Tout comme il y a 15 jours, le but de l'entraînement de ce soir était de travailler au seuil aérobie. Même séance d'entraînement donc : je devais effectuer 3 séries de 10 minutes à 150bpm.
Dans la première série, j'avais les jambes lourdes : c'est ce qui se passe quand on se teste les jambes la veille au lieu d'effectuer une sortie de récupération ... mais tout est progressivement rentré dans l'ordre au fil des kilomètres. Je reste légèrement inquiet sur ma capacité dimanche à tenir le rythme, car à 150bpm je me sentais moins à l'aise que d'habitude ! On verra bien comment se déroule la course, en fonction des velléités offensives de chacun ...
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
vendredi 31 juillet 2009
jeudi 30 juillet 2009
Sprints et récupération
J'ai effectué un sortie de récupération, mais ayant des doutes sur ma capacité à tenir un rythme élevé et à sprinter, j'ai décidé de me tester un peu ... sans trop forcer, car sinon ce ne serait plus de la récupération ! Je n'ai effectué que 2 courses au cours du mois de Juillet, et j'ai peur d'avoir légèrement perdu le rythme ...
J'ai donc effectué 2 sprints : le 1er sur les quais (à plat donc) où je fais une accélération continue sur 100m, le second dans une courte bosse où je sprinte sur 200m après un effort soutenu près de 10 minutes ! Le premier s'est très bien passé : mon accélération était forte, ce qui me laisse penser que si je veux attaquer dimanche je devrais réussir à sortir de manière franche ... le second s'est un peu moins bien passé, sans être mauvais pour autant : après 10 minutes soutenues, j'ai réussi à sprinter mais n'ai pas réussi à accélérer de manière franche ! J'ai donc une petite inquiétude pour dimanche sur ma capacité à me mêler au sprint en fin de course.
J'ai donc effectué 2 sprints : le 1er sur les quais (à plat donc) où je fais une accélération continue sur 100m, le second dans une courte bosse où je sprinte sur 200m après un effort soutenu près de 10 minutes ! Le premier s'est très bien passé : mon accélération était forte, ce qui me laisse penser que si je veux attaquer dimanche je devrais réussir à sortir de manière franche ... le second s'est un peu moins bien passé, sans être mauvais pour autant : après 10 minutes soutenues, j'ai réussi à sprinter mais n'ai pas réussi à accélérer de manière franche ! J'ai donc une petite inquiétude pour dimanche sur ma capacité à me mêler au sprint en fin de course.
mercredi 29 juillet 2009
Travail spécifique
Mon programme prévoyait un entraînement spécifique assez bizarre aujourd'hui : je devais effectuer 4 intervalles de 6 minutes sur la plus grosse vitesse (52 x 13) ... mais en conservant un rythme cardiaque compris entre 120 et 130bpm ! Cet entraînement ressemblait un peu aux séances de travail de la force, mais sur du plat ...
Ce qui est marrant, c'est que mon rythme cardiaque est plus élevé sur les périodes de 3 minutes de récupération active que je devais faire entre chaque intervalle ... je crois bien que c'est la première fois que ma fréquence cardiaque est plus élevée sur de la récupération que sur la partie de travail pur !
Ce qui est marrant, c'est que mon rythme cardiaque est plus élevé sur les périodes de 3 minutes de récupération active que je devais faire entre chaque intervalle ... je crois bien que c'est la première fois que ma fréquence cardiaque est plus élevée sur de la récupération que sur la partie de travail pur !
Photos de mon séjour au Mont ventoux
J'ai publié les photos de mon week-end à Vaison-la-Romaine.
J'ai tenté de varier les photos : j'ai choisi de ne plus faire "seulement" une pose traditionnelle devant les panneaux, mais également des images un peu plus humoristiques, plus détendues ...
mardi 28 juillet 2009
Décrassage rapide
Je suis allé effectuer un décrassage de 35km afin d'évacuer les restes de toxines accumulées lors de mon séjour à Vaison-la-Romaine. J'ai bien tourné les jambes, mon coeur affichait un rythme normal au vu de l'effort fourni, preuve que j'ai bien récupéré des efforts réalisés en Provence.
dimanche 26 juillet 2009
Une sortie à couper le souffle
Ce matin, la température était de 20°C pendant notre petit déjeuner et le vent ne s'était pas levé. Le soleil tapait déjà très fort ce qui nous laissait penser que la journée allait être chaude, très chaude ! Nous sommes partis sur des routes en faux plat jusqu'à Mirabel aux Baronnies : chacun de nous deux prenait ses relais à intervalles réguliers ...
