mercredi 17 octobre 2018

Gentleman Caladois

Samedi s'est tenue la 48ème édition du Gentleman Caladois, une épreuve que je n'effectue traditionnellement que les années impaires : 2009, 2011, 2013, 2015 ... mais que j'avais manquée en 2017 puisqu'elle a eu lieu le jour de mon mariage. Donc, pour la première fois, j'y ai participé une année paire.

Comme pour mes précédentes participations, j'ai retrouvé Rémy. Nous avons toujours fait cette épreuve ensemble. On a eu par le passé toutes les conditions météo : entre 6° avec pluie battante et une vingtaine de degrés avec un grand soleil, nous avions déjà connu presque tous les extrêmes. Cette année, il faisait doux mais un fort vent du sud gênait tout le long du parcours. Comme il s'agit d'une boucle oblongue partant en direction de l'ouest, la reconnaissance du parcours à l'échauffement nous a permis de constater que le vent soufflait tout le temps de la gauche à l'aller et tout le temps de la droite au retour. Presque aucun endroit n'était à l'abri.


On a fini notre échauffement, fini de nous équiper, mis le dossard et on s'est rendu au départ. Nous n'avions pas beaucoup de marge, mais nous étions dans les temps et bien en place pour le décompte des 30 dernières secondes. Quand l'arbitre au départ nous a libéré, Rémy a directement pris un rythme très élevé. Trop élevé. Je l'ai laissé se calmer pendant une minute avant de prendre mon relais. Les années précédentes, il était tellement supérieur que j'avais pour seule consigne de ne pas lâcher sa roue arrière et de lui crier d'accélérer ou de ralentir. Les rares fois où je lui ai pris un relais, je me suis immédiatement fait engueuler car ma débauche d'énergie nous faisait perdre du temps vu qu'il n'était pas à fond et n'avait donc pas besoin de récupérer.

Cette année, nous avons partagé les relais sans que je ne me fasse engueuler. Vu qu'il n'a pas touché son vélo depuis plusieurs semaines, il n'a pas la même forme que d'habitude. Même sans préparation, chacun de ses passages me faisait mal, il mettait un grand coup d'accélérateur pour me doubler et avec le vent j'avais du mal à me replacer à l'abri. Un coup d'oeil au compteur à mi-parcours m'a indiqué que malgré le vent nous étions dans les temps de notre record. La débauche d'énergie était conséquente, j'étais proche de la rupture, mais comme la première moitié du parcours est ascendante et que la deuxième moitié est descendante, je savais que ce serait plus facile ensuite.

A la bascule, au moment de prendre de la vitesse pour rentrer à fond en direction de la ligne d'arrivée, le vent était tellement fort qu'il était compliqué de tenir le position sur les prolongateurs. On a fait le retour le plus lent de nos 5 participations, même complètement gelé et sous la pluie en 2013 nous avions été plus rapides dans la descente. Le vent de travers nous a gêné, tout comme il a gêné l'ensemble des participants.


La bosse d'arrivée, vent de face, nous a achevé. Remy était au bout du rouleau mais s'est accroché à ma roue arrière sans rien lâcher. J'avais légèrement surestimé mes forces, ou sous-estimé le vent, donc je me suis tassé dans les 50 derniers mètres. Nous coupons la ligne en 20'32" ... mais nous sommes classés à la 7ème place en 19'33". Les arbitres ont été sympa et nous ont retiré une minute, alors que le temps des autres duos semble cohérent avec leur temps sur le segment Strava de l'épreuve. Etrange.


Consultez mes données et le classement.

lundi 8 octobre 2018

Tour du lac de Paladru

Ce samedi a eu lieu le traditionnel Tour du lac de Paladru, un rendez-vous incontournable pour les spécialistes de l'effort contre-la-montre. L'épreuve rassemblant chaque année environ 250 participants, il s'agit de l'épreuve la plus prisée du calendrier Rhône-Alpin.

J'y ai participé pour la 7ème fois. Sur les 10 dernières éditions de l'épreuve je n'ai manqué ce chrono qu'en 2010, 2012 et 2017. Je commence à bien connaître le parcours, même si je ne parviens toujours pas à le dompter et qu'il me malmène à chaque fois.

Cette année, je participe aux différentes épreuves de fin de saison pour le plaisir, sans pression. La veille au soir, je montais des meubles en prévision de l'arrivée d'un enfant en fin d'année. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus reposant à la veille d'une épreuve. Le matin, avant de charger le vélo dans la voiture, j'ai porté des végétaux au point de collecte local de la déchèterie. Ce n'est pas ce qui est recommandé quelques heures avant une épreuve. Mais quand on vient avec pour seule ambition de s'amuser, ça n'a pas la plus grande importance.

