samedi 12 août 2017

Nouveau cycle d'entraînement

Mes deux premiers cycles de l'année sont terminés depuis peu : le premier devait m'amener à la victoire sur une épreuve Pass'Cyclisme au printemps (ce que je n'ai pas réussi à faire), le deuxième m'a amené à la conquête des deux monuments italiens (c'est une réussite, avec Milan - San Remo en juin puis le Tour de Lombardie en juillet). J'entame à présent un nouveau cycle d'entraînement vers un objectif pas spécialement prévu en début d'année.

Contrairement à mes habitudes, je ne participerai pas aux contre-la-montre dont la préparation occupe habituellement mon mois d'aout et dont les compétitions occupent mes week-ends de septembre jusque mi-octobre. Cette année pas de contre-la-montre : j'aurai la tête occupée à la préparation de mon mariage, qui aura lieu mi-octobre. J'aurai pu faire la majorité des épreuves habituelles, la préparation du mariage ne me prendra pas spécialement de temps car (presque) tout est déjà prêt, mais mentalement je n'ai aucune envie de me livrer à fond d'ici la. A une (ou deux ?) exceptions près, j'y reviens dans quelques lignes.

lundi 24 juillet 2017

Tour de (la) Lombardie (pieuse)


Ce dimanche, après 5 jours sans avoir touché le vélo, je me suis attaqué au cinquième monument cycliste : le Tour de Lombardie. J'avais récupéré le tracé exact de l'épreuve grâce à Strava : de plus en plus de professionnels y diffusent (une partie de) leurs données, ce qui permet à tous ceux qui le veulent de comparer leurs temps avec celui des pros ... et pour moi de bénéficier d'un itinéraire exact.


Le départ des professionnels ayant lieu à Côme, sur la rive du lac, j'ai fait de même ... mais à 800 mètres du lieu officiel. Si les professionnels bénéficient de routes fermées et peuvent parader tranquillement dans les rues de la ville, ce n'est pas mon cas donc j'ai choisi l'endroit le plus pratique pour la suite de l'itinéraire.


Après une multitude de feux-rouges et autant de minutes de perdues, la route prévue était coupée : impossible de passer en raison d'un éboulement. De quoi perdre du temps et de l'énergie à chercher un itinéraire de substitution au milieu d'une circulation plus dense car tout le trafic routier utilisait cette unique route (au lieu de se répartir sur les deux).


J'ai fini par retrouver l'itinéraire normal, sur des montagnes russes comme je m'y attendais. Après deux journées dans la région, je me suis rendu compte qu'il n'y a pas un seul mètre de plat. Ca ne fait que monter et descendre, il n'y a pas de plateau.



La récompense de ces premiers efforts est intervenue après une vingtaine de kilomètres : une belle descente face au lac de Côme avec vue magnifique sur les environs. C'était sublime et cette beauté s'est prolongée pendant une dizaine de kilomètres en longeant le lac sur une petite route étroite passant de villages en villages. Ce fut la seule partie presque plate du parcours.



A Bellagio, à la pointe d'une bande de montagne coupant en deux branches le lac, j'ai abordé la première véritable difficulté : l'ascension vers la madone de Ghisallo, la patronne des cyclistes. Le roadbook de l'épreuve indique 8,6km à 6,2% dont 3,6km à 9,3% au début et un dernier kilomètre à 9,5%. Les premières grosses pentes m'ont calmé. J'ai pris mon rythme au fil des oratoires et des chapelles, il y en avait tous les 500 mètres. Au milieu des bois, l'entrée d'une messe était surveillée par 3 carabinieri. J'ai fini par atteindre la madone de Ghisallo mais n'y étais pas seul : beaucoup de cyclistes y étaient montés et une messe était en cours, avec diffusion à l'extérieur via des hauts-parleurs.


dimanche 9 juillet 2017

Préparation pour le Tour de Lombardie

Il y a un mois, je venais à bout de Milan - San Remo. Après une période de récupération, nécessaire après une épreuve aussi exigeante, j'ai repris une préparation "longue distance" en vue du dernier monument manquant à ma collection : le Tour de Lombardie.


Etant donné qu'il n'existe pas d'épreuve cyclosportive et que le parcours prévu pour l'édition 2017 n'est pas encore diffusé, j'ai prévu de faire ma tentative en solitaire en reprenant le parcours de la dernière édition. Certains professionnels ayant diffusé leurs données sur Strava, je n'ai eu aucun mal pour récupérer le parcours exact. Bon, je ne pourrai pas faire exactement le même parcours qu'eux, puisqu'ils empruntent des routes à sens unique ... dans le sens inverse au sens de circulation normal. Ca va me forcer à faire quelques détours. J'ai prévu de couper la boucle toute plate au centre de la carte, ce qui me fera gagner une quinzaine de kilomètres sans changer la physionomie de l'épreuve.


