jeudi 15 février 2018

Classiques ardennaises : la préparation continue

Malgré des conditions météorologiques particulièrement pluvieuses cette année (53% de pluie supplémentaire depuis le premier janvier par rapport à la moyenne des 20 dernières années), je poursuis ma préparation en vue des classiques ardennaises. Il ne me reste plus que deux mois pour me préparer; Si l'objectif semblait lointain lors de la coupure fin octobre, je sens désormais qu'il se rapproche à grands pas.


Je suis plutôt content car pour le moment, hormis la météo qui me force régulièrement à adapter mes horaires, la préparation se passe bien et les heures de selle s'accumulent sans soucis. Les conditions sont certes froides, mais avec un équipement adapté ça ne me dérange pas. Je réussis à placer chaque semaine une sortie de 3h30 à 4h dans le Beaujolais, ce qui me permet d'enchaîner les bosses plus ou moins longues et plus ou moins pentues.


Depuis le mois de janvier, les ascensions se font régulièrement au sweet spot : c'est une zone d'effort intermédiaire entre le haut de la zone "tempo" (le niveau d'effort dans un peloton en course) et le bas de la zone "seuil" (le niveau d'effort dans une échappée ou un contre-la-montre). Cette zone d'effort est particulièrement efficace pour progresser : le niveau des efforts dans la zone "tempo" étant plus faible que dans la zone "seuil", la progression physique y est plus lente. En revanche, le niveau des efforts au seuil nécessite beaucoup plus d'énergie qu'en zone tempo, donc la fatigue arrive plus vite et l'exercice ne peut pas être prolongé aussi longtemps qu'en zone tempo.


Le sweet spot permet de combiner les avantages des deux zones : on peut maintenir l'effort longtemps sans dépenser une énergie folle. Cette zone idéale d'entraînement est parfaite pour les efforts que j'aurai à effectuer pendant les classiques, qui sont des épreuves sportives sans classement, mais ce n'est pas une zone miracle pour tous les types d'effort : celui qui veut faire des courses fédérales (FFC, FSGT, Ufolep) ne pourra pas se contenter de cette zone, qui n'habitue pas le corps aux efforts violents (attaques, relances, sprint, ...).


Il me reste encore deux mois de préparation, j'espère continuer dans la même dynamique. Ma progression est bonne, les efforts s'enchaînent bien et je sens que je progresse petit à petit. Plus j'arriverai fort au départ de ces longues épreuves, plus je pourrai enchaîner les monts rapidement, plus je pourrai m'y faire plaisir. Les pourcentages de certaines côtes, abordées au delà du 200ème kilomètres donc avec de la fatigue, font que mal préparé l'expérience peut tourner au calvaire. Bon, même bien préparé, une erreur d'alimentation dans les premières heures peut s'avérer fortement pénalisante dans la 8ème heure ...

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