[Cet article a été rédigé le 15 janvier 2016, au retour de ma campagne de cyclocross en Belgique. Il est resté dans mes brouillons et n'avait pas été publié. Les images d'illustration et le texte sont d'origine, les images étant tirées des épreuves auxquelles j'ai participé.]
J'ai profité de ces 10 jours de repos pour regarder l'enregistrement des 3 épreuves qui étaient télévisées. J'avoue que les images que j'ai découvertes m'ont semblé conformes à ce que j'avais l'habitude de voir quand je regardais ces courses à la télé, mais décalées par rapport à l'expérience que j'avais vécue.
J'ai été surpris de voir à quel point la télévision ne retransmet pas les difficultés techniques et mal les difficultés physiques. Les grosses bosses de 2m de haut ne semblent être qu'un petit monticule de terre. Les passerelles ne semblent pas très pentues alors qu'en regardant bien les images on remarque que les coureurs se mettent en danseuse pour les gravir tout en penchant leur buste vers l'avant ... ce qui témoigne habituellement d'une bonne dose de pente.
Techniquement, la télé ne rend pas vraiment compte des difficultés techniques. On ne distingue quasiment pas les fossés de Loenhout ... l'image ci-dessus permet de mieux se rendre compte de la profondeur et de la longueur du fossé. Et encore, sur cette image, ce n'est pas le plus profond : certains faisaient plus d'un mètre de profondeur !
Dans le même domaine, l'image étant cadrée sur le haut du coureur, on ne se rend pas bien compte de l'état du sol ... encore moins de la profondeur de la boue. Heureusement pour moi, celle-ci était plutôt rare grâce à un temps sec ... mais elle était bien présente sur certaines portions. Je crois quand même que c'est la partie la mieux transmise par la vidéo.
A noter également que les spectateurs étaient eux-aussi concernés par la boue. On comprend mieux pourquoi les bottes en caoutchouc chaussent 99% des pieds des personnes bordant le circuit.
La télévision ne retransmet pas forcément l'ambiance du bord du circuit. En découvrant les images, j'ai surtout entendu les voix des commentateurs et en arrière plan le bruit du public. Depuis le coeur du circuit, on entendu surtout le bruit des spectateurs, dont on a du mal à imaginer la densité : Diegem c'est 25 000 spectateurs (entrées payantes) pour 3450m de circuit. Si tout le circuit avait été accessible des deux côtés (ce qui n'était pas le cas), soit 6900m de disponibles, ça ferait 3,6 spectateurs par mètre et par côté. Impressionnant !
A Diegem, une section incroyablement technique était particulièrement mal retransmise à la télévision. Le long du stade, il fallait rouler dans une ornière de 35mm de large (sachant que les pneus en font 32), le guidon passant à quelques centimètres des barrières et des verres de bière des spectateurs, avec un dévers très marqué. Pour corser la chose déjà particulièrement ardue, le fond de l'ornière reposait sur des racines traitres et le passage des catégories précédentes (juniors, espoirs puis féminines) avait créé quelques zones de sortie de l'ornière particulièrement délicates. Seuls les 3 ou 4 premiers réussissaient à le passer sur le vélo, les autres bien qu'au meilleur niveau mondial n'y parvenaient pas. La télé montrant les premiers, ce passage le plus compliqué des 4 épreuves disputé n'était pas très bien transmis au téléspectateur.
Il y aurait quantité d'autres choses à raconter, que la télévision ne montrait pas et que seules des photos du bord du circuit peuvent laisser deviner. Comment imaginer l'effort pour grimper en haut des escaliers de l'épreuve de Baal (GP Sven Nys), escalier situé tout en haut du circuit, après avoir grimpé dans une prairie grasse et avoir passé une zone de sable juste au pied des escaliers ? Les muscles sont déjà tétanisés par l'effort pour grimper au point culminant du circuit, il faut alors sauter du vélo et grimper un escalier interminable. Ce genre d'information, la télévision ne le retransmet pas, pourtant ça explique beaucoup de choses dans la tactique de course des leaders.
La saison prochaine, lorsque je regarderai des épreuves derrière mon écran, je ne verrai plus du tout du même oeil les images. Pas seulement pour les épreuves que j'ai découvertes, mais pour l'ensemble d'entre-elles. Si tout semble si facile pour les meilleurs coureurs du monde, ce n'est pas que les circuits sont faciles mais bien parce qu'ils évoluent à un niveau physique et technique nettement au dessus du lot.
