mardi 26 février 2013

Mardi ski, la montagne ça vous gagne

Ces derniers jours la neige a (largement) recouvert le paysage de la région, à tel point que les routes n'étaient pas dégagées dimanche et que je ne suis donc pas allé m'entraîner. Plutôt que subir le froid et la neige, j'ai décidé de tirer avantage de cette situation et de modifier mon programme habituel du mardi. Cette semaine, pas de vélo mais du ski !


J'ai skié avec ma soeur, un grand soleil et de la neige fraîche. Et quelques touristes dont le niveau intellectuel des discutions de télésiège ne passe pas celui des conversations d'ascenseurs. A la différence près que le télésiège dure au moins 5 minutes, sans compter la file d'attente, ce qui est bien plus long que le trajet en ascenseur. Et sans compter sur le fait que dans un ascenseur il n'y a rien à regarder ni à écouter, alors que sur un télésiège on souhaiterai regarder le paysage en silence et écouter la nature.


La journée s'est bien passée, je n'ai pas particulièrement ressenti de douleurs ni articulaires ni musculaires. J'avoue y être allé mollo, j'ai avalé bien moins de kilomètres de piste que d'habitude, et que la neige était parfaite pour skier : ni collante, ni dure ... elle était légère, souple et agréable. C'était impeccable. On s'est régalés.

samedi 23 février 2013

Qui roule dans le froid, perd ses doigts

Ce samedi matin, il faisait froid. Très froid : quand Guillaume et Julien m'ont rejoints, leur compteur affichait -6°. De quoi inciter un Grizzli à retourner hiberner au fond de sa caverne ! Mais pas de quoi décourager les 3 cyclistes du samedi que nous sommes.

On a remonté les quais, vent de face, jusqu'à Belleville sur Saône. Je n'étais jamais allé aussi loin le long de la Saône, et j'ai donc pris ces routes pour la première fois (à vélo) de ma vie. Pendant toute cette phase de remontée de la Saône, je suis resté planqué dans les roues de mes compagnons. Je déteste rester dans les roues, surtout quand le vent est de face et que les autres se prennent des relais : je vis de plus en plus mal le fait de ronger mon frein derrière, de ne pas être au niveau, de subir ... déjà que je déteste me planquer en course face à des gens que je ne connais pas, alors me planquer quand je suis avec des amis que j'apprécie, c'est une torture. Le froid était important et se sentait bien, surtout au niveau des mains, des pieds et du visage. On a croisé le premier cycliste de la journée au bout de 28km.

J'ai pris la tête du groupe pour la première fois au 37ème kilomètre : le froid avait glacé l'esprit de mes 2 gregarii, qui fonçaient tête baissée sans regarder les panneaux directionnels. Ils devaient se sentir très fringants pour continuer ainsi vent de face ... je devais être plus vigilant fatigué qu'eux, quand j'ai vu qu'ils partaient dans la mauvaise direction, j'ai de suite pris les choses en main pour remettre les choses dans le bon sens. Dans le sens du vent, surtout.

Le retour, vent de dos, était plus agréable. D'une part, j'ai participé activement aux relais. D'autre part, la température grimpait petit à petit : en rentrant chez moi il ne faisait plus que -3°. Enfin, les routes étaient un peu plus pittoresques : l'aller était fait sur des grandes lignes droites, complètement planes, très larges tandis que le retour s'est fait sur des routes sinueuses, plus escarpées et moins larges. Il y avait moins de circulation, pourtant c'est la qu'il y a eu les actions les plus "chaudes" de la sortie : deux fois dans des ronds points, des voitures ont essayées de nous mettre à terre. Sans succès.

Visiblement, l'utilisation des clignotants dans les ronds points n'est pas bien comprise par les automobilistes. Une voiture a tentée de me refroidir définitivement, en voulant sortir à droite, alors qu'elle était positionnée à gauche de la route et qu'elle m'a tournée dessus sans regarder et sans mettre de clignotant. Un peu plus loin, une voiture qu'on suivait a mis son clignotant à droite dès l'entrée du rond point alors qu'elle a pris la sortie complètement à gauche ... si vous trouvez une logique à ça, je veux bien qu'on me l'explique ! Toujours dans le domaine de la dangerosité de certains conducteurs : l'après-midi je roulais en voiture, et une conductrice devant moi passait son temps à se retourner pour engueuler ses enfants. Elle faisait de gros écarts et se retrouvait parfois pleine gauche. Je me suis dit qu'il faudrait une loi qui interdit d'avoir des enfants dans les voitures, car c'était encore plus dangereux que le téléphone au volant ! Ou alors seulement des enfants endormis, ou bâillonnés.

