vendredi 28 juin 2013

TDFête étape 1 : Porto-Vecchio - Bastia

Au réveil ce matin je me sentais bien. La nuit a été bonne et récupératrice, je me sentais d'attaque pour affronter cette première étape du Tour. Quand il faut y aller, il faut y aller, le grand jour était enfin arrivé ! 3 mois de préparation pour 3 semaines d'aventure.

© Mickael Bougouin

Après le petit déjeuner, on a rejoint le quartier général de l'équipe afin de récupérer nos vélos et remplir nos bidons. Tous les vélos étaient alignés le long des barrières. Les bouteilles d'eau étaient à notre disposition à proximité des barres et gels énergétiques, des fruits secs, et de toute nourriture utile pour les premiers kilomètres. Les personnes chargées de nous assister durant ce périple avaient parfaitement fait leur travail, nous n'avions plus qu'à nous préparer et à pédaler.

© Mickael Bougouin

Le départ devait être donné à 8h30. Nous étions prêts mais nous avons dû patienter 30 minutes en attendant les représentants d'ASO et de Porto-Vecchio, qui tenaient à baisser eux-même le drapeau (corse) du départ. En attendant de serrer la main à Christian Prudhomme, qui a salué chacun d'entre nous, j'ai discuté avec Spikky, un australien bien connu des journalistes et du personnel d'ASO, car il effectue chaque année les étapes du Tour 3h avant les pros.

© Mickael Bougouin

Une fois le départ donné, la gendarmerie nous a ouvert la route sur une quarantaine de kilomètres. Notre rythme en début d'étape a été très bas, ce qui m'a fait craindre le pire : 22km/h de moyenne sur des routes sans véritable difficulté, sur une étape de 220km ça allait nous faire 10h de selle dans la journée ... comme un bouchon se formait derrière nous, la gendarmerie nous a forcé à faire des pauses pour laisser passer les automobilistes. Ca nous a permis de faire le plein des bidons et vider nos vessies, selon le principe des vases communicants. L'encadrement de la gendarmerie nous a été utile : ils se sont occupés du cas d'un mec qui nous a doublé comme un cochon (cet animal est l'équivalent Corse de nos écureuils, il vit en totale liberté ici).


La boucle au sud de Porto-Vecchio était superbe, on est passé dans de très beaux paysages. On roulait doucement, on a donc eu le temps d'en profiter. Le panorama était varié : forêts sèches, bord de mer, villages atypiques. Les routes étaient belles, mais elles se méritaient : c'était casse pattes, il fallait franchir beaucoup de petites bosses. Rien de méchant pour un professionnel, mais cette sorte de "tôle ondulée" était usante pour nous.

© Mickael Bougouin

Cette première partie d'étape de 60km en boucle au sud de Porto-Vecchio était la plus agréable. Après, on a filé sur Bastia via une route très large en longues lignes droites vent de face. On s'est fait doubler et on a croisé quelques coureurs pros. Les coureurs de la FDJ se sont tous arrêtés pour nous saluer et nous souhaiter bonne chance. On s'est arrêté dans un restaurant à la moitié de l'étape, afin de manger des lasagnes. On a à peine eu le temps de s'assoir qu'il fallait déjà repartir. Notre faible vitesse en début d'étape et les nombreuses pauses nous ont mis en retard sur notre planning, il fallait donc faire vite pour en rattraper une partie.

© Mickael Bougouin

Après le repas, on s'est pris deux ou trois averses sur le casque. Elles ont sali nos vélos et nos vêtements, tout en nous proposant un petit rafraîchissement. La fatigue s'est faite sentir petit à petit : étant globalement à l'arrière du groupe, je voyais de moins en moins de coureurs remonter des bidons aux autres, et de plus en plus qui faisaient des étirements ou décrochaient petit à petit des roues du groupe. Dans les derniers kilomètres, le rythme s'est accéléré. J'ai poussé deux de mes compagnons de galère qui commençaient à faiblir, afin de les replacer à l'abri du vent.


On est arrivé à Bastia après une longue étape : les jambes tirent un peu après plus de 200km, mais ça allait. J'ai géré mes efforts sans jamais me mettre dans le rouge : la route sera encore longue avant les Champs Elysées, il ne servait à rien de s'exciter sur cette première étape. On a fait une photo globale sur la ligne d'arrivée, qui sera endommagée le lendemain par le bus d'Orica GreenEdge. On doit faire partie des rares cyclistes à l'avoir franchie en bon état.

© Mickael Bougouin

Après l'étape, nous avons confié nos vélos aux mécanos qui se sont chargés de les ranger pendant que les personnes en charge de l'intendance nous donnaient des sandwichs et des verres de jus de fruit. On a ensuite fait une liaison en bus pour rejoindre Saint Florent, en passant par le col de Teghime. On a cette fois bénéficié d'une vue magnifique, sans mettre un coup de pédale et sans efforts.

Bilan : 214km, 7h25 de selle, 1500m de dénivelé, 132bpm en moyenne.
Consultez l'ensemble de mes données et du parcours.


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