mercredi 30 août 2017

Spectateur du cyclisme pro

Je parle rarement de cyclisme professionnel. Bien que mon vélo soit sensiblement le même que les leurs, ma pratique est très loin de la leur. Je vais rarement assister aux courses des autres, amateurs ou professionnels, car quel que soit le sport j'ai toujours préféré pratiquer que regarder. Pourtant en ce mois d'août j'ai assisté à 3 courses professionnelles en 10 jours.


Le mercredi 9 aout j'étais à Trévoux pour l'arrivée de la 2ème étape du Tour de l'Ain. J'ai été agréablement surpris par le nombre de spectateurs au bord de la route : la bosse du circuit et la ligne d'arrivée étaient bien plus peuplées que ce à quoi je m'attendais. Est-ce du à la formule "circuit final" proposé par l'épreuve, avec un premier passage sur la ligne puis une boucle d'une trentaine de minutes avant l'arrivée ? Ni trop court pour les coureurs, ni trop long pour le public, la formule me semble intéressante.

J'ai été plus surpris quand je suis tombé fortuitement sur le parcours un peu plus tôt dans la journée pendant mon entraînement quotidien : les cyclosportifs étaient passés quelques heures avant moi et sur les 10 kilomètres que j'ai emprunté je n'ai pas vu un seul déchet. Ont-ils été ramassés avant le passage des cadets puis des pros ? J'en doute. Est-ce que les participants ont été respectueux de l'environnement ? Je l'espère. Ce qui m'a plus étonné, c'est de tomber sur une faucheuse qui coupait l'herbe du fossé alors que les cadets allaient arriver dans 30 minutes et que les professionnels devaient suivre deux heures plus tard. Je n'ai pas vu de balayeuse à proximité. Je trouve surprenant de faucher le fossé si près d'une course de ce niveau ...


Le dimanche 13, j'étais en Belgique et j'ai tenu à assister à l'étape finale du Binck Bank Tour (autrefois appelé Eneco Tour, et encore avant "Tour du Benelux"). C'est l'étape du Mur de Grammont, avec un circuit traditionnel emprunté deux fois par les coureurs avant l'arrivée. Le "Kapelmuur" (mur de la chapelle) est un lieu mythique du vélo, que j'avais gravi sur deux roues en 2014. Y retourner pour assister à une course au milieu du public belge me tenait à coeur. Je n'ai pas été déçu, il y avait une ambiance de folie et beaucoup de monde. Si vous voulez une bonne place il faut venir tôt et ne pas bouger. Si vous voulez boire de la bière, vous n'aurez pas à vous déplacer bien loin pour en trouver. En tout cas, je ne regrette pas du tout d'y être allé, ça valait le déplacement ... j'y retournerai peut-être un jour pour le Tour des Flandres, l'ambiance doit être encore plus folle.


Au passage, j'en ai profité pour visiter la chapelle la plus célèbre de Belgique. Au sommet, l'hélicoptère et les caméras ne la manquent jamais. Les photographes s'en donnent eux aussi à coeur-joie, ils disposaient même de deux espaces barriérés leur permettant de prendre des clichés sous le meilleur angle possible. L'intérieur de la chapelle mérite le coup d'oeil, c'est superbe. C'est petit donc sauf si vous êtes passionné par les chapelles vous n'y resterez pas longtemps.


Enfin, le samedi 19 je me suis rendu à Nimes pour le départ de la Vuelta. Après le froid belge (j'ai porté des pulls toute la semaine et j'ai roulé en tenue longue, en plein mois d'août !) ça a été la fournaise. Plus de 20° de choc thermique. Bon, je n'ai rien vu de la course en elle-même mais j'ai traîné dans les paddocks et ça c'était sympa. Les gens font n'importe quoi pour voir Alberto Contador, c'était LA star du jour au vu du nombre de personnes devant le bus de l'équipe. Bon, par contre niveau ambiance des spectateurs, c'était un public nettement moins connaisseur qu'en Belgique. C'était moins sympa car avec autant de monde, ça joue des coudes, ça bouscule et ça piétine. Mais c'était sympa quand même.


