samedi 18 novembre 2017

Encadrement en cyclocross

Depuis mon retour de voyage de noces, passé à New York à la fin du mois d'octobre, je suis collé au goudron. Ca tombe bien, j'ai déjà plus de 11 000 kilomètres cette année et mes prochains objectifs seront au mois d'avril l'année prochaine, il est donc le moment de faire un break physique et mental.


Cette coupure est au gout de chacun. Certains coupent totalement avec le vélo, pour ma part je poursuis mes activités cyclistes mais de manière différente : cette année je fais du cyclocross sans objectif de performance. Surtout, après 10 jours de coupure totale liée au voyage de noces, mon volume d'entraînement est divisé par deux par rapport à mes habitudes : je roule "seulement" 5 à 6 heures par semaine au lieu de 10 heures.

Lors de ma participation au cyclocross de Bredene, en décembre 2015 en Belgique

Mercredi, avec les (plus ou moins) jeunes élèves du Lyon Sprint Evolution, on a repris les entraînements de cyclocross. Certains utilisent déjà leur vélo de cross en compétition chaque week-end depuis septembre, mais pour la majorité d'entre eux cette période d'entraînement sert à travailler l'agilité et l'équilibre sans participer à des compétitions.


La première séance nous a permis (à nous, les éducateurs) de leur (ré-)apprendre le passage des planches à pieds. C'était la première séance d'encadrement que j'effectuais depuis que j'ai fait valider mes compétences en cyclocross par la FFC en février. Pas fou, j'avais ressorti mon vélo quelques jours plus tôt et avais passé une heure à me remettre en mémoire quelques gestes techniques : la montée / descente de vélo, les dévers, les buttes, l'enroullé-freiné, les escaliers ... savoir faire correctement les gestes pour leur montrer ce qu'ils doivent faire, c'est un vrai plus !



Jusqu'à la fin du mois de décembre, les mercredis seront consacrés à cette belle discipline, mêlant physique et technique. Et nécessitant de nettoyer intégralement son vélo après chaque entraînement. Le circuit d'entraînement tracé autour du vélodrome de la Tête d'Or va encore être bien utile cette année : on a tous les exercices techniques sous les yeux, on a juste à se placer au bon endroit et à corriger ou féliciter celui / celle qui passe devant nous.

mardi 31 octobre 2017

Mariage cycliste, déco cycliste

Il y a quinze jours, je me suis marié. Il est universellement connu que je suis un cycliste passionné jusqu'au bout des ongles ... mais ce que beaucoup parmi vous ne savent pas c'est que Clémence est aussi passionnée que moi. On ne vit pas notre passion de la même manière, puisque je pratique et pas elle, mais elle connait au moins autant de choses que moi sur le vélo. Nous n'avons pas eu besoin de chercher trop loin le thème de notre mariage.

1 - le faire part
Notre faire part était personnalisé. En couverture, un vélo se transformait en tandem. Le carton d'invitation au repas était un ... plateau de vélo. Voila qui donnait le ton 3 mois à l'avance.
(le faire part est au centre de la photo, la partie blanche s'ouvrait pour laisser place à un tandem sur la partie turquoise)

2 - le livret de chants
En couverture du livret de chants pour la cérémonie, des mariés sur un vélo devant une église ... si certains avaient oublié le thème, voilà qui devait leur rafraichir la mémoire.

3 - le fléchage d'accès au domaine
Vous étiez invités à notre réception ? Il suffisait de suivre les bornes kilométriques géantes, numérotées de 14 à 1 (plus on approchait du lieu, plus le numéro diminuait).

4 - le vélo du vin d'honneur
En arrivant au domaine où avait lieu la réception, un grand coeur métallique accueillait d'abord nos invités ... puis un vélo en acier leur indiquait la direction à suivre pour se restaurer.


5 - le plan de table
Les tables portaient toutes un nom de col ou de mont. Le plan de table était affiché sur une grande carte de France, avec chaque col / mont indiqué à son emplacement réel.

6 - les bornes kilométriques des tables
Le nom de chaque table était affiché sur une borne kilométrique.

7 - les porte-noms
Le diner étant placé, chaque place était attribuée à l'aide d'un petit vélo.

8 - le pliage de serviettes
Autour de chaque serviette et sur chaque enveloppe de faire-part, un plateau était imprimé à l'aide d'un tampon.

