dimanche 29 décembre 2013

Cyclocross de Diegem

Le cyclocross tient une place particulière dans la gestion de mon planning les week-ends hivernaux. Depuis 3 ans, je regarde toutes les manches de la Coupe du Monde, du Superprestige et de l'ex-trophée GvA (devenu Bpost trophée) qui sont les 3 trophées les plus prestigieux de la discipline. Depuis un mois et demi, je pratique moi-même ce sport, sur un VTT qui me permet de découvrir les spécificités de ce sport tout en conservant son aspect ludique.

Etant au coeur de la Belgique pour quelques jours, je me suis rendu sur l'une des manches du Superprestige. Et pas n'importe laquelle : une manche qui se déroule en nocturne (pour les coureurs élite), ce qui ajoute du piment au spectacle. La journée étant belle, je m'y suis rendu en début d'après-midi afin d'assister aux épreuves juniors et espoirs, ce qui m'a permis de découvrir le circuit et de repérer les meilleurs endroits sans qu'il n'y ait trop de monde.


1 - le trajet en train
Au départ de Bruxelles (le cross ayant lieu dans la banlieue bruxelloise), le trajet aller a été calme. Le train s'est rempli de néerlandophones portant des accessoires discrets (bonnets, lunettes, ...) avec des logos de marques ou de sponsors célèbres dans le cyclisme. A la descente du train, un détail attira mon attention : la majorité des personnes autour de moi utilisait des bottes en caoutchouc. Le train s'est véritablement vidé de ses occupants, il ne restait plus personne.


Le retour a été mouvementé : le train était rempli de supporters bourrés mais sympathiques. Ils buvaient de petits verres de gnôle, les bouteilles descendaient à grande vitesse. Malgré une forte rivalité entre les supporters des 2 grands champions (Sven Nys et Niels Albert), les chants étaient communs et les verres passaient dans les mains des rivaux sans la moindre animosité. C'était beau à voir, bien loin des valeurs d'un "sport" où les "supporters" de clubs rivaux viennent sur les compétitions pour se battre et/ou s'insulter. Dans ce train, rivalité rimait avec fraternité.

2 - la bière
Sachez-le, lors de ces manifestations, la bière coule à flot. Je crois que les flamands ont repéré que je n'étais pas un des leurs au simple fait de ne pas avoir de verre dans la main. Dans le train, à l'aller, ils avaient déjà des canettes à la main voir plusieurs canettes dans des sacs plastique. Dès la descente du train, un bar face à la gare avait ajouté un chapiteau pour abreuver des gens pourtant déjà équipés. Ambiance festive et joyeuse, les rires se mêlaient à la musique.


Au coeur du circuit, il en était de même : les verres en plastique se vidaient à une vitesse folle, un par tour (ou presque) pour les plus entraînés, chacun allant à tour de rôle chercher des verres pour l'ensemble du groupe. Si au début de l'après-midi les toilettes étaient respectées, pendant la course élite chaque arbuste était pris d'assaut pour soulager des vessies bien pleines et ainsi permettre aux verres suivant de descendre.

3 - la propreté
Le supporter flamand se comporte comme le cycliste flamand : il balance tout dans la nature. Une fois le verre terminé, il est jeté par dessus l'épaule. Si vous êtes derrière, tant pis pour vous ! Quand vous vous déplacez, vous marchez sur des détritus. Ca m'a rappelé la Marmotte et le lot d'immondices sur lequel on roulait. Une fois ce constat fait, je me suis mis à la recherche d'une poubelle et ... il n'y en avait aucune ! Ce n'est pas que je n'en ai pas vu, c'est qu'il n'y en avait vraiment pas. Si les néerlandophones représentent un modèle d'écologie du point de vue des déplacements quotidiens à vélo, ils me semblent très loin du modèle dans la gestion des détritus.

