lundi 21 janvier 2019

C'est reparti pour une nouvelle année (2019)

L'année 2019 débute et les kilomètres s'accumulent petit à petit. Le rythme de croisière de ces dernières années, 5 sorties par semaine et 1000 kilomètres par mois, a bien baissé depuis l'arrivée de mon fils. Mais je n'ai pas stoppé le vélo pour autant.



Ne sachant pas encore comment vont se passer les premiers mois de l'année, entre les nuits agitées et les journées à m'occuper de lui, je ne me suis pas fixé d'objectif particulier cette année. J'ai bien quelques idées en tête mais je roule sans avoir d'objectif à atteindre, sans échéance à une date précise et donc sans échelons à gravir semaine après semaine pour atteindre mon but. La motivation n'est donc pas tout à fait la même que les années précédentes.

Pour changer et pour découvrir de nouvelles choses, j'ai quand même décidé de participer au Paris-Nice Challenge. 110 kilomètres, 1900 mètres de dénivelé, en randonnée, je sais que je pourrai le faire sans préparation au préalable. Ca me donnera l'occasion de découvrir l'arrière-pays niçois, que j'ai parcouru deux fois lors des Haute-Route mais j'avais un peu trop la tête dans le guidon pour en profiter pleinement.



Pour m'aider à passer l'hiver, et à rester motivé pour sortir malgré des conditions météorologiques pas toujours faciles, je roule régulièrement avec un groupe composé à l'origine de copains, puis qui a grossi avec les copains des copains, et grossit encore avec les copains des copains des copains. Samedi, nous n'étions pas loin de la quarantaine de cyclistes dans le groupe malgré une température proche de -5° et une visibilité très réduite à cause de la brume.



J'ai profité des sorties en solitaire pour continuer mes explorations et découvertes de nouvelles routes. Malgré 132 000 parcourus à vélo, majoritairement sur les routes du coin, je suis surpris de découvrir encore de nouvelles possibilités et de les intégrer dans des enchaînements permettant de couper le vent selon sa direction. Parfois mes tentatives d'exploration se soldent par des échecs mais c'est en échouant qu'on mesure pleinement la valeur du succès. Et l'un de mes derniers échecs, à Poleymieux du côté de la Tour Rissler et de la Croix Rampeau, m'a permis de découvrir un très beau point de vue. Tout n'est pas perdu !



Enfin, Julien m'a proposé le week-end dernier de changer mes habitudes et d'aller faire une sortie VTT avec lui dans les Monts d'Or. C'était plaisant de changer de discipline. J'ai senti que j'avais perdu en aisance dans la boue et que mes réflexes de cyclocrossman s'étaient partiellement évaporés. Trois hivers consécutifs sans compétition de cyclocross, peut-être que je reviendrai l'hiver prochain ? Il me faudra retravailler la technique d'ici la. A suivre ...

dimanche 6 janvier 2019

Dernières sorties de l'année 2018

L'année 2018 s'est terminée dans la fraicheur et la grisaille. La naissance de mon fils courant décembre m'a fait faire une coupure de 10 jours, j'ai repris en douceur le samedi 22 lors de la sortie "Christmas ride" organisée par Pédaleur.


Cette sortie de reprise avec les copains (et des inconnus) m'a remis en selle et m'a aéré les poumons. Pendant une cinquantaine de kilomètres, j'ai quitté l'odeur des couches et des régurgitations.


Quelques jours plus tard, j'ai effectué un bel enchaînement de sorties entre Noël et le jour de l'an. Sans chercher à faire le "festive500" (parcourir 500 kilomètres entre Noël et le jour de l'an), j'ai essayé de me remettre en jambes et de conserver une activité physique autre que de porter et bercer mon nourrisson. C'est physique d'être père, mais ça me fait faire un super gainage.



La dernière sortie de l'année, sous le soleil mais avec un gros vent froid, s'est faite pour accompagner mes amis Julien et Aymeric à qui il manquait une soixantaine de kilomètres pour réussir le festive500. Un peu de soutien moral et de motivation en roulant à plusieurs, ce n'est pas ça qui leur a permis de faire sans efforts les kilomètres manquants, c'est eux qui ont pédalé pour réussir leur défi personnel, mais ça m'a moi aussi motivé pour sortir faire quelques kilomètres supplémentaires.



