vendredi 23 décembre 2016

Formation FFC en Ardèche

Il y a un mois j'étais en Ardèche dans le cadre de la formation d'encadrement de la FFC. Pendant 3 jours, avec une dizaine d'autres futurs encadrants, nous avons alterné les heures de cours en salle et les heures de cours sur le vélo.



Sur les cours en salle, on a passé beaucoup de temps sur la règlementation, ce qui est toujours utile à savoir dans le cadre de nos missions : les braquets et distances des épreuves en fonction des catégories, l'organisation du convoi des voitures suiveuses (puisqu'une fois mon diplôme en poche, j'aurai le droit de conduire une voiture suiveuse sur les épreuves FFC), les règles de dépannage (à droite, à l'arrêt, uniquement entre équipiers) ... bref, des choses généralement sues pour tous ceux qui s'intéressent au cyclisme en profondeur (au delà de la surface télévisée).



On a également eu des cours sur l'organisation de séances d'entraînement. En échangeant entre-nous, on a partagé des idées pour travailler plus spécifiquement certaines qualités, c'est l'avantage d'avoir un groupe restreint de pratiquants ayant une certaine expérience. Entre les vécus des uns et des autres, il y avait beaucoup d'idées intéressantes testées et validées sur le terrain. On a aussi eu un briefing mécanique grâce à l'intervention du mécanicien du comité Rhône-Alpes, avec quelques points d'attention afin de faciliter le dépannage des coureurs sans mettre en danger les personnes autour (coureurs, staff, spectateurs, matériel).



Sur le vélo, j'ai retrouvé avec plaisir les routes autour de Vallon Pont d'Arc, notamment celles empruntées en 2012 lors de feu la "classic sud ardèche" (version cyclosportive). Les couleurs de l'automne étaient bien installées, les paysages étaient magnifiques. On a pu grimper le rocher de Sampzon par sa face la plus facile, au soleil couchant, ce qui était agréable ... mais en pédalant sur une seule jambe en alternance (dans le cadre d'un exercice), ce qui était moins drôle. Dans la bonne humeur, c'est passé.



Le dimanche matin, un épais brouillard a masqué le paysage. Par moments, la visibilité était très réduite : j'ai mesuré 6 secondes de visibilité à 30km/h ... sur des routes théoriquement limitées à 90km/h, ça ne laissait que 2 secondes pour réagir à ceux roulant à cette vitesse. Pourtant, malgré l'épais brouillard, plus de la moitié des véhicules roulaient sans phares et à une vitesse qui me semblait trop élevée par rapport aux conditions. Bon, il faut avouer que sur les 7 (ou 8 ?) membres de mon groupe, aucun n'avait de gilet jaune et un seul avait une lampe rouge à l'arrière de son vélo. Nous étions donc mal placé pour donner des leçons de sécurité.


L'examen écrit final a été réussi avec succès, j'ai validé ce module de formation. Il ne me reste plus que deux étapes avant l'obtention du diplôme, j'ai donc passé le cap de la mi-parcours.

jeudi 8 décembre 2016

30 ans, tour des 30 communes

Ce jeudi j'ai eu 30 ans. Pour l'occasion, j'avais décidé de longue date de faire une belle sortie à vélo tournant autour du chiffre 30. J'avais pensé à 300 kilomètres mais début décembre autour de Lyon et sans faire une préparation adaptée (ce jour n'étant pas un objectif final à atteindre dans ma vie), avec le froid et une journée raccourcie c'était plutôt compliqué. 30 kilomètres, c'était atteignable bien trop facilement donc ça marquait moins le coup.


J'ai cherché d'autres idées : 30 séries de 30/30. Ca n'aurait pas été très amusant et je me serai épuisé pour rien (les courses ne reprendront que dans 3 mois). 3000m de dénivelé dans les Monts d'Or ? Avec autant de mètres de descente, je risquais de finir gelé. D'autres idées me sont venues en tête (grimper 30 cols ? difficile !) jusqu'à celle que je réaliserai : un tour de Lyon passant par 30 communes différentes, en 120 kilomètres (soit 4 x 30km).