4 - l'ambiance
Le public est arrivé petit à petit au cours de l'après-midi. Je suis arrivé après la course femme, au moment du départ de la course des juniors. Il commençait à y avoir des spectateurs mais l'ambiance était faible. Elle est montée crescendo pendant la course des espoirs et a connu son apogée au cours du passage des élites. Dans les trois derniers tours, alors que la bataille faisait rage entre les deux grands champions au coude à coude, c'était de la folie. Pour savoir où ils se situaient sur le circuit, il suffisait de déterminer l'origine des clameurs.



5 - la boue
Le visage des coureurs était moucheté de boue. Sur un parcours boueux, ça semble normal. Ce qui était plus surprenant, c'était les projections de boue qui se retrouvaient sur les spectateurs : à la vitesse à laquelle les coureur roulaient, la boue était projetée en l'air sur le premier rang de spectateurs. C'était assez surprenant, j'avoue ne pas m'y être attendu.


6 - les paddocks
L'organisation flamande tient de l'allemande : tout est bien délimité, quadrillé, carré. Un parking pour les femmes, un pour les juniors, un pour les espoirs et un pour les élites. Les équipes regroupent les camping-cars de leurs coureurs, chacun d'entre eux en ayant un aux couleurs de l'équipe avec une personnalisation spécifique (leur photo en grande taille et leur nom). Devant chacun des camping-cars, des rubans protègent une zone d'intimité du coureur, afin qu'il puisse stocker son matériel et s'échauffer en toute quiétude. Les équipes se réservent également un emplacement pour vendre des accessoires (bonnets, gants, écharpes, casquettes, calendriers, ...) aux couleurs de l'équipe. Ce milieu est très pro et n'a rien d'amateur !


7 - la langue
Si vous êtes non-néerlandophone, vous vous sentirez isolé. Vous n'entendrez parler que néerlandais : les spectateurs, les organisateurs, les coureurs, le speaker ... la seule phrase française qui a été diffusée dans les hauts-parleurs, en 5h, a été "si votre voiture est mal garée, déplacez la sinon vous devrez la récupérer à la fourrière". En revanche, au niveau des drapeaux, les drapeaux flamands étaient assez rares contrairement aux courses sur route de la région où ils sont très présents et très visibles.


Ce fut une très bonne expérience. Demain, je vous raconterai ce que j'ai vu sur le plan matériel.

samedi 28 décembre 2013

L'écureuil, emblème de l'année 2013

Mon printemps a été marqué par de nombreuses rencontres avec des écureuils. Certaines m'avaient particulièrement marquées, comme lors du défi du Conquistad'Or ou de la sortie entre Lyon et Annecy. Je n'en ai pas vu au cours de l'été, le bord des routes étant plutôt occupé par des spectateurs. A l'automne, j'en ai de nouveau aperçus quelques-uns, j'en avais notamment un qui venait régulièrement se promener sur la terrasse de mon jardin.

Ceux qui me connaissent depuis de nombreuses années savent que mon emblème historique est le renard. Son caractère et son mode de vie correspondent bien à mon propre caractère et mon propre mode de vie. Cependant, les rencontres avec les renards sont assez rares (je n'en ai vu qu'une fois dans ma vie) alors que des écureuils on en rencontre régulièrement si on roule à la campagne et qu'on ouvre les yeux dans les zones boisées.


Dans quelques jours, le temps que j'accroche le cadre chez moi, un écureuil posera fièrement sur le mur de ma cuisine. A défaut d'être l'emblème de ma vie, il remporte haut la main le titre d'emblème de l'année 2013 ! Pour l'année 2014, le Lion des Flandres semble favori pour le titre, qui se posera en challenger et contestera ce titre ?

jeudi 26 décembre 2013

Dans Paris, à vélo

Joe Dassin chantait "A vélo, dans Paris, on dépasse les taxis; dans Paris, à vélo, on dépasse les autos". Aujourd'hui, j'avais une série de rendez-vous avec divers clients dans Paris. Pour m'y rendre et revenir, quoi de plus naturel pour un cycliste que d'utiliser un vélo ? Comme l'année dernière à la même date (26 décembre) j'ai donc utilisé le service de vélos parisien, le Vélib.