Nous avons alors emprunté une petite route pittoresque montant sur une pente irrégulière de 5 à 7% et menant au col de Croix Rouge après un mur de 300m à plus de 12% ! La route est très sympathique, enclavée entre 2 montagnes. La descente est identique à la montée : on descend un cours d'eau mais cette fois la route est moins enclavée. On est très bien : il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a aucune circulation ! On retombe dans une vallée : la vue y est magnifique jusqu'au col d'Ey ! En effet, on remonte le long d'un ruisseau, la vue y est à couper le souffle par la beauté des paysages. La pente jusqu'au col est régulière, la route est bordée par des champs de lavande et d'abricotiers. La lavande dégage un arôme superbe à respirer ... surtout qu'il n'y a aucune automobile pour venir nous priver de ce parfum et le remplacer par une odeur de gasoil beaucoup moins plaisante pour nos narines !
Le vent se lève et se met à souffler de manière défavorable dans la descente sur Buis les Baronnies. La chaleur commence à se faire sentir, et un premier ravitaillement en eau est le bienvenue. On entame alors la remontée sur le col de Fontaube en compagnie d'un groupe de 4 allemands qui grimpent à bloc : je reste dans leurs roues jusqu'au col mais Bertrand lui ne peut pas suivre le rythme terrible qu'ils imposent. Au cours de la montée, la vue était encore très jolie, la route empruntant des gorges encore une fois. La descente est composée d'enfilades dans laquelle je me fais vraiment plaisir : la pente ne permet pas d'aller vite mais les enfilades de courbes me permettent de m'amuser avec une grande précision dans les trajectoires ...
Nous remontons ensuite vers Aurel : on grimpe dans des gorges avant de rentrer dans une forêt interminable qui sent bon l'odeur du pin. Bertrand faiblit, j'assure seul le rythme dans la montée mais prends un coup de chaud : il était temps que le sommet arrive car je commençais à me sentir moins bien. Après un nouveau ravitaillement en eau, nous prenons un léger faux plat descendant pour rejoindre Sault dans lequel nous ne réussissons pas à récupérer avant d'entamer le gros morceau de la journée : le Mont Ventoux.
A la sortie de Sault, nous rentrons dans le vif du sujet : on grimpe dans les champs de lavande, l'odeur qui s'en dégage est géniale, je suis conquis ! La chaleur est étouffante, suffocante, on a véritablement l'impression de manquer d'air alors que nous ne sommes qu'au pied ! Bertrand craque rapidement, je m'envole dans un premier temps en pensant que ce n'est qu'un petit coup de moins bien passager et qu'il reviendra un peu plus loin ...
Je décide de l'attendre au bout de 7km de montée : j'ai tellement connu de grosses défaillances que je connais l'importance d'un soutien physique et psychologique dans ces moments terribles. Je me place devant lui et impose un tempo, lui fournissant à boire et lui donnant les consignes "tu te mets en danseuse jusqu'au virage pour détendre tes muscles", ... j'essaye au maximum de faire ce que j'aurais aimé que quelqu'un fasse pour moi lors de mes défaillances. On rencontre un couple d'Allemands qui nous ravitaille en eau et lui donne une banane et du chocolat afin de combattre son hypoglycémie, puis on repart ... la pente étant assez facile à cet endroit, j'essaye d'imposer un tempo pas trop élevé afin de ne pas cramer le peu d'énergie qu'il vient à peine de récupérer.