9 - BONUS : le costume
Peu de monde a repéré le petit détail qui faisait toute la différence : sur mon costume, un petit vélo était épinglé à côté de mon col.

10 - les vignes du Beaujolais
Tous les cyclistes du nord de Lyon connaissent les vignobles du beaujolais. La vue y est toujours belle, quelques bosses exigeantes font mal aux jambes mais la majorité des routes y sont douces. En octobre, les vignes rougissent. C'est un régal pour les yeux quand on est sur le vélo et un régal pour y faire des photos de mariage.


Si certains invités avaient des doutes sur notre passion commune, je pense que depuis notre mariage le mystère est entièrement levé.

jeudi 19 octobre 2017

Nouveau cycle avec le Lyon Sprint Evolution

Ce mercredi, j'ai attaqué un nouveau cycle avec le Lyon Sprint Evolution : les jeunes cyclistes que j'encadrais depuis deux ans ont rejoint le groupe supérieur, tandis que les (plus) jeunes cyclistes du groupe inférieur passent désormais sous ma protection.

(photo du groupe précédent, prise fin juin)

Les entraînements avaient repris en septembre mais les groupes n'avaient pas encore été reformés. Est-ce mon mariage le week-end écoulé qui a déclenché le mouvement ? J'en doute fort. Est-ce la météo encore douce et agréable ? J'en doute aussi. Ce cycle est naturel, tous les deux ans c'est le même mouvement ... j'attaque mon troisième cycle au sein du club, les cadets que j'accompagnais il y a 4 ans sont désormais en espoir (pour ceux qui n'ont pas stoppé le cyclisme à cause de leurs études).


Mon nouveau groupe est composé de benjamins qui deviendront des minimes au 1er janvier 2018. Et de trois jeunes filles, qui étaient déjà dans mon groupe l'année passée et qui restent à mes côtés. Avec les encadrants de l'école de cyclisme, les nouveaux arrivants ont appris à pédaler et à manier leur vélo, à rouler en groupe et sur la route. Pendant les deux années à venir, je vais devoir les initier puis les perfectionner dans les exercices tactiques : comment se placer par rapport au vent, comment prendre des relais efficacement, comment former un éventail, comment composer un train pour préparer un sprint / une attaque, ... sans oublier les exercices physiques adaptés à leur jeune âge.

Puisque ce sera la troisième fois que je ferai ce travail avec un groupe différent, je pourrai encore m'améliorer. Je suis très satisfait de ce que j'ai réalisé avec le groupe précédent, mais j'ai de petits détails à corriger qui permettront d'être un meilleur encadrant et de les faire progresser un peu plus vite. Il va falloir un trimestre de réglage pour qu'on apprenne à se faire confiance mutuellement sur le vélo (moi en eux et eux en moi), qu'ils apprennent à décoder mes instructions sur la route (notamment pour tout ce qui concerne la sécurité, ce sera le premier chantier) et on pourra alors prendre notre rythme de croisière pour l'apprentissage tactique et le développement physique.

mardi 3 octobre 2017

Grimpées manquées, fin de saison

Pour le mois de septembre, avant de mettre fin à ma saison, je m'étais prévu deux derniers objectifs : la grimpée de Chaussan ainsi qu'atteindre les 300w sur un test d'effort au seuil (20 minutes).


La grimpée de Chaussan ayant été annulée, j'ai reporté mon envie de grimpée sur le "chronodor", une épreuve que je ne connaissais pas avant la mi-septembre et dont le départ est très proche de mon nouveau logement. Placée en fin de mois et d'une durée estimée de 20 minutes, elle me permettait de faire coup-double : faire une grimpée chrono ET faire un test d'effort de 20 minutes.


Le jour de l'épreuve, contrairement à ce qu'annonçait le ciel bleu de l'affiche, la pluie était abondante. Vraiment abondante. Il n'y a eu que 25 participant(e)s ... je n'étais pas dans ce lot. A 14 jours du mariage, hors de question de faire 20 minutes à fond sous la pluie puis 10 minutes de descente à me geler. Hors de question de prendre le risque de tomber malade. J'ai reporté ma tentative de test d'effort de 48 heures et ai mis de côté l'idée de faire une grimpée chronométrée.



