mercredi 25 avril 2012

Tour de Sardaigne, étape 4 : 66ème

Ce mercredi se tenait la 4ème étape du Tour de Sardaigne. Après 3 étapes de plaine, les bosses à franchir étant relativement courtes et roulantes, il s'agissait cette fois d'une étape de moyenne montagne : il y avait une ascension longue de 35km afin d'aller chercher le premier col de la semaine, à environ 850m d'altitude (en partant de la mer).

Le départ reprenait les 25 premiers kilomètres d'hier. Le vent étant moins important, le peloton a roulé de manière un peu plus étirée et plus régulière : des coureurs roulaient en permanence pour faire avancer le groupe. Je me suis maintenu aux alentours de la 50ème place et veillais à ne jamais me faire enfermer, quitte à prendre un peu de vent.

Au 35ème kilomètre nous nous présentions groupés au pied de la longue montée. J'avais repéré que ça commençait par 6km à 6%, puis que ça montait par paliers. Je savais que si je passais cette première portion avec le groupe de tête, ensuite les portions plus roulantes me conviendraient. J'ai bataillé comme un mort de faim pour rester au contact du groupe de tête fort de 25 à 30 unités. Ca montait très vite, j'étais vraiment limite mais je tenais bon. Sur le premier replat, le jeu s'est calmé ce qui a permis à un groupe d'une vingtaine d'unités de rentrer.

Une 2ème portion pentue s'est ensuite présentée : j'ai tenté de m'accrocher, je me suis battu mais c'était trop long. J'ai lâché prise et me suis retrouvé en compagnie de 6 coureurs, 100m derrière la quarantaine de coureurs restant dans le peloton. 100m ça semble court, ça dure moins de 10 secondes pour les meilleurs sprinteurs (en athlétisme), mais en vélo dans un col c'est énorme. Tout le long du 2ème plateau on a fait jeu égal contre le peloton, mais au prix d'un effort très intense.

Dans la 3ème portion pentue, j'ai commencé à exploser. J'ai réussi à basculer en haut avec mon groupe, mais sur le replat très sinueux j'ai rendu les armes. Ca roulait vite, très vite, trop vite pour moi. Il fallait tendre les courbes, faire de grosses relances … je n'en étais plus capable. Je me suis relevé pour récupérer et j'ai attendu le retour du groupe derrière. Il a mis longtemps à arriver, il devait y avoir près de 2 minutes d'écart ! Ca m'a permis pour la première fois de la semaine d'apprécier le paysage.

Un groupe d'une quarantaine de coureurs m'a rattrapé. Je me suis glissé dans les roues et j'ai récupéré. Le col m'a semblé interminable, j'avais l'impression qu'il n'arriverait jamais, mais il a fini par se présenter devant nous.

La descente a été un vrai régal : 10km à 7% sur un goudron correct. C'était tout des enfilades de courbes, ce que j'adore. J'y étais dans mon élément, j'ai pris énormément de plaisir à travailler mes trajectoires et à déclencher mes virages en changeant de côté le poids de mon corps tel un skieur changeant de carres pour changer le côté de sa courbe. Je n'étais pas le plus rapide, les coureurs plus lourds étant avantagés par l'effet de la gravité, mais j'étais certainement le plus propre et celui qui s'y est le plus amusé. Il est à noter qu'au cours de la descente, la leader féminine du classement général (avec qui j'avais sympathisé hier après mon échappée) avait du mal à trouver les trajectoires et se faisait lâcher du groupe … je lui ai dit de se mettre dans ma roue, ce qui lui a permis de rester finalement dans notre paquet sans quoi elle aurait pris plusieurs minutes. Elle m'a longuement remerciée en bas.

Les 30 derniers kilomètres étaient la-encore identiques à l'étape d'hier. Ca roulait de manière peu homogène : entre les coureurs fatigués et ceux n'ayant pas envie de rouler, il n'y avait pas grand monde pour prendre des relais. J'en ai pris quelques uns relativement appuyés car je voulais limiter l'écart avec le groupe de devant. A 15km de l'arrivée, j'ai cessé ma collaboration devant et me suis concentré sur le sprint à venir : j'ai une bonne pointe de vitesse, et je voulais la tester afin de voir ce qu'il en restait après 115km de course et 1400m de dénivelé.

Le sprint a été lancé de très loin, aux 700m, par certains coureurs. J'étais enfermé et ai eu du mal à me dégager, je prends néanmoins la 7ème place du groupe malgré un accrochage de guidon avec un coureur et malgré qu'un coureur derrière moi ait touché ma roue arrière ce qui m'a freiné. Je termine 66ème de l'étape.

Demain, place au contre-la-montre par équipes qui ne comptera pas réellement au classement général. Je reviendrais sur ce point dans mon article consacré à cette étape. Ensuite ce sera 2 arrivées au sommet, à 1000m d'altitude : j'espère ne pas craquer et pouvoir défendre ma bonne place au classement général.

Consultez le détail de l'étape.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Sardaigne.

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