mardi 2 juillet 2013

TDFête étape 5 : Cagnes-sur-Mer - Marseille

Nous avons pris le départ à 8h du centre de Cagnes sur Mer. La nuit a encore été courte car j'ai mal dormi : merci la climatisation du ferry, merci la maladie ! Je ne me sens pas bien dès le petit déjeuner, j'ai trop chaud et une légère nausée. Heureusement, l'étape ne fait "que" 230 kilomètres et ne devrait faire "que" 2500m de dénivelé. C'était l'une des étapes sur lesquelles il valait mieux avoir toutes ses forces. Mais bon, on fait tous ce qu'on peut avec ce qu'on a.

Dès le départ, après la traditionnelle photo pour satisfaire la presse locale qui couvre notre périple, on a récupéré un belge flamand qui fait seul les étapes du Tour, en étant suivi par son père. J'en ai profité pour discuter avec lui, ça m'a fait oublier mes soucis et j'ai pu parler d'une de mes régions préférées en terme de cyclisme. Plus loin on a récupéré un groupe de 4 belges wallons qui font eux aussi le Tour un jour avant, avec une plus forte logistique (une voiture, un camping-car ...). J'en ai également profité pour discuter avec eux, je me sentais mieux.

J'ai continué mon rôle de chien de berger à l'arrière du peloton, à pousser les coureurs qui lâchaient quelques mètres, afin de rassembler le troupeau. A partir du 90ème kilomètre, j'ai commencé à me sentir mal. De grosses bouffées de chaleur, une nouvelle envie de vomir. Ca a duré près de 80 kilomètres, ça a été dur, mais je n'ai rien voulu lâcher. Je suis remonté au milieu du paquet afin de bénéficier d'un meilleur abri, et ai laissé ma place à l'arrière à d'autres.


La pause repas s'est faite dans un endroit super agréable. Les personnes en charge de l'intendance nous ont trouvé un lieu ombragé le long d'un lac. C'était impeccable, nous étions au frais avec une belle vue. Les choses se mettent en place petit à petit, l'organisation progresse au fur et à mesure de nos remontées, c'est super agréable. Nous progressons sur le vélo vers les Champs Elysées, ils progressent hors-vélo vers la perfection.

Après la pause déjeuner, nous avons bénéficié d'un peu de soutien de la part du public. Le matin, les gens croisés n'avaient rien à faire de notre présence. On pouvait crier, on pouvait lever les mains ou faire ce qu'on voulait, il était dur de décrocher un simple sourire. En revanche, l'après-midi nous avons vu un certain nombre de camping-cars, principalement belges, installés dans les côtes du final. C'était agréable de retrouver une partie de la chaleur humaine ressentie en Corse. On était loin de la foule en délire lors du passage des coureurs professionnels, mais on sentait qu'il y avait quelques vrais passionnés au bord de la route.

Dans le final, Rémi P (une connaissance habitant la région) nous a rejoint. A peine arrivé dans le groupe, il a pu constater la bonne ambiance : il s'est fait chambrer sur son look ressemblant à Contador. J'ai eu une bonne phase, les jambes semblaient revenir. On a un peu discuté, puis il a fourni des indications au groupe sur les ascensions à venir.

 © Mickael Bougouin

En fin d'étape, la montée du col de la Ginestre m'a été fatale. J'ai explosé en vol, mes muscles fessiers étant tétanisés. Ces muscles sont importants dans le mouvement de pédalage, car ils relient les cuisses au dos. Assis ou en danseuse, j'étais collé au goudron. Une horreur. Dans la descente, j'étais frigorifié, ce qui ne va pas arranger mon état. Comme le matin il faisait très chaud, je n'avais pas pris de coupe-vent, qui aurait pu me protéger du froid dans la descente.


A Marseille, l'arrivée a été lente à cause de la circulation. Nous ne pouvions pas nous faufiler à travers les bouchons, car nous devions rester au coeur de nos véhicules d'encadrement. Une fois la ligne d'arrivée franchie, après une longue ligne droite face à la mer, nous avons pu bénéficier d'un peu de repos.

Bilan : 228km, 8h25 de selle, 2600m de dénivelé, 128bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.

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