Blog de Florent : l'entrainement d'un cycliste

Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme : les coureurs qui m'ont marqués, les lieux historiques, les courses de légendes ... et bien sur, vous expliquer mes entraînements !

mercredi 8 juillet 2009

Grimpée nocturne du col de l'izoard : la tête dans les étoiles

Nous sommes 320 cyclistes au départ de cette première grimpée nocturne du col de l'Izoard. Afin de faire patienter tout ce peloton, un groupe de folklore musical est chargé de mettre l'ambiance jusqu'à 21h ... heure du départ de Briançon.

Le village de Cervières au coucher du soleil
Au départ de Briançon, le soleil est en train de se coucher derrière les montagnes mais la visibilité est encore bonne. Je grimpe en discutant avec les autres cyclistes, en rigolant avec les spectateurs "Vous faites du stop ? Montez, il me reste une place !" ... jusqu'à ce que Pascal ne déclenche les hostilités à la faveur d'un kilomètre à plat, avalé à 40km/h. On s'arrête 5 minutes à Cervières afin de profiter du ravitaillement, puis on repart en profitant de la lueur des derniers rayons de soleil de la journée. Pascal fait quelques photos du village éclairé puis on plonge au coeur de la nuit.

La montée se durcit une fois passé le village de Cervières. Malgré la pente, je déconne avec la voiture de l'organisation puis la moto du photographe : je fais 800m à plus de 30km/h dans l'aspiration de la voiture en criant au chauffeur "Plus vite ! Je m'ennuie moi !" ... sous le regard amusé des passagères de la voiture et le regard ébahi des autres cyclistes qui m'ont pris pour un fou à grimper si vite.

La route s'est ensuite mise à serpenter au milieu de la forêt : on ne voyait plus rien, la pente était raide mais comme on ne voyait pas la déclivité de la route ni la vitesse affichée par notre compteur, on ne s'en rendait pas vraiment compte. C'est vraiment marrant de rouler sans voir la pente car notre cerveau ne peut pas nous dire "attention, dans 150m la route va se cabrer alors gardes-en sous la pédale" ... on ne distingue pas la route à plus de 10m devant soi ! Je ne parle même pas de l'affichage du compteur : j'ai bien essayé de me pencher le plus près possible afin de voir des chiffres, mais tout était noir comme s'il était éteint.

Lampions dans la montée du col de l'izoard
Dans le dernier kilomètre, les organisateurs ont eu la bonne idée de poser au sol des lampions tous les 5m. Ils ont appelés ceci "la montée jusqu'aux étoiles" ... original et très joli ! A 400m du sommet, pendant que je me faisais photographier et que j'étais complètement aveuglé par le flash, Pascal a placé une attaque ... le temps de me rendre compte qu'il n'était plus là, je me lance à sa poursuite, le rattrape puis le déborde et en remet une couche afin d'arriver en haut du col au sprint ! La température la haut, à 2361m d'altitude, était très froide (même négative) : mon court sprint m'a fait mal en raison de l'altitude et de l'air froid qui a pénétré dans mes poumons en brulant tout sur son passage ... j'avoue qu'il m'a fallu pas loin de 5 minutes pour récupérer de ces 400m d'efforts soutenus !

En haut du col, il y avait des animations : des télescopes étaient installés afin de permettre aux cyclistes de regarder les étoiles en bénéficiant des commentaires des astronomes de la région ... des ballons lumineux étaient disposés sur la montagne un peu comme un troupeau de moutons ... des vidéoprojecteurs projetaient des images sur les pierres ... le seul problème venait de la température et du vent qui ne donnaient vraiment pas envie de rester au sommet ! On est descendu au refuge napoléon, à 1km du col, afin de manger un repas champêtre : soupe à l'oignon, charcuteries, fromage, tarte aux myrtilles ... et ceci bien au chaud dans le refuge ! On aurait pu y rester plusieurs heures assis à discuter avec des gens venus des 4 coins de la France.