Voila, trois courses professionnelles, j'ai fait mon quota pour les 5 prochaines années.

samedi 12 août 2017

Nouveau cycle d'entraînement

Mes deux premiers cycles de l'année sont terminés depuis peu : le premier devait m'amener à la victoire sur une épreuve Pass'Cyclisme au printemps (ce que je n'ai pas réussi à faire), le deuxième m'a amené à la conquête des deux monuments italiens (c'est une réussite, avec Milan - San Remo en juin puis le Tour de Lombardie en juillet). J'entame à présent un nouveau cycle d'entraînement vers un objectif pas spécialement prévu en début d'année.

Contrairement à mes habitudes, je ne participerai pas aux contre-la-montre dont la préparation occupe habituellement mon mois d'aout et dont les compétitions occupent mes week-ends de septembre jusque mi-octobre. Cette année pas de contre-la-montre : j'aurai la tête occupée à la préparation de mon mariage, qui aura lieu mi-octobre. J'aurai pu faire la majorité des épreuves habituelles, la préparation du mariage ne me prendra pas spécialement de temps car (presque) tout est déjà prêt, mais mentalement je n'ai aucune envie de me livrer à fond d'ici la. A une (ou deux ?) exceptions près, j'y reviens dans quelques lignes.

lundi 24 juillet 2017

Tour de (la) Lombardie (pieuse)


Ce dimanche, après 5 jours sans avoir touché le vélo, je me suis attaqué au cinquième monument cycliste : le Tour de Lombardie. J'avais récupéré le tracé exact de l'épreuve grâce à Strava : de plus en plus de professionnels y diffusent (une partie de) leurs données, ce qui permet à tous ceux qui le veulent de comparer leurs temps avec celui des pros ... et pour moi de bénéficier d'un itinéraire exact.


Le départ des professionnels ayant lieu à Côme, sur la rive du lac, j'ai fait de même ... mais à 800 mètres du lieu officiel. Si les professionnels bénéficient de routes fermées et peuvent parader tranquillement dans les rues de la ville, ce n'est pas mon cas donc j'ai choisi l'endroit le plus pratique pour la suite de l'itinéraire.


Après une multitude de feux-rouges et autant de minutes de perdues, la route prévue était coupée : impossible de passer en raison d'un éboulement. De quoi perdre du temps et de l'énergie à chercher un itinéraire de substitution au milieu d'une circulation plus dense car tout le trafic routier utilisait cette unique route (au lieu de se répartir sur les deux).


J'ai fini par retrouver l'itinéraire normal, sur des montagnes russes comme je m'y attendais. Après deux journées dans la région, je me suis rendu compte qu'il n'y a pas un seul mètre de plat. Ca ne fait que monter et descendre, il n'y a pas de plateau.



La récompense de ces premiers efforts est intervenue après une vingtaine de kilomètres : une belle descente face au lac de Côme avec vue magnifique sur les environs. C'était sublime et cette beauté s'est prolongée pendant une dizaine de kilomètres en longeant le lac sur une petite route étroite passant de villages en villages. Ce fut la seule partie presque plate du parcours.



A Bellagio, à la pointe d'une bande de montagne coupant en deux branches le lac, j'ai abordé la première véritable difficulté : l'ascension vers la madone de Ghisallo, la patronne des cyclistes. Le roadbook de l'épreuve indique 8,6km à 6,2% dont 3,6km à 9,3% au début et un dernier kilomètre à 9,5%. Les premières grosses pentes m'ont calmé. J'ai pris mon rythme au fil des oratoires et des chapelles, il y en avait tous les 500 mètres. Au milieu des bois, l'entrée d'une messe était surveillée par 3 carabinieri. J'ai fini par atteindre la madone de Ghisallo mais n'y étais pas seul : beaucoup de cyclistes y étaient montés et une messe était en cours, avec diffusion à l'extérieur via des hauts-parleurs.


dimanche 9 juillet 2017

Préparation pour le Tour de Lombardie

Il y a un mois, je venais à bout de Milan - San Remo. Après une période de récupération, nécessaire après une épreuve aussi exigeante, j'ai repris une préparation "longue distance" en vue du dernier monument manquant à ma collection : le Tour de Lombardie.


