effectuer contre 10 pour la catégorie supérieure.


Nous avons pris le départ à 16. Le départ se faisant au pied de la bosse après une dizaine de minutes d'attente, j'ai eu un peu de mal à encaisser la première des ascensions. Je suis resté dans les premières positions d'un peloton montant au train sans attaque. Une fois en haut, tout le monde étant encore présent, le rythme est resté plutôt tranquille : seuls deux ou trois coureurs ont fait le tempo, le reste se contentant de suivre sans broncher.


Au pied de la deuxième ascension, j'ai décidé de hausser le ton directement. Je souhaitais faire une première sélection d'hommes forts, histoire d'éviter une course trop tactique où personne ne veut rouler. Mon accélération a mis tout le monde en file indienne, avant que trois accélérations de Jérôme Labarre (Team Lyon 7) ne permette de faire une cassure plus franche. Au sommet, nous n'étions plus que 4 : Jérôme, Cyril Perraud (VC Corbas), Grégory Ode (VC Annemasse) et moi. On avait une bonne dizaine de secondes d'avance, on a tout de suite collaboré pour faire fructifier cet avantage. L'entente a été rapide, on était tous à fond pour faire le trou ... je me suis dit qu'il fallait se mettre dans le dur dix minutes pour les distancer définitivement avant de pouvoir souffler.


On a effectué la troisième ascension au train, l'idée étant de rester unis car il restait encore cinquante kilomètres à effectuer. Au sommet, un coup d'oeil derrière nous a indiqué que l'écart était fait et que ça ne rentrerait pas. Personne en vue. On a levé la pression dans la partie descendante mais tout en conservant une bonne allure. Pourtant, un peu moins de 4 kilomètres plus tard (à 43km/h), 4 coureurs réussissaient à faire la jonction avec notre groupe. Je ne comprends toujours pas comment ils ont pu combler un écart de plus de 30 secondes en si peu de temps à cette vitesse.



Le quatrième tour a été plus lent car plus stratégique. A 8, plus personne ne voulait rouler. Cyril s'est échappé en facteur, je l'ai laissé partir avec bienveillance en comptant sur l'ascension suivante pour le rejoindre. Il avait une dizaine de secondes d'avance au pied de l'ascension, au moment d'entamer le cinquième tour. Comme un peu plus tôt, j'ai entamé le pied de bosse à fond mais les jambes étaient un peu plus lourdes. Mon ascension rapide n'a pas permis de faire de cassure, à peine de réduire l'écart. Au sommet, Jérôme a placé une attaque tranchante et a comblé l'écart seul. Je me suis retrouvé avec tous les autres dans la roue ... j'ai gueulé un coup, sans succès. J'ai attaqué une fois quand j'ai vu que l'écart commençait à grandir mais que seul je pouvais encore le combler. Tout le monde est rentré. Pour collaborer il n'y avait personne mais pour me rouler dessus, si. Re-coup de gueule, re-aucune aide, donc re-attaque un peu plus loin. A défaut d'avoir pu faire la différence, ça a incité deux autres à collaborer. On a réussi à rentrer sur les deux fuyards. Un coureur (Nicolas Salomon, UC Gessienne) est sorti seul et a pris du champ rapidement car personne ne voulait rouler. Il était resté discret jusque la, je ne me méfiais pas trop de lui.


samedi 8 avril 2017

Prix de Corcelles-en-Beaujolais : 26ème

J'ai participé ce samedi à ma troisième course de l'année, la première en FSGT après deux courses en FFC. Changement de fédération et changement de tenue : le bleu/blanc/rouge du Lyon Sprint Evolution a cédé la place au jaune/rouge de l'AS Berthelot Mermoz. A peine arrivé sur place, j'ai pu patienter 30 minutes dans la file d'attente à l'inscription. Le ciel était bleu, la température était autour de 25°, cette file d'attente (qui sera semblable pour rendre le dossard et la puce) est plutôt signe que l'épreuve a du succès.


Le parcours de cette épreuve est intéressant : pas trop dur mais usant (tout le monde peut suivre mais les plus forts peuvent quand même faire la différence), plutôt champêtre, pas trop long (pour les spectateurs c'est mieux) mais pas trop court non plus (pour les coureurs, c'est mieux). Le paysage y est sympathique, on est au milieu des vignes avec une vue dégagée sur les vignobles et monts du Beaujolais. Les virages ont été balayés, les carrefours sont bien gardés : autant l'organisation a quelques couacs, autant sur la sécurité et le parcours il n'y a rien à dire !