La majorité des photos sont issues du site cyclephotos.co.uk : Diegem, Loenhout et Baal, avec son aimable autorisation pour l'utilisation sur mon blog. En cliquant sur le nom des épreuves, vous pourrez découvrir la galerie complète des photos prises pendant chacune de ces épreuves.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
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jeudi 3 novembre 2016
Cyclocross : l'écart entre la télé et la réalité
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lundi 4 janvier 2016
Interview sur velo101
J'ai reçu ce matin un appel d'un des journalistes du site velo101 qui souhaitait recueillir mes impressions après mon aventure outre-Quiévrain.
Cliquez ici pour lire mon interview.
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vendredi 1 janvier 2016
GP Sven Nys : la dernière
En ce premier jour de l'année 2016, j'ai pris le départ du GP Sven Nys à Baal. C'est la première (et surement l'unique) fois de ma vie que j'effectue une compétition aussi tôt dans l'année. Ce cyclocross constitue le 7ème des 8 manches du BPost Trofee 2015/2016 et une nouvelle fois toutes les têtes d'affiche de la discipline ont fait le déplacement (sauf le champion du monde en titre, déjà absent mercredi).
La nuit a été bonne : les feux d'artifices ne m'ont pas dérangé. Une grosse averse tapant sur les Vélux m'a cependant réveillé, mais n'a pas suffi à m'inquiéter et je me suis rendormi en quelques instants. La pluie n'est pas mon amie, qu'il s'agisse de courses sur route ou de cyclocross. Le sol étant particulièrement sec ces derniers jours, je me suis dit qu'une averse ne suffirait pas à dégrader le parcours. J'ai dormi sur mes 2 oreilles (mais pas sur mon oreiller, volé par mon chaton pendant la nuit, quel farceur !).
J'ai fait la route avec mes deux accompagnatrices habituelles : ma compagne et ma belge-mère. Sur les routes pavées des classiques flamandes elles m'avaient déjà prêté assistance, ça semble leur avoir plu vu qu'elles ont signé une prolongation de contrat pour les 4 épreuves dans les labourés. Le goudron était trempé et la brouillard était tenace, ça a commencé à me faire douter de mon diagnostic. Le parcours se révélera gorgé d'eau, le sol n'ayant rien absorbé et l'humidité étant resté en surface.
Une fois sur place, après avoir retiré mon dossard, j'ai commencé à me préparer. Pendant ce temps, des bus déversaient un flot quasi continu de spectateurs à l'entrée de la rue menant au parcours. Rue unique dans laquelle tous les coureurs étaient garés. L'image était impressionnante, les gens s'amassaient devant la billetterie permettant d'accéder à l'épreuve ... la file d'attente était inimaginable. J'ai eu plusieurs fois à la doubler ou la descendre, pour aller retirer mon dossard et rentrer à mon véhicule, puis pour aller/revenir de la reconnaissance, enfin pour me rendre au départ de l'épreuve. Se frayer un passage au milieu de personnes déjà alcoolisées à 11h du matin et parlant très fort n'était pas le plus simple et me faisait perdre beaucoup de temps à chaque fois. Ces gens sont pourtant adorables : quand ils se rendent compte qu'ils ont un coureur dans le dos ils s'écartent et s'excusent ... mais il y avait tellement de monde que même avec toute leur bonne volonté j'avais du mal à passer.
La nuit a été bonne : les feux d'artifices ne m'ont pas dérangé. Une grosse averse tapant sur les Vélux m'a cependant réveillé, mais n'a pas suffi à m'inquiéter et je me suis rendormi en quelques instants. La pluie n'est pas mon amie, qu'il s'agisse de courses sur route ou de cyclocross. Le sol étant particulièrement sec ces derniers jours, je me suis dit qu'une averse ne suffirait pas à dégrader le parcours. J'ai dormi sur mes 2 oreilles (mais pas sur mon oreiller, volé par mon chaton pendant la nuit, quel farceur !).