Etant donné qu'il n'existe pas d'épreuve cyclosportive et que le parcours prévu pour l'édition 2017 n'est pas encore diffusé, j'ai prévu de faire ma tentative en solitaire en reprenant le parcours de la dernière édition. Certains professionnels ayant diffusé leurs données sur Strava, je n'ai eu aucun mal pour récupérer le parcours exact. Bon, je ne pourrai pas faire exactement le même parcours qu'eux, puisqu'ils empruntent des routes à sens unique ... dans le sens inverse au sens de circulation normal. Ca va me forcer à faire quelques détours. J'ai prévu de couper la boucle toute plate au centre de la carte, ce qui me fera gagner une quinzaine de kilomètres sans changer la physionomie de l'épreuve.


Avec 4500 mètres de dénivelé et de longues montées avec de gros pourcentages, l'épreuve promet de me faire mal aux jambes. J'enchaîne donc les ascensions en région lyonnaise pour tenter de m'y préparer au mieux et faire en sorte de prendre du plaisir le plus longtemps possible. Jusqu'au bout ce serait l'idéal, j'espère ne pas craquer en cours de route. En tout cas, je m'entraîne dur pour ça.

Ma tentative devrait avoir lieu à la fin du mois, si la météo le permet. Les deux vagues de forte chaleur m'ont confirmé que mon corps réagit nettement mieux aux températures basses qu'aux températures élevées. Mes petites baisses de performances à ces périodes là viennent aussi de ma difficulté à dormir, donc à récupérer, quand il fait trop chaud.

vendredi 7 juillet 2017

La fin d'une année d'encadrement

Mercredi, j'ai effectué mon 29ème et dernier encadrement du groupe de minimes du Lyon Sprint Evolution. Dernier encadrement de l'année scolaire bien entendu, je serai de nouveau présent en septembre pour une nouvelle année scolaire pleine de nouveautés.


Mon groupe cette année étant majoritairement composé de minimes 2, et de jeunes féminines (minimes - cadettes), la majorité de mon effectif passera en septembre dans le groupe des cadets et cédera sa place aux actuels benjamins qui deviendront minimes. En deux ans, puisque pour la plupart je les ai déjà encadrés l'année dernière, je les ai vus évoluer aussi bien physiquement que tactiquement, aussi bien musculairement qu'humainement.

Je suis content d'avoir été comme un phare pour eux, et de le devenir désormais pour d'autres. Un phare au bord de la mer ne fait que donner une information aux marins : sans cette lueur même un bon navigateur risque de s'échouer ... même avec cette lueur, un mauvais marin risque de s'échouer. Un phare est impartial, il ne guide pas mieux les bons marins que les mauvais, il n'est pas indispensable mais lorsqu'il est bien placé il est utile.

Au cours de cette année, on aura vécu ensemble de belles journées. De celles ni trop chaudes ni trop froides, ensoleillées, peu venteuses, où tout se passe bien et où chacun rentre chez lui avec le sourire. On aura aussi vécu quelques galères, obligés parfois de trouver des abris de fortune face à un ciel déchaîné, obligés de changer de parcours à cause de multiples crevaisons et/ou chutes. En parlant de chutes, je ne comprends pas la phrase "c'est le métier qui rentre" : autant on peut apprendre de ses erreurs tactiques, autant on peut apprendre de ses erreurs physiques, autant une chute n'apprends rien. La seule chose qui rentre, à mon sens, ce sont juste du goudron / des gravillons / de la terre / du sable. On apprend même pas à se relever, tous savent déjà le faire depuis qu'ils ont deux ans.