Je me suis échauffé en effectuant un premier tour du lac, dans le sens de l'épreuve, avant les premiers départs. Je retrouve petit à petit ma routine d'échauffement habituelle, que j'avais un peu oubliée, même si cette fois j'ai été un peu pris par le temps et que j'ai été obligé de la raccourcir. J'ai rejoint la zone de départ environ 10 minutes avant l'heure prévue et j'ai fini mon échauffement à proximité après l'habituelle vérification de l'heure utilisée par l'organisation. Quand le concurrent me précédant est parti, à 30 secondes de mon propre départ, je me suis rendu compte que je n'étais pas sur un braquet adapté, ce que j'ai rectifié sans paniquer. Cinq, quatre, trois, deux, déclenchement du compteur, un, je lâche la barrière, PARTEZ !

Le départ était vent de face, je me suis retrouvé directement collé au goudron. J'étais tellement persuadé que la roue arrière frottait contre le frein que j'ai songé à m'arrêter pour vérifier pendant les deux premières minutes. Mais je me suis dit que sur 14 kilomètres et 20 minutes d'effort, un frein qui frotte légèrement allait me couter environ 30 secondes (2 secondes au kilomètre / 2,5% du temps) soit autant de temps que celui perdu pour freiner, s'arrêter, vérifier, régler le problème puis repartir. S'il y avait un problème, je n'aurai pas gagné de temps ... s'il n'y en avait pas eu, j'aurai perdu du temps inutilement. Comme je n'avais rien décelé à l'échauffement, j'ai préféré oublier la gêne et me concentrer pleinement sur mon effort.


J'ai passé les premières bosses du parcours en écrasant fort les pédales. Quand le vent est favorable ces bosses ne sont déjà pas faciles à aborder ; Avec le vent défavorable cette année, c'était encore moins évident. J'ai écrasé les pédales sans me poser de questions et en sachant que la partie "retour" serait plus facile cette année grâce à l'appui du vent. Autant lâcher les chevaux, se faire plaisir, mais tout en gardant à l'esprit qu'il faudra tenir 20 minutes.

A Charavines, le village au bout du lac, j'arrivais lancé à pleine vitesse dans la descente quand au rond-point à l'entrée du village une auto-école est restée plantée à l'entrée du rond-point. L'élève-conducteur a du se retrouver coincé entre les gestes du signaleur, les instructions du moniteur et ma présence dans son rétroviseur. Je n'ai pas voulu prendre de risques inutiles, j'ai préféré freiner fortement et attendre qu'il libère la route avant de passer. La poignée de secondes que j'ai perdues dans l'opération valent largement mieux que la convalescence après avoir percuté bêtement une voiture. Mon plaisir c'est de rouler sur deux roues, pas de rouler en boule sur le goudron.

J'ai fait un retour rapide vers l'arrivée. Mon meilleur retour du point de vue du chrono, un peu aidé par le vent. Mais surtout aidé par ma progression physique au fil du temps, le vent n'étant pas assez fort pour me ramener sans que je n'ai à fournir d'efforts. Par rapport aux autres années, où j'ai en mémoire la douleur de ces interminables faux-plat montants avec les jambes lourdes et un vent qui freine, c'était bien plus agréable cette année. Je livre une prestation solide par rapport à mes capacités du moment, même si dans les dernières minutes je n'étais plus pleinement lucide et que j'ai commis quelques petites erreurs. J'ai quand même retrouvé un éclair de lucidité juste avant le dernier virage, un bel angle droit sur la gauche à moins de 20 mètres de la ligne d'arrivée ... je suis souvent resté planté dans ce virage car je ne changeais pas de braquet. Mon éclair de lucidité m'a fait penser à changer de vitesse juste avant le virage, ce qui m'a permis de relancer proprement jusqu'à la ligne.

Je boucle l'épreuve en 20'54", soit 16 secondes de plus que mon record. Je suis 126ème sur 231 participants, soit mon plus mauvais résultat. Je ne suis même pas dans la première moitié du classement, ce qui ne m'était arrivé qu'une seule fois en 2013.



Je ne suis fait plaisir, j'ai tout donné et je n'ai pas de regrets. Merci aux organisateurs, qui comme chaque année ont fait un travail impeccable. Bien sur, certains humains font des erreurs et d'autres sont stupides, donc comme chaque année quelques participants ont mal vécu la cohabitation avec les autres usagers de la route, mais ce n'est pas la faute des organisateurs.

Consultez mes données et le classement.

mardi 18 septembre 2018

Grimpée de la Croix-Régis

Samedi a eu lieu la grimpée "Condrieu - La Croix-Régis", dans le massif du Pilat. J'y ai participé pour la première fois, bien qu'il s'agisse de la 25ème édition de l'épreuve. Il est rare que je tombe sur une épreuve plus jeune que moi, la tendance étant à la disparition d'épreuves plutôt qu'à leur création.