J'ai débuté le vélo dans les Monts d'Or, c'est donc tout naturellement par ces routes-ci que j'ai entamé ma sortie d'anniversaire. Un peu avant l'heure prévue pour mon départ, calculée pour éviter de passer dans une zone de bureaux ou industrielle à une heure de pic (12h/12h30, 13h30/14h15 et à partir de 16h30), la brume s'est dissipée. La température, proche de 0° ces derniers jours, est montée assez rapidement quand le soleil est enfin apparu. Un petit coup de pouce du destin.


J'ai donc escaladé les 3 Monts d'Or, où j'ai débuté le vélo accompagné par mon père, puis je suis parti pour une traversée des Monts du Lyonnais par leur pied. Je serai bien passé par la route des crêtes, mais ça aurait rallongé mon parcours et m'aurait coupé d'un certain nombre des 30 villages prévus. Cependant, les routes au pied des monts n'étaient pas de tout repos : ça monte et ça descend tout le temps, c'est usant et on a l'impression de ne pas avancer. J'ai veillé à m'alimenter correctement en vue de la suite : mes sorties tournant habituellement autour de 2 heures, et partant généralement rouler en début d'après-midi après le repas, je n'ai pas besoin de m'alimenter. Ici, sur une sortie de 4h30 à 5h, sans m'alimenter ça aurait été compliqué.


J'ai rejoint Vernaison, où j'ai traversé le Rhône au sud de Lyon sans encombre avant d'attaquer la côte de Solaize. Avec une cinquantaine de kilomètres dans les jambes et encore 70 kilomètres à parcourir, je l'ai montée au train. Vers 13h, malgré l'ombre dans cette ascension, la température tournait autour des 5° : bien équipé, le froid ne m'atteignait pas, je pouvais entamer sereinement ma remontée vers le nord.


Le contournement est de Lyon, même en passant par les routes champêtres et en évitant les agglomérations, n'est pas des plus sympathiques. C'est plat en monotone, il y a quelques lignes droites interminables. A la sortie de Saint-Laurent de Mure, j'ai trouvé un tracteur pour m'aspirer quelques kilomètres. Bon, visiblement, l'agriculteur n'était pas spécialement content de m'avoir derrière lui : il m'a imposé plusieurs arrêts / accélérations puis a mis ses grosses roues dans le bas côté (sur une route démentiellement large, roulant à cheval sur la bande cyclable) exprès pour me ramener des projectiles dessus ... alors que j'avais lâché prise depuis quelques centaines de mètres, craignant que l'étape d'après soit un grand coup de frein (avec ce genre de personnes, mieux vaut être prudent, tout est possible), il a quand même coupé la route d'un camion dans un rond-point exprès pour que je ne le suive pas. Bref, le contournement de Lyon par l'est n'a pas été la partie la plus passionnante de la sortie mais tout s'est bien passé.


Après avoir traversé une deuxième fois le Rhône, j'ai rejoint La Boisse et sa bosse de deux kilomètres permettant de monter sur le plateau de la Dombes. J'ai abordé le pied avec 100 kilomètres dans les jambes et 4h de selle sous les fesses. Sachant qu'une fois en haut il ne me resterait plus que du plat et un peu de descente pour rentrer chez moi, j'ai lâché les chevaux dans la bosses. Bon, j'ai plutôt lâché des poneys car ma capacité d'accélération n'était pas démesurée. Mais j'ai quand même pu accélérer suffisamment pour me faire plaisir et arriver en haut content de moi (avec en prime ma meilleure performance chronométrique selon Strava).

Les 20 derniers kilomètres pour rentrer chez moi en traversant la Dombes n'ont été qu'une formalité. J'avais choisi volontairement des routes que je connais très bien, sans risque de me tromper d'itinéraire, pensant rentrer plus fatigué que ça d'une telle sortie. Je n'avais passé les 100 kilomètres que deux fois cette année, une fois fin février et une fois début mars. Ces 6 derniers mois, j'ai rarement dépassé les 80 kilomètres, je m'attendais donc à finir plus difficilement une sortie longue.

Je suis rentré chez moi après avoir traversé la Saône, avec 121 kilomètres au compteur et 30 communes traversées. L'histoire retiendra que mon premier repas de trentenaire aura donc été composé de barres de céréales (avec des saveurs différentes en entrée, en plat principal et en dessert) accompagnées d'une boisson énergétique à l'orange. L'histoire retiendra également que j'aurai franchi 2 fois le Rhône (une fois dans chaque sens) mais une seule fois la Saône. En principe, pour rentrer chez soi, il faut franchir une rivière dans chaque sens ...