Le test d'effort a donc eu lieu ce lundi 2 octobre. Il s'est bien passé, même si je n'ai pas atteint la valeur espérée : 290w au lieu des 300w visés. Je savais depuis quelques jours et les derniers entraînements que les 300w seraient impossibles à atteindre. Je ne suis pas une machine : je suis un humain comme un autre avec des limites physiques. J'essaye de les repousser, lentement mais surement, entraînement après entraînement, mais pour obtenir des progrès durables il faut de la patience et du temps. Et surtout, il faut accepter que ça n'aille pas aussi vite qu'on le voudrait. Certains s'inventent des excuses pour justifier l'emploi de solutions interdites leur permettant d'obtenir plus rapidement de meilleurs résultats ; Je préfère obtenir un moins bon résultat mais pouvoir être fier de chaque watt gagné à la seule force de mes jarrets.


La saison sportive se termine pour moi. Ma tête est au mariage et au voyage de noces qui suivra. Une fois ces échéances extra-sportives passées, je pourrai repartir sur un cycle de préparation en vue des objectifs de 2018.

mercredi 30 août 2017

Spectateur du cyclisme pro

Je parle rarement de cyclisme professionnel. Bien que mon vélo soit sensiblement le même que les leurs, ma pratique est très loin de la leur. Je vais rarement assister aux courses des autres, amateurs ou professionnels, car quel que soit le sport j'ai toujours préféré pratiquer que regarder. Pourtant en ce mois d'août j'ai assisté à 3 courses professionnelles en 10 jours.


Le mercredi 9 aout j'étais à Trévoux pour l'arrivée de la 2ème étape du Tour de l'Ain. J'ai été agréablement surpris par le nombre de spectateurs au bord de la route : la bosse du circuit et la ligne d'arrivée étaient bien plus peuplées que ce à quoi je m'attendais. Est-ce du à la formule "circuit final" proposé par l'épreuve, avec un premier passage sur la ligne puis une boucle d'une trentaine de minutes avant l'arrivée ? Ni trop court pour les coureurs, ni trop long pour le public, la formule me semble intéressante.

J'ai été plus surpris quand je suis tombé fortuitement sur le parcours un peu plus tôt dans la journée pendant mon entraînement quotidien : les cyclosportifs étaient passés quelques heures avant moi et sur les 10 kilomètres que j'ai emprunté je n'ai pas vu un seul déchet. Ont-ils été ramassés avant le passage des cadets puis des pros ? J'en doute. Est-ce que les participants ont été respectueux de l'environnement ? Je l'espère. Ce qui m'a plus étonné, c'est de tomber sur une faucheuse qui coupait l'herbe du fossé alors que les cadets allaient arriver dans 30 minutes et que les professionnels devaient suivre deux heures plus tard. Je n'ai pas vu de balayeuse à proximité. Je trouve surprenant de faucher le fossé si près d'une course de ce niveau ...


Le dimanche 13, j'étais en Belgique et j'ai tenu à assister à l'étape finale du Binck Bank Tour (autrefois appelé Eneco Tour, et encore avant "Tour du Benelux"). C'est l'étape du Mur de Grammont, avec un circuit traditionnel emprunté deux fois par les coureurs avant l'arrivée. Le "Kapelmuur" (mur de la chapelle) est un lieu mythique du vélo, que j'avais gravi sur deux roues en 2014. Y retourner pour assister à une course au milieu du public belge me tenait à coeur. Je n'ai pas été déçu, il y avait une ambiance de folie et beaucoup de monde. Si vous voulez une bonne place il faut venir tôt et ne pas bouger. Si vous voulez boire de la bière, vous n'aurez pas à vous déplacer bien loin pour en trouver. En tout cas, je ne regrette pas du tout d'y être allé, ça valait le déplacement ... j'y retournerai peut-être un jour pour le Tour des Flandres, l'ambiance doit être encore plus folle.


Au passage, j'en ai profité pour visiter la chapelle la plus célèbre de Belgique. Au sommet, l'hélicoptère et les caméras ne la manquent jamais. Les photographes s'en donnent eux aussi à coeur-joie, ils disposaient même de deux espaces barriérés leur permettant de prendre des clichés sous le meilleur angle possible. L'intérieur de la chapelle mérite le coup d'oeil, c'est superbe. C'est petit donc sauf si vous êtes passionné par les chapelles vous n'y resterez pas longtemps.