Pour la descente, j'avais prévu la grande fraicheur donc m'étais équipé en conséquence : sous-maillot manches longues, maillot manches longues, cuissard long, veste thermique (polaire), gants longs, sur-chaussures de 1mm ... et malgré tout ceci je n'avais vraiment pas chaud ! La première moitié de la descente, dans la forêt, était sinueuse mais s'est super bien passée : j'avais un bon feeling et malgré une très faible visibilité j'arrivais à prendre de très belles trajectoires. A la sortie de la forêt, nous avons rattrapé une moto et avons ainsi pu profiter de sa trainée lumineuse pour descendre très rapidement : il nous suffisait de suivre la lueur rouge 100m devant nous et de prendre exactement la même trajectoire que lui ! On a ainsi rattrapé puis doublé un paquet de cyclistes ... sans prendre le moindre risque. C'était vraiment géant, j'ai même pu atteindre les 65km/h sans aucune appréhension alors que je n'avais pratiquement aucune visibilité !

Je suis super content et ne regrette vraiment pas d'être venu ! La soirée restera longtemps gravée dans ma mémoire, surtout la descente de nuit qui m'a vraiment marquée. C'est un évènement à refaire l'année prochaine ... sur un autre col.


mardi 7 juillet 2009

Grimpée du Granon en compagnie de Pascal

Col du granon avec pascal
Comme prévu, je suis parti grimper le col de Granon ... en compagnie de Pascal STOTZ (la personne qui tient un blog sur la montagne) que j'ai enfin rencontré. Etant donné qu'il était malade et que j'étais en sortie "détente / plaisir", nous avons effectué la montée tranquillement, sans nous soucier du chronomètre ni de la vitesse.

Nous avons eu beaucoup de circulation pour sortir de Briançon, jusqu'à ce que notre route quitte la nationale afin de grimper dans la montagne. Le col était constamment pentu, et ne présentait aucune zone permettant la récupération : nous l'avons monté tranquillement donc nous n'avons pas eu de soucis pour arriver en haut, mais celui qui veut le grimper en chrono a intérêt à être costaud, car la pente est vraiment rude !


Moutons sur la route du granon
Au cours de la montée, nous avons vu une marmotte à 3m de nous ! Celle-ci ne nous avait pas vu ni entendu arriver, mais a couru très vite jusqu'à son trou dès que nous sommes arrivés. Ce n'est pas courant de voir des marmottes en vélo (c'est plus courant en marche à pied), mais d'aussi près c'est incroyable ! Je ne pensais pas que c'était aussi gros. Au cours de la montée, nous sommes également tombés au milieu d'un troupeau de moutons qui se promenait dans les alpages. Ils étaient en plein milieu de la route et n'étaient pas très pressés de nous libérer la voie.

La descente fut lente, très lente : je n'ai jamais descendu un col aussi lentement ! Ce n'est pas en raison de la peur ou d'un quelconque manque de confiance en moi, mais en raison de la dangerosité de la route : celle-ci était très étroite, très sinueuse et pleine de pièges. Il y avait des trous dans le goudron, de très nombreux sauts (rupture de pente), des gravillons et des pierres parfois, et une pente soutenue. J'ai été obligé de faire un arrêt afin de soulager mes mains qui criaient de douleur à être ainsi crispées sur les freins sans aucun moment de répit !



lundi 6 juillet 2009

Sortie de décontraction

Je suis allé faire une sortie de décontraction avec Julien : le but pour moi était d'éliminer les toxines accumulées ces 2 derniers jours sans en créer de nouvelles ! On a donc roulé tranquillement sur les quais, en tournant les jambes et sans forcer. Ma fréquence cardiaque moyenne sur la sortie a été de 118 battements par minute !

Programme de mon séjour à Briançon

Voici le programme de mon séjour à Briançon, demain et après-demain :

Mardi 07 juillet :
- 10h : départ de Lyon en voiture
- 14h : arrivée à l'hôtel, après un pause pique-nique dans la montée du col du Lautaret
- 15h : départ de l'hôtel en direction du col du Granon (voir parcours ci-dessous)
- 17h30 : retour à l'hôtel, douche et repos en regardant le résumé de l'étape du Tour de France
- 19h : retrait du dossard en vue de la grimpée nocturne, retour à l'hôtel
- 21h : départ en direction du col de l'Izoard ... éclairé par les derniers rayons de soleil
- 22h30 : arrivée au col de l'izoard, repas champêtre composé de produits locaux ... et animations diverses (observation des étoiles au télescope, parcours type "son et lumière", ...)
- 23h30 : descente (fraiche à mon avis) du col
- 00h00 : retour à l'hôtel, une douche et au lit !

