mardi 24 avril 2018

Liège-Bastogne-Liège, la dernière ardennaise

Ce samedi, j’ai participé à la 3ème ardennaise : Liège-Bastogne-Liège. La doyenne des classiques. La plus dure selon moi, toutes classiques confondues (flandriennes, ardennaises, italiennes et autres). J’avais déjà participé à cette épreuve il y a 4 ans, je savais donc plus ou moins à quoi m’attendre même si le parcours a été légèrement modifié. Je savais que c’est un gros morceau à aborder avec humilité.


Il y a 4 ans, j’avais logé au centre de Liège. Je n’avais pas beaucoup dormi, il y avait eu énormément de bruit toute la nuit puisque l’hôtel était situé dans le quartier festif de la ville. Cette fois, j’ai dormi un peu plus à l’écart de Liège, ce qui m’a permis de mieux me reposer. Vers 5h du matin, l’hôtel rempli de cyclistes est doucement sorti de sa torpeur. Le soleil n’était pas encore levé mais des dizaines de cyclistes se préparaient déjà en silence pour une longue journée de vélo. J’ai anticipé les bouchons cette semaine et n’ai pas eu de soucis pour me garer sur un emplacement autorisé, prévu par l'organisation. A 6h15, alors que les parkings officiels étaient à moitié remplis, des dizaines de voitures se garaient comme des sauvages en vrac.

J’ai récupéré une plaque de cadre et un dossard. Habituellement, sur les épreuves de ce type on nous attribue un numéro de dossard à l’avance (quand on est pré-inscrit). Certaines épreuves en profitent pour personnaliser le dossard et/ou la plaque de cadre avec le nom du participant. Ici, les numéros de dossards étaient attribués au fur et à mesure des arrivées : avec le ticket justifiant de la pré-inscription et du paiement, ils nous donnaient la première plaque de cadre et dossard qu’ils avaient sous la main. Le système offre des avantages comme le fait de ne pas avoir de file pleine pour récupérer un dossard entre 4000 et 4500 quand les files des autres séries de dossards sont vides, mais il ne permet pas de personnalisation. Il m’aura fallu une dizaine de minutes pour récupérer mon kit. Retour à la voiture, mise en place du dossard et de la plaque sur le guidon et me voilà en route vers la ligne de départ.


Les premiers kilomètres pour sortir de Liège étaient sécurisés par des signaleurs. Randonnée oblige, les signaleurs nous faisaient respecter les feux rouges. Dans le flot des cyclistes coupés par les feux rouges, qui se suivent en gros paquets, les cyclistes de tête ont une obligation de vigilance puisqu’ils guident le troupeau et que tout le reste les suit sans réfléchir. A un rond-point, ceux en tête de mon groupe se sont trompés de direction. Ils ont voulu revenir sur le parcours "normal" en remontant à contre-sens la voie rapide du quai le long de la Meuse. Prendre une deux-voies à 70km/h à contre-sens, c’était du suicide pur ! Les klaxons d’un camion lancé à pleine vitesse et les panneaux sens-interdit vus en levant la tête en arrivant sur le quai m’ont incité à ne pas suivre les meneurs du troupeau. Le cyclisme est un sport qui nécessite de lever la tête du guidon. Personne n’a été blessé mais ça a été chaud ! On a fait le tour du carré de maisons et repris le parcours prévu.


A la sortie de Liège, au kilomètre zéro des professionnels, commence la longue montée vers Chaudfontaine. Pour nous français cette ville n’est pas connue, mais pour les belges c’est une ville d’eau réputée. C'est l'équivalent belge de Vittel, que de nombreux français associent à de l'eau en bouteille mais ne savent pas forcément placer sur une carte. Dans l’ascension, j’ai remonté au train le long cordon de cyclistes. Quand on ne connaît pas cette ascension, elle surprend car elle est assez longue. J’ai géré l’ascension au train sans me soucier des gens plus lents ou plus rapides que moi. 275 kilomètres c’est long, celui qui se met dans le rouge au départ le paye plus tard. Au sommet, j’ai pris les roues d’un groupe qui roulait à bonne allure, ni trop rapide ni trop lent. Un long plateau puis faux-plat descendant nous a mené à Remouchamps, célèbre pour sa fameuse côte de La Redoute, que j’aurais à affronter dans 200 kilomètres. Pour ceux participants au plus petit des parcours, c’était ici que le retour vers le départ débutait.

