mardi 13 juin 2017

Milan - San Remo (granfondo)

Ce dimanche, j'ai bouclé le parcours du granfondo Milan - San Remo. Il s'agit de mon 4ème monument après Paris - Roubaix (2011, 2014), le Tour des Flandres (2014) et Liège - Bastogne - Liège (2014). Il ne me manque désormais plus que le Tour de Lombardie.


Le parcours de l'épreuve recopie celui des professionnels, à quelques détails près : on débute directement à la fin de la partie neutralisée et il nous manque le dernier kilomètre (notre arrivée est sous la flamme rouge des professionnels, lorsqu'ils tournent à gauche pour rejoindre le bord de mer). Les pros empruntent quelques sens interdits, coupant ainsi quelques kilomètres : leur distance est de 291km contre 295km pour nous. Le parcours peut se décomposer en trois parties : une centaine de kilomètres plutôt plats (voir faux-plat descendant) en direction de la mer jusqu'au pied du col du Turchino, puis 50 kilomètres de longue ascension par paliers jusqu'au col, une descente puis 140 kilomètres en bord de mer alternant du plat le long des plages et de multiples petites ascensions pour passer d'une crique à l'autre.


La veille, après 5h de conduite, j'avais rejoint l'hôtel où se tenait le quartier général de l'épreuve. Le bâtiment était monstrueux : je ne suis pas un grand voyageur, mais je n'avais jamais rien vu de tel. Il s'agit du plus grand hôtel d'Italie, qui ne possède "que" 916 chambres. A côté de ce bâtiment, les plus gros centres commerciaux lyonnais semblent minuscules. Pour récupérer mon dossard, alors que j'utilisais l'anglais comme toujours quand je suis à l'étranger, j'ai fini par tomber sur un interlocuteur qui m'a dit avec l'accent italien "ah mais vous êtes français ? Vive Macron !". Visiblement, certains italiens suivent notre politique intérieure.


La nuit a été calme, par chance les cyclistes ont été assez discrets le matin. Dans un hôtel un jour de cyclosportive, vous ne trouvez habituellement pas plus bruyants que des cyclistes : portes qui claquent, cales qui frappent le carrelage à chaque pas ... le petit dej' débutant à 5h, il y a eu quelques bruits à partir de 4h30 mais globalement les autres ont été discrets et m'ont laissé me reposer tranquillement.


L'organisation avait échelonné les départs par sas : 250 inscrits "or" partaient en premier à 7h (en échange d'un coût plus élevé), 250 partenaires (les sponsors, qui invitent leur équipe interne ou des clients) leur emboîtaient le pas 10 minutes plus tard. J'étais ensuite dans la 3ème vague de 250 participants partant 10 minutes plus tard, avant deux dernières vagues de 250. L'idée est bonne : des pelotons de 250 coureurs sont moins nerveux qu'un peloton de 1000 cyclistes, l'échelonnement de 10 minutes permet aux voitures de circuler normalement entre les groupes, et surtout pour rendre les clés des chambres c'était fluide (un des points du matin que je craignais le plus). Certes, en partant 20 minutes après l'heure que j'avais prévu et avec un timing pressé (car devant rentrer sur Lyon le soir même), ça ne m'arrangeait pas qu'il y ait de tels écarts mais pour la sécurité c'était une bonne idée. Il est à noter que des organisateurs passaient pour vérifier chaque concurrent et ont fait sortir les quelques resquilleurs qui s'étaient glissés dans mon sas alors qu'ils devaient partir plus tard.