J'ai fait la route avec mes deux accompagnatrices habituelles : ma compagne et ma belge-mère. Sur les routes pavées des classiques flamandes elles m'avaient déjà prêté assistance, ça semble leur avoir plu vu qu'elles ont signé une prolongation de contrat pour les 4 épreuves dans les labourés. Le goudron était trempé et la brouillard était tenace, ça a commencé à me faire douter de mon diagnostic. Le parcours se révélera gorgé d'eau, le sol n'ayant rien absorbé et l'humidité étant resté en surface.
Une fois sur place, après avoir retiré mon dossard, j'ai commencé à me préparer. Pendant ce temps, des bus déversaient un flot quasi continu de spectateurs à l'entrée de la rue menant au parcours. Rue unique dans laquelle tous les coureurs étaient garés. L'image était impressionnante, les gens s'amassaient devant la billetterie permettant d'accéder à l'épreuve ... la file d'attente était inimaginable. J'ai eu plusieurs fois à la doubler ou la descendre, pour aller retirer mon dossard et rentrer à mon véhicule, puis pour aller/revenir de la reconnaissance, enfin pour me rendre au départ de l'épreuve. Se frayer un passage au milieu de personnes déjà alcoolisées à 11h du matin et parlant très fort n'était pas le plus simple et me faisait perdre beaucoup de temps à chaque fois. Ces gens sont pourtant adorables : quand ils se rendent compte qu'ils ont un coureur dans le dos ils s'écartent et s'excusent ... mais il y avait tellement de monde que même avec toute leur bonne volonté j'avais du mal à passer.
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mercredi 30 décembre 2015
Cyclocross de Bredene
Ce mercredi 30 décembre, j'ai effectué ma dernière compétition de l'année 2015 lors du cyclocross de Bredene. Cette ville est située sur la côte, le cyclocross est tracé dans le quartier "Bredene-Duinen" (Duinen = Dune), un quartier balnéaire rempli d'hôtels et de campings.
Pour rejoindre le circuit depuis l'autoroute, il n'y avait aucun fléchage spécifique. Même en traversant la partie principale de la ville, aucune affiche ni aucun panneau n'annonçait la direction à suivre. A Diegem et Loenhout, l'affichage était mis en place plusieurs sorties à l'avance avec des indications spécifiques "Public sortie 6, coureurs sortie 7". Après quelques détours touristiques, j'ai fini par trouver le lieu de la course.
Après la recherche de la zone globale de l'épreuve, je suis passé à la recherche du lieu de retrait des dossards. Après avoir demandé à plusieurs personnes de l'organisation, j'ai fini par trouver le café où ça devait se passer. Mais dans ce café, à part des flamands avec un verre de bière à la main, des bottes de caoutchouc et un blouson avec le nom d'une équipe ou d'un coureur, je n'ai rien trouvé. Après avoir tenté de me renseigner auprès de plusieurs néerlandophones n'ayant aucune envie de parler français, j'ai fini par en trouver un acceptant de me parler en français qui m'a indiqué d'aller dans une arrière salle du café. J'ai fini par récupérer mon dossard, le numéro 24.
Pour rejoindre le circuit depuis l'autoroute, il n'y avait aucun fléchage spécifique. Même en traversant la partie principale de la ville, aucune affiche ni aucun panneau n'annonçait la direction à suivre. A Diegem et Loenhout, l'affichage était mis en place plusieurs sorties à l'avance avec des indications spécifiques "Public sortie 6, coureurs sortie 7". Après quelques détours touristiques, j'ai fini par trouver le lieu de la course.
Après la recherche de la zone globale de l'épreuve, je suis passé à la recherche du lieu de retrait des dossards. Après avoir demandé à plusieurs personnes de l'organisation, j'ai fini par trouver le café où ça devait se passer. Mais dans ce café, à part des flamands avec un verre de bière à la main, des bottes de caoutchouc et un blouson avec le nom d'une équipe ou d'un coureur, je n'ai rien trouvé. Après avoir tenté de me renseigner auprès de plusieurs néerlandophones n'ayant aucune envie de parler français, j'ai fini par en trouver un acceptant de me parler en français qui m'a indiqué d'aller dans une arrière salle du café. J'ai fini par récupérer mon dossard, le numéro 24.
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Cyclocross
mardi 29 décembre 2015
Cyclocross de Loenhout / Azencross (Cross des As)
Ce mardi avait lieu le cyclocross de Loenhout, 6ème manche du BPOST Trofee 2015/2016. Loenhout est un village au nord de la Belgique, proche de la frontière avec les Pays-Bas dans la région d'Anvers. Ce cyclocross porte le doux nom d'Azencross, ce qui signifie "Cross des As".