mercredi 18 avril 2018

Flèche Andennaise Classic

Ce mardi, 3 jours après l'Amstel Gold Race, j'ai effectué la deuxième épreuve de la trilogie ardennaise : la Flèche. Si les professionnels partent de Seraing (à côté de Liège) et terminent au mur de Huy, les simples passionnés partent et terminent d'Andenne, à quelques kilomètres de Huy. Du point de vue de la logistique, c'est beaucoup plus facile de partir et de terminer au même endroit. Le parcours ressemble à celui des professionnels, une bonne partie des côtes prises par les meilleurs cyclistes du monde sont également empruntées par les cyclistes plus modestes.


La principale inconnue pour moi concernait ma récupération. Faire 150 kilomètres et 2000 mètres de dénivelé ne me pose aucun soucis, mais après le week-end épuisant au Pays-Bas je savais que je n'avais pas parfaitement récupéré. Il faut dire qu'après la version "toerist" de l'Amstel le samedi, j'étais le dimanche au bord de la route pour découvrir l'ambiance au passage des professionnels. Le réveil à 5h30 le dimanche matin, après être rentré à 21h le samedi (sans avoir mangé ni m'être douché), fait que la nuit a été courte. L'alimentation n'a pas été géniale le samedi puisque j'ai passé la journée sur le vélo, elle n'a pas été bonne non plus le dimanche. Mais la météo annoncée ce mardi me laissait présager une belle journée de vélo, peu importe le temps que je passerai sur le parcours.


Après avoir trouvé une place pour me garer sans trop de soucis (les parkings officiels étaient pleins mais le lotissement adjacent avait encore quelques places disponibles), je me suis rendu à la table d'inscription. Un bénévole a pris ma licence et a saisi mes données à une vitesse éclair. Le prix de l'inscription ? 4,50€ pour un licencié d'une fédération nationale (y compris étrangère, la licence FFC permet donc de s'inscrire à ce tarif) et 6€ pour un non-licencié. C'était moins cher que les 5€ réclamés pour se garer dans un champ boueux samedi sur l'Amstel.


J'ai retrouvé Aurélien (plus connu sous le pseudo de "dossard rouge") et son ami Pierre-Yves, tous deux venant de la région parisienne. Ainsi que François (un belge francophone) et Jef (un flamand), deux solides rouleurs avec qui Aurélien a l'habitude de faire des classiques printanières. Une fois que tout le monde s'est équipé, nous nous sommes lancés sur le parcours.

dimanche 15 avril 2018

Amstel Gold Race Cyclo


Ce samedi, j’ai participé à la version « toerist » de l’Amstel Gold Race. Le parcours recensait 17 ascensions dans le Sud-Limbourg, une étroite langue de terre néerlandaise coincé entre la Belgique et l’Allemagne.


Le réveil a été matinal. Le temps d’avaler le petit déjeuner, de charger la voiture et me voilà parti en direction du pays des tulipes. L’arrivée sur place a été compliquée : avec 15 000 participants, beaucoup venant comme moi par l’autoroute, la bretelle d’accès à Valkenburg était bouchée. Des signaleurs m’ont dirigé vers les parkings officiels, via un sens unique sur route étroite. A l’entrée d’un champ humide, un petit écriteau indiquait « Parking 5€ », ce que je n’avais pas anticipé. N’ayant pas de monnaie, l’organisation n’acceptant pas la carte bancaire et n’ayant pas la possibilité de faire demi-tour, je me suis embourbé pour traverser le champ et retrouver la route de l’autre côté. J’ai trouvé un hameau résidentiel, je m’y suis garé sans soucis à un emplacement autorisé, libre et gratuit. Ces bouchons et péripéties ont augmenté mon retard : je voulais me garer à 7h15 pour prendre le départ à 7h30, à 8h je n’étais pas encore garé.


