samedi 22 avril 2017

Prix de Fleurie : 12ème

Ce samedi s'est tenu le Prix de Fleurie, organisé sur toute la journée avec des épreuves "jeunes" (poussins / pupilles / benjamins / minimes) le matin et début d'après-midi, une course cadets puis enfin une épreuve Pass'Cyclisme en fin d'après-midi. C'est évidemment à cette dernière que j'ai pris part.


Les épreuves FFC dans le Rhône ne sont pas très nombreuses par rapport à la population du département (métropole incluse). En Pass'Cyclisme il y a seulement 3 épreuves : St Romain de Popey (mars), Fleurie (avril) et Corbas (juin). Les coureurs de 1ère catégorie ne sont pas mieux lotis : ils ont seulement le Grand Prix NewBike Eurocapi, le Tour du Beaujolais et le Grand Prix de Cours la Ville. Pour 1 800 000 habitants (en 2014) et une superficie de 3250km2, ça fait vraiment peu. Le département voisin de l'Ain, 3 fois moins peuplé et 1,7 fois plus grand, propose 9 fois plus de courses Pass'Cyclisme.


Le paysage autour de Fleurie est digne d'une carte postale. Courir dans un tel décor est somptueux. Cyclistes (ou non) de passage dans la région, prenez le temps un jour de visiter ce village, il en vaut vraiment le détour. Une chapelle domine le village et ses vignobles, aucun arbre n'a été planté à des kilomètres à la ronde (seules les vignes semblent autorisées par ici), l'église au centre du village est atypique ... et vous ne manquerez ni d'eau ni de vin (du Beaujolais uniquement, ne demandez pas un bordeaux !).


Le départ a été donné avec une demi-heure de retard. J'ai failli le manquer, j'étais parti finir l'échauffement avec Rémy et nous sommes revenus alors que l'appel était en cours. Le temps de boire un coup, de sourire à ma reportrice photo et le départ était donné. Nous étions 41 sur la ligne de départ, 41 à tenter notre chance sur un circuit exigeant comprenant 3 ascensions. Mal placé au départ, j'ai passé tout le premier tour à combler des trous laissés par des coureurs. J'ai à chaque fois réagi moi-même pour combler les petits trous dès qu'ils se formaient ... une bonne idée, puisqu'à l'issue du premier tour je suis le dernier à avoir basculé dans un peloton qui avait déjà perdu la moitié de son effectif initial.


Dans le deuxième tour, le scénario a été assez semblable : j'ai eu à boucher quelques micro-cassures, le rythme est resté soutenu et la sélection s'est poursuivie. Du groupe de 20 qui a bouclé en tête le premier tour, à l'issue du deuxième il ne restait plus qu'un quatuor en tête et une dizaine d'éléments à sa poursuite. Je n'étais pas au mieux, les accélérations du groupe dans chaque bosse me faisaient terriblement mal mais je m'accrochais à chaque fois et réussissais à rester dans le groupe.


lundi 17 avril 2017

Prix de Villette sur Ain : 5ème

En ce lundi de Pâques, j'ai participé pour la 8ème fois au Prix de Villette sur Ain. C'est l'épreuve à laquelle j'ai participé le plus de fois au cours de ma "carrière" : depuis ma première participation en 2007 je n'ai manqué que 3 éditions : 2011, 2013 et 2014. Il est également à noter que parmi les épreuves auxquelles j'ai participé mes 2 premières saisons (2006 / 2007), c'est l'une des rares survivantes : sur les 17 épreuves seules 4 existent toujours.


La course emprunte un circuit de 7,4 kilomètres avec une belle bosse de près d'un kilomètre et demi. C'est une bosse que j'affectionne car elle est suffisamment longue pour pouvoir y faire la différence : je le sais très bien car au cours des premières années le peloton avait l'habitude de m'y laisser derrière lui. J'ai ensuite appris à la dompter pour ne plus y perdre de terrain et même y faire la différence. Depuis l'année dernière, ayant changé de catégorie, 9 tours sont à effectuer contre 10 pour la catégorie supérieure.


Nous avons pris le départ à 16. Le départ se faisant au pied de la bosse après une dizaine de minutes d'attente, j'ai eu un peu de mal à encaisser la première des ascensions. Je suis resté dans les premières positions d'un peloton montant au train sans attaque. Une fois en haut, tout le monde étant encore présent, le rythme est resté plutôt tranquille : seuls deux ou trois coureurs ont fait le tempo, le reste se contentant de suivre sans broncher.