Avec 4500 mètres de dénivelé et de longues montées avec de gros pourcentages, l'épreuve promet de me faire mal aux jambes. J'enchaîne donc les ascensions en région lyonnaise pour tenter de m'y préparer au mieux et faire en sorte de prendre du plaisir le plus longtemps possible. Jusqu'au bout ce serait l'idéal, j'espère ne pas craquer en cours de route. En tout cas, je m'entraîne dur pour ça.

Ma tentative devrait avoir lieu à la fin du mois, si la météo le permet. Les deux vagues de forte chaleur m'ont confirmé que mon corps réagit nettement mieux aux températures basses qu'aux températures élevées. Mes petites baisses de performances à ces périodes là viennent aussi de ma difficulté à dormir, donc à récupérer, quand il fait trop chaud.

vendredi 7 juillet 2017

La fin d'une année d'encadrement

Mercredi, j'ai effectué mon 29ème et dernier encadrement du groupe de minimes du Lyon Sprint Evolution. Dernier encadrement de l'année scolaire bien entendu, je serai de nouveau présent en septembre pour une nouvelle année scolaire pleine de nouveautés.


Mon groupe cette année étant majoritairement composé de minimes 2, et de jeunes féminines (minimes - cadettes), la majorité de mon effectif passera en septembre dans le groupe des cadets et cédera sa place aux actuels benjamins qui deviendront minimes. En deux ans, puisque pour la plupart je les ai déjà encadrés l'année dernière, je les ai vus évoluer aussi bien physiquement que tactiquement, aussi bien musculairement qu'humainement.

Je suis content d'avoir été comme un phare pour eux, et de le devenir désormais pour d'autres. Un phare au bord de la mer ne fait que donner une information aux marins : sans cette lueur même un bon navigateur risque de s'échouer ... même avec cette lueur, un mauvais marin risque de s'échouer. Un phare est impartial, il ne guide pas mieux les bons marins que les mauvais, il n'est pas indispensable mais lorsqu'il est bien placé il est utile.

Au cours de cette année, on aura vécu ensemble de belles journées. De celles ni trop chaudes ni trop froides, ensoleillées, peu venteuses, où tout se passe bien et où chacun rentre chez lui avec le sourire. On aura aussi vécu quelques galères, obligés parfois de trouver des abris de fortune face à un ciel déchaîné, obligés de changer de parcours à cause de multiples crevaisons et/ou chutes. En parlant de chutes, je ne comprends pas la phrase "c'est le métier qui rentre" : autant on peut apprendre de ses erreurs tactiques, autant on peut apprendre de ses erreurs physiques, autant une chute n'apprends rien. La seule chose qui rentre, à mon sens, ce sont juste du goudron / des gravillons / de la terre / du sable. On apprend même pas à se relever, tous savent déjà le faire depuis qu'ils ont deux ans.

Merci à Adriana, Annia, Augustin, Enzo, Justin, Pauline, Raphaël, Romain et Tristan pour leur présence, leur sérieux et leur écoute. Merci à Hervé et Lulu pour leur présence à mes côtés afin de gérer le groupe. Merci enfin aux dirigeants du club et à Mickael Buffaz de me faire confiance et de m'avoir confié la direction de ce groupe. Rendez-vous en septembre pour une nouvelle année.

jeudi 15 juin 2017

Mes incidents de la route en 2016

En début d'année 2016, je vous avais livré quelques chiffres sur les incidents rencontrés lors de mes sorties à vélo de l'année 2015. Je vous les remettrai ci-dessous pour la comparaison. J'ai fait de même tout au long de l'année 2016 mais n'avais pas pris le temps de partager mes données.

Depuis un mois et demi, la colère monte du côté des usagers cyclistes de la route. Et des sous-bois aussi puisque d'autres dangers y sont parfois signalés (par exemple du barbelé en travers des chemins, comme dans ce cas recensé près de chez moi). Des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France ce samedi 17 juin afin d'inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures permettant une meilleure cohabitation entre tous les usagers de la route.

Voici la liste des incidents que j'ai recensé sur mon année 2016 :
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Pour comparaison, voici les chiffres de 2015 :

La proportion de klaxon est stable (27% en 2016 contre 28% en 2015), les refus de priorité sont en légère hausse (ils passent de 24% à 36%), les véhicules trop près quand à eux explosent. De 24% en 2015 ils passent à 51% en 2016 : j'avais un véhicule qui me frôlait une sortie sur quatre, j'ai désormais un véhicule qui me frôle une sortie sur deux.

