Les enfants ont une blague nommée "Paf le chien". Elle met en scène une voiture et un chien. J'ai découvert aujourd'hui une variante : la voiture est remplacée par un vélo.
En fin d'après-midi, je rentrais paisiblement de ma 40ème séance de kiné. Sac à dos sur les épaules, les cheveux au vent, en short et baskets je pédalais tranquillement sur la piste cyclable le long des quais de Saône. Je rattrape petit à petit une adolescente sur un VTT qui promène son jeune chien. Une très belle bête que je trouve bien sage. Arrivé à sa hauteur, mon oeil est attiré par un panier posé sur le guidon et contenant plusieurs pots de muguet.
Le temps que mes yeux repèrent le panier et inspectent son contenu, soit moins de 2 secondes d'inattention, le chien décidait de traverser la piste cyclable pour aller renifler les fleurs de l'autre côté. Freinage d'urgence, sans ESP ni ABS, j'évite le quadrupède de justesse. Sa maitresse s'excuse poliment, puis engueule son chien et le menace de le tenir en laisse.
Cet incident m'a rappelé un évènement similaire qui s'est produit dimanche. Je pédalais au milieu des champs sur le vélo de chrono. Deux lapins on déboulé sous mes roues, traversant la route sans respecter les règles de sécurité : ils n'étaient pas sur le passage piéton, et n'ont pas regardé des deux côtés avant de traverser. Ils ont traversé à toute vitesse 10m devant moi, je n'ai pas eu besoin de freiner. Vu la taille des deux bestioles, je n'aurai pas aimé me les prendre de travers dans les roues. Eux, personne ne les a menacé de les tenir en laisse et personne ne s'est excusé pour leur comportement.
Conclusion : quand vous roulez, soyez vigilants. Le danger peut surgir n'importe quand.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
jeudi 2 mai 2013
mardi 30 avril 2013
Modifications d'étapes au TGD
Les organisateurs du Tour des Grands Ducs ont modifié le parcours de 2 étapes en raison de travaux sur la chaussée.
Voici le nouveau parcours et le nouveau profil de la 2ème étape :
Voici le nouveau parcours et le nouveau profil de la 3ème étape :
Ces changements simplifient les 2 étapes, qui se voient raccourcies et avec une difficulté amoindrie. La bosse de la 3ème étape, que je craignais de ne pas passer avec la tête de course en raison du pourcentage, se fera désormais en descente ce qui me laisse plus d'espoir de rester dans le peloton, la face que l'on montera étant plus à ma portée.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour des Grands Ducs.
Voici le nouveau parcours et le nouveau profil de la 2ème étape :
Voici le nouveau parcours et le nouveau profil de la 3ème étape :
Ces changements simplifient les 2 étapes, qui se voient raccourcies et avec une difficulté amoindrie. La bosse de la 3ème étape, que je craignais de ne pas passer avec la tête de course en raison du pourcentage, se fera désormais en descente ce qui me laisse plus d'espoir de rester dans le peloton, la face que l'on montera étant plus à ma portée.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour des Grands Ducs.
lundi 29 avril 2013
Les gains de l'équipement spécifique chrono
Dimanche, pendant que je pédalais sur mon vélo de chrono, je me suis interrogé sur les gains réels apportés par un casque profilé. Je me suis demandé dans quelles proportions et quelles conditions le gain apporté par cet équipement se sentait : vent de travers, le casque profilé est-il un avantage ou un handicap ? a partir de quelle vitesse ce gain est-il non négligeable ?
Via Twitter, Jean m'a apporté une partie de la réponse : le site cyclingtips a fait un article (basé sur une étude de velonews) qui retrace les gains apportés par divers équipements sur un contre-la-montre de 40km fait à 50km/h. L'article fait ensuite la corrélation avec le prix de ces équipements afin de déterminer le rapport gain/prix de chaque équipement.
(consultez l'étude complète ici)
Je suis assez surpris par certains chiffres : une combinaison (134s) serait plus efficace qu'un guidon de triathlète (122s) ? L'utilisation de sur-chaussures (30s) serait deux fois plus intéressantes que l'utilisation d'un cadre profilé (17s) ? Une roue avant à bâtons (42s) serait bien plus avantageux qu'une roue pleine à l'arrière (29s) ?