Mercredi 08 juillet :
- 10h : réveil puis petit déjeuner
- 11h : départ de l'hôtel, direction Bourg d'Oisans
- 13h : repas à bourg d'Oisans
- 13h30 : départ en direction de l'Alpe d'Huez (voir parcours ci-dessous)
- 17h : retour à la voiture, changement de tenue et ravitaillement avant le retour
- 19h : retour à Lyon


Parcours du mardi :


Parcours du mercredi :

dimanche 5 juillet 2009

95km dans les monts du lyonnais

Nouvelle sortie matinale dans les Monts du lyonnais. Aujourd'hui je suis allé rouler en compagnie de Rémy et de Mickael ... ou plutôt devrais-je dire que j'ai "suivi" car je n'ai pris quasiment aucun relais !

Je les ai retrouvé vers Quincieux : étant en retard sur l'horaire, j'ai été obligé d'imprimer un tempo élevé tout le long de la remontée des quais de Saône afin d'arriver à l'heure au point de RDV. Une fois que je les ai retrouvé, il ont imprimé un fort tempo pendant près de 10km avant de relâcher l'allure. Ouf.

On est monté au col de la Luère en passant par St pierre la palud. La montée est longue et pentue : Rémy a eu du mal avec ses roues en carbone "Aero-Tech 850" qui sont conçues pour le Contre-La-Montre en non pas pour la montagne ... Il m'a confirmé peu avant le col que ces roues n'étaient vraiment pas faites pour les cols ! Dans la descente, j'ai confirmé l'impression que j'ai eu hier : je réussis de nouveau à prendre les bonnes trajectoires aussi bien dans les courbes que dans les épingles !

Sur la route en creux en bosses jusqu'à Lentilly, j'ai laissé mes 2 compagnons de route se disputer les sprints en côte sans moi car mes jambes commençaient à tirer. On est rentré par Lozanne, Chasselay puis les quais. J'ai fini fatigué et avec les jambes lourdes, mais pas cramé malgré ces 2 journées chaudes, longues et bien vallonnées.


samedi 4 juillet 2009

85km dans les monts du lyonnais

Je suis allé rouler dans les Monts du lyonnais ce matin. Pas d'objectif de performance, juste l'envie de me faire plaisir et de rouler tranquillement en regardant le paysage ...

Le ciel était sans nuages, les paysages dans ce coin sont toujours magnifiques ... le soleil cognait fort, les températures étaient chaudes : les mousses de mon casque ont eu fort à faire afin d'éponger la sueur de mon front.

Sur la fin, j'avais mal aux jambes malgré le fait que j'ai roulé sans forcer. Ca faisait longtemps que je n'ai pas fait autant de bornes, qui plus est sur un parcours exigeant. Je suis bien content de ma sortie.

vendredi 3 juillet 2009

1km de natation

Avec ce temps très chaud, je me suis baigné dès mon retour du travail. J'ai effectué 1km à la nage, en alternant la brasse et le crawl : à la fin je commençais à avoir mal aux bras ! Dire qu'au cours des années 2000 et 2001, à l'époque où je m'entrainais fortement en natation et ai fait quelques courses, j'effectuais 2 séances de 4.5km chaque semaine. J'en sortais frais comme un gardon ... en 8ans, les choses ont bien changées ! Ma coulée à chaque virage, mon efficacité aussi bien en crawl qu'en brasse, mon apnée ... tout à diminué. Comme quoi, quand on arrête une pratique intensive, petit à petit l'organisme perd ses réflexes. Je n'échappe pas à la règle.


Pour mon séjour à Chamonix, au cours du mois d'Aout, je souhaite diversifier mes activités et faire autre chose que du vélo toute la journée. Je suis en train de regarder diverses possibilités : je pense faire une journée complète de VTT en montagne, et envisage sérieusement la possibilité de faire du canyioning, du rafting, de l'hydrospeed ... ou autre sport nautique dans le genre (un seul parmi la liste, il ne faut pas abuser des bonnes choses). Je verrai également si je ne fais pas un baptême de parapente : j'ai toujours eu très envie de faire du deltaplane, mais ce sport n'est pas proposé dans la région. D'ici le mois d'août, j'ai largement le temps de continuer mes investigations.