On est rentrés sans soucis chez nous. Enfin, sans soucis pour moi : Guillaume et Julien ont poursuivi leur route et ils ont subis une fringale. L'alimentation et l'hydratation en hiver sont toujours délicates. Nb : je disais dans l'introduction qu'il n'y avait pas de quoi décourager des cyclistes ... pourtant en 75km nous n'en avons aperçus que 2.


Consultez notre parcours.

vendredi 22 février 2013

Kiné, séance n°20 !

Ce vendredi matin j'ai eu ma 20ème séance de kiné. Je continue sur un rythme de 2 séances d'1h30 par semaine, qu'il pleuve, vente ou neige.

Les exercices ont évolués ces dernières semaines, et ne sont plus tout à fait comme lors de mon article sur la 10ème séance. Je varie beaucoup plus les appareils : j'ai abandonné le vélo d'intérieur, et fais rarement du rameur, au profit du tapis de course et d'un stepper elliptique. Ces appareils sont désormais systématiquement utilisés sur un mode fractionné : la vitesse du tapis de course augmente et ralentit afin de me faire faire des séries de sprints à intensité maximale. Le rameur et le stepper elliptique proposent des programmes avec une résistance qui varie en dents de scie au fil du temps.

L'autre nouveauté, en dehors du travail en fractionné, consiste en des exercices de stabilité sur une planche dont le dessous est arrondi. C'est un peu comme un rondin de bois coupé en deux. Ce exercice permet à la fois de travailler l'agilité et la souplesse au niveau des chevilles, et à la fois de faire travailler les muscles sans aucun relâchement : pour rester en équilibre, il faut une tension continue des muscles des cuisses et des mollets. Il n'y a aucun temps de repos, comme lorsque la pédale remonte sur un vélo ou lorsqu'on est en suspension en l'air sur un tapis. Enfin, le maintien en position stabilisée implique également de faire travailler les muscles du dos, des abdos, des épaules ... c'est donc excellent en terme de préparation physique générale.

Sinon, les séances commencent toujours par de longues minutes d'étirements (je fais finir danseuse étoile, à force d'autant m'étirer), et se terminent par de longues minutes sur la presse horizontale. Que Chris Hoy se rassure, je suis encore (très) loin de ses 631kg de poussée en presse oblique ! Je sens l'évolution semaine après semaine, et les bienfaits de ces séances.

mardi 19 février 2013

Promenade en Beaujolais

Comme régulièrement depuis quelques temps, j'ai profité de mon mardi après-midi pour aller rouler. La météo était (presque) parfaite : grand ciel bleu, aucun vent, une température agréable pour la saison (entre 6 et 10°) ... de bonnes conditions par rapport à ce qu'on a connu ces derniers jours.

A peine sorti de chez moi, après 600m de rodage, j'ai pris l'aspiration d'un camion pendant 3km : l'effort a été un peu violent lors de l'accélération, mais ensuite malgré une vitesse élevée j'avais l'impression de rouler à une allure de cyclotouriste. Ca m'a fait énormément de bien au moral, ça faisait très longtemps que je n'avais pas eu la possibilité de faire ce genre de chose. Nos routes se sont séparées un peu vite, j'aurai bien fait un plus long trajet en sa compagnie.


En attendant Rémy, à qui je n'ai même pas laissé le temps de manger à son retour du travail, je me suis découvert : j'ai enlevé le bonnet et les gants car au soleil j'avais trop chaud. On est parti rouler sur des routes tranquilles, au soleil et sans circulation. Sans gants, sans bonnet, et la veste thermique à moitié ouverte, j'étais bien. C'était royal. On est monté jusqu'au Saule d'Oingt en discutant écoutant le bruit des oiseaux et des ruisseaux, et sans que je ne ressente de douleurs. Les paysages étaient superbes, surtout avec des plaques de neige dans les champs.


La descente s'est passée sans soucis, hormis la zone finale en sous-bois dans une combe à l'ombre. Les douleurs sont revenues alors que l'effort était bien moins important qu'au cours de la montée. Heureusement, ça n'a pas duré : dès que je me suis de nouveau retrouvé au soleil avec quelques degrés de plus, la douleur a disparue.


