samedi 27 août 2016

Chrono de Saint Cyr

Ce samedi, j'ai participé pour la deuxième fois au chrono de Saint-Cyr, un contre-la-montre de 19 kilomètres totalement plats en Saône-et-Loire. Si le département du Rhône est en alerte canicule orange depuis plusieurs jours, le département de Saône et Loire n'est lui qu'en alerte canicule jaune. J'avoue qu'avec une trentaine de degrés, j'ai eu du mal à voir la différence. Je note aussi que la recommandation de comportement à adopter dans cette situation est d'éviter les efforts physiques intenses, à fortiori en début d'après-midi ... sur les 180 coureurs pré-inscrits, certains semblent effectivement avoir suivi cette recommandation, mais une bonne partie (dont moi) n'a pas respecté la consigne.

72 heures plus tôt, je suis sorti d'une énième séance d'ostéo pour corriger les problèmes de dos qui m'ont empêché de courir depuis le mois de mai. Mon approche de l'épreuve s'est tout de même bien passée, les dernières semaines d'entraînement ayant été studieuses (tout en multipliant les voyages, entre Chamonix, Versailles et la Belgique). Le problème de dos est en principe corrigé et la cause a été identifiée, j'espère pouvoir reprendre ma passion sans douleurs à l'avenir.


Arrivé sur place une heure et quart avant le départ, j'ai eu le temps de trouver une place ombragée pour mon véhicule avant de récupérer mon dossard puis de partir m'échauffer. J'ai effectué mon échauffement en faisant un tour de circuit en compagnie de mon ami Sébastien, qui réside pas très loin d'ici. En discutant, j'ai tout de même repéré les trajectoires à prendre (les virages n'étaient pas nombreux), les zones où le goudron était dégradé mais surtout ... l'orientation du vent. Si la température était élevée, le vent l'était tout autant : d'un côté ça diminuait la sensation de chaleur, mais de l'autre ça gênait nettement la progression des cyclistes sur une grosse moitié du parcours.


A 15 minutes du départ, je suis retourné à la voiture récupérer les affaires prévues pour l'effort contre le temps. Au vu de la chaleur, j'avais opté à l'échauffement pour un casque aéré, des lunettes de soleil, une absence de gants et de sur-chaussures. Mais pour l'épreuve, je comptais utiliser un casque, des gants et des sur-chaussures spécifique à cette discipline, permettant d'améliorer mon aéro-dynamisme. En m'équipant, j'ai failli oublier l'essentiel : épingler mon dossard ! Je le mets toujours avant de partir m'échauffer, mais cette fois j'ai oublié. Heureusement, Clémence était là et a pu me le mettre rapidement, me permettant ainsi de rejoindre le départ en étant encore largement dans les temps.



J'ai eu le temps de positionner ma chaine sur le gros plateau et une vitesse adaptée au départ pendant que le concurrent précédent prenait son départ. Lorsque mon tour est venu, j'ai retrouvé mon rituel : visualiser les premiers kilomètres du parcours, me rappeler des premières pièges relevés, boire un dernier coup, déclencher mon compteur à l'appel des 5 secondes, reculer légèrement le vélo de la ligne aux "3 secondes" afin de pouvoir tirer sur la barrière et donner l'impulsion de départ ... au top, me voilà lancé pour un peu moins de 30 minutes d'effort.


J'ai pris un départ rapide, bien poussé par le vent de dos. J'ai également bien poussé sur les pédales, un peu trop même au vu de la suite, mais les jambes tournaient toutes seules et la vitesse était grisante. J'ai doublé les 2 concurrentes parties devant moi à la fin du premier quart du parcours, au moment de prendre le vent de face. J'étais bien sur mes bases, un peu trop haut même, mais j'étais en train de me calmer en prévision de cette très (trop) longue portion vent de face. J'ai commencé à piocher progressivement, d'autant plus que je n'avais fait qu'un seul entraînement sur le vélo de chrono donc n'avais pas l'habitude de tenir la position sur les prolongateurs. Au bout de 15 minutes, les bras tiraient et la cage thoracique avait plus de mal à s'ouvrir. J'ai ressenti le besoin de quitter la position chrono quelques instants, mais avec le vent de face les secondes ont vite défilé. Le coureur parti une minute après moi m'a dépassé à mi-parcours, il me prendra une deuxième minute ensuite.


J'ai buté de plus en plus face au vent, puis vent de côté, mais ai réussi à maintenir un effort relativement constant autour de ma limite. J'ai flirté avec celle-ci, sans pour autant la dépasser. Plus les minutes passaient, plus je ressentais le besoin de quitter la position sur les prolongateurs régulièrement. Lorsque, arrivé dans le dernier quart, le vent est devenu favorable j'ai repris de la vitesse mais sans pour autant fournir un effort plus important. J'ai poursuivi un effort régulier, très proche de ma limite jusqu'à l'arrivée, sans craquer. J'ai doublé deux concurrentes qui semblaient en perdition, parties plusieurs minutes avant moi. C'est toujours bon pour le moral, même si ça n'a aucune valeur sportive.


J'ai franchi la ligne d'arrivée après une dernière courbe quasiment parfaite, en conservant les mains sur les prolongateurs et sans perdre de vitesse. J'étais passé nettement moins proprement deux ans plus tôt. Mon temps est quasiment identique à celui d'il y a deux ans, mais les conditions météo étaient nettement différentes donc les deux temps ne me semblent pas comparables.


La course terminée, j'ai ensuite effectué un tour de village en compagnie de Fred. Pour le côté touristique, on repassera, j'avoue qu'on n'a pas trop regardé les bâtiments ni les champs autour de nous. Pour le côté humain, c'est toujours agréable de discuter avec des personnes passionnées, c'est l'une des raisons qui me fait aimer les courses de vélo. J'ai vidé un litre d'eau fraiche ensuite, ce qui m'a permis de féliciter l'inventeur inconnu de la glacière et des blocs de glace. Quelle brillante idée cette personne a eu ce jour là.



Consultez les classements, mes données et les photos des premiers concurrents prises par ma compagne.

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