Merci à Adriana, Annia, Augustin, Enzo, Justin, Pauline, Raphaël, Romain et Tristan pour leur présence, leur sérieux et leur écoute. Merci à Hervé et Lulu pour leur présence à mes côtés afin de gérer le groupe. Merci enfin aux dirigeants du club et à Mickael Buffaz de me faire confiance et de m'avoir confié la direction de ce groupe. Rendez-vous en septembre pour une nouvelle année.

jeudi 15 juin 2017

Mes incidents de la route en 2016

En début d'année 2016, je vous avais livré quelques chiffres sur les incidents rencontrés lors de mes sorties à vélo de l'année 2015. Je vous les remettrai ci-dessous pour la comparaison. J'ai fait de même tout au long de l'année 2016 mais n'avais pas pris le temps de partager mes données.

Depuis un mois et demi, la colère monte du côté des usagers cyclistes de la route. Et des sous-bois aussi puisque d'autres dangers y sont parfois signalés (par exemple du barbelé en travers des chemins, comme dans ce cas recensé près de chez moi). Des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France ce samedi 17 juin afin d'inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures permettant une meilleure cohabitation entre tous les usagers de la route.

Voici la liste des incidents que j'ai recensé sur mon année 2016 :
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Pour comparaison, voici les chiffres de 2015 :

La proportion de klaxon est stable (27% en 2016 contre 28% en 2015), les refus de priorité sont en légère hausse (ils passent de 24% à 36%), les véhicules trop près quand à eux explosent. De 24% en 2015 ils passent à 51% en 2016 : j'avais un véhicule qui me frôlait une sortie sur quatre, j'ai désormais un véhicule qui me frôle une sortie sur deux.

C'est, je pense, ce chiffre qui résume le malaise rencontré par les cyclistes : plus les voitures prennent l'habitude de passer trop près, plus un "loupé" de 10cm risque d'envoyer le cycliste à l'hôpital. Quand une voiture laisse un mètre d'écart, si le cycliste ou la voiture (ou les deux) font un petit écart ça n'a pas de conséquence. Quand il y a dix centimètres entre le rétroviseur et le guidon, le moindre écart a des conséquences.

J'ai remarqué que les problèmes type klaxon et insultes étaient toujours quand je roule en groupe; Quand je roule seul j'ai rarement de soucis de ce type. Pour les refus de priorité je constate que le fait d'être en groupe ou pas n'a pas d'influence significative. Je ne tiens malheureusement pas de statistique sur le nombre de conducteurs qui téléphonent au volant avec le téléphone en main, car c'est impossible à comptabiliser tant le nombre est grand. C'est d'ailleurs ce comportement qui me fais le plus peur sur la route. Avant-hier, un automobiliste qui me doublait téléphone en main est passé à quelques centimètres d'un accident avec un automobiliste qui arrivait d'une rue à gauche et qui avait lui aussi son téléphone en main.

Pour ceux qui veulent aller fouiller sur Strava, toutes ces informations sont publiques dans la partie commentaires de mes sorties. J'ai même un meilleur niveau de détail sur tous les refus de priorité puisque j'y indique à chaque fois s'il s'agit d'un stop, d'un rond-point, d'une sortie de garage, ...
Si noter ces données ne prends pas de temps, en sortir des statistiques est plus long. J'ai donc cessé en 2017, inutile d'aller y chercher ces informations sur mes dernières sorties. Je n'y note plus que ce qui m'intéresse vraiment : les recharges de mon groupe électrique, les changements de chaine, ... et autres informations dont j'ai besoin pour contrôler l'usure de mon matériel.

mardi 13 juin 2017

Milan - San Remo (granfondo)

Ce dimanche, j'ai bouclé le parcours du granfondo Milan - San Remo. Il s'agit de mon 4ème monument après Paris - Roubaix (2011, 2014), le Tour des Flandres (2014) et Liège - Bastogne - Liège (2014). Il ne me manque désormais plus que le Tour de Lombardie.