A partir du 70ème kilomètre, et sachant qu'on avait passé les 1000m de dénivelé, j'ai commencé à faiblir lentement. La vitesse moyenne n'étant pas élevée, et le rythme de la sortie étant tranquille, ça s'est bien passé. Je me suis juste senti un peu moins bien : j'éprouvais plus souvent le besoin de changer de position, j'avais du mal à rester assis sur ma selle.


Au 80ème kilomètre, Rémy a cassé un rayon de sa roue avant. Il a tenté une réparation de fortune, qui n'a pas tenue. Sa roue ne roulait plus droit, et frottait contre les patins de freins à chaque tour de roue. On a poursuivi notre route à une allure encore plus lente. Le pire aura été la descente : je n'ai jamais du descendre aussi lentement ! En bas, le soleil ayant disparu et la nuit étant tombée, on était gelés. Pourtant, on avait remis nos gants et nos bonnets en haut ...

J'ai raccompagné Rémy jusqu'à proximité de chez lui, afin d'être certain qu'il ne lui arrive pas de pépin, puis je suis rentré chez moi. C'était ma première sortie de plus de 100km de l'année, la première fois que je dépassais les 1000m de dénivelé, et que je faisais une sortie de plus de 4h. Cependant, la sortie s'est bien passée, je n'ai pratiquement pas eu de douleur, et j'ai pris beaucoup de plaisir en roulant sur de jolies routes avec de superbes paysages.

Consultez les détails de notre sortie.

lundi 18 février 2013

Du froid, et j'aime pas ça

Ce dimanche après-midi, il a fait froid. La température n'a jamais été positive pendant l'entraînement effectué avec Rémy : elle a oscillé entre -0° et -3°, mais n'a jamais dépassé le 0.

Ayant passé toute l'après-midi, toute la nuit, et toute la matinée à dormir, je me sentais beaucoup mieux qu'hier. En tout cas, je me sentais bien moins fatigué. Par contre, au niveau des genoux, le froid n'a rien arrangé aux douleurs ressenties, l'exposition au froid n'étant pas recommandée pour les personnes souffrant de condropathies.

Pour parler du côté sportif de la sortie, on a remonté à une bonne allure les quais de Saône jusqu'à Saint-germain histoire de s'échauffer, et surtout de se réchauffer. Une fois chauds, on s'est attaqué à la rude montée de Charnay, que je n'apprécie pas en temps normal (le goudron ne rend rien, heureusement que la vue est sympa !) et que j'ai encore moins appréciée avec une vue complètement bouchée par la brume. En haut, en empruntant la route des crêtes, après 30km de route on a croisé notre 3ème cycliste de la journée ... alors qu'en été et en automne, cette route est très fréquentée et réputée pour la vue qu'elle offre.

On a filé jusqu'à Villefranche par la route des crêtes. Rémy souhaitait poursuivre la sortie en direction du Beaujolais, j'étais réticent à l'idée de rouler trop longtemps dans le froid et de faire des bosses avec des douleurs dans les genoux. Finalement, la descente lui a gelé les doigts et les pieds, et il a préféré rentrer directement chez lui pour se réchauffer. Une fois sur les quais, il a enclenché le turbo afin de faire chauffer le moteur et dégeler son corps. J'étais dans sa roue, que je ne quittais pas des yeux. J'avais le regard rivé sur son moyeu de roue arrière, et je m'appliquais à rester bien à l'abri dans son aspiration.

J'ai compris que j'étais trop juste physiquement quand je me suis rendu compte que mon regard était incapable de se porter plus loin que la roue arrière de mon compagnon de route. Quand un cycliste est bien, son regard se porte au loin afin d'anticiper ce qui va se passer ... quand un cycliste n'est vraiment pas bien, il regarde ses chaussures. Quand il regarde le moyeu de la roue arrière de celui qui est devant lui, c'est qu'il n'est pas complètement mort et qu'il a encore les forces (et l'envie) de s'accrocher au groupe, mais qu'il n'est pas assez bien pour relever la tête et regarder à l'horizon. C'était mon cas. La phase "express" a durée 15km, puis il a levé le pied ce qui m'a permis de souffler et de relever la tête. Au sens propre comme au figuré.

Je suis rentré gelé chez moi. J'ai eu de meilleures sensations qu'hier, mais c'était loin, très loin même, d'être le pied. La vie du cycliste en hiver n'est pas rose, elle est plutôt morose ! Vivement le printemps, et des températures plus douces.