Après un quart d'heure d'attente dans mon sas, le départ nous a été donné. Pile à l'heure annoncée. Deux motos nous ouvraient la route et sécurisaient les carrefours, c'était super. Dès les premiers coups de pédale je me suis positionné entre la dixième et la quinzième position : pour sortir de l'agglomération, avec des ronds-points et tout le mobilier urbain, je ne voulais pas prendre de risques quitte à prendre un peu de vent. Le vent soufflant de 3/4 face, au bout de 6 kilomètres quelques coureurs ont débuté une bordure ... j'étais en 8ème position à ce moment la, quand on m'a demandé de passer des relais pour rester dans le premier éventail j'y suis allé mais avec plus de 290 kilomètres à faire je ne me suis pas donné à fond. Ca n'a pas duré, je crois que chacun de nous savait que c'était totalement stupide de vouloir partir d'aussi loin. Je suis resté aux avants postes pendant une heure, avant de reculer un peu pour bénéficier d'un meilleur abri. En 30ème position, avec un coureur de chaque côté, certes je voyais moins bien les trous dans le goudron mais j'économisais de précieuses forces.


La traversée des grosses villes, comme Pavie et Alexandrie, ainsi que de nombreuses routes importantes étaient sécurisées par la police. Les quelques feux-rouges ont été à chaque fois respectés par l'ensemble du peloton. Pour les trous, si pendant la première demi-heure j'entendais crier derrière moi à chaque trou non signalé "signalez les trous bon sang !" (j'écris une version polie, en vrai c'était un peu moins courtois), ces cris se sont fait de moins en moins nombreux et au bout d'une heure le peloton était silencieux. Enfin, humainement silencieux car il y avait toujours les bruits de changement de vitesse, les cliquetis des roues libres, le couinement des chaînes mal entretenues, ... tout le charme d'un peloton. Pas de coups de freins (mais de grosses relances), personne qui vient frotter, ça roulait bien.

Avec les nombreuses portions de goudron dégradées, les bidons tombaient régulièrement et j'ai plusieurs fois roulé sur le bidon du coureur devant moi qui venait de tomber. Certains devaient être habitués et sortaient des poches de leur maillot un bidon de rechange qu'ils plaçaient dans le porte bidon vide avec un naturel déconcertant. Aucune chute a déplorer cependant, juste quelques crevaisons. On a repris des petits groupes, une centaine de personnes notamment des groupes de "partenaires", notre peloton a grossi au fil des kilomètres si bien qu'on est arrivé à 300 (on a aussi eu des lâchés de notre groupe d'origine) au ravitaillement du 130ème kilomètre.

(arrêt au premier ravitaillement, que de casques derrière moi !)

Le premier ravitaillement a ressemblé à une zone d'émeute. 300 cyclistes qui tendent en même temps 2 bidons chacun face à 4 tables et 4 bénévoles. Ces bénévoles ne disposent que de bouteilles en plastique d'1,5 litres (bonjour l'écologie !) qu'ils jettent derrière eux une fois vide tout en prenant une nouvelle bouteille. C'était le bazar monstre car le cycliste n'est pas très discipliné et ne sait pas patienter en ligne mais préfère s'agglutiner en masse, hurler et renverser tout ce qu'il y a entre lui et ce qu'il convoite. Biscuits écrasés ou aspergés d'eau, bouteilles de coca et verres en plastique de partout ... franchement quand je vois ça j'ai honte, honte pour les bénévoles qui font ce qu'ils peuvent mais se font crier dessus, honte pour ces bénévoles qui préparent un stand qui est saccagé en quelques minutes, honte pour la planète pour tout ce plastique utilisé. J'ai fini par repartir, seul, les sauvages les plus insistants étant déjà repartis et les personnes moins pressées étant encore en train de se ravitailler.

(le passo turchino, sa stèle et son tunnel)

J'ai poursuivi l'ascension du Turchino (le ravitaillement étant dans l'ascension), j'ai rejoint un groupe et on a pris des relais à 3 sur les 6 du groupe. On a rejoint d'autres cyclistes au fur et à mesure, qui se sont glissés dans nos roues. Comme me l'a fait remarquer l'un des cyclistes qui collaborait, la vue était vraiment sauvage : à l'exception des petits villages traversés, on était en pleine verdure sans activité humaine visible. On est revenu également sur un petit groupe de 4 avec à l'arrière un cycliste qui combinait aspiration (il était dans les roues) et aide mécanique (il était accroché à la portière et ne pédalait même plus !). Dans le dernier kilomètre d'ascension, le plus dur, je me suis débarrassé de mes suiveurs et ai poursuivi ma route en solitaire jusqu'au col.