Après le chalet reynard ça devient dur, de plus en plus dur : j'essaye par moments d'accélérer l'allure mais je sens que je faiblis. Mon coup de pédale est beaucoup moins rond, je me mets en danseuse sans véritable gain d'efficacité ... la pente est terrible, très raide, mais le spectacle est véritablement magique. Je suis dans le dur, quelques chaudes larmes (de joie ou de douleur ?) et une vive émotion me signalent que la légende me tend les bras ... mais qu'elle ne s'offre pas à n'importe qui sans efforts ! Je jette mes dernières forces dans l'ultime kilomètre, je me fais violence et arrive cramé mais heureux en haut. J'en ai bavé, je commençais tout doucement à craquer ... et pourtant, j'ai doublé un paquet de gars ! On fait quelques photos pour immortaliser le moment et on profite de la vue magnifique : on est tous les 2 fatigués mais heureux d'être arrivé au sommet ... surtout Bertrand qui pensait véritablement qu'il ne réussirait pas à grimper jusqu'au sommet ! J'effectue la montée en 1°47'40", à 141bpm de moyenne et 18bpm au maximum lors de mon sprint au sommet.
J'avais repéré hier 3 zones où il était possible, selon moi, d'atteindre les 90km/h. Dans la première j'atteins 80km/h mais fais exprès de ne pas aller plus vite car la portion est dangereuse en raison d'un dévers très important me poussant contre la barrière. Je joue la prudence et repousse ma tentative un peu plus loin. La 2ème zone me permet d'atteindre un nouveau record : 86.9km/h, et là encore je ne réussis pas à exploiter pleinement mon potentiel en raison des voitures et d'un léger vent de face ! Dans la 3ème zone, je décide de ne pas prendre de risques car je sais qu'au bout de 120km je suis fatigué et que mes réflexes sont altérés ... j'ai eu ma dose d'adrénaline pour la journée et ne souhaite pas finir dans le fossé. Mon compteur affiche tout de même 58km/h de moyenne sur les 21km de descente ...
Nous effectuons les 10 derniers kilomètres dans la vallée afin de rentrer chez mon compagnon de route. Le petit vent favorable est fort apprécié et nous permet d'effectuer un retour tranquille ... nous sommes tous les deux heureux à la fois de ce que nous venons de réaliser et à la fois heureux d'enfin en terminer !
Nous avons alors emprunté une petite route pittoresque montant sur une pente irrégulière de 5 à 7% et menant au col de Croix Rouge après un mur de 300m à plus de 12% ! La route est très sympathique, enclavée entre 2 montagnes. La descente est identique à la montée : on descend un cours d'eau mais cette fois la route est moins enclavée. On est très bien : il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a aucune circulation ! On retombe dans une vallée : la vue y est magnifique jusqu'au col d'Ey ! En effet, on remonte le long d'un ruisseau, la vue y est à couper le souffle par la beauté des paysages. La pente jusqu'au col est régulière, la route est bordée par des champs de lavande et d'abricotiers. La lavande dégage un arôme superbe à respirer ... surtout qu'il n'y a aucune automobile pour venir nous priver de ce parfum et le remplacer par une odeur de gasoil beaucoup moins plaisante pour nos narines !
Le vent se lève et se met à souffler de manière défavorable dans la descente sur Buis les Baronnies. La chaleur commence à se faire sentir, et un premier ravitaillement en eau est le bienvenue. On entame alors la remontée sur le col de Fontaube en compagnie d'un groupe de 4 allemands qui grimpent à bloc : je reste dans leurs roues jusqu'au col mais Bertrand lui ne peut pas suivre le rythme terrible qu'ils imposent. Au cours de la montée, la vue était encore très jolie, la route empruntant des gorges encore une fois. La descente est composée d'enfilades dans laquelle je me fais vraiment plaisir : la pente ne permet pas d'aller vite mais les enfilades de courbes me permettent de m'amuser avec une grande précision dans les trajectoires ...
Nous remontons ensuite vers Aurel : on grimpe dans des gorges avant de rentrer dans une forêt interminable qui sent bon l'odeur du pin. Bertrand faiblit, j'assure seul le rythme dans la montée mais prends un coup de chaud : il était temps que le sommet arrive car je commençais à me sentir moins bien. Après un nouveau ravitaillement en eau, nous prenons un léger faux plat descendant pour rejoindre Sault dans lequel nous ne réussissons pas à récupérer avant d'entamer le gros morceau de la journée : le Mont Ventoux.
