dimanche 24 octobre 2021

9ème ascension du Mont Ventoux

Dimanche dernier, je me suis rendu à Bédoin avec Rémy afin de grimper le Mont Ventoux. Il s’agissait de ma 9ème ascension du Mont Chauve, la 7ème par cette route.

Sur mes 9 ascensions, j’en avais effectué une en juin (en 2013), toutes les autres ont été effectuées en juillet (en 2009, 2013, 2015 et 2018). Je ne connaissais pas le Ventoux en octobre. C’est beau avec les couleurs d’automne. Les pins restent verts comme en été et ils dégagent toujours la même odeur. On la respire mieux en octobre : il y a moins de voitures et moins de motos. Et il y a aussi clairement moins de cyclistes, même si Rémy et moi étions très loin d’être seuls. J’avais été surpris 10 jours plus tôt de ne pas trouver plus de cyclistes dans l’ascension de l’Alpe d’Huez, j’ai été surpris de voir autant de cyclistes sur les pentes du géant de Provence.

Si d’habitude je grimpe la haut en étant en pleine forme, sauf en 2018 où j’étais blessé, j’avoue que dimanche dernier j’ai subi. Je me souvenais bien que la partie dans la forêt était difficile, j’ai assez bien géré mon effort. Enfin, je n’ai pas géré grand chose car j’étais à fond, mais en étant à fond je grimpais correctement.

Je me souvenais qu’au Chalet Reynard c’était plus facile, sans être facile, et qu’on voyait le sommet au loin. Qu’on avait l’impression de pédaler sans jamais se rapprocher. J’ai géré convenablement.

Je ne me souvenais pas que les 2,5 derniers kilomètres étaient si difficiles. Je ne devais pas être encore prêt pour un effort aussi long à une telle intensité. J’ai subi et me suis battu pour conserver un rythme correct jusqu’au sommet. Franchement j’en ai autant bavé pour faire 1h40 dimanche dernier que pour faire mon record en un peu plus d’1h30. Mais clairement, j’étais bien plus satisfait de mon chrono que je n’espérais pas aussi bon, tandis que lors de mon record j’avais terminé frustré de ne pas être passé sous la barre des 1h30.

Au sommet, j’étais heureux. Heureux d'être la, environ 2 mois après avoir repris le sport plus sérieusement. Content d’en avoir terminé surtout. Rémy a fait toute l’ascension à mes côtés, ça a été un moment partagé de plaisir et de souffrance. C’est dingue comme le sport peut mélanger 2 émotions si différentes. Dans la vie courante, je ne connais pas de situation où on a mal mais où on est content de soi.

Nous avons eu une météo splendide : grand ciel bleu et température douce. Très peu de vent au sommet, c’était agréable. La température en haut étant correcte on a pu rester un moment pour faire des photos et profiter de la vue.

On est descendu sur Malaucène. Si la montée au sud était douce car ensoleillée, la descente côté nord et ombre a été glaciale. On a été content de perdre en altitude pour retrouver de la chaleur.

J’ai donc réussi ma 9ème ascension du Ventoux. 3 ans après la 8ème. Il est certain que je n’attendrai pas 3 années supplémentaires pour y retourner. La 10ème ne peut pas se faire autant attendre. Et puisque je suis en mode « vélo 100% plaisir » et « envie de montagne » en ce moment, j’ai de nouveau très envie de devenir un cinglé du ventoux. Bon, ce ne sera clairement pas pour cette année, les journées n’étant plus assez longues et mon niveau n’étant pas suffisant. Ce sera certainement pour l’année prochaine.


Consultez notre sortie sur Strava.

mardi 12 octobre 2021

Ascension de l'Alpe d'Huez

Vendredi, j’ai grimpé l’Alpe d’Huez. Je n’étais pas revenu sur cette ascension depuis 2013 et la 18ème étape du Tour.