J’ai rapidement sorti le vélo de la voiture, enfilé les chaussures puis le casque et ai rejoint la zone de récupération des dossards en suivant le flux de cyclistes. 15 000 personnes qui arrivent en même temps, on ne se sent pas seul ! Au bout de 500 mètres, je me suis rendu compte que j’avais oublié mes gants et que ma chaussure gauche ne clipsait pas dans la pédale. Deux jours plus tôt, je n’avais pourtant aucun souci.


J’ai retrouvé Arnaud, un ami lyonnais lui aussi inscrit à l’épreuve sur le grand parcours. On avait convenu de rouler ensemble, nos rudiments de langue néerlandaise ne permettant pas vraiment de faire la conversation avec les autochtones au cours des 10 heures de l’épreuve. J’ai récupéré ma plaque de cadre et mon dossard, puis nous nous sommes insérés dans la file de cyclistes marchant en direction de l’arche de départ. C’était impressionnant ce cordon humain continu, contenu entre deux barrières, marchant au pas.


Nous avons franchi la ligne de départ un peu avant 8h30, soit avec une heure de retard par rapport à ce que je souhaitais. On a directement pris un bon rythme pour tenter de prendre les roues du groupe devant, puis de celui encore devant, puis celui encore devant … on a sauté de groupe en groupe pendant deux heures, jusqu’au premier ravitaillement.


jeudi 12 avril 2018

Ardennaises : fin de la préparation

Le week-end dernier, j'ai terminé ma préparation sur La Bisou. Dans cet article, je vais revenir sur ces 5 mois de préparation en vue des ardennaises qui commencent ce week-end.


Le graphique ci-dessus montre ma charge d'entraînement par semaine. J'ai repris l'entraînement fin octobre après mon voyage de noces à New York (correspondant à la semaine de "trou" sans entraînement dans le quart gauche du graphique). On voit bien que ma charge d'entraînement a augmenté petit à petit, avec une exception la semaine de Noel qui a été assez légère.


Ma forme (la ligne bleue) a suivi la même tendance progressive : plus je m'entraînais, plus ma forme progressait. Ma fatigue (la ligne verte, plus elle est haute moins j'étais fatigué, plus elle est basse plus j'étais fatigué) est toujours resté raisonnable. Les plus attentifs d'entre-vous auront remarqué que le premier graphique, celui présentant ma charge d'entraînement, comprenait toutes les 4 semaines une semaine moins chargée que les précédentes qui permettait de récupérer donc de diminuer ma fatigue. Donc de repartir sur un cycle de 3 semaines encore plus intensives sans être déjà fatigué, permettant une meilleure assimilation des séances.


Pour ceux qui aiment les chiffres plus traditionnels, je vous partage mes temps de selle et mes kilomètres parcourus depuis le premier janvier.


Vous êtes nombreux à me demander si je me sens prêt. Comme tout cycliste, j'aurai aimé rouler encore plus et avoir encore plus de temps pour me préparer. Mais comme tout cycliste, j'aime voir le bout du tunnel et je suis content que ces épreuves arrivent enfin. Ma préparation a été correcte, j'ai réussi à m'entraîner presque autant que j'ai pu malgré des conditions météo pas toujours faciles, mes jours de légère maladie hivernale ne m'ont pas trop gêné. Je ne sais pas si je suis prêt à 100% mais je n'ai aucun regret sur ma préparation.

Je pense que mon niveau et ma préparation vont me permettre de me faire plaisir. C'est le plus important. Je ne suis pas à 30 minutes de selle près, ces épreuves n'étant pas chronométrées. Bien sur, 30 minutes de gagné ce sera 30 minutes de récupération en plus en vue de l'épreuve suivante. Mais 30 minutes de selle en plus, ce sera 30 minutes de paysage et de souvenirs en plus.