L'étude est intéressante mais elle se base sur une vitesse de 50km/h, et avec un vent linéaire. Ce qui ne m'arrive pas souvent. Je suis à la recherche de courbes qui montreraient les gains en fonction de la vitesse. Le gain du casque profilé est-il linéaire (identique à 30km/h qu'à 60km/h), proportionnel (double à 60km/h qu'à 30km/h) ou exponentiel (il quadruple à 60km/h par rapport à 30km/h) ? Si vous avez des articles ou des livres qui traitent de ce sujet, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires, merci.
Via Twitter, Jean m'a apporté une partie de la réponse : le site cyclingtips a fait un article (basé sur une étude de velonews) qui retrace les gains apportés par divers équipements sur un contre-la-montre de 40km fait à 50km/h. L'article fait ensuite la corrélation avec le prix de ces équipements afin de déterminer le rapport gain/prix de chaque équipement.
(consultez l'étude complète ici)
Je suis assez surpris par certains chiffres : une combinaison (134s) serait plus efficace qu'un guidon de triathlète (122s) ? L'utilisation de sur-chaussures (30s) serait deux fois plus intéressantes que l'utilisation d'un cadre profilé (17s) ? Une roue avant à bâtons (42s) serait bien plus avantageux qu'une roue pleine à l'arrière (29s) ?
L'étude est intéressante mais elle se base sur une vitesse de 50km/h, et avec un vent linéaire. Ce qui ne m'arrive pas souvent. Je suis à la recherche de courbes qui montreraient les gains en fonction de la vitesse. Le gain du casque profilé est-il linéaire (identique à 30km/h qu'à 60km/h), proportionnel (double à 60km/h qu'à 30km/h) ou exponentiel (il quadruple à 60km/h par rapport à 30km/h) ? Si vous avez des articles ou des livres qui traitent de ce sujet, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires, merci.
dimanche 28 avril 2013
Le retour du vélo de chrono
Ce dimanche, après 2 journées fortement pluvieuses pendant lesquelles je me suis reposé, j'ai profité d'une éclaircie pour aller rouler. Les routes étaient humides, mais il ne pleuvait pas. Ressentant des douleurs aux genoux depuis ma longue séance de fractionné de mercredi, je ne souhaitais pas trop les solliciter mais plutôt tourner les jambes tout en douceur.
J'ai profité de cette séance de récupération pour ressortir le vélo de contre-la-montre : samedi prochain je vais faire un chrono de 7 kilomètres, je me dois donc de vérifier que mon matériel est en état de marche. N'ayant pas disputé la saison des chronos à l'automne 2012, j'avais prêté mon matériel à un ami qui l'avait réglé à ses côtes. J'ai remis les miennes et vérifié qu'elles respectaient la réglementation en vigueur, puis je suis parti rouler.
J'ai effectué 70 kilomètres pendant lesquels je me suis concentré sur ma position. J'ai maintenu un niveau d'effort musculaire et cardiaque assez bas, en revanche j'ai été très exigeant sur ma position. J'ai effectué différents tests, un peu plus en avant ou un peu plus en arrière, afin de déterminer quelle position était la plus facile à tenir. J'ai du mal à rester longtemps en position, je sens que mes épaules n'aiment pas se retrouver avec cet angle si différent de la position sur un vélo normal. J'ai également essayé de travailler la position de ma tête : j'ai tendance à baisser la tête, ce qui n'est pas bon du tout avec un casque de chrono car la pointe du casque se met à la verticale et devient un handicap au lieu d'être un (maigre) avantage.
La séance s'est bien passée. Le plus dur a été la gestion du froid : avec 6° et de l'humidité, je suis rentré chez moi avec les mains et les pieds gelés. Le travail technique effectué a été de qualité. Le repos musculaire et cardiaque ne sera pas du tout pénalisant pour les objectifs à venir.
Consultez le parcours de ma sortie.
J'ai profité de cette séance de récupération pour ressortir le vélo de contre-la-montre : samedi prochain je vais faire un chrono de 7 kilomètres, je me dois donc de vérifier que mon matériel est en état de marche. N'ayant pas disputé la saison des chronos à l'automne 2012, j'avais prêté mon matériel à un ami qui l'avait réglé à ses côtes. J'ai remis les miennes et vérifié qu'elles respectaient la réglementation en vigueur, puis je suis parti rouler.
