jeudi 26 juillet 2018

Séjour au pied du Ventoux

La semaine dernière, j'ai passé quelques jours au pied du Ventoux. Affaibli par des problèmes de santé, je ne l'ai grimpé qu'une seule fois et ai profité des autres jours pour rouler au pied du géant de Provence sur des parcours moins difficiles mais splendides.

Après avoir retrouvé Nicolas, avec qui j'ai partagé mes 3 sorties du séjour, au centre de Bédoin nous avons filé en direction de Flassan. La route grimpe en douceur pendant 6 kilomètres et offre de beaux points de vue sur le Ventoux et les alentours; Il y avait peu de circulation ce matin la, c'était vraiment paisible. Après Flassan, 20 kilomètres de faux plat descendant nous ont permis de rejoindre Mormoiron puis le hameau de Serres sur de petites routes superbes, étroites et sans circulation. Des routes pour les vignerons je pense, sur lesquelles une voiture et un vélo avaient du mal à se croiser ... mais comme il n'y avait (presque) aucune voiture, l'étroitesse de la chaussée ne nous a pas gêné. Au milieu des vignobles, la vue était dégagée et nous pouvions admirer le paysage très loin autour de nous.

Au col de la Chaine, au fond les dentelles de Montmirail.

Après le hameau de Serres, nous avons poursuivi sur ces petites routes jusqu'à Beaumes de Venise mais sur un léger faux plat montant cette fois. C'est à Beaume de Venise que les choses sérieuses ont commencé : on a d'abord grimpé pendant 7 kilomètres jusqu'au col de suzette, puis 4 kilomètres plus loin nous avons atteint le col de la chaine. Jusqu'au village de Suzette, la route grimpe en fond de vallée et suit à peu près le cours d'un ruisseau. Sur la gauche, on a une vue imprenable sur les dentelles de Montmirail. Après Suzette, la route est à flanc de montagne, dans la roche. J'ai atteint péniblement le col : certes il était usant et pas si facile que ça, mais surtout car avec le dos et les cervicales en vrac, j'étais diminué et avais du mal à écraser pleinement les pédales. Ca m'a laissé plus de temps pour admirer le paysage, même si j'aurai préféré grimper légèrement plus vite et moins souffrir ... car pour grimper en 35 minutes, j'ai quand même du livrer bataille du bas jusqu'en haut.

A la sortie de Malaucène, en direction du hameau de Veaux

Après avoir posé chacun notre tour pour une photo, nous sommes repartis en direction de Malaucène. Pas pour y grimper la face nord du Ventoux, mais pour emprunter la route menant au hameau de Veaux et aux gorges du Toulourenc. C'était une route que je ne connaissais pas du tout, ça a été une agréable découverte. Enfin, agréable pour les yeux ... car physiquement, c'est une vacherie ! Ca monte et ça descend, le goudron est rugueux, on est constamment en prise. Mais que c'est beau. On change plusieurs fois de décor en quelques coups de pédale : on roule sur une route bordée de vignes avec une vue dégagée, puis subitement on plonge dans une gorge étroite bordée de pins et d'éboulis, avant que la route ne se cabre à nouveau pour remonter sur un plateau arboré. Prenez le temps de regarder sous le petit pont en traversant le Toulourenc, l'eau y est très belle. Puis prenez une grande respiration et appuyez fort sur les pédales car il faut désormais remonter en direction du col de Veaux.

Entrechaux 1 by JM Rosier.jpg
Par Jean-Marc Rosier from http://www.rosier.pro, CC BY-SA 3.0, Lien


Nous sommes rentrés à Malaucène par le village d'Entrechaux (et son château perché sur un pic rocheux). La route est belle et en petits vallons, c'est nettement plus facile que la route du hameau de Veaux mais il y a aussi nettement plus de circulation. Après avoir laissé Nicolas à Malaucène, je suis rentré à Bédoin par le col de la Madeleine, que tous les cyclistes ayant grimpé le Ventoux connaissent bien.