Bien que situé au sud ouest de Lyon, il est rare que je m'aventure dans le Pilat. Les Monts du Lyonnais et le Beaujolais, respectivement à l'ouest et au nord de Lyon, sont suffisamment vastes pour que je puisse m'y amuser sans avoir besoin d'aller chercher plus loin mon bonheur. Je n'avais jamais emprunté l'itinéraire de cette grimpée, ni en totalité ni même un petit morceau. J'entrais donc dans l'inconnue du point de vue du parcours ... mais dans le parfaitement connu du point de vue physique. Une grimpée d'une vingtaine de minutes ressemble à une autre grimpée : on se met à fond et on y reste le temps nécessaire pour rejoindre l'arrivée.

Un dossard neuf, c'est rare

Je suis arrivé sur place, j'ai choisi mon heure de départ (car sur cette épreuve il n'y a pas de pré-inscription), je me suis changé puis j'ai enfourché mon vélo pour une première grimpée en reconnaissance. Ca m'a permis de prendre des repères, de constater les irrégularités de la pente, de regarder comment était le vent (défavorable tout le long), le goudron, les virages, ... bref, tout ce qu'il me fallait pour me rassurer et me permettre de me livrer pleinement. Le fléchage était vraiment bien, impossible de se tromper. En bonus, des panneaux indiquaient chacun des 5 derniers kilomètres et chaque hectomètre des 500 derniers mètres. En plus du repérage, j'ai profité de l'ascension pour m'échauffer physiquement.

Le Rhône en bas, les vignes en bord de route

La descente m'a permis de profiter du paysage : la route offre un panorama dégagé sur les alentours et plonge en direction du Rhône. C'était beau à la montée face aux collines, c'était encore plus beau à la descente face à l'horizon. La fin de la descente, donc le début de l'ascension, se fait dans les vignes de Condrieu (AOC). Tous les automobilistes les aperçoivent quand ils prennent l'A7 entre Lyon et Valence, juste après les vignobles de Côtes-Roties (AOC). Quand on est sur l'autoroute à cet endroit, on voit quelques petites routes qui grimpent droit dans la pente et on se dit qu'on aimerait pas les monter (ni les descendre) à vélo ... heureusement, ce n'était pas ces routes la qu'il fallait grimper.

Après la descente, quelques minutes de pause à la voiture pour me débarrasser du superflu, et me voilà parti en direction de la zone de départ. Impossible de la manquer : une multitude de barrières, un barnum jaune et des bâches publicitaires colorées matérialisaient l'endroit. Je me suis positionné dans le sas quelques minutes avant mon départ, j'ai regardé les 2 coureurs partant avant moi s'élancer, puis je me suis placé à mon tour et me suis concentré. Deux personnes devant moi à une minute d'intervalle, deux personnes à "chasser". Par chance, il n'y avait personne qui devait s'élancer derrière moi avant 5 minutes, donc personne pour me chasser.

J'ai pris un départ plus calme que la semaine dernière. J'ai immédiatement trouvé mon rythme de croisière et m'y suis tenu pendant les 3 premiers kilomètres à un peu plus de 5% de moyenne. La pente n'était pas parfaitement régulière, mais les variations de pente n'étaient pas trop importantes donc j'ai pu conserver mon allure sans soucis. J'avais bien fait de profiter du paysage avant que le chronomètre ne s'enclenche, car je n'ai rien vu du tout cette fois.

La partie vallonnée

Un peu après le 3ème kilomètre, une partie plus vallonée débutait. La route montait et descendait légèrement pendant un kilomètre et demi particulièrement exposé au vent. La vue étant dégagée, j'ai vu au loin les deux personnes parties avant moi et ai pu faire un pointage : déjà une minute de récupérée sur celle partie 2 minutes avant moi, et 15 secondes de récupérées sur celui parti 1 minute avant moi. A un tiers du parcours, c'était encourageant mais j'ai fait attention à conserver mon rythme de croisière : mon adversaire c'était le chronomètre, revenir sur eux trop rapidement et m'écrouler ensuite n'avait aucun intérêt.


Une petite descente rapide entre le panneau annonçant l'arrivée à 5 kilomètres et celui annonçant l'arrivée à 4 kilomètres, et me voilà reparti de plus belle. Désormais, il fallait grimper pendant 3,6 kilomètres à un peu plus de 5% de moyenne pour rejoindre la ligne d'arrivée. Au changement de pente, j'avais encore grignoté quelques secondes sur les deux personnes devant moi à qui il restait encore une bonne trentaine de secondes d'avance.

J'ai augmenté légèrement le rythme en sentant que la section légèrement descendante m'avait permis de récupérer un peu. Le panneau annonçant les 3 derniers kilomètres est arrivé, doucement. Les panneaux kilométriques en montée défilent toujours plus lentement que ceux en descente, malgré une grosse débauche d'énergie. J'ai doublé la cycliste partie deux minutes avant moi, puis après quelques coups de reins supplémentaires j'ai doublé à pleine vitesse le cycliste parti une minute avant moi. Les jambes et le coeur faisaient mal, il restait encore deux kilomètres et j'étais plus lent que mes prévisions, mais le fait de doubler d'autres concurrents m'a confirmé que je n'étais pas le seul à souffrir et que le vent faisait mal à tout le monde.