Un certain nombre de cyclistes étaient arrêtés au col et posaient à côté du panneau. Pour le coup, quand il s'agit de faire des photos, ils sont plus aptes à faire la queue et à attendre leur tour. Je ne me suis pas arrêté, j'ai franchi le mythique tunnel et ai entamé la descente. J'ai rejoint un groupe, on a fait la descente ensemble. En bas, on a tourné à droite et on s'est retrouvé en bord de mer. C'était magnifique. C'était aussi le cap de la mi-parcours, pour le moment tout se passait bien pour moi : mon alimentation et mon hydratation étaient bonnes, les sensations étaient correctes et j'étais en avance sur mon tableau prévisionnel.

(arrivée en bord de mer, des fiats et des scooters)

On s'est donc retrouvé un peu avant midi sur la route qui longe la mer, entre la plage à gauche et les habitations à droite. Au milieu : des voitures, des scooters, des personnes en maillot de bain, des chiens accompagnant leur(s) maître(s), encore des voitures et encore des scooters. Pendant une heure de demie, jusqu'à 13h30 (quand tout le monde mange), ça a été pénible. Certes en tournant la tête on avait une vue incroyable sur la mer, mais mieux valait regarder devant soi pour éviter de rentrer en collision avec une voiture ou un scooter ou un piéton. Dans mon groupe, les relais passaient plutôt bien malgré tout et heureusement que certains connaissaient l'itinéraire car le fléchage manquait cruellement par moments. On a collaboré intelligemment pour passer au train les nombreuses petites bosses permettant de passer d'une plage à la suivante en passant par dessus un monticule de cailloux. Le programme officiel ne répertorie que quelques "capi" (l'équivalent italien du mot flamand "berg") mais en réalité il y en a une dizaine à franchir. Sur 150 kilomètres ce n'est pas excessif mais c'est usant. Mes compagnons se sont arrêtés en cours de route pour un ravitaillement sauvage, j'ai poursuivi seul jusqu'au ravitaillement suivant, situé au deux-centième kilomètre.

(des voitures garées, des piétons, de la plage et des bosses devant)

J'y ai retrouvé du monde, dont certains dans un piteux état. Avant d'arriver à ce ravitaillement, j'avais déjà doublé des cyclistes assis au bord de la route, avec des crampes et/ou épuisés. D'autres marchaient dans les ascensions. J'ai refait le plein des bidons, j'ai rechargé mes poches (avec ma propre nourriture, Clémence m'attendant à ce ravitaillement comme elle l'avait fait au premier) et je suis reparti. J'ai de nouveau rejoint des coureurs qui se glissaient dans ma roue quand je les doublais avant de décrocher dans la bosse suivante. Le trafic motorisé, qui s'était réduit pendant une heure, a repris et les arrêts à cause de la circulation ont repris de plus belle. Franchement, c'était tout sauf agréable. Heureusement qu'il y avait cette belle mer.

(les voitures garées gâchent la vue, c'était magnifique en réalité)

Un groupe d'allemands a fini par me rejoindre. Des brutes épaisses, ils écrasaient les pédales sans se poser de questions. Ils ont engueulé les quelques "externes" qui voulaient collaborer, je suis donc resté dans les roues. Enfin, je suis resté juste derrière eux, car dans le groupe certains commençaient à montrer de sérieux signes de fatigue et roulaient vraiment n'importe comment. Ca a duré une dizaine de kilomètres et les allemands ont tous explosé d'un coup. J'ai pris le relais avec quelques néerlandais mais ça ne se bousculait pas pour nous aider. Le groupe a explosé dans la difficulté suivante, où je me suis de nouveau retrouvé seul ou presque.