En effectuant ma dernière sortie ce matin, je me suis rendu compte que samedi en pédalant aux Pays-Bas j'allais rouler dans mon 4ème royaume (après l'Espagne, l'Angleterre et la Belgique) ce qui dépassera le nombre de non-royaume dans lesquels j'ai pédalé (la France, l'Italie et la Suisse). Au passage, connaissez-vous le point commun entre le drapeau de tous ces pays ? Ils comportent tous du rouge. C'est d'ailleurs le cas de tous les autres pays qui bordent la France continentale, puisque l'Allemagne, Monaco et Andorre comportent également du rouge sur leur drapeau.

lundi 9 avril 2018

La Bisou : 102ème

Ce dimanche, j'ai participé pour la 4ème fois à la cyclosportive "La Bisou". J'avais participé deux fois au petit parcours (qui était vraiment petit à l'époque, seulement 56km) et j'en suis donc désormais à deux participations sur le grand parcours, après une première en 2012.

J'ai souhaité prendre le départ de cette épreuve pour me faire une grosse séance d'entraînement juste avant les ardennaises. S'entraîner seul c'est bien, s'entraîner en petit groupe c'est sympa aussi, mais en compétition on se retrouve à faire des efforts à des endroits / moments auxquels on ne se serait pas mis dans le rouge seul (ou avec des amis). Par exemple j'ai pour habitude de concentrer mes efforts dans les ascensions, d'éventuellement utiliser l'approche précédant l'ascension si celle-ci est trop courte par rapport à la durée d'effort que je souhaite, puis de profiter des descentes pour me ravitailler et récupérer de l'effort accompli en montée. En course, la montée se fait évidemment tambour battant mais la descente ne permet pas de récupérer ... les moments de répit me sont imposés par le comportement du peloton et non par mes habitudes.

Au départ, avec Sylvain

Je me suis donc présenté sur la ligne de départ, après un court échauffement, sans grosse prétention. Je venais ici pour finir ma préparation, ne surtout pas prendre de risques (les ardennaises commencent samedi prochain !) et prendre du plaisir tout en produisant un gros effort. J'avais rendez-vous avec mon ami Sylvain, venu lui aussi avec le même objectif : lui est en préparation du Tour du Mont Blanc. On avait prévu de faire l'épreuve ensemble, on s'est retrouvé comme prévu et on a patienté en discutant dans le sas de départ.

Bien placés au départ, on a passé les premiers kilomètres neutralisés dans les 20 premières positions. Ce n'était pas toujours facile de garder ma place, mais comme le peloton était compact ceux qui voulaient remonter de l'arrière étaient coincés par ceux derrière moi ... et globalement tout le monde a été civilisé, je n'ai pas vu trop de personnes prendre des risques. Tant mieux. Ca a été un petit peu nerveux, mais j'ai des souvenirs bien pires de situations semblables. Quand le départ réel a été donné, le peloton s'est étiré ... il faut dire que les coureurs de la BAC, l'équipe de DN2 locale qui vient chaque année signer un triplé, ont envoyé leurs hommes à l'avant dès que la voiture ouvreuse nous a libérés. La course n'a pas mis longtemps avant de démarrer. Je me suis maintenu autour de la 25ème place, je suivais le peloton sans chercher à m'échapper mais sans chercher non plus à me faire distancer.

Un peu avant le 15ème kilomètre, la petite bosse de Revonnas a commencé le travail de sape : le rythme était soutenu, dans un virage les coureurs devant moi ont fait une vague et ont failli tomber (il y en a qui n'étaient déjà plus totalement lucides) et j'ai du faire un bel effort pour revenir dans les roues de l'avant du peloton. Je n'ai jamais aimé cette bosse, d'autant plus qu'à chacune de mes participations le peloton avait avalé plein gaz le faux-plat juste après la bosse et m'avait mis dans le rouge. Ca n'a pas manqué non plus cette année.

mercredi 28 mars 2018

Monts du lyonnais en bonne compagnie

Ce week-end, j'ai roulé avec des amis dans les Monts du Lyonnais. La météo était encourageante le matin et laissait présager une belle sortie ensoleillée, mais une épaisse couche de nuages nous a finalement caché le soleil pendant que vous pédalions.