Bref, j'ai attaqué la trentaine avec plein de projets en tête, certains à court terme (gagner une course ce printemps par exemple), d'autres à moyen ou long terme ... et d'autres qui ne verront probablement jamais le jour. Des projets de vélo et des projets de vie. J'ai attaqué la trentaine par un beau ciel bleu et un soleil d'hiver, sans avoir froid ni avoir trop chaud. C'était une belle journée, de celles où on rentre avec des étoiles dans les yeux et qui font aimer ce sport.

Consultez mon parcours.

dimanche 13 novembre 2016

Selle classique ou selle large ?

Au cours de mon séjour en Italie début octobre, j'ai pu fabriquer une selle de vélo en partant des matières premières (une structure en carbone, des rails, du gel, du tissus et de la colle) jusqu'à obtenir une selle qui est désormais dans une boite et qui sera achetée par un client quelque-part dans le monde. Bon, sincèrement, je pense que la boite a été retirée après mon départ ... si la selle avait vraiment été jugée conforme aux standards de la société, je pense qu'ils me l'auraient plutôt laissé en souvenir.

La structure en carbone, base de toute selle.

Bon, je ne vais pas vous parler de la fabrication d'une selle (c'est super intéressant à savoir pourtant) ni des tests incroyables qu'elles subissent (la corrosion, les UV, les températures extrêmes, l'élongation, les impacts, ...). Ce que j'ai appris sur le choix d'une selle entre sa version classique et sa version large me semble bien plus intéressant. Je ne vous cache pas que pour mon gabarit de 62kg (parfois 63, rarement au delà) et 1m80 je ne me suis jamais trop penché sur la question, il me semblait évident qu'il me fallait une selle de largeur classique. Et bien ... ce n'est pas vrai !

Le tissus, avant découpe (à droite) et après découpe (à gauche).

Revenons en arrière, à la base de la question. Pourquoi existe-il deux largeurs de selle ? Car dans le fond, si on n'avait pas le choix de la largeur, la question ne se poserait même pas. Le cycliste dispose de 5 points d'appui (qu'on peut regrouper en 3 groupes) : 2 sur les pédales (1er groupe), 2 sur le cintre (le 2ème groupe) et un sur la selle (le 3ème groupe). Tout le poids du corps est réparti sur ces 5 appuis ... et dans la liste, la selle se paie la plus grosse part du gâteau, comme vous vous en doutez.

Mise en place du rail sous la selle.

C'est bien tout ça, mais pourquoi deux largeurs ? Car tous les cyclistes ne font pas le même poids, afin d'obtenir une pression uniforme au centimètre carré, il faut bien adapter la largeur. En augmentant le poids sans augmenter la surface d'appui, ça augmente la pression au cm² ... rendant ainsi la selle inconfortable.

A puissance égale (en w/kg), le pourcentage de répartition du poids du cycliste sur les différents points d'appuis ne varie pas.

Le poids est l'un des paramètres, mais ce n'est pas le seul. Malgré mes 60kg, je suis proche de la limite entre les deux versions de selle. Pourquoi ? Car le poids mis sur la selle (qui n'est que l'un des 5 points d'appuis) dépend également de la ... puissance du cycliste. En vrai, ça dépend surtout de la pression qu'exerce le cycliste sur ses pédales : une partie du poids du cycliste se transfère de la selle vers les pédales quand il augmente sa puissance. Le poids sur la selle diminuant en faveur des pédales, la pression au cm² diminue sur la selle ...

Répartition du poids du cycliste sur la selle (en bleu foncé en bas), les pédales (en rouge au centre) et la potence (en bleu clair en haut) en fonction de la puissance développée par le cycliste (1w/kg à gauche, 2w/kg, 3w/kg et 4w/kg à droite).

C'est ainsi qu'un coureur de 80kg qui dispose d'une belle puissance (comme un coureur professionnel par exemple) se retrouvera à utiliser une selle de largeur classique alors qu'un cyclotouriste de 60kg devrait plutôt utiliser une selle large. Dans mon cas (62kg), le point de bascule se trouve autour de 28km/h de vitesse de croisière sur le plat.

mardi 8 novembre 2016

Et maintenant, tu fais quoi ?