J'ai effectué 70 kilomètres pendant lesquels je me suis concentré sur ma position. J'ai maintenu un niveau d'effort musculaire et cardiaque assez bas, en revanche j'ai été très exigeant sur ma position. J'ai effectué différents tests, un peu plus en avant ou un peu plus en arrière, afin de déterminer quelle position était la plus facile à tenir. J'ai du mal à rester longtemps en position, je sens que mes épaules n'aiment pas se retrouver avec cet angle si différent de la position sur un vélo normal. J'ai également essayé de travailler la position de ma tête : j'ai tendance à baisser la tête, ce qui n'est pas bon du tout avec un casque de chrono car la pointe du casque se met à la verticale et devient un handicap au lieu d'être un (maigre) avantage.
La séance s'est bien passée. Le plus dur a été la gestion du froid : avec 6° et de l'humidité, je suis rentré chez moi avec les mains et les pieds gelés. Le travail technique effectué a été de qualité. Le repos musculaire et cardiaque ne sera pas du tout pénalisant pour les objectifs à venir.
Consultez le parcours de ma sortie.
samedi 27 avril 2013
Test 4 de l'épilation
[cet article fait suite à ma première séance d'épilation, dont vous pouvez lire ici le récit]
En août 2012, après 7 années de rasage des jambes chaque week-end, j'avais décidé de tester l'épilation. J'y avais passé un très mauvais moment. Ayant subi 4 mois d'arrêt forcé sur la fin de l'année 2012, je n'avais pas eu l'occasion de renouveler l'expérience.
En 2013, je suis déjà retourné m'allonger 3 fois sur la table. Lorsque je me suis présenté pour prendre rendez-vous, l'esthéticienne m'a dit "je pensais que je ne vous reverrai jamais tellement vous aviez souffert. Vos poils étaient beaucoup trop durs". Elle semblait contente de me revoir, tandis que j'appréhendais en craignant une nouvelle torture.
Après la première séance je n'avais pas pu porter de pantalon pendant 48h. Le simple frottement du tissus sur mes jambes était douloureux. La nuit, impossible de dormir sous des draps tant leur simple contact sur ma peau me dérangeait. Heureusement que c'était l'été et que je travaillais depuis chez moi : j'avais pu déambuler en boxer pendant 2 jours sans que ça ne pose de problème. J'avais passé un sale moment pendant la séance, et les deux jours suivants.
La deuxième séance a été nettement moins douloureuse que la première. Quelques heures après je pouvais porter un pantalon de manière tout à fait normale. Heureusement, car c'était en plein hiver. Les troisièmes et quatrièmes séances se sont parfaitement déroulées : à part sur quelques zones sensibles (talon d’Achille, derrière le genoux, ...) je ne sens quasiment plus rien. Je passe une heure allongé, à discuter de manière normale pendant que les bandelettes de cires défilent. Je vois à l'oeil nu que mon poil s'affine de séance en séance.
Lors de mon dernier tête à tête, j'ai essayé d'imaginer le nombre d'heures qu'il fallait aux abeilles pour créer la cire nécessaire à l'épilation de mes 2 jambes. J'ai calculé que j'avais environ 0,65m2 de peau à épiler, soit environ un litre de cire ... il faut approximativement 2 années aux abeilles d'une ruche pour produire la cire nécessaire à une seule épilation complète de mes deux jambes ! Je vous rassure, aucune abeille n'a été maltraitée ni exploitée pendant la séance : la cire utilisée n'était pas de la cire d'abeille.
Après avoir manié le rasoir pendant des années, je ne regrette pas d'être passé à l'épilation. Mes jambes sont impeccables pendant 6 semaines, alors qu'avant au bout d'une semaine je ressemblais de nouveau à un grizzli. Le résultat est bien plus propre et dure plus longtemps. Je regrette d'avoir attendu 7 années avant de me lancer !
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
En août 2012, après 7 années de rasage des jambes chaque week-end, j'avais décidé de tester l'épilation. J'y avais passé un très mauvais moment. Ayant subi 4 mois d'arrêt forcé sur la fin de l'année 2012, je n'avais pas eu l'occasion de renouveler l'expérience.
En 2013, je suis déjà retourné m'allonger 3 fois sur la table. Lorsque je me suis présenté pour prendre rendez-vous, l'esthéticienne m'a dit "je pensais que je ne vous reverrai jamais tellement vous aviez souffert. Vos poils étaient beaucoup trop durs". Elle semblait contente de me revoir, tandis que j'appréhendais en craignant une nouvelle torture.
