samedi 9 mai 2020

Annulation du Tour du Mont Blanc 2020

Ca aurait dû être mon objectif majeur de l'année 2020 : le Tour du Mont Blanc 2020 est annulé !


Je ne vous cache pas que cette décision m'arrange. Avec seulement 19h35 de selle en 12 séances de Home-Trainer pendant les 2 mois confinement, ma forme a du en prendre un coup. Mon poids, lui, n'a augmenté que d'un kilo pendant cette période ... sachant que j'étais à mon poids de forme avant le début du confinement, ça ne va pas être trop compliqué de revenir à mon poids de forme. En revanche, pour revenir à ma forme physique, ça risque de prendre plus de temps ...

Avant de penser à l'édition 2021 de l'épreuve, pour laquelle j'ai déjà hâte de me préparer, je vais réfléchir à des sorties plaisir en montagne. L'Iseran est l'un des derniers grands cols français qui manque à mon tableau de chasse : sur les 10 plus hauts cols routiers français, j'en ai déjà grimpé 8. Il ne me manque que le col de l'Iseran et le col Agnel. C'est une piste de réflexion, sachant que la règle des 100 kilomètres autour de son domicile devra être supprimée d'ici la si je veux m'y rendre. Ca devrait me laisser le temps de me préparer physiquement ...


Je pourrais également reporter mes ambitions sportives sur le Ventoux : depuis plusieurs années j'envisage de tenter le défi des Cinglés du Ventoux (grimper les 3 côtés du Ventoux au cours de la même journée). J'ai toujours envisagé ce défi en mai ou en septembre pour avoir une température moins chaude qu'en juillet / août. Si je voulais m'y attaquer fin septembre, ça me laisserait 4 mois pour me préparer ...

Rien n'est défini pour le moment, la situation sanitaire ayant de nombreuses inconnues il est encore trop tôt pour se projeter.

samedi 28 mars 2020

Adaptation des entrainements

Vous l'avez probablement remarqué : le covid-19 (ou tout autre nom que vous préférez utiliser) perturbe la pratique du cyclisme depuis deux semaines. Je ne vais pas vous dire de ne pas aller tourner en rond autour de chez vous, ni que vous pouvez aller le faire. Que chacun fasse en son âme et conscience.

Mon objectif majeur de l'année, c'est le Tour du Mont Blanc. J'ai fait un hiver sérieux, j'ai une base intéressante, je comptais sur les mois de mars / avril / mai pour passer à l'étape supérieure et enchaîner les heures de selle ainsi que le dénivelé. Ca va être compliqué de tenir mon programme avec le confinement, j'essaie donc simplement de garder la forme. Je cherche à trouver le meilleur compromis entre ma détestation du home-trainer et mon envie de rester en forme pour pouvoir reprendre le plus vite possible lorsque la situation permettra de rouler à nouveau loin de chez soi.


J'ai des doutes sur la tenue de l'épreuve cet été. Mi juillet c'est certes dans 3 mois et demi, ça semble loin, mais du point de vue administratif c'est demain. L'épreuve traverse 3 pays et 2 départements français. Les préfectures de Savoie et Haute-Savoie donneront-elles leur accord pour la tenue de l'événement ? Les autorités italiennes et suisses seront-elles d'accord elles-aussi ? Et la FFC ? Sachant que les administrations ne traitent pas en ce moment les demandes, que quand elles ré-ouvriront elles auront surement d'autres choses à gérer en priorité, j'ai un gros doute sur la tenue de l'épreuve.

Puisque je déteste le home-trainer, je préfère néanmoins rester fixé sur cet objectif en me disant qu'il aura lieu. Si je me dis que le Tour du Mont Blanc n'aura pas lieu, il y a fort à parier que je ne toucherai pas mon vélo avant la fin du confinement ... s'il a lieu au moins j'aurais conservé une partie de mes espoirs de réussite. Si c'est annulé, je trouverais une autre belle chose à faire au cours de l'été.