55 coureurs étaient engagés en Elite, je portais le numéro 31 (consultez la liste des participants ici). 4 représentants tricolores étaient prévus : Christophe et Gilles de Seynod (avec qui j'étais déjà dimanche), Quentin Jaureguy et moi-même. Si selon les jeux le 1 désigne parfois l'As (la plus haute carte), dans mon cas c'est la carte la plus basse.
Pour rejoindre le nord de la Belgique depuis le centre, une bonne heure de voiture nous attendait. Chaque sortie d'autoroute, ou presque, correspondait à un cyclocross international. C'est dingue comme l'élite de cette discipline est concentrée dans un périmètre minuscule : une bande de terre de 50km de large sur 100km de long doit contenir 80% des épreuves internationales connues. Au passage, en arrivant vers Anvers, on remarque que le paysage est plat et rempli d'éoliennes ... le plat pays prend ici tout son sens. Mais cette expression ne saurait résumer la géographie du pays dans son intégralité.
Comme dimanche à Diegem, après m'être garé dans les ruelles de la bourgade, j'ai récupéré mon dossard. Comme à Diegem, une quinzaine de camping-cars aux couleurs des différentes équipes étaient sagement rangés côte à côte. Ces campers sont regroupés par équipe, chaque coureur ayant le sien avec son nom et sa photo en grand ... les fans s'agglutinent pour voir leurs idoles, ils n'hésitent pas à s'afficher avec des drapeaux, des bonnets ou des vestes "fan club de XXX". Je crois qu'il y a plus de personnes "fan de" que de personnes venant sans afficher leur attachement à un coureur en particulier.
La pluie s'est invité pendant près d'une heure, avant l'échauffement. Cette épreuve était celle que je craignais le plus : c'est habituellement un véritable bourbier dans lequel je n'étais même pas certain de faire plus de 500m sur mon vélo. Grâce à Clément, ex Rhônalpin devenu belge, qui est présent sur place pour assister Christophe et Gilles (et me donne aussi un coup de main dans l'organisation / mécanique), on a appris que le parcours était totalement sec avant que la pluie ne tombe. En me préparant bien à l'abri dans la camionnette puis sous le barnum que j'ai acheté en prévision de mauvaises conditions météo, je me suis dit que venir en Belgique et faire des cyclocross sans boue manquerait un peu de charme ... mais je m'en passerai volontiers.
55 coureurs étaient engagés en Elite, je portais le numéro 31 (consultez la liste des participants ici). 4 représentants tricolores étaient prévus : Christophe et Gilles de Seynod (avec qui j'étais déjà dimanche), Quentin Jaureguy et moi-même. Si selon les jeux le 1 désigne parfois l'As (la plus haute carte), dans mon cas c'est la carte la plus basse.
Pour rejoindre le nord de la Belgique depuis le centre, une bonne heure de voiture nous attendait. Chaque sortie d'autoroute, ou presque, correspondait à un cyclocross international. C'est dingue comme l'élite de cette discipline est concentrée dans un périmètre minuscule : une bande de terre de 50km de large sur 100km de long doit contenir 80% des épreuves internationales connues. Au passage, en arrivant vers Anvers, on remarque que le paysage est plat et rempli d'éoliennes ... le plat pays prend ici tout son sens. Mais cette expression ne saurait résumer la géographie du pays dans son intégralité.
Comme dimanche à Diegem, après m'être garé dans les ruelles de la bourgade, j'ai récupéré mon dossard. Comme à Diegem, une quinzaine de camping-cars aux couleurs des différentes équipes étaient sagement rangés côte à côte. Ces campers sont regroupés par équipe, chaque coureur ayant le sien avec son nom et sa photo en grand ... les fans s'agglutinent pour voir leurs idoles, ils n'hésitent pas à s'afficher avec des drapeaux, des bonnets ou des vestes "fan club de XXX". Je crois qu'il y a plus de personnes "fan de" que de personnes venant sans afficher leur attachement à un coureur en particulier.