Le trajet aller s'est plutôt bien passé : vers 10h un lendemain de jour férié en période de fêtes de fin d'année, les rues étaient calmes. C'était assez plaisant de rouler au soleil et sans problèmes dans les rues de Paris. Bon, j'avoue avoir eu quelques fois à faire mon trou au milieu des voitures, notamment pour traverser les Champs Elysées au niveau de l'Obélisque (dont le passage m'a rappelé d’agréables souvenirs du Tour de Fête). Mon trajet s'est terminé à la Porte d'Orléans, où nous avions logé après la dernière étape avant de rentrer chez nous le lendemain.


Une partie d'un rendez-vous s'est passé au coeur d'un lieu mythique, le vélodrome Jacques Anquetil (autrefois appelé La Cipale), où se sont déroulées (entres autres) plusieurs arrivées du Tour de France et les Jeux Olympiques de 1900 et 1924. Le lieu semble presque à l'abandon, on se croirait dans une friche industrielle, ça fait mal au coeur de voir ça.

Le retour a été épique. Il faut savoir qu'à Paris, les panneaux de signalisation doivent couter très cher car ils n'en mettent pas. Ils mettent de partout les noms de rues, ça c'est pratique, mais pour savoir où vont les rues ... ça ils ne le disent pas. Les seuls panneaux qu'ils mettent sont d'une inutilité flagrante : l'autouroute pour Rouen est très bien fléchée, à croire que tous les parisiens passent leurs week-ends la-bas. J'ai fait des tours et des détours, puis j'ai fini en me faisant guider au téléphone par ma soeur afin d'arriver à l'heure à la pièce de théâtre que nous devions voir. Après moult détours, moult rues loupées, moult découragements, moult énervements sur cette "***** de ville" et ces "***** de rues", je suis arrivé pile à l'heure pour le début de la pièce.

Ce retour, de nuit, m'a montré à quel point les rues de cette ville ressemblent au far-west. Chacun fait sa vie sans penser aux autres. Scooters, voitures, camions, cyclistes, piétons ... tout le monde se roule dessus. C'est une guerre des nerfs permanente ! Certains crient, d'autres klaxonnent. Je n'ai jamais vu autant de portières s'ouvrir devant moi (j'ai vu le cycliste devant moi tomber à cause d'une portière, le cycliste s'est ensuite fait insulter par le conducteur qui a alors ouvert sa portière arrière alors que j'étais en train de passer à mon tour). Je n'ai pas compté le nombre de scooters qui m'ont coupé la route sans raison, ni le nombre de véhicules garés sur la voie de bus servant de piste cyclable. C'est le temple de l'individualisme.

Consultez mon parcours du matin et celui du soir.

lundi 23 décembre 2013

Sortie du lundi

L'année civile touche à sa fin, les fêtes de fin d'année approchent à grand pas et l'hiver devrait s'installer. Par chance pour les cyclistes du coin, la température est plutôt douce (12° cet après-midi) ce qui permet de rouler dans de bonnes conditions. Les skieurs ne doivent pas être du même avis, le risque d'avalanche étant élevé et la neige n'étant pas abondante.


J'ai remonté les quais de Saône en me faisant pousser par un vent modéré de dos. Pour se mettre en jambes, c'était top : je roulais plus vite en pédalant mois fort que d'habitude. J'ai rejoint Rémy et on a poursuivi notre remontée des quais de Saône jusqu'à Anse. En passant sur le grand chantier autoroutier, l'ensemble des véhicules étaient alignés, c'était joli à voir.