Voilà un mois que je n'ai plus accroché de dossard. La saison de cyclocross, que j'ai effectué ces dernières années, a repris depuis plusieurs semaines. Les épreuves s'enchaînent ... mais mon vélo de cross est toujours au grenier. Pourquoi ?


Cet hiver, je vais avoir 30 ans. Cette 29ème année a été contrariée par plusieurs blessures, rien de grave, mais des petites choses gênantes. Il y en a eu une première musculaire en janvier, première belle alerte avant des soucis de dos qui m'ont handicapé pendant 2 mois et demi (et m'ont coûté cher en ostéo). Plus d'autres petits trucs en cours d'année qui m'ont obligé à lever le pied sur de courtes périodes. Depuis 3 ans, j'ai enchaîné les saisons de route, de cyclocoss et de contre-la-montre sans vrai période de repos, dès que l'une se terminait j'enchaînais avec la suivante (ou sa préparation).


Depuis le mois de septembre, je suis plusieurs formations. Certaines dans mon milieu professionnel, car même si ma formation de base (en programmation informatique) incluait des cours de gestion d'entreprise, la réalité que je vis au quotidien maintenant que je travaille à mon compte n'est pas celle présentée lors des cours il y a une dizaine d'années. Je poursuis également la formation FFC pour l'encadrement de l'école de vélo du Lyon Sprint Evolution (il me manque encore 2 modules à passer), et une formation privée pour l'accompagnement dans la prise de décision. Bref, mes soirées et certains week-end sont déjà occupés, je n'aurai pas la possibilité de me déplacer sur la majorité des épreuves. Il me reste 2 week-end où j'aurai la possibilité d'en faire, mais m'y présenter sans aucune préparation et sans avoir touché le vélo de cyclocross avant, ça n'apporterai pas grand chose.

Je vais profiter de cet hiver pour refaire mes gammes tranquillement. J'ai eu une telle aversion envers les sorties de foncier en groupe que je n'ai plus fait de vrai foncier depuis des années. Je pensais que ça ne servait à rien puisque je courrais tout le temps donc étais toujours plus ou moins en forme ... grâce à mon entraîneur, j'ai découvert que je me trompais : le foncier ce n'est pas juste pour se remettre en forme après une coupure, mais c'est aussi une base importante. C'est la fondation de la maison sur laquelle s'appuient les murs porteurs (le seuil et la PMA) ... celle sans laquelle ces murs porteurs s'affaissent et se fissurent lentement.


Je vais également inclure de la PPG afin de consolider le reste de mon corps : si vous placez un moteur de voiture sur une tondeuse à gazon, celle-ci va se déformer ... en améliorant ma puissance grâce à l'entraînement, j'observe le même phénomène. A moindre échelle bien sûr, je ne suis pas passé d'un moteur de tondeuse à celui d'une voiture.

Tout ça pour quoi ? Pour un beau projet : en 2017 j'aurai 30 ans et je fêterai les 10 ans de ce blog. Ce sera également l'année de mon mariage. Il est évident qu'avec ces 3 événements, je vous réserve une belle surprise (et même deux je l'espère) ... que je commencerai à préparer plus intensément à partir de janvier. D'ici la, place au plaisir, à la récupération, au foncier et aux formations !

jeudi 3 novembre 2016

Cyclocross : l'écart entre la télé et la réalité

[Cet article a été rédigé le 15 janvier 2016, au retour de ma campagne de cyclocross en Belgique. Il est resté dans mes brouillons et n'avait pas été publié. Les images d'illustration et le texte sont d'origine, les images étant tirées des épreuves auxquelles j'ai participé.]

J'ai profité de ces 10 jours de repos pour regarder l'enregistrement des 3 épreuves qui étaient télévisées. J'avoue que les images que j'ai découvertes m'ont semblé conformes à ce que j'avais l'habitude de voir quand je regardais ces courses à la télé, mais décalées par rapport à l'expérience que j'avais vécue.


J'ai été surpris de voir à quel point la télévision ne retransmet pas les difficultés techniques et mal les difficultés physiques. Les grosses bosses de 2m de haut ne semblent être qu'un petit monticule de terre. Les passerelles ne semblent pas très pentues alors qu'en regardant bien les images on remarque que les coureurs se mettent en danseuse pour les gravir tout en penchant leur buste vers l'avant ... ce qui témoigne habituellement d'une bonne dose de pente.