A la sortie de Sault, nous rentrons dans le vif du sujet : on grimpe dans les champs de lavande, l'odeur qui s'en dégage est géniale, je suis conquis ! La chaleur est étouffante, suffocante, on a véritablement l'impression de manquer d'air alors que nous ne sommes qu'au pied ! Bertrand craque rapidement, je m'envole dans un premier temps en pensant que ce n'est qu'un petit coup de moins bien passager et qu'il reviendra un peu plus loin ...
Je décide de l'attendre au bout de 7km de montée : j'ai tellement connu de grosses défaillances que je connais l'importance d'un soutien physique et psychologique dans ces moments terribles. Je me place devant lui et impose un tempo, lui fournissant à boire et lui donnant les consignes "tu te mets en danseuse jusqu'au virage pour détendre tes muscles", ... j'essaye au maximum de faire ce que j'aurais aimé que quelqu'un fasse pour moi lors de mes défaillances. On rencontre un couple d'Allemands qui nous ravitaille en eau et lui donne une banane et du chocolat afin de combattre son hypoglycémie, puis on repart ... la pente étant assez facile à cet endroit, j'essaye d'imposer un tempo pas trop élevé afin de ne pas cramer le peu d'énergie qu'il vient à peine de récupérer.
Après le chalet reynard ça devient dur, de plus en plus dur : j'essaye par moments d'accélérer l'allure mais je sens que je faiblis. Mon coup de pédale est beaucoup moins rond, je me mets en danseuse sans véritable gain d'efficacité ... la pente est terrible, très raide, mais le spectacle est véritablement magique. Je suis dans le dur, quelques chaudes larmes (de joie ou de douleur ?) et une vive émotion me signalent que la légende me tend les bras ... mais qu'elle ne s'offre pas à n'importe qui sans efforts ! Je jette mes dernières forces dans l'ultime kilomètre, je me fais violence et arrive cramé mais heureux en haut. J'en ai bavé, je commençais tout doucement à craquer ... et pourtant, j'ai doublé un paquet de gars ! On fait quelques photos pour immortaliser le moment et on profite de la vue magnifique : on est tous les 2 fatigués mais heureux d'être arrivé au sommet ... surtout Bertrand qui pensait véritablement qu'il ne réussirait pas à grimper jusqu'au sommet ! J'effectue la montée en 1°47'40", à 141bpm de moyenne et 18bpm au maximum lors de mon sprint au sommet.
J'avais repéré hier 3 zones où il était possible, selon moi, d'atteindre les 90km/h. Dans la première j'atteins 80km/h mais fais exprès de ne pas aller plus vite car la portion est dangereuse en raison d'un dévers très important me poussant contre la barrière. Je joue la prudence et repousse ma tentative un peu plus loin. La 2ème zone me permet d'atteindre un nouveau record : 86.9km/h, et là encore je ne réussis pas à exploiter pleinement mon potentiel en raison des voitures et d'un léger vent de face ! Dans la 3ème zone, je décide de ne pas prendre de risques car je sais qu'au bout de 120km je suis fatigué et que mes réflexes sont altérés ... j'ai eu ma dose d'adrénaline pour la journée et ne souhaite pas finir dans le fossé. Mon compteur affiche tout de même 58km/h de moyenne sur les 21km de descente ...
Nous effectuons les 10 derniers kilomètres dans la vallée afin de rentrer chez mon compagnon de route. Le petit vent favorable est fort apprécié et nous permet d'effectuer un retour tranquille ... nous sommes tous les deux heureux à la fois de ce que nous venons de réaliser et à la fois heureux d'enfin en terminer !
samedi 25 juillet 2009
Visite du Mont Ventoux
Bertrand et ses parents m'ont accueillis fort chaleureusement hier soir dans leur résidence située à Vaison la Romaine. Après une nuit de repos passée au pied du géant de Provence, Bertrand et moi sommes partis pour gravir le Mont Ventoux par Bédoin. La température au moment de notre départ était de 23°C et un fort vent soufflait en plaine : environ 50km/h en continu !