J’ai toujours effectué cette ascension au mois de juillet, dans la chaleur (voir la fournaise), avec une végétation d’été, beaucoup de circulation automobile et des cyclistes par centaines. Un 8 octobre, nous étions peu de cyclistes et le paysage était bien différent : la neige recouvrait les sommets et les arbres portaient leurs couleurs d’automne. Je n’ai jamais trouvé de charme à cette ascension. Trop bruyante, trop fréquentée, trop chaude …

Ce vendredi, j’ai beaucoup apprécié cette montée ! Est-ce grâce à mes 8 années d’absence à cet endroit ? Est-ce lié aux couleurs d’automne et au calme d’octobre ? Est-ce lié au fait que j’y sois allé sans aucune pression, juste pour le plaisir ? Est-ce lié au peu de kilomètres que j’effectue à vélo en ce moment, qui me font profiter encore plus fort des kilomètres que je peux faire ? C’est probablement la combinaison d’un peu tout ça.

J'ai posé mon fils à l'école, ma fille chez sa nounou et me suis rendu à Bourg d'Oisans. Jusqu'à Grenoble, le ciel était très nuageux et il y avait parfois des bancs de brouillard. Je me suis dit que j'allais avoir une météo pourrie. Après Grenoble, le ciel s'est dégagé. La remontée de la vallée de la Romanche était très fraiche, 6° à peine, et sombre. Clairement, je n'aimerai pas y habiter.


Après un court échauffement dans Bourg d'Oisans pour rejoindre le pied de l'ascension, j'ai attaqué les choses sérieuses. Quand la pente s'est redressée, je ne me suis pas trop posé de questions et j'ai pédalé à mon rythme en prenant des photos.

La route était peu fréquentée, j'étais loin de la ferveur estivale. En un peu plus d'une heure d'ascension, j'ai doublé 4 ou 5 cyclistes, j'en ai croisé autant qui descendaient et n'ai pas été doublé. 10 cyclistes aperçus en une heure alors qu'au mois de juillet il faut moins de 20 secondes pour obtenir ce chiffre. Niveau circulation, il n'y avait pas de vacanciers donc la route était nettement plus calme qu'en plein coeur de l'été. J'avais la montagne presque pour moi. C'était génial.

J'ai fait beaucoup de photos et j'ai pris beaucoup de notes mentales, pour mon site cols-cyclisme.com. Ca m'a permis de mettre à jour le profil de l'ascension, afin de coller au mieux à la réalité. J'ai aussi beaucoup profité du paysage.

Comme je ne suis pas très entraîné ces derniers temps, mais que la forme revient petit à petit, j'ai pu me faire plaisir physiquement ... j'ai souffert mais je n'ai pas totalement subi. Avec mon braquet de 39 x 28, je m'attendais à peiner beaucoup plus dans les pentes les plus raides. Mais finalement, contrairement au Mont Ventoux depuis Bédoin qui est raide longtemps sans replat, ici la partie à plus de 10% ne dure que 2,5 kilomètres et les virages permettent de se refaire une santé. Mon poids autour de 58,5kg en ce moment a également dû m'aider à bien passer ces pentes au dessus des 10%.

J'ai atteint la ligne d'arrivée environ 1h10 après avoir traversé le rond-point à la sortie de Bourg d'Oisans. C'était exactement le temps que j'avais prévu. La portion chronométrée "officielle" débutant 700 mètres après le rond-point, je dois avoir un temps "officiel" autour de 1h06.

En haut, j'ai profité de la vue avant de redescendre. Le temps de manger une barre de céréales, de mettre mon coupe-vent, de faire des photos ... puis je me suis lancé dans la descente.

En descendant, je suis tombé sur un point d'eau potable qui n'était pas encore référencé sur le site eau-cyclisme.com. J'ai évidemment fait une photo et ai ajouté la fontaine d'huez sur le site le soir même.


J'ai filmé mon ascension et réalisé un montage décrivant l'ascension :

Le temps de retourner à la voiture, de me changer, de rentrer chez moi, de prendre ma douche, de ranger mes affaire, je suis allé récupérer mon fils à l'école. Pour lui, rien n'a changé et la journée a été normale. Moi, j'étais heureux d'avoir grimpé l'Alpe d'Huez dans des conditions météo splendides.