Borne de limite départementale entre la Drôme et le Vaucluse

Quelques jours plus tard, j'ai retrouvé Nicolas pour une sortie faisant le tour du Ventoux. De Bédoin, on a rejoint Flassan pour nous attaquer au col de notre dame des abeilles. De Bédoin, c'est 19,6 kilomètres d'ascension à 4,5%. Ce n'est pas très pentu mais c'est long et usant. A partir de Flassan, la route était déserte et nous grimpions entourés par une végétation de petits arbustes et buissons, permettant généralement de profiter de la vue sur les alentours. Quelques passages en forêt nous ont rempli les poumons d'odeur de sève de pin. Avec l'effort, les poumons se déploient pleinement et à un rythme rapide, permettant à un maximum d'effluves de venir titiller nos capteurs olfactifs. En voiture, avec un rythme respiratoire plus lent donc un volume inspiré moindre, les odeurs ressortent nettement moins. En arrivant au col des abeilles, nous étions déjà ravis de notre sortie. Nous étions loin d'imaginer que ce ne serait qu'une mise en bouche et que le reste de la sortie nous réservait plein d'autres belles surprises.


Dans la descente entre le col des abeilles et Sault

Quelques kilomètres après avoir franchi le col de notre dame des abeilles, la route nous a amené sur une magnifique descente à flanc de montagne nous permettant d'admirer un plateau de champs de lavande sur notre droite. On en a d'abord pris plein les yeux ... puis plein les narines un peu plus bas dans la descente, quand l'odeur de la lavande s'est mélangée à celle des pins. J'aurais aimé pouvoir capturer ce divin mélange d'odeurs. On a pris notre temps dans cette descente, les coups de pédale n'ont pas été nombreux. Bon, nous n'avons pas freiné non plus mais si on avait pu la faire durer un peu plus longtemps on ne se serait pas gêné.

En bas de la descente, il a fallu à nouveau pédaler pour grimper jusqu'à Sault. Nous avons rejoint un cycliste en tenue Astana, nous l'avons doublé, il s'est mis dans notre roue. A cause de mes soucis de dos et de cervicales, on ne roulait pas très vite mais on ne roulait pas comme des tortues non plus, surtout que je suis moins gêné dans les ascensions courtes que dans les longues. Le cycliste doublé est resté un petit moment dans notre roue, puis est remonté à notre hauteur, m'a regardé et dit "tu dois mettre gros plateau" avec un accent de l'est puis nous a attaqué. On l'a laissé filer. "Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin."

Aurel 

Montbrun les bains

La route entre Sault, Aurel et Montbrun les bains a aussi été un délice visuel et olfactif. Jusqu'à Aurel la route permet d'admirer les champs de lavande dans une vallée qui se resserre de plus en plus au fil des kilomètres. Après Aurel, on rentre dans une gorge rocheuse avec quelques "bulles" surprenantes où subitement la roche laisse place à de l'espace permettant à quelques habitations entourées de champs de s'épanouir, avant de se refermer et de redevenir un espace rocheux étroit.

Reilhanette

Un peu avant Montbrun les bains, on a tourné à gauche pour poursuivre notre tour du ventoux au plus près. On est passé au bord des villages de Reilhanette, de Savoillan, de Brantes puis de Saint léger du ventoux. Ce sont des villages minuscules, comportant respectivement 145,  77, 81 et 37 habitants en 2015 ! La route permet de découvrir l'envers du Ventoux, son côté qu'on voit rarement en photo ou à la télévision. Après Saint léger, une petite ascension usante de 3,6 kilomètres à 4,2% permet de fatiguer l'organisme et de plonger sur le col de Veaux. Pour coller au plus près du Ventoux, il aurait fallu tourner à gauche au col et prendre la route du hameau de Veaux pour rejoindre Malaucène, mais on a préféré rentrer par la route plus facile via Entrechaux.