C'est, je pense, ce chiffre qui résume le malaise rencontré par les cyclistes : plus les voitures prennent l'habitude de passer trop près, plus un "loupé" de 10cm risque d'envoyer le cycliste à l'hôpital. Quand une voiture laisse un mètre d'écart, si le cycliste ou la voiture (ou les deux) font un petit écart ça n'a pas de conséquence. Quand il y a dix centimètres entre le rétroviseur et le guidon, le moindre écart a des conséquences.

J'ai remarqué que les problèmes type klaxon et insultes étaient toujours quand je roule en groupe; Quand je roule seul j'ai rarement de soucis de ce type. Pour les refus de priorité je constate que le fait d'être en groupe ou pas n'a pas d'influence significative. Je ne tiens malheureusement pas de statistique sur le nombre de conducteurs qui téléphonent au volant avec le téléphone en main, car c'est impossible à comptabiliser tant le nombre est grand. C'est d'ailleurs ce comportement qui me fais le plus peur sur la route. Avant-hier, un automobiliste qui me doublait téléphone en main est passé à quelques centimètres d'un accident avec un automobiliste qui arrivait d'une rue à gauche et qui avait lui aussi son téléphone en main.

Pour ceux qui veulent aller fouiller sur Strava, toutes ces informations sont publiques dans la partie commentaires de mes sorties. J'ai même un meilleur niveau de détail sur tous les refus de priorité puisque j'y indique à chaque fois s'il s'agit d'un stop, d'un rond-point, d'une sortie de garage, ...
Si noter ces données ne prends pas de temps, en sortir des statistiques est plus long. J'ai donc cessé en 2017, inutile d'aller y chercher ces informations sur mes dernières sorties. Je n'y note plus que ce qui m'intéresse vraiment : les recharges de mon groupe électrique, les changements de chaine, ... et autres informations dont j'ai besoin pour contrôler l'usure de mon matériel.

mardi 13 juin 2017

Milan - San Remo (granfondo)

Ce dimanche, j'ai bouclé le parcours du granfondo Milan - San Remo. Il s'agit de mon 4ème monument après Paris - Roubaix (2011, 2014), le Tour des Flandres (2014) et Liège - Bastogne - Liège (2014). Il ne me manque désormais plus que le Tour de Lombardie.


Le parcours de l'épreuve recopie celui des professionnels, à quelques détails près : on débute directement à la fin de la partie neutralisée et il nous manque le dernier kilomètre (notre arrivée est sous la flamme rouge des professionnels, lorsqu'ils tournent à gauche pour rejoindre le bord de mer). Les pros empruntent quelques sens interdits, coupant ainsi quelques kilomètres : leur distance est de 291km contre 295km pour nous. Le parcours peut se décomposer en trois parties : une centaine de kilomètres plutôt plats (voir faux-plat descendant) en direction de la mer jusqu'au pied du col du Turchino, puis 50 kilomètres de longue ascension par paliers jusqu'au col, une descente puis 140 kilomètres en bord de mer alternant du plat le long des plages et de multiples petites ascensions pour passer d'une crique à l'autre.


La veille, après 5h de conduite, j'avais rejoint l'hôtel où se tenait le quartier général de l'épreuve. Le bâtiment était monstrueux : je ne suis pas un grand voyageur, mais je n'avais jamais rien vu de tel. Il s'agit du plus grand hôtel d'Italie, qui ne possède "que" 916 chambres. A côté de ce bâtiment, les plus gros centres commerciaux lyonnais semblent minuscules. Pour récupérer mon dossard, alors que j'utilisais l'anglais comme toujours quand je suis à l'étranger, j'ai fini par tomber sur un interlocuteur qui m'a dit avec l'accent italien "ah mais vous êtes français ? Vive Macron !". Visiblement, certains italiens suivent notre politique intérieure.


La nuit a été calme, par chance les cyclistes ont été assez discrets le matin. Dans un hôtel un jour de cyclosportive, vous ne trouvez habituellement pas plus bruyants que des cyclistes : portes qui claquent, cales qui frappent le carrelage à chaque pas ... le petit dej' débutant à 5h, il y a eu quelques bruits à partir de 4h30 mais globalement les autres ont été discrets et m'ont laissé me reposer tranquillement.