(Wout Van Aert, leader du BPost Trofee, observe attentivement ce type en bleu-blanc-rouge qu'il n'avait jamais vu auparavant)
La pluie s'est invité pendant près d'une heure, avant l'échauffement. Cette épreuve était celle que je craignais le plus : c'est habituellement un véritable bourbier dans lequel je n'étais même pas certain de faire plus de 500m sur mon vélo. Grâce à Clément, ex Rhônalpin devenu belge, qui est présent sur place pour assister Christophe et Gilles (et me donne aussi un coup de main dans l'organisation / mécanique), on a appris que le parcours était totalement sec avant que la pluie ne tombe. En me préparant bien à l'abri dans la camionnette puis sous le barnum que j'ai acheté en prévision de mauvaises conditions météo, je me suis dit que venir en Belgique et faire des cyclocross sans boue manquerait un peu de charme ... mais je m'en passerai volontiers.
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dimanche 27 décembre 2015
Cyclocross de Diegem : inoubliable
Ce dimanche 27 décembre, j'ai vécu un rêve. Participer à l'une des plus prestigieuses épreuves du cyclocross mondial. Cette expérience restera à jamais gravée dans ma mémoire.
La première épreuve de la journée a été de rentrer sur le circuit : toutes les routes de la bourgade étaient bloquées, on est passé de petite ruelle en petite ruelle jusqu'à trouver l'entrée ... permettant de s'engouffrer dans de nouvelles ruelles spécifiquement bloquées pour que les coureurs puissent se garer. Bon, au passage il a fallu montrer patte blanche plusieurs fois. J'ai fait la route en compagnie d'autres français résidant pas loin et effectuant les mêmes épreuves que moi : on se groupe afin de mutualiser les compétences et le matériel, et pour se sentir moins seul au milieu des flamands.
J'ai récupéré mes dossards et les accréditations pour mes accompagnatrices (ma compagne et ma belle-mère). Pour la première fois de ma vie j'ai reçu 3 dossards neufs : je suis plus habitué à un dossard, parfois deux dossards à placer dans le dos ... ici c'était un dorsal et deux à placer sur les épaules. Ces dossards là seront accrochés sur mon mur des trophées dès mon retour à la maison.
Ici le coureur est roi. Le coureur Elite, lui, est même empereur. Plusieurs personnes sont venues me demander des cartes coureur (une photo de moi imprimée sur une carte postale), des personnes m'ont couru derrière en me criant "photo photo" pour faire une photo avec moi. Un photographe m'a pris dans plusieurs positions et un autre photographe lui a dit "tu as eu beaucoup de chance de l'avoir celui-la" ... je ne savais pas que faire des photos de moi était une chance.
La première épreuve de la journée a été de rentrer sur le circuit : toutes les routes de la bourgade étaient bloquées, on est passé de petite ruelle en petite ruelle jusqu'à trouver l'entrée ... permettant de s'engouffrer dans de nouvelles ruelles spécifiquement bloquées pour que les coureurs puissent se garer. Bon, au passage il a fallu montrer patte blanche plusieurs fois. J'ai fait la route en compagnie d'autres français résidant pas loin et effectuant les mêmes épreuves que moi : on se groupe afin de mutualiser les compétences et le matériel, et pour se sentir moins seul au milieu des flamands.
J'ai récupéré mes dossards et les accréditations pour mes accompagnatrices (ma compagne et ma belle-mère). Pour la première fois de ma vie j'ai reçu 3 dossards neufs : je suis plus habitué à un dossard, parfois deux dossards à placer dans le dos ... ici c'était un dorsal et deux à placer sur les épaules. Ces dossards là seront accrochés sur mon mur des trophées dès mon retour à la maison.
Ici le coureur est roi. Le coureur Elite, lui, est même empereur. Plusieurs personnes sont venues me demander des cartes coureur (une photo de moi imprimée sur une carte postale), des personnes m'ont couru derrière en me criant "photo photo" pour faire une photo avec moi. Un photographe m'a pris dans plusieurs positions et un autre photographe lui a dit "tu as eu beaucoup de chance de l'avoir celui-la" ... je ne savais pas que faire des photos de moi était une chance.
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samedi 26 décembre 2015
Présentation du cyclocross de Diegem
Demain se tiendra la 6ème manche du Superprestige 2015/2016 dans les rues de Diegem (une bourgade en zone flamande à l'est de Bruxelles). Cette épreuve est l'une des plus réputées du monde, d'une part grâce à la qualité de la liste des participants et d'autre part car la course Elite a la particularité de se dérouler en nocturne. Son parcours urbain et sa position juste après Noël participent aussi surement à la grandeur de cette épreuve.