Je n'ai pas eu le temps de savourer longtemps mon plaisir de doubler : j'ai à peine eu le temps de vérifier que la personne ne s'était pas mise dans mon sillage que je voyais Anthony Cheytion me doubler comme une fusée. A plus d'un kilomètre de l'arrivée, il m'avait déjà repris les 5 minutes qui nous séparaient et vu sa vitesse en me doublant l'addition promettait de s'alourdir. Il me prendra finalement 5'52", son chrono lui permettant de remporter l'épreuve avec presque une minute d'avance (57") sur son plus proche challenger.


J'ai poursuivi mon effort sans me préoccuper de sa présence. Il a disparu tellement vite que de toute façon je ne l'ai pas vu longtemps. J'ai tout donné jusqu'au bout, le dernier kilomètre m'a semblé interminable. A chacun des panneaux placés tous les cent mètres dans les cinq cent derniers mètres, j'avais l'impression d'avoir parcouru deux cent cinquante mètres au moins. La dernière ligne droite ne semblait pas avoir de fin, j'ai explosé dans les cent derniers mètres. J'ai franchi la ligne d'arrivée et ai mis plusieurs longues minutes avant de récupérer. Aucun doute, je ne pouvais pas faire mieux. Mon temps de 25'44 m'a permis de prendre la 34ème place sur 66 participants. A la moitié du classement, comme la semaine dernière.


Après quelques minutes au sommet pour retrouver mes esprits et surtout ma lucidité, j'ai pu me lancer dans la descente. Je me suis changé, j'ai rangé mon matériel, j'ai rendu mon dossard puis je suis rentré chez moi. Je reviendrai avec plaisir sur cette épreuve car le parcours est sympa et qu'elle est très bien organisée. Le fléchage est excellent, aussi bien sur le parcours que pour les à-côtés (pour s'y rendre, pour la zone des dossards, ...), la sécurité est parfaitement assurée, la prise et le rendu de dossard est facile et rapide, les bénévoles sont accueillants, ...

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dimanche 9 septembre 2018

Grimpée de Chaussan

Ce samedi, j'ai participé pour la troisième fois à la grimpée de Chaussan, dans les monts du Lyonnais. Il s'agit d'un contre-la-montre en côte de 14,4 kilomètres, entre le village de Chaussan et celui de Saint-André-la-Côte, que les meilleurs avalent en 26 minutes.

Comme à chacune de mes précédentes participations, j'ai fait une première fois la montée afin de m'échauffer et de reconnaitre le parcours. J'ai fait le début de l'ascension en compagnie de Sylvain et de Shane, mais leur départ étant 20 minutes avant le mien ils ont fait demi-tour à mi-parcours. Les jambes répondaient pas trop mal. Après la descente et le passage par la voiture pour retirer le superflu, quelques accélérations plus soutenues m'ont permis de réveiller pleinement le corps et d'éviter que de l'acide lactique ne vienne me gêner en plein effort.

Je me suis rendu au départ dans les 5 minutes précédant l'heure prévue, après m'être assuré un quart d'heure avant mon départ que l'organisation avait bien la même heure que moi et qu'ils étaient dans les temps. Il m'est déjà arrivé par le passé d'arriver en pensant avoir 5 minutes d'avance et de me retrouver à partir dans la foulée car l'organisation était en avance. Il est aussi arrivé que l'organisation soit en retard et qu'il faille attendre 10 minutes en plus des 5 minutes d'avance que j'avais. Je préfère désormais toujours vérifier un peu avant et adapter la fin de mon échauffement en fonction du décalage réel.

Dans les 30 secondes précédant mon départ, je me suis rendu compte que j'avais oublié de remettre ma chaine sur le bon pignon. J'avais beaucoup trop petit puisque je venais de grimper une côte raide juste avant. Sans paniquer, j'ai changé de pignon et me suis reconcentré pour le décompte des 10 dernières secondes. Trois secondes, j'appuie sur la touche lap du compteur, deux secondes, une seconde, je lâche la barrière, TOP, j'écrase les pédales ! Une routine classique parfaitement maitrisée pour mon 53ème contre-la-montre.

En plein effort, merci à Thierry ou Solène pour la photo

Je suis parti un peu fort, comme presque tout le monde sur ce genre d'épreuve. J'ai tenté de me tempérer mais les jambes tournaient toutes seules. J'ai trouvé mon rythme de croisière au bout de 3 ou 4 minutes et ai continué ainsi jusqu'au sommet de la bosse de la première partie (3km à 5%). A la bascule, j'ai d'abord passé le gros plateau pour reprendre de la vitesse puis j'ai profité de cette section rapide (1km à -1%) pour boire un premier coup. Les occasions de se ravitailler sont rares, il ne faut pas les manquer.