L'organisation avait échelonné les départs par sas : 250 inscrits "or" partaient en premier à 7h (en échange d'un coût plus élevé), 250 partenaires (les sponsors, qui invitent leur équipe interne ou des clients) leur emboîtaient le pas 10 minutes plus tard. J'étais ensuite dans la 3ème vague de 250 participants partant 10 minutes plus tard, avant deux dernières vagues de 250. L'idée est bonne : des pelotons de 250 coureurs sont moins nerveux qu'un peloton de 1000 cyclistes, l'échelonnement de 10 minutes permet aux voitures de circuler normalement entre les groupes, et surtout pour rendre les clés des chambres c'était fluide (un des points du matin que je craignais le plus). Certes, en partant 20 minutes après l'heure que j'avais prévu et avec un timing pressé (car devant rentrer sur Lyon le soir même), ça ne m'arrangeait pas qu'il y ait de tels écarts mais pour la sécurité c'était une bonne idée. Il est à noter que des organisateurs passaient pour vérifier chaque concurrent et ont fait sortir les quelques resquilleurs qui s'étaient glissés dans mon sas alors qu'ils devaient partir plus tard.


Après un quart d'heure d'attente dans mon sas, le départ nous a été donné. Pile à l'heure annoncée. Deux motos nous ouvraient la route et sécurisaient les carrefours, c'était super. Dès les premiers coups de pédale je me suis positionné entre la dixième et la quinzième position : pour sortir de l'agglomération, avec des ronds-points et tout le mobilier urbain, je ne voulais pas prendre de risques quitte à prendre un peu de vent. Le vent soufflant de 3/4 face, au bout de 6 kilomètres quelques coureurs ont débuté une bordure ... j'étais en 8ème position à ce moment la, quand on m'a demandé de passer des relais pour rester dans le premier éventail j'y suis allé mais avec plus de 290 kilomètres à faire je ne me suis pas donné à fond. Ca n'a pas duré, je crois que chacun de nous savait que c'était totalement stupide de vouloir partir d'aussi loin. Je suis resté aux avants postes pendant une heure, avant de reculer un peu pour bénéficier d'un meilleur abri. En 30ème position, avec un coureur de chaque côté, certes je voyais moins bien les trous dans le goudron mais j'économisais de précieuses forces.

dimanche 28 mai 2017

Un gros et chaud bloc d'entraînement

Cette semaine, j'ai effectué mon dernier gros bloc d'entraînement avant Milan - San Remo. A 15 jours de l'échéance, j'ai effectué une semaine avec mon plus gros total de kilomètres, de temps de selle et de dénivelé depuis un an. J'ai roulé 7 des 8 derniers jours, depuis dimanche dernier seule la journée de jeudi a été faite sans vélo.


Si les chiffres montrent un gros bloc d'entraînement, ils cachent une gêne au niveau du dos qui a fait sa réapparition il y a peu. Mon problème plus ou moins récurrent depuis quelques années n'a pas disparu cet hiver contrairement à ce que j'avais espéré. J'avais pourtant fait exprès d'insister plus que jamais sur le gainage, j'ai fait exprès de ne pas faire de cyclocross afin de ne pas trop le solliciter durant la période hivernale ... bref, il va falloir que je songe sérieusement à creuser de nouvelles pistes autre qu'un simple déséquilibre musculaire. Les pistes à creuser ne manquent pas (changement de selle, étude posturale, ajout d'une épaisseur sous ma cale gauche car ma jambe est plus courte d'1,5cm, ...) mais ce n'est pas parce qu'on creuse plusieurs trous dans un jardin qu'on va y trouver un trésor.


A défaut de pouvoir utiliser pleinement mon dos quand je pédale, ce qui me bride sur chaque effort court et intense mais me gêne moins sur des efforts longs, j'ai pu réviser ma longue liste de points d'eau de la région. Rien que sur la sortie de vendredi après-midi, en 5h de selle dans le beaujolais par 30°, avec Julien on a consommé 6 bidons chacun et on s'est en plus arrêté dans une boulangerie pour acheter des sodas.


Le beau temps m'a quand même permis de profiter de superbes paysages.




Je ne prends que peu de photos quand je roule, mais pour ceux qui cherchent de beaux points de vue il suffit d'enfourcher votre vélo et de refaire mes parcours de ces derniers jours (ils sont disponibles sur Strava).


Une chose est sûre : heureusement que ma machine à laver fonctionne bien car les tenues se sont enchaînées. Pour le séchage, vu la température actuelle et le vent, ce n'était pas un soucis. La préparation pour Milan - San Remo se poursuivra demain par une nouvelle séance d'ostéo (pour rétablir le dos) et un peu de repos.