Cette épreuve, que j'avais découverte en tant que spectateur il y a 2 ans, est à l'origine de tout. Voila deux ans que je rêve d'y participer. L'année dernière j'ai pris tous les renseignements nécessaires afin de pouvoir y participer cette année ... demain, ce sera pour moi l'accomplissement d'un rêve. C'est uniquement cette épreuve qui m'intéressait à l'origine, les autres épreuves sont venues se greffer par la suite : quitte à faire le déplacement avec tout mon matériel, autant en profiter au maximum.
L'organisation semble être rodée, tout comme la communication autour de l'épreuve :
Les conditions météorologiques devraient être plutôt clémentes : ni pluie ni froid, ce qui devrait me permettre de savourer pleinement chaque instant passé sur le circuit. Même si l'expérience sera assez courte, je tâcherai d'en profiter au maximum.
Je partirai avec le dossard 46, en fin de grille derrière toutes mes idoles. Voici la liste des participants. Nous serons 5 français sur les 61 participants, 14 nationalités différentes étant représentées.
Si vous voulez voir le circuit, voici la vidéo de décembre 2013 (la course débute à 22'40") :
Cette épreuve, que j'avais découverte en tant que spectateur il y a 2 ans, est à l'origine de tout. Voila deux ans que je rêve d'y participer. L'année dernière j'ai pris tous les renseignements nécessaires afin de pouvoir y participer cette année ... demain, ce sera pour moi l'accomplissement d'un rêve. C'est uniquement cette épreuve qui m'intéressait à l'origine, les autres épreuves sont venues se greffer par la suite : quitte à faire le déplacement avec tout mon matériel, autant en profiter au maximum.
(1000m de goudron, 1800m de gazon, 575m de chemin, 45m de sable, 21 marches d'escalier)
L'organisation semble être rodée, tout comme la communication autour de l'épreuve :
- le 2 décembre (J - 25), la grille de départ et la ligne d'arrivée étaient tracées (cf cet article)
- le 15 décembre (J - 12), une partie des barrières et des piquets étaient plantés (cf cet article)
- le 18 décembre, l'immense tente VIP sortait de terre (cf cet article)
- le 24 décembre (J - 3), pendant que certains préparaient leur réveillon d'autres terminaient le tracé (cf cet article)
Les conditions météorologiques devraient être plutôt clémentes : ni pluie ni froid, ce qui devrait me permettre de savourer pleinement chaque instant passé sur le circuit. Même si l'expérience sera assez courte, je tâcherai d'en profiter au maximum.
Je partirai avec le dossard 46, en fin de grille derrière toutes mes idoles. Voici la liste des participants. Nous serons 5 français sur les 61 participants, 14 nationalités différentes étant représentées.
Si vous voulez voir le circuit, voici la vidéo de décembre 2013 (la course débute à 22'40") :
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jeudi 17 décembre 2015
Reprise de l'entraînement
Voilà une semaine que je n'avais plus touché un vélo. Une semaine sans sortir de chez moi, à part pour aller voter, récupérer mon courrier ou sortir la poubelle. Et encore, tout ceci était fait à un rythme d'un petit vieux ayant des rhumatismes.
La gastro m'a mis KO. Impossible de travailler, impossible de réfléchir. Une sale semaine pour un sale virus. Le médecin, que j'ai fini par aller consulter, m'a confirmé qu'il n'y avait pas grand chose à faire à part se reposer et attendre que ça passe. On est capable de transplanter des organes vitaux à distance grâce à internet et à des pinces robotisées, mais pas de traiter cette foutue bactérie.
Cet après-midi, j'ai effectué une reprise en douceur. Une semaine d'arrêt, c'est un saut de 10 jours dans la passé. Me voila théoriquement revenu à mon niveau de début décembre, alors que j'arrivais à un pic de forme pile au bon moment, que je m'étais entraîné dur pour y arriver et que le repos que j'avais mérité aurait du me servir pour recharger pleinement mes batteries. Ca chamboule le programme prévu d'approche des épreuves, mais la base est toujours présente et les 10 jours qu'il me reste vont être utilisés au mieux pour revenir au meilleur niveau possible sans que je ne m'épuise pour autant.
