dimanche 16 mai 2010

Crevaison au prix de Pont de vaux

L'an dernier, la course de Pont de vaux constituait ma 8ème course. Cette année, elle n'occupe que la 3ème position : j'ai décidé de ne pas faire le début de saison afin de me concentrer sur l'aménagement de mon nouveau chez moi.

Nous sommes 24 au départ cette année, alors que nous étions au moins le double l'an passé. Je veux bien comprendre qu'il ne faisait pas très beau, que la course était le matin, ... mais c'était également le cas l'an passé ! Ou sont passé les coureurs ? Au fil des années nous sommes de moins en moins nombreux : je me souviens qu'il y a 3 ans nous étions plus de 120 au départ de chaque course, j'ai même eu le cas où des coureurs étaient refusés car la limite de 200 avait été atteinte. Autrefois une place dans les 20 était synonyme de bon résultat ... quand on est 24 au départ, quelle est la valeur d'une 20ème place ? Mais bon, pour finir dans les 20 premiers, encore faut-il franchir la ligne d'arrivée.

Après un échauffement en compagnie de Félix, je prends le départ en 1ère ligne grâce à mon dossard numéro 3. Il y a comme d'habitude des tentatives d'attaque dès le départ : je laisse faire et reste sagement dans les roues. Ma tactique était simple : attendre la mi-course pour me découvrir, SAUF si une échappée de 5 commençait à se former. Sur les 3 premiers tours de course, je reste placé dans les premières positions, prends deux ou trois relais tranquilles en tête de groupe, participe à un contre que j'estimais potentiellement dangereux ... et laisse les autres attaquer. Les coureurs les plus actifs sont un gars de Bellevile, un gars de Grièges, un gars de Charvieux ... et Félix !

Dans le 4ème tour, à la mi-course, je me déconcentre complètement et me fais lâcher "par inattention", m'obligeant à un gros effort pour combler un trou d'une cinquantaine de mètres à un moment d'intense bagarre. Tout juste rentré, je remonte directement dans les premières positions, observe que 4 coureurs sont en train de se faire la belle donc j'attaque en compagnie d'un gars du BAC pour les rejoindre. Le peloton nous rejoindra au bout d'un km de fugue car on n'a pas cherché à s'entendre et qu'on s'est tous regardé. A 6 sur 24 avec 4 tours à couvrir, c'était une bonne opportunité, dommage !

Dans le 5ème tour je suis victime d'une crevaison rapide dans la partie sinueuse de la route : suite à un récent orage la route était gravillonneuse et présentait quelques trous et une tranchée. Je suis contraint de faire 4km sur la jante pour revenir réparer. Deux choix se sont présentés à moi :
- soit continuer à fond sur la jante afin de perdre le moins de temps possible, réparer et repartir avec les cadets ... mais abimer mes cosmic qui sont en excellent état
- soit rentrer tranquillement en faisant attention à ma jante, et abandonner car je n'aurai pas le temps de réparer avant le passage du peloton
J'ai choisi la 2ème solution. Il s'agit donc de ma 2ème crevaison en course mais de mon premier abandon sur crevaison : la dernière fois j'avais pu repartir rapidement et bénéficier d'un tour de rendu.

Je suis déçu car j'avais de bonnes sensations et qu'être contraint à l'abandon sur problème mécanique est toujours rageant. Je suis déçu car j'étais assuré de terminer dans les 20 étant donné qu'il y avait déjà un coureur ayant crevé et 3 coureurs lâchés. (A prendre sur le ton de l'humour). Je suis déçu car le sprint final me convient bien et que j'aurais pu y tirer mon épingle du jeu. En tout cas, chapeau au vainqueur : le coureur de Belleville, très actif depuis le début de la course, s'est isolé en solitaire à 2 tours de l'arrivée pour remporter la course de fort belle manière. Chapeau.

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