mercredi 24 mai 2017

Un diplôme supplémentaire

Lundi, j'ai eu la surprise de découvrir dans ma boite aux lettres un courrier contenant un énième diplôme : celui "d'entraîneur club" délivré par la FFC. Le diplôme mentionne les deux spécialités que j'ai choisies : la route et le cyclocross. J'avais d'autres choix possibles : le BMX, le VTT, la piste, le polo-vélo ou le cyclisme en salle. Vu ma pratique personnelle, le choix des spécialités route cyclocross m'est apparu comme une évidence.


Me voici donc avec un nouveau diplôme à ajouter à ma longue liste. J'ai déjà archivé le brevet des collèges, le baccalauréat, le brevet de technicien supérieur, une licence en informatique, deux diplômes en secours civils, un diplôme de nageur-sauveteur et deux autres diplômes me donnant le droit de manipuler du matériel informatique spécifique. J'en oublie surement. Je crois qu'à part les diplômes scolaires, celui qui m'a été le plus utile c'est celui de nageur-sauveteur : m'étant noyé (et ayant été sauvé) quand j'étais jeune, j'ai à mon tour sauvé 3 vies. La vitesse d'une noyade est assez fulgurante, je me souviendrai toujours de mon premier sauvetage. J'espère que mon diplôme d'entraîneur cycliste me sera plus utile que celui de formation aux premiers secours, j'espère ne jamais avoir à faire de massage cardiaque ni à poser de défibrillateur.

Au final, avec la formation, j'ai découvert que le rôle de l'entraîneur est bien plus vaste que ce que je pensais :
  • il y a évidemment la gestion du programme d'entraînement, c'est la partie visible de l'iceberg
  • il y a l'approche technique, apprendre à bien passer les virages, être à l'aise en peloton ou souple dans le sable (selon la discipline), ...
  • il y a l'approche tactique, pour conseiller sur les stratégies de course selon différents scénarios, où et quand boire, comment s'organiser en cas de bordure, ...
  • il y a l'approche matérielle, conseiller sur des réglages (les enfants grandissent !) ou le choix du matériel (type de pneus / boyaux en cyclocross par exemple), ...
  • il y a l'approche psychologique, rassurer quand c'est nécessaire et maintenir la motivation d'atteindre l'objectif défini, ...

Je me rends compte avec le recul qu'Alban Lorenzini, qui est mon entraîneur depuis un peu moins de deux ans, gère ces différents aspects sans que je m'en sois vraiment rendu compte. Je suis presque sûr que certains de ses clients n'en ont pas pleinement conscience non plus. Bien sur, il me livre mon planning d'entraînement hebdomadaire en fonction de mes disponibilités et des objectifs, mais il me conseille parfois sur certains changements de matériel (le dernier en date concerne ma selle, certains modèles pourraient être mieux pour mon dos), il trouve des chiffres qui me rassurent quand je ne suis pas content d'une de mes séances (quand j'ai le sentiment que j'aurai pu mieux faire alors que je suis à mes valeurs record) mais sait aussi me faire remarquer quand j'aurai pu mieux faire, il m'aide dans mes choix tactiques. C'est bien plus qu'un simple programme d'entraînement.

Au sein du Lyon Sprint Evolution, où je tente d'appliquer ce que j'ai appris en formation, les rôles sont répartis entre plusieurs personnes. Mickael Buffaz gère le programme d'entraînement des différents groupes en fonction des objectifs du club. Sur le vélo, je participe aux autres rôles : ma connaissance des circuits et compétitions me permet de rassurer et conseiller tactiquement ceux que j'encadre (aspect tactique), je conseille sur des ajustements de taille en fonction de la croissance des jeunes (aspect matériel). J'essaye aussi de créer une cohésion de groupe et une émulation saine (aspect psychologique). L'aspect technique est le plus compliqué sur route, il est plus facilement visible en cyclocross, mais il n'est pas oublié pendant les entraînements : une simple prise de relais sur 2 files (montante / descendante) permet parfois de détecter des défauts et d'aider à leur correction. Je ne suis pas le seul à faire ça, chacun des autres éducateur du club gère également ces aspects pour son propre groupe. Le travail technico-tactique effectué par les éducateurs des groupes d'enfants plus jeunes que ceux que j'encadre me permet de faire évoluer mon groupe un peu plus vers le haut en m'appuyant sur des bases acquises précédemment.

dimanche 14 mai 2017

Octocote

Ce dimanche, j'ai repris ma préparation au granfondo Milan - San Remo en participant à la randonnée "l'octocote" dont le départ est situé à proximité de mon habitation. Après une semaine de maladie et une reprise en douceur mercredi, le parcours de 130 kilomètres avec 2000 mètres de dénivelé était intéressant pour travailler mon coup de pédale sur la durée.