J'ai poursuivi ma route, grimpant désormais en faux plat montant jusqu'à l'arrivée. 10 kilomètres à 2,3% de pente moyenne. Les quelques intersections étaient parfaitement sécurisées par des bénévoles efficaces dans leur travail et pas avares en encouragements. Un grand merci à eux, à la fois pour leur rôle de sécurisation et à la fois pour les petits mots d'encouragements. C'est toujours apprécié, même quand les jambes tournent bien et qu'on est pas (encore) en difficulté (pour le moment). J'ai également bénéficié des encouragements d'Hervé et d'Augustin, tous deux étaient présents sur le parcours sans participer à l'épreuve, puis de Sylvain et Shane qui ont donné de la voix en me croisant pendant qu'ils descendaient après avoir franchi la ligne.

J'ai connu mon traditionnel coup de mou au même endroit que d'habitude, autour de la 18ème minute à l'approche de la ville de Saint-Martin-en-Haut. Peu avant, un coup de sifflet dans mon dos à un carrefour m'a indiqué que le coureur parti une minute derrière moi s'était rapproché et devait être à moins de trente secondes derrière moi. Comme je faiblissais, je m'attendais à le voir revenir sur mes talons mais évidemment je ne l'ai pas attendu et ai tenté de maintenir l'effort le plus élevé possible afin de ne pas me faire rattraper. En tout cas, je ne comptais pas le laisser me doubler sans me battre.

Après le virage de Saint-Martin-en-Haut, j'ai retrouvé de la vigueur et ai pu reprendre ma marche en avant vers le sommet. A l'épingle à gauche, je n'ai vu personne derrière moi ... et n'ai pas entendu de coup de sifflet après mon passage. De quoi me conforter dans mon impression que j'ai réussi à bien gérer ce petit coup de moins bien. A l'occasion d'une grande combe, j'ai aperçu deux cyclistes au loin devant moi ... de la position de chassé, je suis devenu chasseur avec un point de mire devant moi. Bon, quand on est à fond et qu'on est pleinement concentré sur son effort, avoir un point de mire ne change pas grand chose. Le coeur et les jambes ne se multiplient pas, la route ne s'aplanit pas. Finalement, je ne reprendrai que treize secondes au coureur parti une minute devant moi et ne céderai que 9 secondes à celui parti une minute derrière moi.

Je termine au sprint la dernière ligne droite, enfin un sprint ralenti sur un braquet bien trop gros pour mes cuisses fatiguées. Je franchis la ligne en 32'31", ce qui me place en 32ème position dans le classement. Je mets une quarantaine de secondes de plus qu'il y a deux ans pour le même niveau d'effort ... sachant que j'ai 4 kilos de plus qu'il y a deux ans, ce qui équivaut justement à une quarantaine de secondes à ce niveau d'effort.

La courbe de mon effort : 260w moy (262w NP) pour 176bpm moy

Je suis satisfait de ma performance. Il faisait beau et bon, j'ai retrouvé des amis, le paysage (observé à l'échauffement) est très beau. Tout s'est bien passé. Avec les travaux d'habitation et le déménagement, j'ai une forte fatigue qui se lit aisément sur mon visage. Inutile d'être un expert pour le voir sur la photo prise quelques heures avant la grimpée :


Bref, je suis satisfait et rassuré sur ma condition physique qui n'a pas trop baissé ces derniers mois. La semaine prochaine, j'irai découvrir la grimpée de la croix régis, à laquelle je vais participer pour la première fois.

Consultez mes données et le classement.

mercredi 5 septembre 2018

Equipement pour le nettoyage / entretien de mes vélos

Dans cet article, je vous présente mes outils et accessoires utiles pour le nettoyage et l'entretien de mes vélos. Personnellement, je passe environ 30 minutes par semaine l'été (quand il fait beau et sec, c'est rapide) et environ deux fois une heure par semaine l'hiver (l'humidité, le sel, la boue) à nettoyer mes vélos. Etre bien équipé facilite grandement ces opérations de nettoyage et d'entretien.

1 - le pied d'atelier (Décathlon, environ 60€)
Le pied d'atelier me permet de nettoyer et régler mon vélo sans me baisser. Le modèle que j'utilise permet de régler la hauteur et surtout de tourner la zone en contact avec le vélo afin de tenir le tube horizontal ou vertical ou le tube de selle selon la volonté de chacun. Par exemple, pour mon cadre de cyclocross je ne souhaite pas serrer le tube horizontal car les câbles de freins et de dérailleurs passent ici.




2 - l'outil permettant de tenir le cintre (Park Tool HBH-2, environ 25€)
Pour éviter que la roue avant ne tourne toute seule pendant le nettoyage / les réglages, ce petit outil est bien pratique. J'ai très longtemps fait sans cet accessoire, la roue qui tournait ne me dérangeait pas beaucoup ... mais depuis que je l'ai, je m'en sers à chaque fois. C'est un peu comme un léger bruit de chaine : ça ne gêne pas pour pédaler, mais quand la chaîne est silencieuse c'est plus agréable.