Nous avons bénéficié de l'aide du vent pour nous rendre rapidement à Maulaucène (sans croiser le moindre cycliste, ce qui nous a surpris) via un long faux plat montant, puis avons emprunté une route casse pattes (via le col de la Madeleine à 448m d'altitude et 2 autres petits cols non répertoriés sur les cartes) afin de rejoindre Bédoin. Le cardio m'a affiché une moyenne de 128bpm sur cette phase d'approche, ce qui m'a laissé présager d'une bonne montée ...
Peu avant Bédoin, je franchis comme prévu le cap des 40000km soit ... le tour de la terre ! Cette barre symbolique se franchit assez facilement quand on y pense : je n'ai ressenti aucune différence entre le "avant" et le "après" ... a part une certaine fierté car quand j'ai commencé le cyclisme j'étais vraiment loin de me douter que j'effectuerai un jour autant de kilomètres, surtout au vu de mes antécédents médicaux ! Ayant déjà consacré un article hier sur ce sujet, je ne m'étendrai pas plus.
Revenons à Bédoin où j'avais terminé mon précédent paragraphe : dès l'entrée dans le village on sent qu'il se passe quelque chose car le village est complètement embouteillé, qu'on entends parler un peu toutes les langues, et qu'un parfum particulier flotte dans l'air. Depuis plusieurs kilomètres nous étions sans cesse en train de rouler avec des cyclistes de tous horizons : Belges, Allemands, Néerlandais, Anglais, Américains, Norvégiens, Australiens, Croates, ... juste en lisant les noms écrits sur les maillots on traverse le monde ! Je sais à présent à quoi ressemble le maillot de l'équipe de Cambridge, celui de l'équipe universitaire du Colorado, du club de Figueres en Espagne, ...
Nous nous frayons tant bien que mal un passage au milieu d'une marrée humaine mouvante : des milliers de cyclistes (1500 cyclistes par heure selon les personnes en charge du pointage) se mêlaient à la foule des gens à pieds et des gens ayant campé cette nuit sur les pentes (entre 500 000 et 800 000 personnes sur les 21km d'ascension) dans une ambiance festive (ou presque). Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, personne (ou presque) ne nous encourage : ça discute entre amis, ça crie dans tous les sens, ça boit de la bière ou autres boissons au choix, ça joue de la musique, ça marche le plus vite possible vers le sommet, ça prends des photos dans tous les sens pour immortaliser le moment, ... mais ça ne fait nullement attention ni encourage les cyclistes qui grimpent ! On se sent un peu comme une bête dans un troupeau, mais une bête qui avance plus vite que les autres !
J'effectue la montée en 1°36'40", Betrand finissant juste dans ma roue. Il a bien tenté des attaques : une première au bout de 5km, qui m'a forcée à effectuer une grosse accélération sur 300m afin de le rejoindre, puis une seconde après le chalet reynard qui lui a permis de prendre une vingtaine de seconde d'avance pendant 3km avant que je ne mettre la machine en route et que je lui revienne dessus comme une fusée, atteignant par moment 25km/h ! Au sommet, nous avons fait quelques photos mais nous ne nous sommes pas attardés en raison d'un fort vent, soufflant en rafales à 110km/h, et en raison du monde présent là haut. Tout le monde piétinait, les gens restant agglutinés au milieu de la route sans respecter nullement les futurs arrivants ...
La descente sur Malaucène fut très rapide : 80.2km/h en pointe pour ma part ! La route étant bloquée par les gendarmes afin de permettre une descente express des coureurs après l'étape, nous étions presque seul et pouvions choisir nos trajectoires sans aucun problème. La pente est continue et forte, il y a peu de virages, le goudron est excellent ... toutes les conditions sont réunies pour effectuer une descente propre et fluide ! Nous sommes ensuite rentré au "camp de base" tranquillement en subissant les effets du vent soufflant de face désormais.
Je suis extrêmement content d'avoir pu grimper ce mont mythique, mais suis déçu par le manque d'ambiance qu'il y avait ! J'imaginais une grande fête du cyclisme, ce ne fut qu'une lente procession de gens indisciplinés et ne s'intéressant non pas au cyclisme mais uniquement au Tour de France ...