Après la première séance je n'avais pas pu porter de pantalon pendant 48h. Le simple frottement du tissus sur mes jambes était douloureux. La nuit, impossible de dormir sous des draps tant leur simple contact sur ma peau me dérangeait. Heureusement que c'était l'été et que je travaillais depuis chez moi : j'avais pu déambuler en boxer pendant 2 jours sans que ça ne pose de problème. J'avais passé un sale moment pendant la séance, et les deux jours suivants.
La deuxième séance a été nettement moins douloureuse que la première. Quelques heures après je pouvais porter un pantalon de manière tout à fait normale. Heureusement, car c'était en plein hiver. Les troisièmes et quatrièmes séances se sont parfaitement déroulées : à part sur quelques zones sensibles (talon d’Achille, derrière le genoux, ...) je ne sens quasiment plus rien. Je passe une heure allongé, à discuter de manière normale pendant que les bandelettes de cires défilent. Je vois à l'oeil nu que mon poil s'affine de séance en séance.
Lors de mon dernier tête à tête, j'ai essayé d'imaginer le nombre d'heures qu'il fallait aux abeilles pour créer la cire nécessaire à l'épilation de mes 2 jambes. J'ai calculé que j'avais environ 0,65m2 de peau à épiler, soit environ un litre de cire ... il faut approximativement 2 années aux abeilles d'une ruche pour produire la cire nécessaire à une seule épilation complète de mes deux jambes ! Je vous rassure, aucune abeille n'a été maltraitée ni exploitée pendant la séance : la cire utilisée n'était pas de la cire d'abeille.
Après avoir manié le rasoir pendant des années, je ne regrette pas d'être passé à l'épilation. Mes jambes sont impeccables pendant 6 semaines, alors qu'avant au bout d'une semaine je ressemblais de nouveau à un grizzli. Le résultat est bien plus propre et dure plus longtemps. Je regrette d'avoir attendu 7 années avant de me lancer !
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
vendredi 26 avril 2013
Aux piétons que l'on croise
Je sais que vous attendez avec impatience des informations sur le "Tour de fête", mais il va falloir patienter encore un peu. Ce n'est pas pour ce soir, il me manque encore quelques infos.
Ces deux derniers soirs, en rentrant de l'entraînement, j'ai vu des choses qui m'ont donné envie de vous parler des piétons que l'on croise pendant les entraînements. Hier soir, juste après avoir quitté Julien, je suis tombé nez à nez avec une charmantedemoiselle dame qui pleurait en marchant sur le trottoir. Une situation banale me direz-vous. Oui, mais elle marchait en boitillant, la faute à un lourd pack de bière tenu dans sa main droite. Toujours banal me répondrez-vous. La dévisageant de la tête aux pieds, comme le fait toute personne mal élevée dans cette situation, j'ai remarqué qu'elle était pieds-nus. Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour qu'elle se promène pieds-nus en pleurant et avec un pack de bière ? Vous ne le saurez jamais, car je ne le sais pas.
La veille, mercredi, pendant que je raccompagnais Julien chez lui, nous sommes tombés sur une femme qui hurlait. 800m plus loin, nous entendions encore ses cris qui résonnaient dans les ruelles étroites de Collonges ! A ses pieds, sur le trottoir, se tenait un corps que j'ai d'abord pris pour un enfant ... c'était un chien. J'ai pour coutume de dire que le vélo est l'école de la vie, et dans la vie on croise parfois la mort. Sur mes deux roues, je l'ai déjà vu frapper plusieurs fois, y compris des êtres humains. A l'école de la vie, tout n'est pas rose.
A vélo, on croise aussi une majorité de piétons heureux. Je garde en tête des centaines d'images d'enfants qui me sourient, parfois me font un geste de la main. Je repense régulièrement à ce petit garçon qui était porté sur le dos par son père dans le col de la Colombière : au plus dur de la pente, à proximité du col, il se retournait le plus qu'il pouvait pour me regarder et me faisait de grands signes de la main. Il a du avoir un sacré torticolis le soir. Un petit signe de la main en passant à son niveau a illuminé encore plus son visage. J'avais beau en avoir plein les jambes, son sourire m'a redonné un peu de vigueur. Je ne saurai dire combien de fois cette scène s'est produite, en montagne on croise de nombreux randonneurs avec enfants.