En partant de chez moi, je suis tombé fortuitement sur David parti rouler le matin et qui m'a indiqué qu'il était fatigué donc qu'il rentrait en direction de Lyon. Ca tombait bien, c'était justement ma direction donc on a choisi de rouler ensemble. Le temps de discuter de tout et de rien, nous retrouvions JulienL avec qui j'avais prévu de rouler aujourd'hui, en souvenir du bon vieux temps où nous passions nos week-ends côte à côte (et certains débuts de soirée en semaine aussi, quand la luminosité nous permettait de rouler après le travail).

David nous a quittés aux portes de Lyon. Le temps de discuter un peu avec Julien, de vérifier mon sens aiguisé de la répartie (nous étions à deux sur la piste cyclable, une voiture a ralenti et nous a dit que c'était dangereux de rouler côte à côte ... j'ai répondu du tac au tac que eux aussi dans la voiture étaient côte à côte, la voiture est partie aussi tranquillement qu'elle est arrivée), nous retrouvions JulienP et Javier (un colombien faisant ses études à Lyon). On a attendu quelques minutes Benjamin, sans savoir s'il nous rejoignait ici ou plus loin, puis notre quatuor s'est mis en mouvement en direction du prochain point de ralliement.

Nous avons retrouvé Benjamin, puis Sylvain et Shane. A 7, notre groupe était au complet et nous avons entamé le parcours prévu dans les monts du Lyonnais. Nous avons pris des petites routes tranquilles pour rejoindre le pied de la croix du ban : j'aime les petites routes paisibles, sans circulation, car en groupe il est plus facile de discuter sans gêner les autres usagers et sans se mettre en danger. Et puis de belles courbes sont toujours plus agréables pour un cycliste que d'interminables lignes droites.

mercredi 21 mars 2018

Parcours et côtes de Liège-Bastogne-Liège 2018

Le parcours de Liège-Bastogne-Liège pour les cyclistes professionnels avait été dévoilé fin janvier, le parcours de la version "challenge" (pour les cyclosportifs) a été dévoilé la semaine dernière. Sans surprise, les deux parcours sont très proches l'un de l'autre, avec quelques minuscules variantes liées au départ et à l'arrivée : les professionnels partent du centre de Liège et arrivent à Ans (un faubourg à l'ouest de Liège) tandis que les cyclos partiront et termineront du nord de Liège (Halles des Foires de Liège).
Le parcours une fois sorti de Liège comporte quelques nouveautés cette année. Traditionnellement, la première des côtes répertoriée est celle de La Roche en Ardennes mais cette année l'épreuve ne passera pas dans ce village. Cette première côte est remplacée par la côte de Bonnerue (km 186 pour les professionnels). De manière générale, la partie "aller" entre Liège et Bastogne passera plus à l'est que les années précédentes.

C'est sur la partie "retour", entre Bastogne et Liège, que les changements les plus importants auront lieu. Cette partie "retour" s'écartera également plus à l'est que d'habitude. La célèbre trilogie "Wanne - Stockeu - Haute Levée" où la course se décantait il y a longtemps (à l'époque où les leaders attaquaient de très loin, cette trilogie débutant à 100 kilomètres de l'arrivée) est remplacée par une nouvelle trilogie : "côte de Pont - côte de Bellevaux - côte de la Ferme Libert". La partie finale à l'approche de Liège restera identique : la côte de la Redoute (où se décantait la course dans les années 90), celle de la Roche aux faucons puis la côte Saint Nicolas bruleront les jambes de tous, cyclos comme professionnels, avant l'interminable faux-plat montant vers Ans.