3 - le chiffon de nettoyage (Muc-Off, environ 10€)
Depuis que je l'ai reçu dans la box Pédaleur de mars, il est devenu incontournable. Contrairement aux chiffons en tissu que j'utilisais avant, il n'étale pas les taches de cambouis. Il capte vraiment bien les poussières et salissures, qu'elles soient sèches ou humides. Le seul endroit où je ne l'utilise pas, c'est pour le nettoyage de la chaîne : cette zone est plus sale, je préfère garder un chiffon propre pour les zones à peu près propres et utiliser mes anciens chiffons pour cette zone sale. Il faut avouer que comme je nettoie mon vélo très régulièrement, il est généralement relativement propre.


4 - les produits de nettoyage
Mon kit de nettoyage comprend du bio-bike (Squirt, environ 20€ le grand flacon) qui me sert à nettoyer l'ensemble du vélo sauf la transmission, un nettoyant Muc-off spécifique pour la transmission, une brosse (Décathlon il me semble mais je l'ai depuis tellement longtemps que je n'en suis pas certain) que j'utilise pour nettoyer la chaine et la cassette, ainsi qu'un verre en plastique (qui lui aussi me sert depuis de nombreuses années) que j'utilise pour diluer le bio-bike avec de l'eau. Parfois, quand le vélo est parfaitement propre l'été, j'utilise aussi du polish en bombe pulvérisante : ça permet de mettre une petite couche de protection qui facilite ensuite le nettoyage du vélo.


5 - les outils réguliers
Bon, sur la photo, j'ai oublié l'outil le plus indispensable : le jeu de clés Allen. C'est pourtant l'outil le plus utile à tout possesseur de vélo. Pour ma part, je m'en sers même plus que des démonte-pneus, puisque je ne crève presque jamais.
Sur la photo, vous pouvez retrouver : le niveau à bulle (pour l'inclinaison de la selle et du cintre), le chargeur Di2, l'outil de clipsage / déclipsage des câbles Di2, une clé à pédales, un maillet (pour extraire le pédalier, c'est parfois utile), un outil de mesure de l'élongation de la chaine (je vérifie tous les mois au minimum, et quand j'approche du 0,75 je vérifie tous les 10 jours), un fouet et un blocage de cassette, de la graisse à roulements et deux outils pour démonter les boitiers de pédalier.


6 - les outils qui servent moins
Je sors rarement ma mallette à outils (BBB BTL-91, environ 180€), principalement car elle contient des outils que j'ai déjà unitairement en dehors de la mallette. La clé dynamométrique (BTL-73, environ 70€) est en revanche utile pour le serrage de la potence, du guidon et de la tige de selle.
La mallette contient : un fouet à chaîne, un démonte-cassette Shimano, des clés Allen 6 et 8, une clé à rayons, une brosse de nettoyage pour transmission, un jeu de clé Allen 4, 5 et 6 mm, un jeu de clé torx T25, T30 et T40, une clé à vis cheminée, un extracteur de manivelles Campagnolo, un contrôleur d’usure de la chaîne, une pince coupe-câble, un dérive-chaîne, une pince de serrage de maillons attache rapide et deux démonte-pneus acier/plastique. Sur la photo, il y a aussi quelques accessoires que j'ai ajouté dans une zone "vide" (sans outils).
L'avantage, c'est que quand je voyage tous les outils sont regroupés dans la mallette. C'est plus facile à transporter qu'un sac avec mes outils unitaires en vrac. Mais comme j'ai rarement besoin de bricoler quand je voyage, les outils sont encore très propres !



Voilà pour ce tour d'horizon de mon équipement pour l'entretien et le nettoyage de mes vélos.

jeudi 30 août 2018

Des chronos, sans grandes ambitions

La saison des contre-la-montre a repris le week-end dernier. Autour de Lyon, j'avais noté deux épreuves à mon calendrier : Saint-Cyr (près de Mâcon) le samedi, que j'ai utilisé ces dernières années comme course de reprise, et Trept (près de Bourgoin-Jallieu) le dimanche.


Ce week-end il y aura également la possibilité d'enchaîner deux épreuves, dont la traditionnelle épreuve de Corbas. Mais ce sera sans moi le week-end à venir, comme ça a été sans moi le week-end passé. Initialement, j'avais prévu de faire l'ensemble de la saison des chronos, mais j'ai été retardé dans ma préparation par des problèmes de dos tout le mois de juillet ... puis par des travaux d'habitation et un déménagement ce mois d'août. J'avais prévu de faire le plus gros de ma préparation en juillet puis de maintenir ma forme en aout pendant les travaux / déménagement, mais vu que je n'ai pas pu faire le gros de la préparation en juillet ni en août, le mois de septembre arrive sans que je ne sois vraiment prêt.

J'ai à peu près maintenu ma forme, roulant entre deux verbes du premier groupe : mesurer, protéger, porter, percer, clouer, visser, découper, scier, plier, couper, raboter, assembler, coller, reboucher, nettoyer, aspirer, ranger, emballer, déballer ... Ca n'est pas suffisant pour atteindre mon potentiel maximum, donc j'irai sur les prochaines épreuves avec l'unique objectif de tout donner et de me faire plaisir.