Des enfants, j'en croise régulièrement. De tous âges : des bébés portés à ceux roulant sur de petits vélos, ce sont ceux que je préfère. Ils sourient, dans leur regard on a l'impression qu'ils voient passer un champion. Ils courent parfois pour nous voir de plus près. Un petit geste suffit à leur rendre le bonheur qu'ils nous donnent.
Dès qu'on tombe sur des adolescents, le regard change. Quand je regarde leurs yeux, je n'y vois rien de particulier. Ils ne vibrent pas à notre passage, ils nous regardent passer comme des vaches voient passer un train. Parfois, ils nous disent un mot ou deux, qui ressemblent au beuglement de certaines vaches quand la locomotive passe. Certains, en nous voyant passer et disposant en général d'un VTT mal réglé, veulent se mesurer et tentent de faire la course ... ça m'amuse toujours. Ce n'est jamais dans un mauvais esprit. Dans la catégorie des adolescents, il y a aussi ceux qu'on retrouve en couple assis sur un muret au milieu de nulle part. Souvent, face à un beau paysage. On sent que certains sont la pour échapper aux yeux de leur famille et de leurs amis. Avec l'habitude, on repère à l'attitude les couples déjà formés, ceux en train de se former et ceux en train de se séparer. J'en ai vu des centaines de couples, assis sur des bancs, des murets ou dans l'herbe. J'en ai même vu sans habits, le long de routes désertes, complètement surpris de me voir débouler encore plus essoufflé qu'eux.
Ensuite il y a les adultes. Ma préférence va aux travailleurs de la route : le personnel des chantiers est souvent compréhensif et nous simplifie la vie. Combien de fois je me suis aventuré sur des routes barrées car en travaux, traversant le chantier sous le regard bienveillant des ouvriers qui nous indiquent la meilleure voie de passage et du conducteur de camion qui attend que l'on soit passé avant de manoeuvrer. Je me souviens qu'en Espagne, les ouvriers s'arrêtaient complètement de travailler et nous applaudissaient. La première année où j'y suis allé en stage, ça m'a surpris. Idem pour les policiers et gendarmes, lorsqu'ils bloquent la route pour réaliser des contrôles, et qui veillent à ne pas nous gêner en donnant des indications aux automobilistes.
Les autres adultes qui sont à pieds sur la route sont souvent moins attentionnés à notre égard. Il y a ceux qui font leur footing et qui sont dans leur bulle avec de la musique. Au vu du comportement de certains, je me demande comment ils font pour être encore en vie tant on a l'impression qu'ils sont seuls au monde au milieu du goudron. Il y a ceux qui rentrent chez eux avec de gros sacs de course et qui s'explosent le dos en portant leurs sacs comme s'ils contenaient toute la misère du monde. Eux traversent au passage piéton quel que soit le véhicule qui arrive. Vélo ou camion, aucune différence.
J'adore les gens qui attendent aux arrêts de bus : avec eux, je rigole toujours. Il y a ceux qui arrivent en courant, sac sur le dos, à l'arrêt de bus et regardent au loin si le bus n'est pas encore passé ... et ceux qui attendent patiemment assis sur le banc. J'aime jouer avec les premiers en leur disant "ah, vous l'avez loupé, il nous a doublé il y a 5 minutes" (avant de leur dire la vérité), et avec les derniers en leur demandant où je les dépose, ou en leur disant que mon véhicule est complet et qu'il faudra attendre le suivant ... j'ai fait rire des paquets de personnes. Si vous êtes arrêté au feu rouge, demandez "ça va ? ta journée s'est bien passée ?" à un(e) inconnu(e) ... vous verrez qu'il y a toujours matière à rire !
Enfin, il y a les personnes âgées. Eux incarnent la tranquillité. Lors de la première carrière de Julien, avant ses 2 années et demi d'arrêt, nous allions nous entraîner tous les soirs. Et en rentrant, sur un banc le long des quais, il y avait toujours un groupe de personnes âgées assise face au rond point. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, ces personnes étaient assise là et nous regardaient passer. L'autre jour, en roulant avec Maxime, on est passé devant un couple de personnes âgées assises sur un banc, ce qui m'a fait chanter à tue tête "les ptit's vieux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics ...". Eux aussi sourient quand ils nous voient passer. Je ne sais toujours pas s'ils sourient car on leur rappelle leur jeunesse, leurs rêves éventuels ... ou bien si c'est un sourire moqueur du genre "pédale, pédale, tu verra dans 50ans comme ton dos et tout ton corps te le fera payer". J'aurai la réponse dans quelques décennies, quand je serai à mon tour assis sur un banc à côté de ma compagne et que je regarderai passer les cyclistes.