L'envers du Ventoux, vu entre Savoillan et Brantes

Après Malaucène, le retour à Bédoin s'est à nouveau fait par le col de la Madeleine. Ce parcours, si un jour vous êtes dans le coin, je vous le recommande vivement. Si vous êtes plus en jambes que moi, je vous conseille de rentrer par la route du hameau de Veaux après Saint Léger du Ventoux. Notre version du parcours fait 90 kilomètres pour 1400m de dénivelé, la version que je recommande doit ajouter 2 ou 3 kilomètres et environ 200 mètres de dénivelé.

Le Ventoux vu depuis Saint léger du ventoux

Merci à Nicolas pour ses longs relais et nos interminables conversations. Dans un paysage superbe, en bonne compagnie, sur ces deux sorties j'ai oublié que j'étais diminué, que j'avais mal et j'ai profité pleinement de chaque instant. Si c'était à refaire, je referai la même chose. Sans hésiter !

Consultez le parcours de la première sortie et celui de la deuxième sortie.

jeudi 12 juillet 2018

Fin d'une 4ème année d'encadrement au LSE

Le 4 juillet, jour de la saint Florent, j'ai effectué ma 30ème et dernière sortie d'encadrement de l'année (scolaire) auprès des minimes et cadettes du Lyon Sprint Evolution. Cette année, j'ai accompagné un groupe de 7 jeunes cyclistes : trois cadettes, trois minimes et un cadet.


En cette quatrième année d'encadrement, j'ai eu l'impression de faire moins de travail tactique / technique sur route que les années précédentes. Le groupe est fort physiquement, les 3 minimes sont des minimes 1 (leur première année dans cette catégorie) mais sont probablement les plus forts que j'ai eu jusqu'à présent. Pourtant, on a majoritairement fait des séances d'entraînement physique et peu de séances tactiques. Ca me donne un défi pour l'année (scolaire) prochaine : trouver comment intégrer des leçons tactiques au milieu des exercices physiques.


Je repartirai en septembre pour une nouvelle année, de nouveaux enseignements à distribuer à ces jeunes cyclistes et à recevoir pour moi. Car j'apprends aussi d'année en année et, comme le bon vin, je m'améliore avec le temps.

dimanche 27 mai 2018

Nouveaux objectifs

La campagne de classiques ardennaises s'est terminée avec succès il y a un mois. C'était mon objectif principal de l'année. L'année sportive étant loin d'être terminée, je prépare désormais d'autres objectifs.


Après une période de récupération, j'ai repris l'entraînement spécifique afin de préparer les contre-la-montre de fin de saison. Les classiques s'étant terminées fin avril, le temps de récupérer je n'ai repris l'entraînement sérieusement que mi-mai. Me préparer en urgence pour des courses Pass'Cyclisme / FSGT de 70km en juin / juillet alors que je m'étais entraîné ces derniers mois pour des épreuves de plus de 200 kilomètres n'était pas très logique. Le délai de préparation était trop court pour une période de course assez restreinte. Dans la région, au delà de la mi-juillet, il n'y a presque plus d'épreuves Pass' et presque plus d'épreuves FSGT non plus.

J'ai donc fait le choix de préparer la saison des contre-la-montre, que j'affectionne tant. Mon programme habituel commençant fin août, ça me laisse 3 mois pour basculer des épreuves de 10 heures en endurance vers des épreuves de 20 à 30 minutes au seuil.