Je me suis échauffé en faisant un tour complet en compagnie d'Arnaud. Ca a été l'occasion de voir que la consigne mainte fois répétée "portez un gilet jaune à l'échauffement" n'est appliquée que par une moitié des participants. Ca a été également l'occasion de voir qu'une personne s'est échauffée (avec son gilet jaune, un bon point pour lui !) dans la roue de quatre coureurs qui étaient échappés en tête de leur course ... c'est une situation désagréable à vivre pour ces coureurs en pleine compétition, je ne comprends pas comment on peut agir ainsi à l'échauffement. De retour à l'approche du départ, on nous a annoncé qu'il y aurait 30 minutes de retard sur l'horaire prévu. Il y en aura 40 en réalité. Comme beaucoup je suis retourné m'échauffer mais ça a été compliqué à gérer, entre trop s'échauffer et trop se refroidir en patientant.


J'ai pris le départ dans les derniers. Je ne me suis pas affolé et me suis calé sagement dans les roues. Je sais que sur ce parcours et avec un peloton de 70 coureurs, la différence ne se fait pas pendant les 2 ou 3 premiers tours. Inutile de vouloir remonter à l'avant à tout prix, autant encaisser le départ plus modestement et conserver son énergie pour le moment opportun. L'an passé, j'avais multiplié les attaques sans succès ce qui m'avais appris une chose importante : il vaut mieux attaquer une fois sèchement en pleine possession de ses moyens qu'attaquer 4 fois en 3 minutes en étant épuisé par les vaines attaques précédentes.


J'ai entamé ma remontée dans le 3ème tour (sur 13 à effectuer), pour suivre plus attentivement les mouvements à l'avant du peloton. Depuis le départ, je voyais des coureurs tenter de s'échapper par groupes de 3/4/5, sans succès, mais depuis l'arrière j'avais du mal à distinguer qui ils étaient et qui avait l'habitude de mener la chasse. En remontant j'ai pu voir plus précisément le comportement des différents protagonistes. J'ai compris qu'il serait extrêmement compliqué de sortir : des coureurs nettement plus costauds que moi tentaient mais rentraient systématiquement dans le rang, il y avait toujours une équipe pour mener la chasse derrière eux. En deux/trois tours au milieu du peloton, alors que la course était pleinement lancée et que le vent soufflait de travers sur une longue portion, j'ai noté que personne n'était en mesure de faire une vrai bordure. La stratégie est devenue simple : limiter la débauche d'énergie et rester vigilant pour éviter toute cassure, en vue de sortir dans le final quand la répétition des efforts aura fait son oeuvre.

dimanche 2 avril 2017

Grand Prix de Vienne : 50ème

Ce dimanche, j'ai participé au traditionnel Grand Prix de la municipalité de Vienne, qui ne partait pas de Vienne et ne se terminait pas non plus à Vienne. En effet, l'organisateur a changé de parcours et s'est enfin décidé à supprimer le trop long départ fictif qui nous était imposé les années précédentes pour sortir de Vienne. D'autre part, au lieu d'une boucle de 30 kilomètres à effectuer à deux reprises, le nouveau parcours proposait une grande boucle de 60 kilomètres (avec 20 kilomètres à effectuer en aller/retour). Ca, c'était les deux bonnes idées de cette nouvelle formule.

L'échauffement a été assez réduit : une quinzaine de minutes pour reconnaitre les premiers et derniers kilomètres de l'épreuve, avant de rejoindre la zone de départ pour une longue attente. Le temps d'échauffement et le temps d'attente ont été presque égaux ... c'était bien la peine de nous crier dessus pour qu'on aille au départ si c'est ensuite pour attendre 20 minutes sans bouger.


Nous étions 76 au départ. Les 20 premiers kilomètres étant un long faux-plat montant, je suis parti du principe qu'à peu près tout le monde suivrait sans soucis donc je suis resté tranquillement à l'arrière du peloton. Comme toujours sur cette épreuve, le peloton était assez nerveux et il y avait énormément de coups de freins sans raison. A l'avant du peloton ça bataillait pour rester placé mais il y avait peu d'attaques, au milieu du peloton ça frottait entre ceux voulant monter vers l'avant et ceux ne voulant pas céder leur place ... derrière je discutais paisiblement sans perdre d'énergie pour conserver ma place. Il y a eu quelques accélérations un peu plus sérieuses, étirant le peloton, mais jamais suffisamment longues pour créer des cassures. Je suis remonté me placer à deux ou trois reprises, quand je sentais qu'un plus grand mouvement se préparait ... mais ça n'a servi à rien puisque les petites cassures qui se créaient derrière moi étaient systématiquement comblées rapidement, l'allure retombant assez vite.