Enfin, le samedi 19 je me suis rendu à Nimes pour le départ de la Vuelta. Après le froid belge (j'ai porté des pulls toute la semaine et j'ai roulé en tenue longue, en plein mois d'août !) ça a été la fournaise. Plus de 20° de choc thermique. Bon, je n'ai rien vu de la course en elle-même mais j'ai traîné dans les paddocks et ça c'était sympa. Les gens font n'importe quoi pour voir Alberto Contador, c'était LA star du jour au vu du nombre de personnes devant le bus de l'équipe. Bon, par contre niveau ambiance des spectateurs, c'était un public nettement moins connaisseur qu'en Belgique. C'était moins sympa car avec autant de monde, ça joue des coudes, ça bouscule et ça piétine. Mais c'était sympa quand même.


Voila, trois courses professionnelles, j'ai fait mon quota pour les 5 prochaines années.

samedi 12 août 2017

Nouveau cycle d'entraînement

Mes deux premiers cycles de l'année sont terminés depuis peu : le premier devait m'amener à la victoire sur une épreuve Pass'Cyclisme au printemps (ce que je n'ai pas réussi à faire), le deuxième m'a amené à la conquête des deux monuments italiens (c'est une réussite, avec Milan - San Remo en juin puis le Tour de Lombardie en juillet). J'entame à présent un nouveau cycle d'entraînement vers un objectif pas spécialement prévu en début d'année.

Contrairement à mes habitudes, je ne participerai pas aux contre-la-montre dont la préparation occupe habituellement mon mois d'aout et dont les compétitions occupent mes week-ends de septembre jusque mi-octobre. Cette année pas de contre-la-montre : j'aurai la tête occupée à la préparation de mon mariage, qui aura lieu mi-octobre. J'aurai pu faire la majorité des épreuves habituelles, la préparation du mariage ne me prendra pas spécialement de temps car (presque) tout est déjà prêt, mais mentalement je n'ai aucune envie de me livrer à fond d'ici la. A une (ou deux ?) exceptions près, j'y reviens dans quelques lignes.

lundi 24 juillet 2017

Tour de (la) Lombardie (pieuse)


Ce dimanche, après 5 jours sans avoir touché le vélo, je me suis attaqué au cinquième monument cycliste : le Tour de Lombardie. J'avais récupéré le tracé exact de l'épreuve grâce à Strava : de plus en plus de professionnels y diffusent (une partie de) leurs données, ce qui permet à tous ceux qui le veulent de comparer leurs temps avec celui des pros ... et pour moi de bénéficier d'un itinéraire exact.


Le départ des professionnels ayant lieu à Côme, sur la rive du lac, j'ai fait de même ... mais à 800 mètres du lieu officiel. Si les professionnels bénéficient de routes fermées et peuvent parader tranquillement dans les rues de la ville, ce n'est pas mon cas donc j'ai choisi l'endroit le plus pratique pour la suite de l'itinéraire.


Après une multitude de feux-rouges et autant de minutes de perdues, la route prévue était coupée : impossible de passer en raison d'un éboulement. De quoi perdre du temps et de l'énergie à chercher un itinéraire de substitution au milieu d'une circulation plus dense car tout le trafic routier utilisait cette unique route (au lieu de se répartir sur les deux).


J'ai fini par retrouver l'itinéraire normal, sur des montagnes russes comme je m'y attendais. Après deux journées dans la région, je me suis rendu compte qu'il n'y a pas un seul mètre de plat. Ca ne fait que monter et descendre, il n'y a pas de plateau.



La récompense de ces premiers efforts est intervenue après une vingtaine de kilomètres : une belle descente face au lac de Côme avec vue magnifique sur les environs. C'était sublime et cette beauté s'est prolongée pendant une dizaine de kilomètres en longeant le lac sur une petite route étroite passant de villages en villages. Ce fut la seule partie presque plate du parcours.



A Bellagio, à la pointe d'une bande de montagne coupant en deux branches le lac, j'ai abordé la première véritable difficulté : l'ascension vers la madone de Ghisallo, la patronne des cyclistes. Le roadbook de l'épreuve indique 8,6km à 6,2% dont 3,6km à 9,3% au début et un dernier kilomètre à 9,5%. Les premières grosses pentes m'ont calmé. J'ai pris mon rythme au fil des oratoires et des chapelles, il y en avait tous les 500 mètres. Au milieu des bois, l'entrée d'une messe était surveillée par 3 carabinieri. J'ai fini par atteindre la madone de Ghisallo mais n'y étais pas seul : beaucoup de cyclistes y étaient montés et une messe était en cours, avec diffusion à l'extérieur via des hauts-parleurs.