Le bilan de l'année 2018 est plutôt bon. Avec 12 290 kilomètres ça en fait mon troisième plus gros score. L'année 2019, avec un enfant en bas âge, ne devrait pas venir bousculer ce podium.


jeudi 29 novembre 2018

Sorties hivernales

Juste après la publication de mon article sur les "sorties automnales", le froid a décidé de faire son apparition annuelle. Je suis donc passé du maillot manches longues à la veste thermique, des gants longs fins à des gants longs plus épais, idem pour les sur-chaussures qui ont gagné une petite épaisseur.

La température n'étant pas descendue sous le zéro, je n'ai pas encore sorti l'équipement le plus épais que je possède. La passion étant intacte et la naissance de mon enfant n'étant pas encore arrivée, j'en profite pour roulotter entre les averses (même si j'en ai pris quelques-unes sur le casque). Je ferai une petite coupure lorsque mon enfant naitra, mais tant qu'il n'est pas là j'en profite pour maintenir une activité physique sans trop m'éloigner de la maison. En prévision des nombreux portages du nourrisson, pour le couchage / changement de couches / soins, j'ai commencé le gainage ... par une séance d'escalade en salle qui m'a fracassée musculairement. Certains muscles, notamment ceux des doigts, m'ont fait comprendre pendant 72 heures qu'ils n'avaient pas aimé cette activité.


Sur le vélo, j'ai poursuivi les sorties d'encadrement des jeunes du Lyon Sprint Evolution. Le thème de ces dernières semaines était les relais. Avec l'arrivée de nouvelles recrues en octobre, il a fallu travailler l'homogénéité du groupe. Je suis content car les remarques que j'ai faites étaient prises en compte et appliquées la semaine suivante. La fluidité du groupe s'en est ressentie, ce n'est pas parfait mais c'est plutôt bien désormais.


Si j'ai l'habitude de rouler avec des jeunes de tous niveaux, j'ai aussi eu l'opportunité de partager quelques kilomètres en compagnie de cyclistes de très haut niveau. Je ne suis pas un grand adapte de rouler avec des professionnels : quand je roule je le fais pour le loisir, eux font leur métier. Vu l'énorme différence de niveau entre eux et moi, je me sens comme un stagiaire incompétent qui vient les gêner dans leur travail. Les champions actuels ont bénéficié des conseils de leurs éducateurs à l'époque, ils ont eu des dispositions génétiques qui leur ont donné un socle et ils se sont énormément entraînés pour atteindre ce niveau. J'entame ma 6ème année d'encadrement, peut-être que parmi les professionnels de demain j'aurai contribué très modestement à l'éclosion de l'un d'entre eux ... mais si aucun ne passe professionnel ça ne me chagrinera pas du tout. Du moment qu'ils prennent du plaisir et qu'ils souhaitent poursuivre dans le cyclisme, ça me satisfait largement.


Enfin, entre les jeunes et les stars, j'ai effectué des sorties avec mes copains. Habituellement, je préfère rouler seul pour pouvoir me concentrer pleinement sur mes exercices de spécifique. Mais en ce moment, sans objectif à court ou moyen terme et vu la météo, j'apprécie d'avoir de la compagnie. C'est plus motivant à plusieurs et en discutant les kilomètres passent plus vite. Seul, sur une séance de spécifique, les bips du compteur déclenchant les phases de l'exercice suffisaient à me motiver et à faire passer le temps ... sans bips et seul dans la grisaille, j'avoue que c'est moins marrant. Je crois que c'est l'un des signes indiquant qu'une coupure serait la bienvenue.



Le week-end dernier, j'ai testé la barre Avanti contenue dans la dernière box Pédaleur. Je ne suis pas qualifié pour dire si les ingrédients composant la barre sont les meilleurs possibles dans le cadre du cyclisme, mais en terme de goût c'était parfait pour mes papilles. Bon, pour moi qui suis un (très) gros consommateur de chocolat et un (très) gros consommateur de fruits secs, une barre combinant les deux avait de grandes chances de me plaire ... il faudra voir quand il fera plus chaud si le chocolat ne fond pas. C'est le défaut principal des barres au chocolat, c'est pour ça que je n'en prends jamais quand la température grimpe, d'autant plus que le chocolat fondu a tendance à coller au papier d'emballage ce qui complexifie la consommation en roulant. Mais pour l'hiver, cette barre va compléter ma panoplie désormais !


Bref, on rentre dans la phase froide de l'année, la moins motivante. Je vais continuer les sorties avec les copains jusqu'à la naissance de mon fils. Une fois qu'il sera né, ça me donnera un bon prétexte pour couper et ne pas trop aller rouler dans le froid de décembre.