J'ai commencé à trouver le temps long et à ressentir de la lassitude. Un peu physique et davantage psychologique. Avec toute cette circulation, le manque de flèches qui fait douter à chaque intersection, la solitude dans l'effort, le vent de face présent depuis le matin ... dans ma tête ce n'était pas facile. Mais j'étais encore lucide et je pensais à m'alimenter avec une précision d'horloger, j'anticipais bien chaque danger urbain, j'étais vigilant en permanence. Le nombre de cyclistes à l'agonie était de plus en plus important et ça me remontait le moral de voir que musculairement ça allait encore assez bien pour moi.


Le ravitaillement du 260ème kilomètre a été rapidement expédié. Il a été plus facile d'y remplir les bidons, les cyclistes sur place étant plutôt allongés sur le sol ou assis à l'ombre. Les coureurs que je doublais avaient des maillots complètement blancs de transpiration, c'était impressionnant. Je pense que ma tenue était dans le même état mais je n'avais pas de miroir pour me regarder. J'avais les tables et les bénévoles disponibles pour moi. Un kilomètre plus loin, un néerlandais m'a demandé ma pompe : il avait perdu la sienne un peu plus tôt et venait de crever. Je l'ai aidé à réparer puis je suis reparti pour les 35 derniers kilomètres.

(la vue dans l'ascension vers Cipressa)

La Cipressa est arrivé plus rapidement que ce à quoi je m'attendais. Je pensais avoir encore 5 kilomètres de "repos" mais quand un signaleur m'a fait signe de tourner à droite et que j'ai vu le panneau "Cipressa 5.7km" j'ai compris que c'était maintenant que tout allait se jouer. Je vous avoue que depuis plusieurs mois, je savais que la Cipressa constituait le point noir pour moi. C'est la plus longue et la plus pentue des ascensions du final, une fois franchi il ne reste que le Poggio qui est plus court et plus roulant. La Cipressa était mon épouvantail, j'ai géré le pied comme j'ai pu en repensant aux paroles de Jérome Pineau lors de l'épreuve professionnelle "c'est le pied qui est dur mais ensuite c'est roulant". Le pied était dur, en tout cas après 270 kilomètres (sur une sortie "simple" je pense qu'il se passe sans difficulté) ... mais quand le replat promis est arrivé j'ai trouvé que c'était toujours dur. Moins dur que le pied mais dur quand même. J'ai doublé un italien accroché à la portière d'une voiture, mais lui continuait à pédaler contrairement à celui du Turchino.

La descente avec vue sur la mer a été prudente. C'est vraiment un coin superbe. Bon, à choisir, si je souhaite revenir profiter du paysage sur 2 roues je prendrai une ... moto. Ou je ne ferai pas 275 kilomètres avant. L'italien qui avait grimpé la Cipressa accroché à sa voiture m'est repassé devant en bas de la descente, sa voiture nous a doublés dès qu'on a repris la route principale. Elle s'est mise devant nous pour nous couper le vent mais la conductrice ne semblait pas habituée à ce type de conduite et ça n'a pas duré longtemps. Avec son oreillette, il a appelé la conductrice, en quelques mots il lui a dit de dégager et la voiture s'est rangée derrière nous ... bloquant en partie les véhicules qui voulaient nous doubler. Comme je ne me sentais pas très bien mais que c'était l'heure de me ravitailler (kilomètre 275, sachant que je mangeais tous les 25 kilomètres) j'ai pris une dernière barre. Mon parfum préféré que je gardais exprès pour ce moment. Je n'ai même pas pu en profiter, j'ai passé 5 minutes à vomir tout le contenu de mes entrailles à 25km/h. J'ai juste eu le temps de me rincer la bouche et la jambe / chaussure avec l'eau de mon bidon que le pied du Poggio se présentait sous mes roues.