Le dernier kilomètre de l'ascension était plus difficile. Au panneau annonçant les 700 derniers mètres, la pente s'est cabrée et j'ai senti le danger un peu tard. J'ai pu me faufiler rapidement entre les coureurs lâchant prise et n'ai pas eu à combler de grand trou pour rentrer sur le peloton avant la descente. En revanche, placé dans les derniers d'une descente menée tambour battant, j'ai eu à combler plusieurs petits trous laissés par des coureurs aux trajectoires plus qu'hasardeuses. J'ai vu des trajectoires complètement improbables, alors que la descente n'était pas piégeuse et que la visibilité était généralement bonne sur la sortie du virage. En bas, de retour sur le plat, le coup d'accélérateur s'est poursuivi pendant deux minutes, ce qui m'a mis dans le rouge mais était insuffisant pour me décrocher. Comme ça s'est relevé rapidement, presque tout le monde est rentré.

mardi 28 mars 2017

Recherche de cols et points d'eau

Depuis une dizaine de jours, une petite amélioration est disponible sur mes sites cols-cyclisme.com et eau-cyclisme.com : la recherche de cols ou de points d'eau autour d'un lieu donné.

Jusqu'à présent, sur ces deux sites, la recherche "à proximité" récupérait votre position et vous indiquait les points d'eau ou les cols autour de vous. C'est pratique quand on est en train de pédaler et qu'on cherche à boire, en revanche quand on veut préparer ses vacances loin de sa position actuelle, c'était plus compliqué. Il fallait passer par la recherche par département ou par massif montagneux.


Désormais, la recherche à proximité permet de rechercher soit autour de soi, soit autour d'un emplacement spécifique. Vous avez prévu une journée de vélo avec votre club autour de Clermont Ferrand et vous recherchez quels cols grimper et où vous ravitailler ? Ca devrait faciliter vos démarches !


De même, si vous envisagez de passer vos vacances dans les Pyrénées et que vous hésitez entre Argelès-Gazost et Bagnères-de-Bigorre, en quelques clics vous pourrez comparer les cols et points d'eau disponibles autour de ces deux villes.


Mes sites sont toujours vivants et continuent tout doucement leur croissance. Depuis novembre, leur consultation se fait automatiquement en mode "sécurisé". J'applique déjà la nouvelle norme imposée pour tout site demandant la saisie d'un mot de passe (d'accès au compte membre). J'en profite pour vous informer sur le côté vicieux de cette information (le petit cadenas vert associé au mot "sécurisé") : ceci indique seulement que les informations transmises entre le site et votre ordinateur ne sont pas interceptées par une personne au milieu ... en revanche, ça ne garantit absolument pas que le site consulté est fiable, qu'il n'a pas été piraté ou que vous recevrez bien l'objet commandé (dans le cas d'un site de vente en ligne). Ne vous fiez donc pas entièrement à ce petit cadenas vert qui semble rassurant : avant de saisir des informations confidentielles (numéro de carte bleu, code d'accès à votre banque, numéro de sécurité sociale), vérifiez bien que vous êtes sur le vrai site de votre banque / de la boutique concernée.

dimanche 26 mars 2017

Prix de Neuville sur Ain : 4ème

Comme l'année dernière, j'ai repris la compétition à l'occasion de l'épreuve Pass'Cyclisme du prix de Neuville sur Ain. L'an passé, j'avais découvert la catégorie D3 et sa spécificité : un départ 2 minutes après les D1/D2 et une épreuve avec un plus grand sens tactique car il n'y a qu'une vingtaine de participants. Ca m'avait un peu déboussolé l'an dernier, je m'en étais néanmoins tiré avec une 5ème place qui ne m'avait pas totalement satisfaite.