Cette question de la tenue ou non d'une épreuve sportive est en même temps bien futile en ce moment. La priorité c'est de rester en bonne santé. De belles épreuves il y en aura l'année prochaine et l'année d'après et les suivantes.

dimanche 1 mars 2020

Objectif 2020 : le Tour du Mont Blanc

En 2019, j'ai eu une année creuse sur le plan sportif. L'arrivée d'un enfant en décembre 2018 ne m'a pas incité à me lancer dans un projet sportif, ne sachant pas comment j'allais pouvoir organiser mes journées ni de combien de temps je disposerai pour m'entraîner.

Sans objectif pour me motiver et m'inciter à rouler lorsque les conditions météo étaient difficiles, avec une série de blessures et maladies qui se sont enchaînées à chaque fois que je revenais en forme, je n'ai parcouru que 8 000 kilomètres au lieu de mes 12 000 kilomètres habituels.

Au cours de l'année 2019, j'ai pris mes marques au niveau de la paternité et j'ai trouvé un équilibre entre la vie familiale, mon travail et mes activités sportives. A présent je maitrise mieux mon planning, même si des aléas viennent parfois perturber mes plans.


J'ai décidé de me fixer pour objectif de réussir le Tour du Mont Blanc 2020, une épreuve de 338 kilomètres pour 8500 mètres de dénivelé. Si la distance ne me fait pas peur, le dénivelé et les barrières horaires me mettent en revanche sous pression. Sur le plat, quand on est cuit, on peut toujours avancer ... certes à vitesse très modeste, mais on avance quand même. Au lieu de rouler à 30km/h on roule à 15 ou 18km/h, l'arrivée se rapproche plus doucement mais elle se rapproche quand même. En revanche, que ce soit dans le Grand Saint-Bernard ou le Cormet de Roselend, ou même la remontée vers Les Saisies à la fin du parcours, quand on est cuit on reste totalement sur place.

A cause des barrières horaires, je ne vais pas pouvoir partir doucement et garder mes forces pour les dernières ascensions ... il me faudra trouver le parfait dosage entre ne pas partir trop vite pour ne pas utiliser trop de forces au départ, et ne pas partir trop lentement pour ne pas me faire éliminer en cours d'épreuve.

Depuis janvier, je m'entraîne donc dans l'optique de cette échéance estivale. Il me faudra être au top de ma forme si je veux atteindre mon objectif. Il me faudra également être bien préparé du point de vue de la logistique, afin de m'éviter tout stress mental qui bouffe de l'énergie et parasite la concentration. Un bidon qui tombe ou se perce, une cale qui a du jeu, ... l'organisation permet d'avoir deux sacs en deux endroits distincts du parcours : à moi d'y placer des éléments utiles en cas de problème (une paire de cales, un pneu, des chambres à air, quelques outils de base, des lampes de rechange, ...) afin qu'en cas de problème je n'ai qu'à pédaler pour rejoindre le point où je trouverai ce qu'il me faut pour retrouver un matériel pleinement opérationnel.

A 4 mois et demi de l'épreuve, la préparation s'intensifie. Je vais devoir multiplier les sorties longues et difficiles afin d'élever mon niveau et de retrouver les jambes de mes plus belles années.

mercredi 13 novembre 2019

50 000 kilomètres

Il y a quelques jours, pour la 2ème fois, un de mes vélos a franchi la barre des 50 000 kilomètres.


Avec un peu moins de 6 500 kilomètres cette année au lieu de 11 000 à la même période les années précédentes, ce chiffre aurait dû être atteint beaucoup plus tôt. Mon vélo Time, qui réside désormais en Belgique et ne me sert plus que pour quelques sorties chaque année, devrait perdre en 2020 sa place de numéro 1 au classement des vélos sur lesquels j'ai effectué le plus de kilomètres.