(le virage au pied du Poggio)

Comme je m'y attendais, le Poggio a été plus facile. J'ai été trompé par de mauvaises indications peintes sur le sol : "1km", puis "500m" puis une grande bande blanche ... alors qu'il restait encore un kilomètre d'ascension en réalité. J'ai repensé aux coureurs professionnels qui franchissent cette montée sur le gros plateau alors que moi j'étais content d'utiliser un 39x25. Ceux qui attaquent sur le gros plateau dans la Cipressa et/ou le Poggio ont gagné mon respect pour eux et leur descendance sur 6 générations. Le niveau de souffrance qu'ils doivent ressentir à ce moment la doit être incroyable.


La descente a été une formalité tout comme le petit morceau de plat pour rejoindre la ligne d'arrivée. J'ai bouclé l'épreuve à un peu plus de 30km/h de moyenne pauses incluses et plus de 31 si on retire les quelques arrêts effectués. Avec un vent défavorable toute la journée, environ 120 kilomètres en solitaire, beaucoup (trop) de circulation automobile, j'ai tout de même bouclé l'épreuve avec 15 minutes d'avance sur mon estimation la plus favorable. Et deux heures d'avance sur mon estimation pessimiste (en cas de pluie ou de fringale loin de l'arrivée).


Je suis reparti fatigué physiquement et mentalement. Je suis très content de l'avoir fait mais franchement je ne suis pas certain d'y revenir ou de la conseiller à quelqu'un (contrairement à Liège-Bastogne-Liège et au Tour des Flandres). En tout cas, chacun des 4 monuments mérite amplement son titre et sa réputation. Tous pour des raisons différentes. J'avais lu que Milan - San Remo était la plus facile des cinq, je peux vous garantir qu'elle se mérite et qu'elle est loin d'être facile pour un humain normal. Mais comme chacune des autres épreuves, elle n'est pas insurmontable.

Cet objectif est rempli, je peux me tourner vers le prochain : conquérir le dernier monument qu'il me manque, le Tour de Lombardie. Je profite de cette conclusion pour remercier ma compagne pour le soutien qu'elle m'a apporté (sur chacun des 4 monuments, puisqu'elle m'a accompagnée à chaque fois), ainsi que mon entraîneur qui a su trouver les bons exercices et les bons conseils me permettant d'être au niveau physiquement.

Si vous souhaitez consulter mes données sur Strava, c'est ici !

7 commentaires:

  1. Ce sont des bénévoles qui sont aux ravitos... Alors que le prix de la cyclo doit faire mal au portefeuille et que l'organisateur doit faire des bénéfices comme sur toutes ces cyclos "mythiques".
    Pffff.

    Mehdi.

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    1. L'inscription est à 60€ pour un départ "normal" et 70€ pour un départ dans la premier sas. C'est sur que ce n'est pas comme pour une randonnée locale et qu'avec le prix on espère des ravitaillements plus fournis.

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  2. Même si ce sont des bénévoles il y a très souvent une indemnité pour eux... et je ne connais pas d'organisateur d'épreuve de masse qui ne songe pas à faire un bénéfice, compte-tenu du travail effectué en amont + le jour J, surtout sur la sécurité. Ainsi que la responsabilité qu'il engage.
    En tout cas chapeau bas Florent ! Voilà bien un truc qui m'impressionne (dès qu'on dépasse largement les 7h de vélo en fait, peu importe l'allure c'est monstrueux, surtout sur un tel profil).

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    1. Merci Rodolphe. Mon métabolisme naturel semble porté sur l'endurance et ce depuis fort longtemps. Bon, j'avoue qu'avec 5h de voiture le samedi puis plus de 9h de selle et 6h de voiture le dimanche, j'avais bien mal aux fesses en rentrant chez moi.

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  3. respect Florent....il faut le faire..295 pitons à 31 de moyenne c'est super
    bravo
    claude

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  4. Bravo Florent, tu as plutôt bien géré ta course même si les vomissements des derniers kilomètres montrent que tu es sans doute allé assez loin dans l'effort. J'admire ta ténacité. Moi, au bout de 4 heures de vélo, j'en ai plein le c.. !

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