(montée au soleil couchant)

Entre temps, en juillet, il est possible que je m'attaque à un défi intermédiaire sur les pentes du Ventoux. J'ai prévu d'y retourner pour tenter de faire tomber la barre des 1h30 sur l'ascension depuis Bédoin. J'ai un record en 1h37 datant de 2013, que j'ai approché en 2015 (1h38 et 1h39) sans me mettre à fond car ce n'était pas l'objectif de mes sorties. La hausse de mon niveau depuis 2015 me laisse penser que je peux grimper en moins d'une heure et demi désormais si je me mets à fond. Si je reste plusieurs jours dans la région et qu'il y a une journée pas trop chaude, ce qui est rare en juillet, je pense également tenter le défi des cinglés du Ventoux (grimper les 3 faces dans la journée, soit 140km et 4400m de dénivelé). Je ne suis pas certain de le faire, car en y allant juste "au talent" (sur les restes de ma préparation aux ardennaises), je ne suis pas sur que ce soit une bonne chose. J'ai encore deux mois pour me décider.

Bref, j'ai hâte de battre mes records, qu'il s'agisse de celui du Ventoux ou de ceux des contre-la-montre !

jeudi 26 avril 2018

Quelques chiffres sur les Ardennaises

Mes récits des ardennaises se basaient essentiellement sur mes ressentis et les quelques chiffres présents dans les articles concernaient les distances parcourues ou restant à parcourir.

Voici un tableau récapitulatif des trois épreuves :


Je constate que les dénivelés sont nettement moins importants que ce qui était annoncé par les épreuves. Il manque environ 20% du dénivelé prévu. Les distances sont conformes aux road-book. En 8 jours, du matin du samedi 14 au soir du samedi 21, j'ai passé 25 heures sur mon vélo rien que pour ces trois épreuves.

Les chiffres sont sans appel : Liège-Bastogne-Liège est la plus longue et la plus vallonnée des trois épreuves. J'ai eu la chance d'avoir une belle météo tout au long de la semaine.

Ceux qui connaissent un peu l'entraînement par la puissance auront surement remarqué ma régularité sur ces 3 épreuves. 188wnp sur les 9h de l'Amstel, 188wnp sur les 5h30 de la Flèche puis 186wnp sur les 10h30 de Liège. Je ne m'attendais pas à atteindre des valeurs aussi hautes et aussi constantes.

Ces données sont issues de mes 3 fichiers disponibles sur Strava : celui de l'Amstel, celui de la Flèche et celui de Liège.

mardi 24 avril 2018

Liège-Bastogne-Liège, la dernière ardennaise

Ce samedi, j’ai participé à la 3ème ardennaise : Liège-Bastogne-Liège. La doyenne des classiques. La plus dure selon moi, toutes classiques confondues (flandriennes, ardennaises, italiennes et autres). J’avais déjà participé à cette épreuve il y a 4 ans, je savais donc plus ou moins à quoi m’attendre même si le parcours a été légèrement modifié. Je savais que c’est un gros morceau à aborder avec humilité.


Il y a 4 ans, j’avais logé au centre de Liège. Je n’avais pas beaucoup dormi, il y avait eu énormément de bruit toute la nuit puisque l’hôtel était situé dans le quartier festif de la ville. Cette fois, j’ai dormi un peu plus à l’écart de Liège, ce qui m’a permis de mieux me reposer. Vers 5h du matin, l’hôtel rempli de cyclistes est doucement sorti de sa torpeur. Le soleil n’était pas encore levé mais des dizaines de cyclistes se préparaient déjà en silence pour une longue journée de vélo. J’ai anticipé les bouchons cette semaine et n’ai pas eu de soucis pour me garer sur un emplacement autorisé, prévu par l'organisation. A 6h15, alors que les parkings officiels étaient à moitié remplis, des dizaines de voitures se garaient comme des sauvages en vrac.