On a grimpé à Lachassagne en discutant, au train, jusqu'au mur final où on s'est livré un premier duel amical. Le temps de reprendre notre souffle, on a repris notre conversation tout en regardant le paysage. On a traversé les villages les uns après les autres : Alix, Chatillon, Nuelles, L'arbresles ...


On a enchaîné les montées et les descentes au soleil. On a joué avec le vent, qui se renforçait de minute en minute afin de rentrer en l'évitant au maximum. Une bonne connaissance du terrain permet d'éviter de longs efforts désagréables avec le vent de face.


On a fini par la course de côte du Mont Verdun. On grimpait à un bon train, en discutant, quand on a rattrapé un type qui s'est mis dans notre roue. En arrivant sur un replat, on a relancé l'allure normalement ... au virage suivant il avait totalement disparu, on ne l'a pas revu malgré de longues lignes droites. On a pas compris ce qu'il s'est passé : a-t-'il crevé ? s'est-il fait attaquer ? Mystère !

Je suis rentré chez moi satisfait : la sortie s'est bien passée, la météo était agréable (malgré le fort vent sur la fin). Faire une soixantaine de kilomètres avec plus de 1000m de dénivelé, sans gants un 23 décembre ça n'arrive pas toutes les années. Comme c'est ma dernière sortie de l'année, je termine sur une bonne note, avec un grand sourire, c'est le plus important.

Consultez notre parcours.

samedi 21 décembre 2013

Raidillon Beaujolais+Lyonnais

Cet après-midi, j'ai roulé dans le beaujolais et les Monts du Lyonnais en compagnie de Bruno (un membre du Team des Dombes habitant à quelques centaines de mètres de chez moi). A midi, avec une météo agréable (10°, un soleil voilé par moments, pas de vent), on s'est élancé pour une sortie de 4 heures dans les collines alentour.

On a commencé par s'échauffer sur les quais de Saône puis dans la vallée de l'Azergues jusqu'au pied de Charnay. Dans l'ascension, on a poursuivi notre conversation à bon train jusque dans le dernier kilomètre où on s'est tous les deux rendus compte qu'on roulait à un rythme trop élevé pour pouvoir poursuivre la conversation. Sans regarder le capteur de puissance, on a pu en déduire qu'on était en plein effort à i3 (la zone d'intensité à partir de laquelle la conversation devient difficile à tenir).

On a poursuivi notre route pendant près de deux heures sur un parcours en creux et bosses. Ces creux et bosses étaient plus ou moins longs (de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres) et plus ou moins pentus. Grimper au soleil était plutôt agréable, nous n'avions pas froid et les routes étaient désertes ce qui nous permettait de rouler à deux de front pour discuter sans danger. J'ai profité d'une longue descente roulante pour me ravitailler : après 2h30 d'efforts et 1300m de dénivelé en 65 kilomètres, il fallait alimenter le corps pour la suite de la sortie.

La longue ascension qui a suivi a été délicate à négocier. 8,5km à 5,5% ce n'est pas extraordinaire mais j'ai eu du mal à l'encaisser. J'ai eu plusieurs passages à vide que j'ai géré à chaque fois sans m'affoler, ce qui me permet de faire un temps correct. Arrivé en haut, Bruno et moi sommes tombés d'accord pour remercier la DDE qui a refait le goudron : autrefois cette route était horrible, le goudron était granuleux ce qui le rendait désagréable. Désormais, le rendement est bon et le guidon ne sautille plus, c'est agréable de grimper dans de telles conditions.

On a ensuite suivi le final du parcours originel des 1000 bosses, à l'époque où l'arrivée était à Tassin la demi-lune. Les derniers kilomètres se sont urbanisés à une vitesse incroyable, une multitude de ronds points et de deux tricolores ont poussés à tel point que plusieurs fois je me suis demandé si j'étais toujours sur le bon parcours. Dans Tassin, on s'est également retrouvé pris dans une circulation pas spécialement agréable, avec des voitures voulant forcer le passage et tenant absolument à nous doubler alors qu'il y a un feu rouge 50m plus loin.