Au pied de la deuxième ascension, j'ai décidé de hausser le ton directement. Je souhaitais faire une première sélection d'hommes forts, histoire d'éviter une course trop tactique où personne ne veut rouler. Mon accélération a mis tout le monde en file indienne, avant que trois accélérations de Jérôme Labarre (Team Lyon 7) ne permette de faire une cassure plus franche. Au sommet, nous n'étions plus que 4 : Jérôme, Cyril Perraud (VC Corbas), Grégory Ode (VC Annemasse) et moi. On avait une bonne dizaine de secondes d'avance, on a tout de suite collaboré pour faire fructifier cet avantage. L'entente a été rapide, on était tous à fond pour faire le trou ... je me suis dit qu'il fallait se mettre dans le dur dix minutes pour les distancer définitivement avant de pouvoir souffler.


On a effectué la troisième ascension au train, l'idée étant de rester unis car il restait encore cinquante kilomètres à effectuer. Au sommet, un coup d'oeil derrière nous a indiqué que l'écart était fait et que ça ne rentrerait pas. Personne en vue. On a levé la pression dans la partie descendante mais tout en conservant une bonne allure. Pourtant, un peu moins de 4 kilomètres plus tard (à 43km/h), 4 coureurs réussissaient à faire la jonction avec notre groupe. Je ne comprends toujours pas comment ils ont pu combler un écart de plus de 30 secondes en si peu de temps à cette vitesse.



Le quatrième tour a été plus lent car plus stratégique. A 8, plus personne ne voulait rouler. Cyril s'est échappé en facteur, je l'ai laissé partir avec bienveillance en comptant sur l'ascension suivante pour le rejoindre. Il avait une dizaine de secondes d'avance au pied de l'ascension, au moment d'entamer le cinquième tour. Comme un peu plus tôt, j'ai entamé le pied de bosse à fond mais les jambes étaient un peu plus lourdes. Mon ascension rapide n'a pas permis de faire de cassure, à peine de réduire l'écart. Au sommet, Jérôme a placé une attaque tranchante et a comblé l'écart seul. Je me suis retrouvé avec tous les autres dans la roue ... j'ai gueulé un coup, sans succès. J'ai attaqué une fois quand j'ai vu que l'écart commençait à grandir mais que seul je pouvais encore le combler. Tout le monde est rentré. Pour collaborer il n'y avait personne mais pour me rouler dessus, si. Re-coup de gueule, re-aucune aide, donc re-attaque un peu plus loin. A défaut d'avoir pu faire la différence, ça a incité deux autres à collaborer. On a réussi à rentrer sur les deux fuyards. Un coureur (Nicolas Salomon, UC Gessienne) est sorti seul et a pris du champ rapidement car personne ne voulait rouler. Il était resté discret jusque la, je ne me méfiais pas trop de lui.


samedi 8 avril 2017

Prix de Corcelles-en-Beaujolais : 26ème

J'ai participé ce samedi à ma troisième course de l'année, la première en FSGT après deux courses en FFC. Changement de fédération et changement de tenue : le bleu/blanc/rouge du Lyon Sprint Evolution a cédé la place au jaune/rouge de l'AS Berthelot Mermoz. A peine arrivé sur place, j'ai pu patienter 30 minutes dans la file d'attente à l'inscription. Le ciel était bleu, la température était autour de 25°, cette file d'attente (qui sera semblable pour rendre le dossard et la puce) est plutôt signe que l'épreuve a du succès.


Le parcours de cette épreuve est intéressant : pas trop dur mais usant (tout le monde peut suivre mais les plus forts peuvent quand même faire la différence), plutôt champêtre, pas trop long (pour les spectateurs c'est mieux) mais pas trop court non plus (pour les coureurs, c'est mieux). Le paysage y est sympathique, on est au milieu des vignes avec une vue dégagée sur les vignobles et monts du Beaujolais. Les virages ont été balayés, les carrefours sont bien gardés : autant l'organisation a quelques couacs, autant sur la sécurité et le parcours il n'y a rien à dire !


Je me suis échauffé en faisant un tour complet en compagnie d'Arnaud. Ca a été l'occasion de voir que la consigne mainte fois répétée "portez un gilet jaune à l'échauffement" n'est appliquée que par une moitié des participants. Ca a été également l'occasion de voir qu'une personne s'est échauffée (avec son gilet jaune, un bon point pour lui !) dans la roue de quatre coureurs qui étaient échappés en tête de leur course ... c'est une situation désagréable à vivre pour ces coureurs en pleine compétition, je ne comprends pas comment on peut agir ainsi à l'échauffement. De retour à l'approche du départ, on nous a annoncé qu'il y aurait 30 minutes de retard sur l'horaire prévu. Il y en aura 40 en réalité. Comme beaucoup je suis retourné m'échauffer mais ça a été compliqué à gérer, entre trop s'échauffer et trop se refroidir en patientant.


