mardi 8 juillet 2014

Les spécificités du cyclisme en montagne

L'article de ce soir va parler des spécificités du cyclisme en montagne, qu'il s'agisse de moyenne ou de haute montagne.


La première des choses à savoir, c'est qu'en montagne il n'y a pas de répit pendant une ou plusieurs heures. Quand on se lance dans une ascension de 15, 20 ou 30 kilomètres, il n'y a (en général) pas de répit : il faudra pédaler sans pause. Sur le plat, on a de minuscules moments de roue libre, pour passer un rond-point par exemple. Ces micro-pauses dans le mouvement de pédalage, totalement inconscientes, sont impossibles dans les cols. Pendant toute la durée de l'ascension, on est "en prise" avec la pente. Il arrive que des petits morceaux de descente scindent une montée mais c'est le cas uniquement sur une poignée d'ascensions.

En montée, le principal ennemi du cycliste, c'est la gravité. Bon, c'est parfois le vent également : tous ceux qui ont un jour affronté le fort vent défavorable du Ventoux ou du Lautaret savent à quel point il peut corser (ou faciliter) une ascension. La gravité, quel que soit le poids du cycliste ou son niveau, force à pédaler en permanence à un niveau d'effort non négligeable. On ne peut pas rouler dans un col de moyenne ou haute montagne sur un rythme de récupération. Cette spécificité permet à ceux roulant régulièrement en montagne de progresser (ils sont obligés d'appuyer sur les pédales pour atteindre leur but), et demande une petite adaptation à ceux qui ne roulent pas régulièrement en montagne.

La montagne est le terrain de jeu de cyclistes totalement différents. Certains viennent s'y entraîner et répètent inlassablement les ascensions, cherchant à améliorer leurs performances à force d'entraînements spécifiques, d'autres viennent y chercher l'ivresse des cimes, pédalant à leur rythme dans le simple but d'arriver jusqu'au sommet. Pour ceux appartenant au premier groupe, la pente constitue un adversaire de choix, un adversaire intransigeant qui ne relâche pas sa difficulté lorsqu'on est moins bien. Sur le plat, à fortiori lorsqu'on s'entraîne en groupe, il est facile de lever un peu le pied (et éventuellement de prendre des relais moins appuyés). En montagne, il faut vaincre la gravité et l'importance des relais est amoindrie, l'efficacité de l'entraînement en est donc d'autant améliorée.


Quelle que soit la pratique, il faut adapter légèrement le contenu de son équipement. En montagne le temps change vite et la pluie peut transformer une belle sortie en une belle galère. Même s'il fait beau et chaud dans la vallée au moment de votre départ, deux heures plus tard et 1500 mètres plus haut la fraicheur peut se faire sentir. Je vous conseille de glisser dans vos poches arrières un petit gilet imperméable (la pluie à 2000 mètres d'altitude est rarement chaude) et/ou une paire de manchettes. Même s'il ne fait pas spécialement froid, cet équipement léger vous permettra de ne pas prendre froid dans la descente. Pour plus de sécurité, une pause d'une trentaine de secondes suffit pour enfiler votre équipement tout en profitant du paysage.

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