Je voulais dédier un article à tous ces gens que l'on croise sur le bord des routes. Tous ces gens qui nous regardent passer avec plus ou moins de ferveur, plus ou moins de compassion. Certains nous les croisons au quotidien (quand j'allais bosser à vélo, à heure fixe, je croisais toujours les mêmes personnes), d'autres nous ne les croisons que quelques secondes. Un dicton dit que c'est à travers le regard des autres qu'on apprend à s'aimer. Je pense que cette phrase est adaptée au cyclisme : c'est à travers le sourire des gens que j'ai appris à aimer ce sport !
Ces deux derniers soirs, en rentrant de l'entraînement, j'ai vu des choses qui m'ont donné envie de vous parler des piétons que l'on croise pendant les entraînements. Hier soir, juste après avoir quitté Julien, je suis tombé nez à nez avec une charmante
La veille, mercredi, pendant que je raccompagnais Julien chez lui, nous sommes tombés sur une femme qui hurlait. 800m plus loin, nous entendions encore ses cris qui résonnaient dans les ruelles étroites de Collonges ! A ses pieds, sur le trottoir, se tenait un corps que j'ai d'abord pris pour un enfant ... c'était un chien. J'ai pour coutume de dire que le vélo est l'école de la vie, et dans la vie on croise parfois la mort. Sur mes deux roues, je l'ai déjà vu frapper plusieurs fois, y compris des êtres humains. A l'école de la vie, tout n'est pas rose.
A vélo, on croise aussi une majorité de piétons heureux. Je garde en tête des centaines d'images d'enfants qui me sourient, parfois me font un geste de la main. Je repense régulièrement à ce petit garçon qui était porté sur le dos par son père dans le col de la Colombière : au plus dur de la pente, à proximité du col, il se retournait le plus qu'il pouvait pour me regarder et me faisait de grands signes de la main. Il a du avoir un sacré torticolis le soir. Un petit signe de la main en passant à son niveau a illuminé encore plus son visage. J'avais beau en avoir plein les jambes, son sourire m'a redonné un peu de vigueur. Je ne saurai dire combien de fois cette scène s'est produite, en montagne on croise de nombreux randonneurs avec enfants.
Des enfants, j'en croise régulièrement. De tous âges : des bébés portés à ceux roulant sur de petits vélos, ce sont ceux que je préfère. Ils sourient, dans leur regard on a l'impression qu'ils voient passer un champion. Ils courent parfois pour nous voir de plus près. Un petit geste suffit à leur rendre le bonheur qu'ils nous donnent.
Dès qu'on tombe sur des adolescents, le regard change. Quand je regarde leurs yeux, je n'y vois rien de particulier. Ils ne vibrent pas à notre passage, ils nous regardent passer comme des vaches voient passer un train. Parfois, ils nous disent un mot ou deux, qui ressemblent au beuglement de certaines vaches quand la locomotive passe. Certains, en nous voyant passer et disposant en général d'un VTT mal réglé, veulent se mesurer et tentent de faire la course ... ça m'amuse toujours. Ce n'est jamais dans un mauvais esprit. Dans la catégorie des adolescents, il y a aussi ceux qu'on retrouve en couple assis sur un muret au milieu de nulle part. Souvent, face à un beau paysage. On sent que certains sont la pour échapper aux yeux de leur famille et de leurs amis. Avec l'habitude, on repère à l'attitude les couples déjà formés, ceux en train de se former et ceux en train de se séparer. J'en ai vu des centaines de couples, assis sur des bancs, des murets ou dans l'herbe. J'en ai même vu sans habits, le long de routes désertes, complètement surpris de me voir débouler encore plus essoufflé qu'eux.
Ensuite il y a les adultes. Ma préférence va aux travailleurs de la route : le personnel des chantiers est souvent compréhensif et nous simplifie la vie. Combien de fois je me suis aventuré sur des routes barrées car en travaux, traversant le chantier sous le regard bienveillant des ouvriers qui nous indiquent la meilleure voie de passage et du conducteur de camion qui attend que l'on soit passé avant de manoeuvrer. Je me souviens qu'en Espagne, les ouvriers s'arrêtaient complètement de travailler et nous applaudissaient. La première année où j'y suis allé en stage, ça m'a surpris. Idem pour les policiers et gendarmes, lorsqu'ils bloquent la route pour réaliser des contrôles, et qui veillent à ne pas nous gêner en donnant des indications aux automobilistes.