Techniquement, la télé ne rend pas vraiment compte des difficultés techniques. On ne distingue quasiment pas les fossés de Loenhout ... l'image ci-dessus permet de mieux se rendre compte de la profondeur et de la longueur du fossé. Et encore, sur cette image, ce n'est pas le plus profond : certains faisaient plus d'un mètre de profondeur !


Dans le même domaine, l'image étant cadrée sur le haut du coureur, on ne se rend pas bien compte de l'état du sol ... encore moins de la profondeur de la boue. Heureusement pour moi, celle-ci était plutôt rare grâce à un temps sec ... mais elle était bien présente sur certaines portions. Je crois quand même que c'est la partie la mieux transmise par la vidéo.


A noter également que les spectateurs étaient eux-aussi concernés par la boue. On comprend mieux pourquoi les bottes en caoutchouc chaussent 99% des pieds des personnes bordant le circuit.


La télévision ne retransmet pas forcément l'ambiance du bord du circuit. En découvrant les images, j'ai surtout entendu les voix des commentateurs et en arrière plan le bruit du public. Depuis le coeur du circuit, on entendu surtout le bruit des spectateurs, dont on a du mal à imaginer la densité : Diegem c'est 25 000 spectateurs (entrées payantes) pour 3450m de circuit. Si tout le circuit avait été accessible des deux côtés (ce qui n'était pas le cas), soit 6900m de disponibles, ça ferait 3,6 spectateurs par mètre et par côté. Impressionnant !


A Diegem, une section incroyablement technique était particulièrement mal retransmise à la télévision. Le long du stade, il fallait rouler dans une ornière de 35mm de large (sachant que les pneus en font 32), le guidon passant à quelques centimètres des barrières et des verres de bière des spectateurs, avec un dévers très marqué. Pour corser la chose déjà particulièrement ardue, le fond de l'ornière reposait sur des racines traitres et le passage des catégories précédentes (juniors, espoirs puis féminines) avait créé quelques zones de sortie de l'ornière particulièrement délicates. Seuls les 3 ou 4 premiers réussissaient à le passer sur le vélo, les autres bien qu'au meilleur niveau mondial n'y parvenaient pas. La télé montrant les premiers, ce passage le plus compliqué des 4 épreuves disputé n'était pas très bien transmis au téléspectateur.


Il y aurait quantité d'autres choses à raconter, que la télévision ne montrait pas et que seules des photos du bord du circuit peuvent laisser deviner. Comment imaginer l'effort pour grimper en haut des escaliers de l'épreuve de Baal (GP Sven Nys), escalier situé tout en haut du circuit, après avoir grimpé dans une prairie grasse et avoir passé une zone de sable juste au pied des escaliers ? Les muscles sont déjà tétanisés par l'effort pour grimper au point culminant du circuit, il faut alors sauter du vélo et grimper un escalier interminable. Ce genre d'information, la télévision ne le retransmet pas, pourtant ça explique beaucoup de choses dans la tactique de course des leaders.


La saison prochaine, lorsque je regarderai des épreuves derrière mon écran, je ne verrai plus du tout du même oeil les images. Pas seulement pour les épreuves que j'ai découvertes, mais pour l'ensemble d'entre-elles. Si tout semble si facile pour les meilleurs coureurs du monde, ce n'est pas que les circuits sont faciles mais bien parce qu'ils évoluent à un niveau physique et technique nettement au dessus du lot.

La majorité des photos sont issues du site cyclephotos.co.uk : Diegem, Loenhout et Baal, avec son aimable autorisation pour l'utilisation sur mon blog. En cliquant sur le nom des épreuves, vous pourrez découvrir la galerie complète des photos prises pendant chacune de ces épreuves.

lundi 31 octobre 2016

Contreforts de la Sambre

Après avoir commencé le mois d'octobre en Italie, je le termine en Belgique. Le vélo est une invitation au voyage, à la découverte, à l'exploration ... ce dont je profite lorsque je sors de mon environnement habituel. J'ai terminé le mois d'octobre par une sortie en compagnie de Clément dans la province de Namur, sur les contreforts de la Sambre.


Savez-vous quel est le point commun entre les drapeaux des pays qui touchent la France continentale ? Ils ont tous du rouge ! La Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, Monaco, Andorre et l'Espagne ont tous une zone de couleur rouge sur leur drapeau. Curieux, non ?