Les épreuves auxquelles j'ai participé ces dernières années subissent en 2018 une hécatombe. Les épreuves de Saint-André-de-Corcy, Saint-Georges-d'Espéranche et Chatillon-sur-Chalaronne n'auront pas lieu cette année. Le championnat Rhône-Alpes FFC de contre-la-montre a disparu depuis plusieurs années. L'épreuve de Treffort a eu lieu fin mai. Du coup, le calendrier se retrouve clairsemé : certains week-end il n'y a rien à moins d'une heure et demi de Lyon ... et certaines journées, comme le 13 octobre, il y a deux épreuves aux portes de Lyon (la grimpée d'Yzeron et le gentleman caladois).

Bref, cette année, je ferai quelques chronos mais pour le plaisir, au plus haut niveau possible mais pas à mon meilleur niveau. On verra ce que ça donne, en espérant que la météo soit favorable.

jeudi 26 juillet 2018

Séjour au pied du Ventoux

La semaine dernière, j'ai passé quelques jours au pied du Ventoux. Affaibli par des problèmes de santé, je ne l'ai grimpé qu'une seule fois et ai profité des autres jours pour rouler au pied du géant de Provence sur des parcours moins difficiles mais splendides.

Après avoir retrouvé Nicolas, avec qui j'ai partagé mes 3 sorties du séjour, au centre de Bédoin nous avons filé en direction de Flassan. La route grimpe en douceur pendant 6 kilomètres et offre de beaux points de vue sur le Ventoux et les alentours; Il y avait peu de circulation ce matin la, c'était vraiment paisible. Après Flassan, 20 kilomètres de faux plat descendant nous ont permis de rejoindre Mormoiron puis le hameau de Serres sur de petites routes superbes, étroites et sans circulation. Des routes pour les vignerons je pense, sur lesquelles une voiture et un vélo avaient du mal à se croiser ... mais comme il n'y avait (presque) aucune voiture, l'étroitesse de la chaussée ne nous a pas gêné. Au milieu des vignobles, la vue était dégagée et nous pouvions admirer le paysage très loin autour de nous.

Au col de la Chaine, au fond les dentelles de Montmirail.

Après le hameau de Serres, nous avons poursuivi sur ces petites routes jusqu'à Beaumes de Venise mais sur un léger faux plat montant cette fois. C'est à Beaume de Venise que les choses sérieuses ont commencé : on a d'abord grimpé pendant 7 kilomètres jusqu'au col de suzette, puis 4 kilomètres plus loin nous avons atteint le col de la chaine. Jusqu'au village de Suzette, la route grimpe en fond de vallée et suit à peu près le cours d'un ruisseau. Sur la gauche, on a une vue imprenable sur les dentelles de Montmirail. Après Suzette, la route est à flanc de montagne, dans la roche. J'ai atteint péniblement le col : certes il était usant et pas si facile que ça, mais surtout car avec le dos et les cervicales en vrac, j'étais diminué et avais du mal à écraser pleinement les pédales. Ca m'a laissé plus de temps pour admirer le paysage, même si j'aurai préféré grimper légèrement plus vite et moins souffrir ... car pour grimper en 35 minutes, j'ai quand même du livrer bataille du bas jusqu'en haut.

A la sortie de Malaucène, en direction du hameau de Veaux

Après avoir posé chacun notre tour pour une photo, nous sommes repartis en direction de Malaucène. Pas pour y grimper la face nord du Ventoux, mais pour emprunter la route menant au hameau de Veaux et aux gorges du Toulourenc. C'était une route que je ne connaissais pas du tout, ça a été une agréable découverte. Enfin, agréable pour les yeux ... car physiquement, c'est une vacherie ! Ca monte et ça descend, le goudron est rugueux, on est constamment en prise. Mais que c'est beau. On change plusieurs fois de décor en quelques coups de pédale : on roule sur une route bordée de vignes avec une vue dégagée, puis subitement on plonge dans une gorge étroite bordée de pins et d'éboulis, avant que la route ne se cabre à nouveau pour remonter sur un plateau arboré. Prenez le temps de regarder sous le petit pont en traversant le Toulourenc, l'eau y est très belle. Puis prenez une grande respiration et appuyez fort sur les pédales car il faut désormais remonter en direction du col de Veaux.

Entrechaux 1 by JM Rosier.jpg
Par Jean-Marc Rosier from http://www.rosier.pro, CC BY-SA 3.0, Lien


Nous sommes rentrés à Malaucène par le village d'Entrechaux (et son château perché sur un pic rocheux). La route est belle et en petits vallons, c'est nettement plus facile que la route du hameau de Veaux mais il y a aussi nettement plus de circulation. Après avoir laissé Nicolas à Malaucène, je suis rentré à Bédoin par le col de la Madeleine, que tous les cyclistes ayant grimpé le Ventoux connaissent bien.