J'ai pris le départ dans les derniers. Je ne me suis pas affolé et me suis calé sagement dans les roues. Je sais que sur ce parcours et avec un peloton de 70 coureurs, la différence ne se fait pas pendant les 2 ou 3 premiers tours. Inutile de vouloir remonter à l'avant à tout prix, autant encaisser le départ plus modestement et conserver son énergie pour le moment opportun. L'an passé, j'avais multiplié les attaques sans succès ce qui m'avais appris une chose importante : il vaut mieux attaquer une fois sèchement en pleine possession de ses moyens qu'attaquer 4 fois en 3 minutes en étant épuisé par les vaines attaques précédentes.


J'ai entamé ma remontée dans le 3ème tour (sur 13 à effectuer), pour suivre plus attentivement les mouvements à l'avant du peloton. Depuis le départ, je voyais des coureurs tenter de s'échapper par groupes de 3/4/5, sans succès, mais depuis l'arrière j'avais du mal à distinguer qui ils étaient et qui avait l'habitude de mener la chasse. En remontant j'ai pu voir plus précisément le comportement des différents protagonistes. J'ai compris qu'il serait extrêmement compliqué de sortir : des coureurs nettement plus costauds que moi tentaient mais rentraient systématiquement dans le rang, il y avait toujours une équipe pour mener la chasse derrière eux. En deux/trois tours au milieu du peloton, alors que la course était pleinement lancée et que le vent soufflait de travers sur une longue portion, j'ai noté que personne n'était en mesure de faire une vrai bordure. La stratégie est devenue simple : limiter la débauche d'énergie et rester vigilant pour éviter toute cassure, en vue de sortir dans le final quand la répétition des efforts aura fait son oeuvre.

dimanche 2 avril 2017

Grand Prix de Vienne : 50ème

Ce dimanche, j'ai participé au traditionnel Grand Prix de la municipalité de Vienne, qui ne partait pas de Vienne et ne se terminait pas non plus à Vienne. En effet, l'organisateur a changé de parcours et s'est enfin décidé à supprimer le trop long départ fictif qui nous était imposé les années précédentes pour sortir de Vienne. D'autre part, au lieu d'une boucle de 30 kilomètres à effectuer à deux reprises, le nouveau parcours proposait une grande boucle de 60 kilomètres (avec 20 kilomètres à effectuer en aller/retour). Ca, c'était les deux bonnes idées de cette nouvelle formule.

L'échauffement a été assez réduit : une quinzaine de minutes pour reconnaitre les premiers et derniers kilomètres de l'épreuve, avant de rejoindre la zone de départ pour une longue attente. Le temps d'échauffement et le temps d'attente ont été presque égaux ... c'était bien la peine de nous crier dessus pour qu'on aille au départ si c'est ensuite pour attendre 20 minutes sans bouger.


Nous étions 76 au départ. Les 20 premiers kilomètres étant un long faux-plat montant, je suis parti du principe qu'à peu près tout le monde suivrait sans soucis donc je suis resté tranquillement à l'arrière du peloton. Comme toujours sur cette épreuve, le peloton était assez nerveux et il y avait énormément de coups de freins sans raison. A l'avant du peloton ça bataillait pour rester placé mais il y avait peu d'attaques, au milieu du peloton ça frottait entre ceux voulant monter vers l'avant et ceux ne voulant pas céder leur place ... derrière je discutais paisiblement sans perdre d'énergie pour conserver ma place. Il y a eu quelques accélérations un peu plus sérieuses, étirant le peloton, mais jamais suffisamment longues pour créer des cassures. Je suis remonté me placer à deux ou trois reprises, quand je sentais qu'un plus grand mouvement se préparait ... mais ça n'a servi à rien puisque les petites cassures qui se créaient derrière moi étaient systématiquement comblées rapidement, l'allure retombant assez vite.

Le dernier kilomètre de l'ascension était plus difficile. Au panneau annonçant les 700 derniers mètres, la pente s'est cabrée et j'ai senti le danger un peu tard. J'ai pu me faufiler rapidement entre les coureurs lâchant prise et n'ai pas eu à combler de grand trou pour rentrer sur le peloton avant la descente. En revanche, placé dans les derniers d'une descente menée tambour battant, j'ai eu à combler plusieurs petits trous laissés par des coureurs aux trajectoires plus qu'hasardeuses. J'ai vu des trajectoires complètement improbables, alors que la descente n'était pas piégeuse et que la visibilité était généralement bonne sur la sortie du virage. En bas, de retour sur le plat, le coup d'accélérateur s'est poursuivi pendant deux minutes, ce qui m'a mis dans le rouge mais était insuffisant pour me décrocher. Comme ça s'est relevé rapidement, presque tout le monde est rentré.