Il y a 2 semaines, j'avais effectué une sortie de 145 kilomètres avec un dénivelé équivalent en compagnie de Rémy. Aujourd'hui, j'ai été accompagné par Benjamin et les 2 Julien(s), ainsi que par quelques autres participants notamment en début de parcours.

Après une mise en jambes d'une trentaine de kilomètres sur un parcours plutôt roulant, où les relais deux par deux se sont bien enchaînés y compris avec quelques cyclistes inconnus, on a attaqué les ascensions dans le Beaujolais. Le parcours emprunté tournait dans le sens anti-horaire alors que j'ai l'habitude d'emprunter une partie de ces routes dans l'autre sens. Malgré la présence de quelques nuages gris, le paysage s'est révélé superbe par moments ... ceux qui se sont contentés de la boucle de 100 kilomètres au lieu de la grande boucle de 130 kilomètres ont manqué quelques magnifiques points de vue. Bon, grand bien leur en a pris quand même car ces 30 kilomètres supplémentaires ne contenaient pas un seul mètre de plat.

Si les premières ascensions ont été faites au seuil, j'ai vite senti que je n'avais plus les mêmes jambes qu'il y a 15 jours. Ma jauge d'énergie est descendue rapidement et, contrairement aux jeux vidéos, il ne suffit pas de relancer une partie pour remplir la jauge à nouveau. J'ai donc légèrement levé le pied et me suis contenté de trouver mon propre tempo, laissant filer tout doucement mes compagnons de route lorsque la route se mettait à grimper.


Au bout de 100 kilomètres, la jauge s'est retrouvée entièrement vidée. J'ai eu beau m'alimenter et boire régulièrement, j'étais arrivé à mes limites physiques du jour. Je me suis donc retrouvé au pied du Mont Verdun, avec une quinzaine de kilomètres d'ascension devant moi, sans trop de forces. Il ne me restait plus que la capacité à rouler en endurance, je ne pouvais plus accélérer et jouer avec ma vitesse même en me mettant en danseuse. Le parcours s'est révélé être physiquement plus fort que moi ... mais j'ai pensé tout le long à la Cipressa et au Poggio, j'ai imaginé la fameuse cabine téléphonique la plus célèbre d'Italie en haut du Verdun et j'ai poursuivi ma route jusqu'au sommet. Le temps d'ascension est le plus lent jamais enregistré ... mais j'y suis arrivé.


Il ne me restait plus qu'à descendre jusqu'à chez moi et à profiter d'un de mes plats préférés préparé par ma compagne en mon absence. Et dire qu'au moment de l'inscription, l'organisateur m'ayant remis mon carton de participant a été surpris quand je lui ai dit que je ne comptais pas prendre mon repas dans la salle des fêtes avec les autres mais que je comptais manger chez moi. Entre un sandwich (je suppose) et un plat belge (+ un dessert) que j'adore, il n'y a même pas de compromis possible.

Consultez mes données.

lundi 8 mai 2017

Coupure maladie

Ce week-end, j'avais prévu de me rendre à Domsure pour y disputer ma dernière course avant de me concentrer pleinement sur Milan - San Remo. Malheureusement, une bonne rhino-pharyngite a contrarié mes projets.


L'expérience accumulée au fil des années m'a appris que quand on est malade, il vaut mieux perdre quelques jours à se reposer pour repartir à 100% plutôt que vouloir maintenir à tout prix son programme et passer 3 semaines en dessous de ses capacités. Les efforts faits quand on est malade fatiguent d'autant plus un organisme qui lutte déjà contre la maladie. Ces efforts ne sont donc pas efficaces pour s'entraîner et retardent la guérison. Une semaine de coupure a un impact assez faible sur la forme donc n'est pas préjudiciable à court ni à long terme.

Bon, je vous avoue que l'étiquette présente sur le médicament pris dimanche matin et indiquant d'être "très prudent" en cas de conduite ne m'incitait ni à conduire (ce que Clémence aurait pu faire pour moi) ni à pédaler. J'avoue également que je partage le point de vue du MPCC sur l'utilisation de médicaments en course : pour eux comme pour moi, un coureur qui utilise des médicaments pour se soigner est un malade qui ne doit pas courir.