Consultez les détails de notre entraînement.

samedi 16 février 2013

Pas de jambes, pas de sensations

Ce matin, je suis allé m'entraîner dans le froid et la grisaille avec Guillaume, Julien et Rémy. C'était la première fois que je remontais sur mon (propre) vélo depuis 13 jours. C'était cool de retrouver un vélo réglé précisément à mes dimensions, avec ma selle habituelle ... en revanche, les freins et les dérailleurs étaient nettement moins bien réglés que sur les vélos utilisés ces derniers jours. J'ai directement senti la différence !

En parlant de différence : je suis passé du soleil et de températures aux alentours des 15°, à de la grisaille et une température de 2°. J'ai troqué mes gants courts pour des gants polaires, j'ai remis des sur-chaussures et une veste thermique. J'ai pris 1kg rien que sur l'équipement vestimentaire !

On a remonté les quais de Saône jusqu'à Anse. J'ai tout fait devant avec Rémy : nos 2 autres compagnons avaient déjà 70km au compteur et souhaitaient profiter de notre fraicheur physique pour se reposer un peu. Mon kiné m'avait remis des tapes hier, afin de soulager les douleurs ressenties aux genoux ... mais les douleurs sont quand même réapparues rapidement.

Dans la longue et douce montée des quais de Saône vers la plateau de la Dombes, on s'est fait courir derrière par un groupe de jeunes fêtant un enterrement de vie de jeune fille ou les catherinettes. C'était bien marrant. J'ai effectué la montée comme j'ai pu, en ménageant mes genoux. Ca a permis à mes accompagnateurs d'en profiter pour manger et arroser des arbustes (ou pratiquer l'exhibitionnisme végétophile, selon le point de vue).

Une fois en haut, ça a été. Musculairement je ne me sentais pas bien, mes quadriceps me tiraient beaucoup. Le rythme n'étant pas trop élevé, j'ai tenu le coup dans les roues ... mais si ça avait vissé, je n'aurai pas tenu longtemps. J'espère que ça ira mieux dans quelques jours, car la sortie n'était pas agréable, je n'avais pas de sensations. Je suis rentré particulièrement fatigué au point de dormir une grande partie de l'après-midi, alors que je n'ai fait qu'un peu moins de 60km.


Consultez le détail de notre entraînement.

jeudi 14 février 2013

Un hotel dédié au vélo

L'hôtel dans lequel je résidais pendant mon séjour à Majorque disposait d'une grosse organisation tournée vers la pratique du cyclisme. Je vous laisse découvrir une vidéo que j'ai tournée, sous la pluie, quelques minutes avant mon départ mardi matin :



La présence des camions en plein milieu et l'absence de cyclistes gâche l'ambiance de la vidéo. Cependant, on voit bien que tout est mis en place pour favoriser la pratique du cyclisme :
  • de nombreuses pompes sont réparties dans la zone
  • une dizaine de jets d'eau, des éponges et du produit de nettoyage sont à disposition
  • les cuves contenant du thé et des boissons énergétiques sont en libre service
  • il y a des aliments à manger (pain, fruits, fruits secs, ...)
  • le garage à vélo est immense, protégé par des grilles et sous vidéo surveillance
  • chaque vélo est attaché individuellement avec un cable antivol et un cadenas
  • il y a des mécanos (on en voitdiscuter sous la tente) et des outils accessibles
  • il y a des chaises sous les tentes, permettant de s'asseoir pour changer de chaussures
  • il y a un distributeur (payant) de chambres à air 
  • il y a un service (payant) de location de vélos

Vraiment, chaque détail est pensé, tout est à portée de main en cas de besoin. Au sein même de l’hôtel, plusieurs boutiques vendent des bidons, des maillots, des manchettes, et tous les accessoires dont pourrait avoir besoin un cycliste. Un tableau permet également de proposer des sorties : on y note l'heure de départ, la distance et la vitesse moyenne prévue ... les cyclistes souhaitant faire le parcours avec vous inscrivent leur nom sur la feuille de papier. Ca permet de former des groupes de niveau homogène, sachant qu'il y en avait pour tout le monde : des groupes faisaient 120km à 34km/h de moyenne, d'autres faisaient 60km à 20km/h de moyenne ... ce n'est pas orienté compétition, il y en a pour toutes les envies !


PS : il me semble que l'hôtel peut accueillir jusqu'à 1000 cyclistes, on peut donc s'arranger pour ne jamais rouler seul. Quand je suis arrivé, il y avait les coureurs des équipes WorldTour : Orica-GreenEdge, Lotto-Belisol, Lampre-Merida et Garmin-Sharp ... c'est donc bien que l'hôtel offre des services de qualité pour les cyclistes.