En revanche, dans la liste de mes vélos toujours actifs, le vélo de contre-la-montre et celui de cyclocross sont très loin d'atteindre ce chiffre. Leur utilisation étant limitée à quelques mois dans l'année, leur compteur augmente nettement moins vite que mes vélos de route.

dimanche 15 septembre 2019

Sortie au col de la Loze

En mai, un nouveau col a été goudronné à 2300 mètres d'altitude afin de relier les stations de Courchevel et de Méribel. L'inauguration officielle était le 12 mai, j'avais prévu de m'y rendre mais mon accident mi-avril m'ayant mis complètement hors de forme, je n'ai pas pu être l'un de premiers cyclistes à grimper jusqu'à ce nouveau col. Fin juin quand la forme est revenue, j'ai enchaîné plusieurs mariages qui m'ont occupé les week-ends ... puis j'ai eu une grosse maladie début juillet qui a entraîné une seconde période de méforme jusqu'à ces derniers jours.



La météo ce week-end s'annonçait parfaite pour une sortie en altitude : pas trop frais le matin (21° à 10h quand on a enfourché notre vélo), pas trop frais en haut à midi (25° au col à 2300m). Accompagné par Rémy pour cette sortie, on s'est garé à Brides-les-bains. Cette petite station thermale de 500 habitants était bien calme, les touristes estivaux ayant quitté les lieux quelques semaines plus tôt.


La route de la vallée permettant de rejoindre le pied de l'ascension a constitué un bon échauffement. 3,8 kilomètres à 6,4% de moyenne : on est rentré directement dans le vif du sujet ! Malgré une route à l'ombre des arbres et en fond de vallée étroite, il ne faisait pas froid. Le gilet coupe-vent a très vite été mis dans les poches et n'en sera sorti que pour la descente. On s'est fait doubler par quelques voitures, mais globalement il y avait peu de circulation.


Au rond point des carreys, on a tourné à droite pour quitter la vallée et poursuivre l'ascension en direction de Courchevel. Un panneau directionnel nous a confirmé la direction à suivre tandis qu'une première borne kilométrique nous annonçait l'altitude actuelle, la distance restant à parcourir et le pourcentage moyen du kilomètre à venir. En sortant du fond de vallée, on a eu le droit aux premiers beaux paysages, un petit aperçu de ce qui nous attendait plus tard. La pente était plutôt régulière, on a traversé différents hameaux et villages : le Petit-Carrey (j'y ai eu une pensée pour Pierre Carrey, fondateur de Direct Vélo), le Fontanil, Saint-Bon-Tarentaise, le Praz (où un court replat permet de récupérer) et la Choulière. Puis enfin, Courchevel 1550 ...


mercredi 17 juillet 2019

Fin d'une nouvelle année d'encadrement des minimes

Mercredi il y a deux semaines, le 3 juillet, j'étais présent pour mon 21ème et dernier encadrement de l'année scolaire. Il était temps que l'année se termine pour moi, car les minimes que j'encadre étaient à leur meilleur niveau tandis que je peine à retrouver le mien.



Depuis le mois de mars, j'enchaîne les ralentissements et les arrêts : entre un planning chargé et les incidents / maladies, les possibilités pour m'entraîner sont très fluctuantes et ne me permettent pas de retrouver la forme que j'avais les années précédentes. Le vélo est un sport ingrat : dès qu'on ne peut plus (ou moins) s'entraîner pendant plusieurs semaines, la forme descend vite. En revanche, même en enchaînant plusieurs bonnes semaines, elle ne remonte que doucement.

Evolution de ma forme, en bleu, entre début janvier et début juillet

Il y a environ 10 ans, quand je débutais la vingtaine et que j'effectuais régulièrement des courses le week-end, j'avais remarqué que le peloton comportait un trou démographique : il y a beaucoup de coureurs de moins de 25 ans, beaucoup de quadragénaires et quinquagénaires, mais beaucoup moins de coureurs dans la tranche 25-39 ans que dans la population "normale". Quand j'étais au début de la vingtaine, je me demandais où passait cette tranche de la population ... maintenant que je suis dedans, je comprends nettement mieux. Entre mon mariage, la construction d'une maison, l'arrivée de notre enfant, les mariages au sein de nos familles et parmi nos amis, les baptêmes (, ...) les week-ends ne permettent pas vraiment de courir. Et encore, j'ai la chance d'avoir une femme qui me pousse à faire du vélo et ne me freine absolument pas dans ma passion ; Au contraire, elle a hâte que je m'y remette pour venir m'encourager avec notre fils depuis le bord de la route.