J'ai été surpris par la douceur du climat au départ de la sortie. J'avais prévu une tenue longue, des gants longs (mais fins) et des sur-chaussures (fins eux-aussi). Les 18° au départ, accompagné par un joli soleil, m'ont incité à ranger les gants et les sur-chaussures dans la poche arrière du maillot ... je n'en aurai vraiment pas besoin aujourd'hui. L'automne étant bien installé, nous avons pu profiter des magnifiques couleurs de la végétation sans avoir l'inconvénient des routes humides ni de la fraicheur. L'automne comme je l'aime !


Clément m'a fait découvrir certaines de ses routes d'entraînement, routes qu'utilisent également moultes épreuves : championnat de Belgique contre-la-montre, Tour de la province de Namur, ... et qu'utilisent les cyclistes plus anonymes au quotidien. On a justement croisé quelques cyclistes locaux, à qui j'ai fait un petit geste amical de la main, sans obtenir de réponse (comme très souvent quand je roule en Belgique). Clément, originaire d'Annecy (donc connaissant bien les coutumes Rhône-Alpines) et résidant en Belgique depuis quelques années, m'a confirmé que ce n'était pas dans les coutumes locales que de se saluer.


Au cours des deux heures de notre chevauchée, nous avons côtoyé la faune (plus ou moins) locale : des chevaux, des ânes, des vaches, des moutons, des faisans et des ... lamas. Oui, tout un groupe de lamas.


On a aussi rencontré tout types de routes : du beau goudron, du beau béton, de gros pavés, de petits pavés, du goudron pas terrible et du béton défoncé. Bon, globalement, les routes sur lesquelles mon hôte m'a emmené étaient plutôt bonnes, nettement meilleures que celles que je trouve dans la province du Brabant Wallon. Bref, ce fut une belle sortie parfaite pour prendre du plaisir en fin d'année.

Consultez notre parcours.

vendredi 28 octobre 2016

Séjour en Italie

En début de mois, j'ai été convié à un court séjour en Italie afin de découvrir les nouveaux produits de la marque Fizik. A la découverte de leurs bureaux d'études et de leur usine se sont ajoutées deux sorties à vélo.


Je n'étais pas retourné en Italie depuis le printemps 2012 et ma campagne en Sardaigne. Les locaux de Fizik étant situés à la jonction des pieds des dolomites, des préalpes vicentines et des préalpes carniques, les sorties promettaient des paysages fabuleux et du dénivelé.



A mon arrivée, j'ai récupéré le vélo qu'ils mettaient à ma disposition lors des 72 heures passées sur place. Italie oblige, j'ai découvert un vélo Pinarello (à disques) avec des pneus Vittoria. Selle et poste de pilotage Fizik, évidemment. Les roues Vision et la transmission mécanique + pédales Shimano ne respectaient pas tout à fait le "Made in Italy", ce qui n'était pas pour me déplaire dans le cas des leviers de vitesse : en 11 ans je n'ai utilisé que pendant 1 an le matériel du concurrent italien (Campagnolo).



La première sortie a été reculée et raccourcie à cause de la pluie. Nous étions une trentaine, entre les invités (comme moi), le personnel de Fizik (ils sont presque tous pratiquants) et deux coureurs professionnels sponsorisés par la marque (S.Puccio de la Sky et M.Montaguti d'AG2R). En quelques coups de pédale, on s'est enfoncé dans la montagne sur des routes aussi calmes que belles. Malgré les quelques gouttes de pluie, la vue n'était pas bouchée et permettait une vision large sur les alentours.


Au fil des ascensions, montées au tempo, notre peloton s'est affiné. Sur des routes mouillées, je n'étais pas spécialement à l'aise : en descente sur chaque freinage ma roue arrière avait tendance à chasser (pourtant je sais utiliser des freins à disques et dosais correctement mon freinage), en montée quand je passais en danseuse ma roue arrière patinait. En regardant les autres et en discutant avec eux, je n'étais pas le seul à avoir ce problème, ça ne venait donc pas de moi.


Après une trentaine de kilomètres de montagnes russes, à monter et descendre sans subir physiquement, j'ai préféré écourter la sortie et rentrer sans prendre de risques. Je n'avais aucune confiance dans mes pneus, la pluie ne cessait pas et une partie du groupe rentrait à l’hôtel sous la conduite de Salvatore Puccio.