Borne de limite départementale entre la Drôme et le Vaucluse

Quelques jours plus tard, j'ai retrouvé Nicolas pour une sortie faisant le tour du Ventoux. De Bédoin, on a rejoint Flassan pour nous attaquer au col de notre dame des abeilles. De Bédoin, c'est 19,6 kilomètres d'ascension à 4,5%. Ce n'est pas très pentu mais c'est long et usant. A partir de Flassan, la route était déserte et nous grimpions entourés par une végétation de petits arbustes et buissons, permettant généralement de profiter de la vue sur les alentours. Quelques passages en forêt nous ont rempli les poumons d'odeur de sève de pin. Avec l'effort, les poumons se déploient pleinement et à un rythme rapide, permettant à un maximum d'effluves de venir titiller nos capteurs olfactifs. En voiture, avec un rythme respiratoire plus lent donc un volume inspiré moindre, les odeurs ressortent nettement moins. En arrivant au col des abeilles, nous étions déjà ravis de notre sortie. Nous étions loin d'imaginer que ce ne serait qu'une mise en bouche et que le reste de la sortie nous réservait plein d'autres belles surprises.


Dans la descente entre le col des abeilles et Sault

Quelques kilomètres après avoir franchi le col de notre dame des abeilles, la route nous a amené sur une magnifique descente à flanc de montagne nous permettant d'admirer un plateau de champs de lavande sur notre droite. On en a d'abord pris plein les yeux ... puis plein les narines un peu plus bas dans la descente, quand l'odeur de la lavande s'est mélangée à celle des pins. J'aurais aimé pouvoir capturer ce divin mélange d'odeurs. On a pris notre temps dans cette descente, les coups de pédale n'ont pas été nombreux. Bon, nous n'avons pas freiné non plus mais si on avait pu la faire durer un peu plus longtemps on ne se serait pas gêné.

En bas de la descente, il a fallu à nouveau pédaler pour grimper jusqu'à Sault. Nous avons rejoint un cycliste en tenue Astana, nous l'avons doublé, il s'est mis dans notre roue. A cause de mes soucis de dos et de cervicales, on ne roulait pas très vite mais on ne roulait pas comme des tortues non plus, surtout que je suis moins gêné dans les ascensions courtes que dans les longues. Le cycliste doublé est resté un petit moment dans notre roue, puis est remonté à notre hauteur, m'a regardé et dit "tu dois mettre gros plateau" avec un accent de l'est puis nous a attaqué. On l'a laissé filer. "Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin."

Aurel 

Montbrun les bains

La route entre Sault, Aurel et Montbrun les bains a aussi été un délice visuel et olfactif. Jusqu'à Aurel la route permet d'admirer les champs de lavande dans une vallée qui se resserre de plus en plus au fil des kilomètres. Après Aurel, on rentre dans une gorge rocheuse avec quelques "bulles" surprenantes où subitement la roche laisse place à de l'espace permettant à quelques habitations entourées de champs de s'épanouir, avant de se refermer et de redevenir un espace rocheux étroit.

Reilhanette

Un peu avant Montbrun les bains, on a tourné à gauche pour poursuivre notre tour du ventoux au plus près. On est passé au bord des villages de Reilhanette, de Savoillan, de Brantes puis de Saint léger du ventoux. Ce sont des villages minuscules, comportant respectivement 145,  77, 81 et 37 habitants en 2015 ! La route permet de découvrir l'envers du Ventoux, son côté qu'on voit rarement en photo ou à la télévision. Après Saint léger, une petite ascension usante de 3,6 kilomètres à 4,2% permet de fatiguer l'organisme et de plonger sur le col de Veaux. Pour coller au plus près du Ventoux, il aurait fallu tourner à gauche au col et prendre la route du hameau de Veaux pour rejoindre Malaucène, mais on a préféré rentrer par la route plus facile via Entrechaux.


L'envers du Ventoux, vu entre Savoillan et Brantes

Après Malaucène, le retour à Bédoin s'est à nouveau fait par le col de la Madeleine. Ce parcours, si un jour vous êtes dans le coin, je vous le recommande vivement. Si vous êtes plus en jambes que moi, je vous conseille de rentrer par la route du hameau de Veaux après Saint Léger du Ventoux. Notre version du parcours fait 90 kilomètres pour 1400m de dénivelé, la version que je recommande doit ajouter 2 ou 3 kilomètres et environ 200 mètres de dénivelé.

Le Ventoux vu depuis Saint léger du ventoux

Merci à Nicolas pour ses longs relais et nos interminables conversations. Dans un paysage superbe, en bonne compagnie, sur ces deux sorties j'ai oublié que j'étais diminué, que j'avais mal et j'ai profité pleinement de chaque instant. Si c'était à refaire, je referai la même chose. Sans hésiter !

Consultez le parcours de la première sortie et celui de la deuxième sortie.