Liste des côtes répertoriées par l'organisation :

A ces côtes répertoriées, il faut ajouter une quantité impressionnante de bosses non répertoriées : le parcours ne fait que monter et descendre pendant 270 kilomètres. Le profil de l'épreuve professionnelle le montre bien :
Le profil de la version "challenge" (cyclo) n'est pas disponible à ce jour, mais les parcours étant très proches il n'y a pas de grosse différence.

Nous sommes le 21 mars et l'épreuve aura lieu le 21 avril, il me reste donc encore un mois pour me préparer. Le plus gros est fait : je ne gagnerai pas 10% supplémentaires à ce stade de ma préparation, mais je ne compte pas me relâcher et si je peux gagner encore un ou deux pourcent, je ne m'en priverai pas.

dimanche 11 mars 2018

Sortie dans les monts du lyonnais

Ce samedi, j'ai poursuivi ma préparation pour les ardennaises en effectuant une sortie dans les monts du lyonnais. Habituellement, je privilégie le Beaujolais car le réseau routier y est plus développé et que la vue y est plus dégagée. Mais le fort vent du sud m'a incité à changer mes habitudes afin d'aller profiter des arbres bordant les routes des monts du lyonnais, qui masquent la vue mais coupent le vent.


Depuis le mois de janvier, les sorties s'allongent progressivement : de 3h à 3h30, puis 4h, puis 4h30 et désormais 5 heures. Mon niveau augmente aussi progressivement, nettement moins vite que le nombre d'heures néanmoins. De 3 heures à 180wnp le 6 janvier aux 200wnp pendant 5 heures ce samedi, mon niveau s'est élevé de semaine en semaine au fil des entraînements.

Au cours de la sortie, lors de la traversée de Saint Pierre la Palud, je suis tombé sur une parade déguisée. D'abord étonné de voir un enfant déguisé en Pikachu accompagné par Elsa de la reine des neiges, j'ai été encore plus étonné quand des barrières bloquant la route m'ont été ouvertes par Mario (le plombier fan de karting) et Dark Vador. Une fois les barrières ouvertes, j'ai vu un peu tous types de costumes ... avant de retrouver un peu tous les types d'arbres une fois sorti du village en direction du col de la croix du ban.


J'ai poursuivi ma route en direction de Vaugneray puis du col de Malval. J'y ai retrouvé la fameuse route granuleuse des crêtes, ainsi que son lot de souvenirs. Hier, je me suis souvenu de ma dernière course passant sur cette route dans ce sens. A cet endroit, en 2008 j'étais encore bien placé pour un excellent résultat sur le petit parcours des 1000 bosses ... quelques kilomètres plus loin, j'avais complètement explosé. Dans ce sens (Nord - Sud), un superbe panorama se découvre juste avant de plonger sur Yzeron.

jeudi 15 février 2018

Classiques ardennaises : la préparation continue

Malgré des conditions météorologiques particulièrement pluvieuses cette année (53% de pluie supplémentaire depuis le premier janvier par rapport à la moyenne des 20 dernières années), je poursuis ma préparation en vue des classiques ardennaises. Il ne me reste plus que deux mois pour me préparer; Si l'objectif semblait lointain lors de la coupure fin octobre, je sens désormais qu'il se rapproche à grands pas.


Je suis plutôt content car pour le moment, hormis la météo qui me force régulièrement à adapter mes horaires, la préparation se passe bien et les heures de selle s'accumulent sans soucis. Les conditions sont certes froides, mais avec un équipement adapté ça ne me dérange pas. Je réussis à placer chaque semaine une sortie de 3h30 à 4h dans le Beaujolais, ce qui me permet d'enchaîner les bosses plus ou moins longues et plus ou moins pentues.