Après Tassin, on a filé sur Lyon où la circulation est devenue normale. On a rejoint les quais de Saône qu'on a remonté d'abord à un bon rythme avant de finir par un retour au calme. Le compteur a passé le cap des 100 kilomètres à quelques kilomètres de chez moi, pour un dénivelé proche des 1800m. Une belle sortie, sans avoir froid, pour un 21 décembre !

Consultez notre parcours.

jeudi 19 décembre 2013

Entraînement cyclocross avec un vélo de route

Hier, j'ai passé la journée avec Mickael Buffaz afin de mettre au point un projet professionnel qu'on a en commun. Comme on était mercredi, le jour des enfants, et qu'il encadre le club du LSE, je l'ai accompagné. Au programme : un entraînement axé uniquement sur le cyclocross ... que j'ai effectué avec mon vélo de route. Le sol étant sec, je m'en suis bien sorti.

On a commencé par un effort violent entre son habitation et le lieu de rendez-vous. A peine sorti de chez lui, il a regardé l'heure puis m'a dit "tu crois qu'on peut faire un moins de 10 minutes un trajet qui en dure une quinzaine habituellement ?". On a roulé comme des sauvages pour traverser Lyon intégralement, du Sud au Nord, en seulement 11 minutes. Ca a été sport, je ne me suis jamais faufilé à une telle vitesse entre les voitures, et je ne le referai pas tous les jours.

Une fois sur place, j'ai discuté avec les autres éducateurs pendant que les enfants de tous âges arrivaient. Après le rappel des consignes et l'explication de la séance, on est parti rouler dans un parc le long des berges du Rhône. Passage de dévers, descentes et montées, franchissement d'obstacles ... le parc permet de tout travailler dans le calme, sous l'oeil des éducateurs qui regardent tout et donnent des conseils tantôt individuels, tantôt au groupe entier. Il y a des passages que je n'ai pas pu faire : sans vélo adapté, je n'avais aucune chance de grimper certains talus très abrupts et le franchissement d'escaliers avec des cales de route était galère.

On est rentré au vélodrome afin de rouler sur un circuit de cyclocross tracé à proximité de la piste. Le circuit n'était pas très compliqué et se passait pas trop mal avec un vélo de route, j'ai donc pu profiter de la séance pour m’exercer moi aussi. Le groupe ayant été scindé en deux, les deux groupes se relayaient sur le circuit : 15 minutes sur le circuit, puis 15 minutes à rouler en dehors du circuit pendant que l'autre groupe s’exerçait sur le tracé spécifique, ... et ainsi de suite.



Après la séance, on a rangé le matériel puis on est rentré. On roulait bon train sur une bande cyclable quand un scooter qui nous suivait s'est porté à notre hauteur. Il nous a demandé "comment vous faites pour rouler à 40km/h ?". Instinctivement, je lui ai répondu simplement "on appuie sur les pédales" tandis que Mickael a complété "C'est un métier, on s'entraîne toute l'année pour ça". Nos deux réponses instinctives montrent bien deux approches différentes du cyclisme : lui a la vision entraînement et professionnalisme, là où j'ai une vision purement mécanique. On se rapproche en revanche sur l'aspect de la passion : il leur a ensuite fait tout un laïus sur les bienfaits du cyclisme, jusqu'à ce que le feu passe au vert et que nos routes se séparent.

mardi 17 décembre 2013

Raidillon en Beaujolais [reportage photo]

Hier après-midi, la météo était particulièrement clémente pour aller rouler. Un petit vent du sud, 10° et du soleil. Ayant travaillé toute la journée dimanche, j'ai pu profiter de mon lundi après-midi pour aller m'amuser dans les petits cols du Beaujolais.