Arrivé sur place 1h15 avant le départ, j'ai attendu 45 minutes avant de pouvoir récupérer mon dossard. L'organisation n'était pas prête, les arbitres n'étaient pas présents ... et forcément, quand tout s'est mis en place, je n'étais pas le seul à vouloir récupérer mon numéro d'identification. Il a fallu être patient et l'échauffement en a été considérablement réduit. Je n'ai pas eu le temps de faire un tour complet, heureusement que ma mémoire visuelle fonctionne toujours à merveille donc ça ne m'a absolument pas handicapé.


Le départ a été donné sous un grand soleil et sous une température agréable. J'ai joué placé dans le premier tour, restant dans les 5 ou 6 premières positions afin d'éviter d'être pris dans une cassure. Le circuit est composé de deux belles bosses qui usent les organismes au fil des tours. En soi, elles sont trop courtes pour faire un écart intéressant mais elles se prolongent par un faux-plat montant qui permet d'agrandir un petit écart fait dans les parties dures des bosses. Je tenais vraiment à éviter toute cassure pour ne pas avoir à faire l'effort inutile de remonter des coureurs en train de se faire lâcher.



Deux équipes disposaient de deux coureurs et une équipe disposait de trois coureurs. Les deux premiers tours m'ont indiqué que ces équipes allaient cadenasser la course : quand un coureur tentait de partir, le groupe revenait rapidement au train sans s'affoler. Il y avait toujours quelqu'un pour ramener ses coéquipiers sur celui/ceux qui tentaient de fausser compagnie au peloton. N'étant pas un coureur très explosif, tant que la situation restait en l'état c'était compliqué pour moi de sortir mais comme il y avait une allure sans aucun temps mort ça me convenait plutôt bien. Je me suis contenté de mettre quelques coups d'accélérateurs sur les parties montantes après les bosses pour éviter le retour de coureurs qui avaient perdu quelques mètres dans les parties raides du parcours. J'ai dosé mes efforts, faisant juste ce qu'il fallait pour réduire le groupe à chaque tour sans pour autant me mettre dans le rouge. J'ai bien tenté à deux reprises de partir avec un autre coureur, mais on a été rattrapé par les autres sans avoir réussi à faire de différence significative.


jeudi 23 mars 2017

Retour sur la phase de préparation

Je vais reprendre la compétition ce week-end, après une longue période de préparation un peu différente des années précédentes puisque j'ai choisi de ne pas faire de cyclocross cet hiver. Retour en graphiques sur cette préparation.


Après les derniers contre-la-montre fin octobre, j'avais pu profiter de quelques semaines plus calmes jusqu'en décembre avant de monter en charge progressivement jusqu'à cette semaine. Comme le montre le graphique ci-dessus correspondant à ma charge d'entraînement chaque semaine depuis la fin octobre, l'évolution de ma charge d'entraînement a été cyclique et progressive.


Au niveau de l'intensité des efforts depuis début janvier, visible ci-dessus, on voit qu'au fil des semaines les efforts élevés ont pris une part de plus en plus importante dans l'entraînement. Les efforts au seuil (ligne jaune, L4) puis à PMA (ligne orange) ont grimpé régulièrement chaque semaine.


Au niveau de l'évolution de ma forme, la ligne bleue sur le graphique ci-dessus, on constate qu'elle grimpait jusque fin octobre puisque j'étais en pleine saison de contre-la-montre, qu'elle a baissé doucement pour se stabiliser en décembre, avant de remonter tranquillement depuis janvier. C'est une évolution logique au vu des graphiques présentés précédemment : ma charge d'entraînement a augmenté et les sollicitations physiques étaient de plus en plus élevées ... ma forme ne pouvait que s'améliorer.

Le plus dur reste désormais à faire : concrétiser tout ça en course. On peut s'entraîner sérieusement autant qu'on veut, battre ses records personnels régulièrement, le juge reste la compétition. Une dimension tactique intervient : il ne suffit pas d'appuyer fort sur les pédales, il faut en plus appuyer fort au bon moment. Etre fort sur une attaque de 30 secondes, être capable de rouler très fort pendant deux minutes / 5 minutes / 10 minutes (...) c'est bien mais attaquer au bon moment et être capable de tenir ensuite pour faire l'écart avec ses adversaires c'est mieux. Ce week-end, ce sera une reprise, l'occasion de voir où j'en suis par rapport aux autres, de voir mes lacunes (physiques comme tactiques) afin de m'améliorer en vue d'épreuves qui me correspondront mieux.