J’ai récupéré une plaque de cadre et un dossard. Habituellement, sur les épreuves de ce type on nous attribue un numéro de dossard à l’avance (quand on est pré-inscrit). Certaines épreuves en profitent pour personnaliser le dossard et/ou la plaque de cadre avec le nom du participant. Ici, les numéros de dossards étaient attribués au fur et à mesure des arrivées : avec le ticket justifiant de la pré-inscription et du paiement, ils nous donnaient la première plaque de cadre et dossard qu’ils avaient sous la main. Le système offre des avantages comme le fait de ne pas avoir de file pleine pour récupérer un dossard entre 4000 et 4500 quand les files des autres séries de dossards sont vides, mais il ne permet pas de personnalisation. Il m’aura fallu une dizaine de minutes pour récupérer mon kit. Retour à la voiture, mise en place du dossard et de la plaque sur le guidon et me voilà en route vers la ligne de départ.


Les premiers kilomètres pour sortir de Liège étaient sécurisés par des signaleurs. Randonnée oblige, les signaleurs nous faisaient respecter les feux rouges. Dans le flot des cyclistes coupés par les feux rouges, qui se suivent en gros paquets, les cyclistes de tête ont une obligation de vigilance puisqu’ils guident le troupeau et que tout le reste les suit sans réfléchir. A un rond-point, ceux en tête de mon groupe se sont trompés de direction. Ils ont voulu revenir sur le parcours "normal" en remontant à contre-sens la voie rapide du quai le long de la Meuse. Prendre une deux-voies à 70km/h à contre-sens, c’était du suicide pur ! Les klaxons d’un camion lancé à pleine vitesse et les panneaux sens-interdit vus en levant la tête en arrivant sur le quai m’ont incité à ne pas suivre les meneurs du troupeau. Le cyclisme est un sport qui nécessite de lever la tête du guidon. Personne n’a été blessé mais ça a été chaud ! On a fait le tour du carré de maisons et repris le parcours prévu.


A la sortie de Liège, au kilomètre zéro des professionnels, commence la longue montée vers Chaudfontaine. Pour nous français cette ville n’est pas connue, mais pour les belges c’est une ville d’eau réputée. C'est l'équivalent belge de Vittel, que de nombreux français associent à de l'eau en bouteille mais ne savent pas forcément placer sur une carte. Dans l’ascension, j’ai remonté au train le long cordon de cyclistes. Quand on ne connaît pas cette ascension, elle surprend car elle est assez longue. J’ai géré l’ascension au train sans me soucier des gens plus lents ou plus rapides que moi. 275 kilomètres c’est long, celui qui se met dans le rouge au départ le paye plus tard. Au sommet, j’ai pris les roues d’un groupe qui roulait à bonne allure, ni trop rapide ni trop lent. Un long plateau puis faux-plat descendant nous a mené à Remouchamps, célèbre pour sa fameuse côte de La Redoute, que j’aurais à affronter dans 200 kilomètres. Pour ceux participants au plus petit des parcours, c’était ici que le retour vers le départ débutait.

mercredi 18 avril 2018

Flèche Andennaise Classic

Ce mardi, 3 jours après l'Amstel Gold Race, j'ai effectué la deuxième épreuve de la trilogie ardennaise : la Flèche. Si les professionnels partent de Seraing (à côté de Liège) et terminent au mur de Huy, les simples passionnés partent et terminent d'Andenne, à quelques kilomètres de Huy. Du point de vue de la logistique, c'est beaucoup plus facile de partir et de terminer au même endroit. Le parcours ressemble à celui des professionnels, une bonne partie des côtes prises par les meilleurs cyclistes du monde sont également empruntées par les cyclistes plus modestes.


La principale inconnue pour moi concernait ma récupération. Faire 150 kilomètres et 2000 mètres de dénivelé ne me pose aucun soucis, mais après le week-end épuisant au Pays-Bas je savais que je n'avais pas parfaitement récupéré. Il faut dire qu'après la version "toerist" de l'Amstel le samedi, j'étais le dimanche au bord de la route pour découvrir l'ambiance au passage des professionnels. Le réveil à 5h30 le dimanche matin, après être rentré à 21h le samedi (sans avoir mangé ni m'être douché), fait que la nuit a été courte. L'alimentation n'a pas été géniale le samedi puisque j'ai passé la journée sur le vélo, elle n'a pas été bonne non plus le dimanche. Mais la météo annoncée ce mardi me laissait présager une belle journée de vélo, peu importe le temps que je passerai sur le parcours.