La sortie de reprise s'est faite sous un beau soleil et sur de petites routes paisibles. Tout s'est bien passé, mon corps a bien réagi aux exercices légers du jour. Malgré la douceur de la température, je suis sorti chaudement couvert : il aurait été dommage de prendre froid et d'affaiblir un corps à peine remis de sa précédente agression.
Par chance, j'avais déjà tout organisé pour mon déplacement donc je ne perds pas d'énergie actuellement dans la logistique à venir.
La gastro m'a mis KO. Impossible de travailler, impossible de réfléchir. Une sale semaine pour un sale virus. Le médecin, que j'ai fini par aller consulter, m'a confirmé qu'il n'y avait pas grand chose à faire à part se reposer et attendre que ça passe. On est capable de transplanter des organes vitaux à distance grâce à internet et à des pinces robotisées, mais pas de traiter cette foutue bactérie.
Cet après-midi, j'ai effectué une reprise en douceur. Une semaine d'arrêt, c'est un saut de 10 jours dans la passé. Me voila théoriquement revenu à mon niveau de début décembre, alors que j'arrivais à un pic de forme pile au bon moment, que je m'étais entraîné dur pour y arriver et que le repos que j'avais mérité aurait du me servir pour recharger pleinement mes batteries. Ca chamboule le programme prévu d'approche des épreuves, mais la base est toujours présente et les 10 jours qu'il me reste vont être utilisés au mieux pour revenir au meilleur niveau possible sans que je ne m'épuise pour autant.
La sortie de reprise s'est faite sous un beau soleil et sur de petites routes paisibles. Tout s'est bien passé, mon corps a bien réagi aux exercices légers du jour. Malgré la douceur de la température, je suis sorti chaudement couvert : il aurait été dommage de prendre froid et d'affaiblir un corps à peine remis de sa précédente agression.
Par chance, j'avais déjà tout organisé pour mon déplacement donc je ne perds pas d'énergie actuellement dans la logistique à venir.
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mardi 15 décembre 2015
A la découverte du plus haut niveau du cyclocross
Voici près d'un an que je prépare un projet dont je n'ai jamais parlé publiquement sur ce blog. Un projet improbable, un projet qui avait peu de chances d'aboutir. Un projet que je prépare avec minutie, pour lequel je me renseigne auprès de personnes compétentes afin de prévoir tous les cas de figure et de ne manquer de rien.
Hier, la dernière pierre du projet s'est mise en place. J'ai été sélectionné pour la manche de coupe du monde de cyclocross de Zolder. Cette manche de coupe du monde vient s'ajouter à la manche de superprestige de Diegem, aux manches de BPOST Trofee de Loenhout et Baal, ainsi qu'à l'épreuve de Bredene (n'appartenant à aucun challenge). Ces 5 épreuves, des 3 challenges les plus importants du cyclocross mondial, seront réparties sur 7 jours.
N'étant pas une dame, n'ayant pas moins de 18 ans ni moins de 23 ans, je vais courir dans la catégorie Elite. Avec les meilleurs coureurs du monde. Sur le même circuit, à la même heure, dans les mêmes conditions. Bon, la seule chose que je verrai d'eux ce sera leur dos dans la zone de départ et sur les premières minutes de l'épreuve ...
(Diegem 2014, cette épreuve se dispute en nocturne chaque année)
Hier, la dernière pierre du projet s'est mise en place. J'ai été sélectionné pour la manche de coupe du monde de cyclocross de Zolder. Cette manche de coupe du monde vient s'ajouter à la manche de superprestige de Diegem, aux manches de BPOST Trofee de Loenhout et Baal, ainsi qu'à l'épreuve de Bredene (n'appartenant à aucun challenge). Ces 5 épreuves, des 3 challenges les plus importants du cyclocross mondial, seront réparties sur 7 jours.
(le parcours de Diegem)
N'étant pas une dame, n'ayant pas moins de 18 ans ni moins de 23 ans, je vais courir dans la catégorie Elite. Avec les meilleurs coureurs du monde. Sur le même circuit, à la même heure, dans les mêmes conditions. Bon, la seule chose que je verrai d'eux ce sera leur dos dans la zone de départ et sur les premières minutes de l'épreuve ...
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