J'ai commencé par remonter les quais de Saône pour m'échauffer. Les jambes tournaient toutes seules, c'était agréable. J'ai renseigné un automobiliste qui a ralenti et s'est porté à ma hauteur pour me demander comment rejoindre un village ... je lui ai indiqué l'itinéraire le plus pratique. Sur le retour, en l'empruntant dans l'autre sens, je me suis rendu compte que la route était fermée pour travaux. Ils ont du me maudire, le détour à faire était loin d'être la meilleure route.


A Anse, bien échauffé, je me suis attaqué à la montée de Lachassagne. J'en ai profité pour regarder ce que donnait en terme de puissance différentes allures. Autant quand je m'échauffais sur home trainer, je trouvais que s'entraîner à la puissance permettait d'avoir des valeurs plus fine, autant en cours d'ascension la puissance varie chaque seconde alors que la fréquence cardiaque reste relativement stable. C'est un nouveau mode d'entraînement auquel il va falloir que je m'habitue progressivement et que je change mes références.


J'ai enchaîné sur l'ascension d'Oingt puis du Saule d'Oingt, deux montées offrant un superbe panorama. Au soleil, j'avais chaud au point d'enlever totalement mes gants et de les ranger dans mes poches arrières. J'en ai profité pour faire des photos du paysage et en prendre plein les yeux avant que la neige ne vienne poser son blanc manteaux sur la partie haute du massif. J'ai remis mes gants dans la première partie de la descente, après avoir remonté jusqu'en haut le zip de ma veste. Un coup de froid peut si vite arriver.


Après une descente sèche et sans danger, j'ai traversé l'Azergues et ai directement poursuivi par l'ascension de Saint-Véran, l'un des plus beaux villages de la région. C'est une montée que j'effectue très rarement, pourtant son emplacement et ses caractéristiques sont assez intéressantes, ce village mériterait que j'y passe plus régulièrement. Petite particularité : la rue autour de la place centrale du village est pavée, ce qui ajoute un plus à cette ascension.


Dans la descente, voyant le soleil descendre dans l'horizon, j'ai raccourci le parcours prévu : j'ai supprimé une boucle du parcours contenant une montée que je n'ai pas faite depuis longtemps et j'ai filé directement vers l'avant-dernière ascension du jour : Sarcey. Une montée que je connais par coeur et dans laquelle j'ai de nouveau pu tester les valeurs affichées par le capteur de puissance par rapport à mes repères habituels.

La route des crêtes m'a permis de nouveau d'en prendre plein la vue : le soleil baissait dans mon dos, la lumière commençait à devenir plus rouge et plus rasante. Avec une vue totalement dégagée sur les alentours, c'était magnifique. J'aurai aimé rester là jusqu'au coucher du soleil, mais il me restait de la route à faire pour rentrer chez moi et je n'avais aucun équipement pour rouler la nuit. J'ai donc filé grand train jusqu'à Lozanne, le pied de la dernière ascension du jour.


La longue ascension des Monts d'Or n'a pas été des plus faciles. Je commençais à faiblir mais comme la luminosité baissait je ne pouvais pas vraiment lever le pied. Il a fallu que je m'emploie jusqu'au bout. La mission a été accomplie avec brio, je suis rentré quelques minutes avant la nuit. La période "entre chiens et loups" était bien plus proche des loups que des chiens. A défaut d'essayer de gagner du temps, j'ai essayé d'en perdre le moins possible, de bien faire l'effort jusqu'au dernier mètre de chaque talus, de relancer après chaque rond-point, ...


Je suis rentré chez moi avec un peu plus de 90km, 1300m de dénivelé et 100% de plaisir ressenti. Je n'ai pas eu froid dans les descentes, il me suffisait d'enlever les gants et d'ouvrir la veste dans les montées pour le pas avoir chaud, j'ai traversé de beaux paysages et mon niveau physique était meilleur que ces derniers jours. Une superbe sortie.

Consultez mon parcours.