Le parcours de l'épreuve recopie celui des professionnels, à quelques détails près : on débute directement à la fin de la partie neutralisée et il nous manque le dernier kilomètre (notre arrivée est sous la flamme rouge des professionnels, lorsqu'ils tournent à gauche pour rejoindre le bord de mer). Les pros empruntent quelques sens interdits, coupant ainsi quelques kilomètres : leur distance est de 291km contre 295km pour nous. Le parcours peut se décomposer en trois parties : une centaine de kilomètres plutôt plats (voir faux-plat descendant) en direction de la mer jusqu'au pied du col du Turchino, puis 50 kilomètres de longue ascension par paliers jusqu'au col, une descente puis 140 kilomètres en bord de mer alternant du plat le long des plages et de multiples petites ascensions pour passer d'une crique à l'autre.


La veille, après 5h de conduite, j'avais rejoint l'hôtel où se tenait le quartier général de l'épreuve. Le bâtiment était monstrueux : je ne suis pas un grand voyageur, mais je n'avais jamais rien vu de tel. Il s'agit du plus grand hôtel d'Italie, qui ne possède "que" 916 chambres. A côté de ce bâtiment, les plus gros centres commerciaux lyonnais semblent minuscules. Pour récupérer mon dossard, alors que j'utilisais l'anglais comme toujours quand je suis à l'étranger, j'ai fini par tomber sur un interlocuteur qui m'a dit avec l'accent italien "ah mais vous êtes français ? Vive Macron !". Visiblement, certains italiens suivent notre politique intérieure.


La nuit a été calme, par chance les cyclistes ont été assez discrets le matin. Dans un hôtel un jour de cyclosportive, vous ne trouvez habituellement pas plus bruyants que des cyclistes : portes qui claquent, cales qui frappent le carrelage à chaque pas ... le petit dej' débutant à 5h, il y a eu quelques bruits à partir de 4h30 mais globalement les autres ont été discrets et m'ont laissé me reposer tranquillement.


L'organisation avait échelonné les départs par sas : 250 inscrits "or" partaient en premier à 7h (en échange d'un coût plus élevé), 250 partenaires (les sponsors, qui invitent leur équipe interne ou des clients) leur emboîtaient le pas 10 minutes plus tard. J'étais ensuite dans la 3ème vague de 250 participants partant 10 minutes plus tard, avant deux dernières vagues de 250. L'idée est bonne : des pelotons de 250 coureurs sont moins nerveux qu'un peloton de 1000 cyclistes, l'échelonnement de 10 minutes permet aux voitures de circuler normalement entre les groupes, et surtout pour rendre les clés des chambres c'était fluide (un des points du matin que je craignais le plus). Certes, en partant 20 minutes après l'heure que j'avais prévu et avec un timing pressé (car devant rentrer sur Lyon le soir même), ça ne m'arrangeait pas qu'il y ait de tels écarts mais pour la sécurité c'était une bonne idée. Il est à noter que des organisateurs passaient pour vérifier chaque concurrent et ont fait sortir les quelques resquilleurs qui s'étaient glissés dans mon sas alors qu'ils devaient partir plus tard.


Après un quart d'heure d'attente dans mon sas, le départ nous a été donné. Pile à l'heure annoncée. Deux motos nous ouvraient la route et sécurisaient les carrefours, c'était super. Dès les premiers coups de pédale je me suis positionné entre la dixième et la quinzième position : pour sortir de l'agglomération, avec des ronds-points et tout le mobilier urbain, je ne voulais pas prendre de risques quitte à prendre un peu de vent. Le vent soufflant de 3/4 face, au bout de 6 kilomètres quelques coureurs ont débuté une bordure ... j'étais en 8ème position à ce moment la, quand on m'a demandé de passer des relais pour rester dans le premier éventail j'y suis allé mais avec plus de 290 kilomètres à faire je ne me suis pas donné à fond. Ca n'a pas duré, je crois que chacun de nous savait que c'était totalement stupide de vouloir partir d'aussi loin. Je suis resté aux avants postes pendant une heure, avant de reculer un peu pour bénéficier d'un meilleur abri. En 30ème position, avec un coureur de chaque côté, certes je voyais moins bien les trous dans le goudron mais j'économisais de précieuses forces.