Nous avons bénéficié de l'aide du vent pour nous rendre rapidement à Maulaucène (sans croiser le moindre cycliste, ce qui nous a surpris) via un long faux plat montant, puis avons emprunté une route casse pattes (via le col de la Madeleine à 448m d'altitude et 2 autres petits cols non répertoriés sur les cartes) afin de rejoindre Bédoin. Le cardio m'a affiché une moyenne de 128bpm sur cette phase d'approche, ce qui m'a laissé présager d'une bonne montée ...
Peu avant Bédoin, je franchis comme prévu le cap des 40000km soit ... le tour de la terre ! Cette barre symbolique se franchit assez facilement quand on y pense : je n'ai ressenti aucune différence entre le "avant" et le "après" ... a part une certaine fierté car quand j'ai commencé le cyclisme j'étais vraiment loin de me douter que j'effectuerai un jour autant de kilomètres, surtout au vu de mes antécédents médicaux ! Ayant déjà consacré un article hier sur ce sujet, je ne m'étendrai pas plus.
Revenons à Bédoin où j'avais terminé mon précédent paragraphe : dès l'entrée dans le village on sent qu'il se passe quelque chose car le village est complètement embouteillé, qu'on entends parler un peu toutes les langues, et qu'un parfum particulier flotte dans l'air. Depuis plusieurs kilomètres nous étions sans cesse en train de rouler avec des cyclistes de tous horizons : Belges, Allemands, Néerlandais, Anglais, Américains, Norvégiens, Australiens, Croates, ... juste en lisant les noms écrits sur les maillots on traverse le monde ! Je sais à présent à quoi ressemble le maillot de l'équipe de Cambridge, celui de l'équipe universitaire du Colorado, du club de Figueres en Espagne, ...
Nous nous frayons tant bien que mal un passage au milieu d'une marrée humaine mouvante : des milliers de cyclistes (1500 cyclistes par heure selon les personnes en charge du pointage) se mêlaient à la foule des gens à pieds et des gens ayant campé cette nuit sur les pentes (entre 500 000 et 800 000 personnes sur les 21km d'ascension) dans une ambiance festive (ou presque). Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, personne (ou presque) ne nous encourage : ça discute entre amis, ça crie dans tous les sens, ça boit de la bière ou autres boissons au choix, ça joue de la musique, ça marche le plus vite possible vers le sommet, ça prends des photos dans tous les sens pour immortaliser le moment, ... mais ça ne fait nullement attention ni encourage les cyclistes qui grimpent ! On se sent un peu comme une bête dans un troupeau, mais une bête qui avance plus vite que les autres !
J'effectue la montée en 1°36'40", Betrand finissant juste dans ma roue. Il a bien tenté des attaques : une première au bout de 5km, qui m'a forcée à effectuer une grosse accélération sur 300m afin de le rejoindre, puis une seconde après le chalet reynard qui lui a permis de prendre une vingtaine de seconde d'avance pendant 3km avant que je ne mettre la machine en route et que je lui revienne dessus comme une fusée, atteignant par moment 25km/h ! Au sommet, nous avons fait quelques photos mais nous ne nous sommes pas attardés en raison d'un fort vent, soufflant en rafales à 110km/h, et en raison du monde présent là haut. Tout le monde piétinait, les gens restant agglutinés au milieu de la route sans respecter nullement les futurs arrivants ...
La descente sur Malaucène fut très rapide : 80.2km/h en pointe pour ma part ! La route étant bloquée par les gendarmes afin de permettre une descente express des coureurs après l'étape, nous étions presque seul et pouvions choisir nos trajectoires sans aucun problème. La pente est continue et forte, il y a peu de virages, le goudron est excellent ... toutes les conditions sont réunies pour effectuer une descente propre et fluide ! Nous sommes ensuite rentré au "camp de base" tranquillement en subissant les effets du vent soufflant de face désormais.
Je suis extrêmement content d'avoir pu grimper ce mont mythique, mais suis déçu par le manque d'ambiance qu'il y avait ! J'imaginais une grande fête du cyclisme, ce ne fut qu'une lente procession de gens indisciplinés et ne s'intéressant non pas au cyclisme mais uniquement au Tour de France ...
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