Les autres adultes qui sont à pieds sur la route sont souvent moins attentionnés à notre égard. Il y a ceux qui font leur footing et qui sont dans leur bulle avec de la musique. Au vu du comportement de certains, je me demande comment ils font pour être encore en vie tant on a l'impression qu'ils sont seuls au monde au milieu du goudron. Il y a ceux qui rentrent chez eux avec de gros sacs de course et qui s'explosent le dos en portant leurs sacs comme s'ils contenaient toute la misère du monde. Eux traversent au passage piéton quel que soit le véhicule qui arrive. Vélo ou camion, aucune différence.
J'adore les gens qui attendent aux arrêts de bus : avec eux, je rigole toujours. Il y a ceux qui arrivent en courant, sac sur le dos, à l'arrêt de bus et regardent au loin si le bus n'est pas encore passé ... et ceux qui attendent patiemment assis sur le banc. J'aime jouer avec les premiers en leur disant "ah, vous l'avez loupé, il nous a doublé il y a 5 minutes" (avant de leur dire la vérité), et avec les derniers en leur demandant où je les dépose, ou en leur disant que mon véhicule est complet et qu'il faudra attendre le suivant ... j'ai fait rire des paquets de personnes. Si vous êtes arrêté au feu rouge, demandez "ça va ? ta journée s'est bien passée ?" à un(e) inconnu(e) ... vous verrez qu'il y a toujours matière à rire !
Enfin, il y a les personnes âgées. Eux incarnent la tranquillité. Lors de la première carrière de Julien, avant ses 2 années et demi d'arrêt, nous allions nous entraîner tous les soirs. Et en rentrant, sur un banc le long des quais, il y avait toujours un groupe de personnes âgées assise face au rond point. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, ces personnes étaient assise là et nous regardaient passer. L'autre jour, en roulant avec Maxime, on est passé devant un couple de personnes âgées assises sur un banc, ce qui m'a fait chanter à tue tête "les ptit's vieux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics ...". Eux aussi sourient quand ils nous voient passer. Je ne sais toujours pas s'ils sourient car on leur rappelle leur jeunesse, leurs rêves éventuels ... ou bien si c'est un sourire moqueur du genre "pédale, pédale, tu verra dans 50ans comme ton dos et tout ton corps te le fera payer". J'aurai la réponse dans quelques décennies, quand je serai à mon tour assis sur un banc à côté de ma compagne et que je regarderai passer les cyclistes.
Je voulais dédier un article à tous ces gens que l'on croise sur le bord des routes. Tous ces gens qui nous regardent passer avec plus ou moins de ferveur, plus ou moins de compassion. Certains nous les croisons au quotidien (quand j'allais bosser à vélo, à heure fixe, je croisais toujours les mêmes personnes), d'autres nous ne les croisons que quelques secondes. Un dicton dit que c'est à travers le regard des autres qu'on apprend à s'aimer. Je pense que cette phrase est adaptée au cyclisme : c'est à travers le sourire des gens que j'ai appris à aimer ce sport !
jeudi 25 avril 2013
Aux portes du Beaujolais
Ce matin, j'ai porté mon vélo chez mon mécano afin qu'il installe le pédalier SRM. Après démontage de mon pédalier actuel, et montage du nouveau boitier de pédalier, un problème s'est posé : le boitier nécessite un tout nouvel outil que mon mécano n'avait pas. Les problèmes de compatibilité au sein même d'une marque, que je connais bien dans le domaine de l'informatique (mon coeur de métier) sont donc également valables dans le cyclisme. Je dois patienter dix jours supplémentaires avant de pouvoir utiliser mon SRM.
L'après-midi, j'ai fait une séance de kiné assez traditionnelle : étirements, 30 minutes de rameur, puis de la presse. Comme le temps était parfait, j'ai fait le trajet à vélo : 4km d'échauffement pour m'y rendre, 4km pour rentrer. Je suis habitué au "vélotaf" (le fait d'aller travailler à vélo) puisque je l'ai pratiqué pendant 6 ans quand je travaillais en agence, j'avais donc dans mon sac à dos tout ce qu'il me fallait pour que tout se passe bien. Et tout s'est bien passé.