Depuis le mois de janvier, les ascensions se font régulièrement au sweet spot : c'est une zone d'effort intermédiaire entre le haut de la zone "tempo" (le niveau d'effort dans un peloton en course) et le bas de la zone "seuil" (le niveau d'effort dans une échappée ou un contre-la-montre). Cette zone d'effort est particulièrement efficace pour progresser : le niveau des efforts dans la zone "tempo" étant plus faible que dans la zone "seuil", la progression physique y est plus lente. En revanche, le niveau des efforts au seuil nécessite beaucoup plus d'énergie qu'en zone tempo, donc la fatigue arrive plus vite et l'exercice ne peut pas être prolongé aussi longtemps qu'en zone tempo.


Le sweet spot permet de combiner les avantages des deux zones : on peut maintenir l'effort longtemps sans dépenser une énergie folle. Cette zone idéale d'entraînement est parfaite pour les efforts que j'aurai à effectuer pendant les classiques, qui sont des épreuves sportives sans classement, mais ce n'est pas une zone miracle pour tous les types d'effort : celui qui veut faire des courses fédérales (FFC, FSGT, Ufolep) ne pourra pas se contenter de cette zone, qui n'habitue pas le corps aux efforts violents (attaques, relances, sprint, ...).


Il me reste encore deux mois de préparation, j'espère continuer dans la même dynamique. Ma progression est bonne, les efforts s'enchaînent bien et je sens que je progresse petit à petit. Plus j'arriverai fort au départ de ces longues épreuves, plus je pourrai enchaîner les monts rapidement, plus je pourrai m'y faire plaisir. Les pourcentages de certaines côtes, abordées au delà du 200ème kilomètres donc avec de la fatigue, font que mal préparé l'expérience peut tourner au calvaire. Bon, même bien préparé, une erreur d'alimentation dans les premières heures peut s'avérer fortement pénalisante dans la 8ème heure ...

samedi 20 janvier 2018

Calendrier des courses 2018

Comme toutes les années, voici mon calendrier des courses et événements pour 2018.

  • 08 avril : La Bisou, Boug-Péronnas (01), Cyclosportive
  • 14 avril : Amstel Gold Race, Valkenburg (Pays-Bas)
  • 17 avril : Flèche Andennaise Classic, Andenne (Belgique)
  • 21 avril : Liège-Bastogne-Liège, Liège (Belgique)

Comme les années passées, il s'agit d'un calendrier provisoire qui sera mis à jour au fil de la saison, en fonction de mes envies, de ma forme, ...

jeudi 11 janvier 2018

Objectif 2018 : la trilogie ardennaise

4 années après avoir parcouru 7 des 8 classiques flandriennes, je vais cette année tenter la fameuse trilogie ardennaise : Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège. Et ce, un jour avant les professionnels, donc avec le même temps de récupération qu'eux entre chaque épreuve.
Les organisateurs de l'Amstel Gold Race et de Liège-Bastogne-Liège proposent une version cyclo la veille de leur épreuve. Le parcours est sensiblement le même, à quelques exceptions minimes près : il y a parfois de petites déviations (une rue parallèle) pour passer devant une place accueillant le ravitaillement ou pour éviter un sens interdit que les professionnels peuvent prendre à contresens ... les versions cyclo auront lieu le samedi, les professionnels empruntant ces mêmes routes le dimanche.
Pour la Flèche Wallonne, l'organisateur de l'épreuve professionnelle ne propose pas de version "grand public" mais il existe un club local qui trace un parcours proche : la Flèche Andennaise Classic. L'arrivée et le départ ont lieu à quelques kilomètres de Huy, on reste dans le même secteur géographique avec les mêmes ascensions phares, une distance et un dénivelé proche du parcours des professionnels ... et ce le mardi, veille de l'épreuve disputée par les meilleurs cyclistes de la planète.

En une semaine, je vais donc parcourir :
  • 240km pour 3600m de dénivelé lors de l'Amstel Gold Race
  • 145km pour 2000m de dénivelé lors de la Flèche Andennaise Classic
  • 273km pour 5200m de dénivelé lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge
  • TOTAL = 658km et 10 800m de dénivelé

Rouler aux Pays-Bas sera une grande première pour moi : je n'y ai jamais posé mes roues.