Après avoir trouvé une place pour me garer sans trop de soucis (les parkings officiels étaient pleins mais le lotissement adjacent avait encore quelques places disponibles), je me suis rendu à la table d'inscription. Un bénévole a pris ma licence et a saisi mes données à une vitesse éclair. Le prix de l'inscription ? 4,50€ pour un licencié d'une fédération nationale (y compris étrangère, la licence FFC permet donc de s'inscrire à ce tarif) et 6€ pour un non-licencié. C'était moins cher que les 5€ réclamés pour se garer dans un champ boueux samedi sur l'Amstel.


J'ai retrouvé Aurélien (plus connu sous le pseudo de "dossard rouge") et son ami Pierre-Yves, tous deux venant de la région parisienne. Ainsi que François (un belge francophone) et Jef (un flamand), deux solides rouleurs avec qui Aurélien a l'habitude de faire des classiques printanières. Une fois que tout le monde s'est équipé, nous nous sommes lancés sur le parcours.

dimanche 15 avril 2018

Amstel Gold Race Cyclo


Ce samedi, j’ai participé à la version « toerist » de l’Amstel Gold Race. Le parcours recensait 17 ascensions dans le Sud-Limbourg, une étroite langue de terre néerlandaise coincé entre la Belgique et l’Allemagne.


Le réveil a été matinal. Le temps d’avaler le petit déjeuner, de charger la voiture et me voilà parti en direction du pays des tulipes. L’arrivée sur place a été compliquée : avec 15 000 participants, beaucoup venant comme moi par l’autoroute, la bretelle d’accès à Valkenburg était bouchée. Des signaleurs m’ont dirigé vers les parkings officiels, via un sens unique sur route étroite. A l’entrée d’un champ humide, un petit écriteau indiquait « Parking 5€ », ce que je n’avais pas anticipé. N’ayant pas de monnaie, l’organisation n’acceptant pas la carte bancaire et n’ayant pas la possibilité de faire demi-tour, je me suis embourbé pour traverser le champ et retrouver la route de l’autre côté. J’ai trouvé un hameau résidentiel, je m’y suis garé sans soucis à un emplacement autorisé, libre et gratuit. Ces bouchons et péripéties ont augmenté mon retard : je voulais me garer à 7h15 pour prendre le départ à 7h30, à 8h je n’étais pas encore garé.


J’ai rapidement sorti le vélo de la voiture, enfilé les chaussures puis le casque et ai rejoint la zone de récupération des dossards en suivant le flux de cyclistes. 15 000 personnes qui arrivent en même temps, on ne se sent pas seul ! Au bout de 500 mètres, je me suis rendu compte que j’avais oublié mes gants et que ma chaussure gauche ne clipsait pas dans la pédale. Deux jours plus tôt, je n’avais pourtant aucun souci.


J’ai retrouvé Arnaud, un ami lyonnais lui aussi inscrit à l’épreuve sur le grand parcours. On avait convenu de rouler ensemble, nos rudiments de langue néerlandaise ne permettant pas vraiment de faire la conversation avec les autochtones au cours des 10 heures de l’épreuve. J’ai récupéré ma plaque de cadre et mon dossard, puis nous nous sommes insérés dans la file de cyclistes marchant en direction de l’arche de départ. C’était impressionnant ce cordon humain continu, contenu entre deux barrières, marchant au pas.


Nous avons franchi la ligne de départ un peu avant 8h30, soit avec une heure de retard par rapport à ce que je souhaitais. On a directement pris un bon rythme pour tenter de prendre les roues du groupe devant, puis de celui encore devant, puis celui encore devant … on a sauté de groupe en groupe pendant deux heures, jusqu’au premier ravitaillement.