On m'a toujours dit qu'il était plus facile de retrouver une compétence que de l'acquérir. Dans une vision utopique, je me dis que cette année 2019 plus légère va permettre à mon corps de retrouver de la fraicheur, qu'en ayant plus de disponibilité l'année prochaine je retrouverai mon niveau ... et pourquoi pas le chemin des courses ? Enfin, de ce qu'il reste des courses, car chaque année des épreuves disparaissent que ce soit en FFC ou dans les fédérations affinitaires / délégataires. J'ai appris récemment que le prix du Moulin à vent de Romanèche-Thorins fêtait cette année sa 80ème et dernière édition, l'organisation décidant de jeter l'éponge. C'est une course que j'appréciais énormément. Je pense que c'est loin d'être la seule épreuve qui manquera au calendrier l'année prochaine ...

mercredi 1 mai 2019

Reprise de l'encadrement des minimes

En mars et début avril, après 3 mois de pause pour m'occuper de mon fils, j'ai repris l'encadrement des sorties des minimes du Lyon Sprint Evolution. La météo ne nous aura pas épargné, puisqu'au cours de ces 2 mois 2 sorties ont été annulées à cause du mauvais temps.


Pour mon retour, avec une répartition modifiée de l'effectif et quelques absents, je n'ai eu que quatre jeunes avec moi. Les quatre plus forts, avec un niveau homogène. Ca a été un régal : vérifier la bonne application des consignes et assurer la sécurité est nettement plus facile quand tout le groupe est ensemble que quand il est étalé sur une centaine de mètres. Pas besoin de gérer un circuit d'attente (ou des demi-tour sur route ouverte) afin que les plus forts attentent les plus faibles.

Un groupe aussi restreint offre des avantages, mais a l'inconvénient de ne pas permettre beaucoup de choses sur le plan tactique. Pour les séances suivantes, des absents sont revenus et pour travailler les relais plus efficacement mon groupe a retrouvé sur la route le groupe des jeunes féminines du club. En début de séance, à l'abri du vent, les relais passaient plutôt bien ... en fin de séance, avec de la fatigue et un vent poussant de 3/4 dos, ça a été plus laborieux. Ces erreurs ont pu servir de support pour améliorer le travail ensuite.



On a fait du travail technique couplé à du travail physique. Ca a été un travail physique pour moi aussi : j'ai refait avec eux mes premières séries de 30/30 depuis très longtemps. Depuis le mois de juillet pour être plus précis. Les séries étant adaptées pour des minimes, donc plus courtes, j'ai pu donner les GO et STOP toutes les 30 secondes jusqu'au bout ... mais ça m'a mis dans le rouge. Quand on entretient pas régulièrement ses capacités, on ne peut pas espérer de miracle.

Les séances se sont bien déroulées, sans incident particulier à signaler. Quelques jours avant la trêve des vacances scolaires, une terrible nouvelle nous a affecté : mon "serre-file", celui qui veille sur l'arrière du groupe, est décédé. Sur son vélo, au cours d'une sortie avec des amis. Ca a été un choc puisqu'on le côtoyait tous les mercredis (depuis 5 ans pour moi mais depuis bien plus longtemps pour certains des jeunes). Un choc d'autant plus grand qu'il était la plupart du temps affecté dans mon groupe, surtout depuis septembre et le départ d'Hervé, qui m'accompagnait en général les années précédentes.


Les sorties du club n'ont pas lieu pendant un mois : il y a eu les 2 mercredis des vacances scolaires, il y a désormais 2 mercredis fériés (1er et 8 mai). Une trêve bienvenue puisque j'ai percuté une voiture à l'entraînement pendant les vacances, et que quelques petites complications dans mes soins m'obligent à un repos plus long qu'espéré. Je reprendrai avec plaisir mon rôle dans une dizaine de jours, à la reprise des entraînements du club, si mes pépins de santé sont rentrés dans l'ordre évidemment.