A peine rentré du kiné, je suis parti m'entraîner avec Julien. Ca a été un calvaire dès le départ : mes jambes ne tournaient pas, je sentais mes jambes comme étant vidées de toute force. Les sensations sont revenues donc j'ai pris ma part de relais sans broncher jusqu'aux portes du Beaujolais. On a grimpé à Lachassagne : j'ai voulu faire la montée juste en dessous de mon seuil, mais aux 2/3 de la montée les douleurs aux genoux sont apparues ... du coup j'ai levé le pied afin de ne pas prendre de risques. Les objectifs à venir sont bien trop importants pour que je sacrifie mes genoux sur une simple montée à l'entraînement.
En haut, on est resté sur la route des crêtes afin de rejoindre Charnay. Cette route des crêtes est à la limite du Beaujolais : nous étions dedans, mais la sortie était toute proche. On a plongé sur Lozanne à près de 70km/h (heureusement que le goudron est mauvais, sans quoi la vitesse serait bien plus importante), puis on est rentré en tournant les jambes. On a pu profiter quelques kilomètres de l'aspiration d'un bus, ce qui m'a rappelé les chasses dans les voitures pour revenir sur le peloton lors de certaines courses. Je suis rentré directement chez moi, sans rallonger : quand ça ne veut pas, il ne faut pas insister.
Je ne suis pas satisfait de ma sortie : le temps était parfait, identique à celui d'hier (grand ciel bleu, 26°, pas de vent), et incitait fortement à faire du vélo. J'hésitais entre faire une sortie de récupération active afin de récupérer du fractionné d'hier, ou faire du fractionné en 30"/30". Au final je n'ai fait ni l'un ni l'autre : je n'ai ni récupéré, ni cherché à progresser, ni pris de grand plaisir ... et ça, ce n'est pas ma conception du vélo. Alors forcément, je suis déçu.
Consultez notre sortie.
L'après-midi, j'ai fait une séance de kiné assez traditionnelle : étirements, 30 minutes de rameur, puis de la presse. Comme le temps était parfait, j'ai fait le trajet à vélo : 4km d'échauffement pour m'y rendre, 4km pour rentrer. Je suis habitué au "vélotaf" (le fait d'aller travailler à vélo) puisque je l'ai pratiqué pendant 6 ans quand je travaillais en agence, j'avais donc dans mon sac à dos tout ce qu'il me fallait pour que tout se passe bien. Et tout s'est bien passé.
A peine rentré du kiné, je suis parti m'entraîner avec Julien. Ca a été un calvaire dès le départ : mes jambes ne tournaient pas, je sentais mes jambes comme étant vidées de toute force. Les sensations sont revenues donc j'ai pris ma part de relais sans broncher jusqu'aux portes du Beaujolais. On a grimpé à Lachassagne : j'ai voulu faire la montée juste en dessous de mon seuil, mais aux 2/3 de la montée les douleurs aux genoux sont apparues ... du coup j'ai levé le pied afin de ne pas prendre de risques. Les objectifs à venir sont bien trop importants pour que je sacrifie mes genoux sur une simple montée à l'entraînement.
En haut, on est resté sur la route des crêtes afin de rejoindre Charnay. Cette route des crêtes est à la limite du Beaujolais : nous étions dedans, mais la sortie était toute proche. On a plongé sur Lozanne à près de 70km/h (heureusement que le goudron est mauvais, sans quoi la vitesse serait bien plus importante), puis on est rentré en tournant les jambes. On a pu profiter quelques kilomètres de l'aspiration d'un bus, ce qui m'a rappelé les chasses dans les voitures pour revenir sur le peloton lors de certaines courses. Je suis rentré directement chez moi, sans rallonger : quand ça ne veut pas, il ne faut pas insister.
Je ne suis pas satisfait de ma sortie : le temps était parfait, identique à celui d'hier (grand ciel bleu, 26°, pas de vent), et incitait fortement à faire du vélo. J'hésitais entre faire une sortie de récupération active afin de récupérer du fractionné d'hier, ou faire du fractionné en 30"/30". Au final je n'ai fait ni l'un ni l'autre : je n'ai ni récupéré, ni cherché à progresser, ni pris de grand plaisir ... et ça, ce n'est pas ma conception du vélo. Alors forcément, je suis déçu.
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