dimanche 11 août 2013

TDFête repos 3

Le samedi 20 juillet, nous avons bénéficié d'une troisième journée de repos : nous avons fait toutes les étapes la veille des professionnels, mais la dernière étape devait être fait quelques heures avant eux afin de profiter de la fermeture des Champs Elysées. Du coup, nous avons bénéficié d'une journée de repos avant de parader autour de l'arc de triomphe.

Le vendredi, nous avions terminé l'étape vers 18 heures. Le temps de nous féliciter, de nous changer, et de profiter de l'instant présent (je vous invite à lire mon article sur la 20ème étape), nous sommes partis du sommet du Semnoz vers 19 heures.

Le trajet afin de rejoindre notre hôtel à Versailles a été très long. On est arrivé à 4h30 du matin ! L'ambiance a été festive jusqu'à 21 heures. On a pris 1h30 pour manger tous ensemble, c'était l'un de nos derniers repas en commun. On a pu manger des ... frites ! Au diable l'alimentation du sportif ! Après le repas, on a regardé un DVD : on s'est tous endormis progressivement, un grand sourire sur les lèvres et des souvenirs plein la tête. J'aurai envie de dire qu'on a pas rêvé cette nuit la : nous étions déjà tous en plein rêve depuis quelques jours ...

A 3 heures du matin, il a fallu observer une heure de pause sur une aire d'autoroute, à 30 minutes de l'hôtel. La législation imposait au chauffeur de s'arrêter. Une partie ne s'est rendue compte de rien et a poursuivi sa nuit, l'autre partie est descendue discuter dehors et refaire l'histoire. La Corse, les Pyrénées, la Bretagne, les Alpes ... bons et moins bons souvenirs ont été exhumés les uns après les autres. Notre départ de Corse nous semblait à la fois si proche (3 semaines), mais si lointain au vu des milliers de kilomètres accomplis.

A 4h30, on a eu le droit à la traditionnelle distribution des chambres. On a rapidement sorti nos valises du car et on a filé se coucher. J'ai posé ma valise sur le sol de la chambre et je me suis directement endormi. A moitié habillé, lumière allumée, sans me doucher.

Réveillé un peu avant 10 heures, j'ai pris une douche puis j'ai filé au petit déjeuner. J'étais seulement le 3ème à m'y présenter. Comme nous n'avions rien à faire de la journée, on a pu prendre tout notre temps. Quand les médecins sont arrivé, ils ont refait l'ensemble de mes pansements : sur une peau fraichement nettoyée, c'était plus agréable.

Le midi, j'ai mangé en compagnie de mon cousin : il habite Versailles et il était disponible. On a trouvé un restaurant super sympa : un très bon cadre, un service de qualité et une qualité de nourriture incomparable. Le restaurateur est un passionné de cuisine qui préfère fournir quelques bons repas plutôt que beaucoup de repas médiocres. On a passé un agréable moment.

L'après-midi, on a regardé l'étape du Tour. C'était la deuxième étape que je voyais une étape des pros. Contrairement à la première, on l'a regardé chacun de notre côté : il n'y avait pas de grand écran pour que l'on suive tous ensemble la course. On s'est donc regroupés à 3 ou 4 par chambre, du coup l'ambiance était différente.


En fin d'après-midi, on s'est tous rendu dans la demeure de la famille Fottorino. Ils nous ont conviés à une garden-party. Au programme : visite de la maison, rencontre avec leurs enfants, barbecue, séance de dédicaces, ... qui s'est prolongée bien au delà du coucher du soleil ! La soirée était vraiment super sympa. Sans aucune forme de pression, ce n'était que du bonheur.


On a profité de la découpe du gâteau pour faire quelques discours de clôture de l'aventure. C'était notre dernier repas en commun. Eric en a profité pour nous annoncer "le principe d'une aventure exceptionnelle, c'est qu'elle ne doit être réalisée qu'une seule fois". Le Tour de Fête ne sera pas renouvelé à l'avenir. Comme tout écrivain, une fois qu'un livre est écrit, il ne veut pas réécrire la même chose et préfère se consacrer à un autre ouvrage synonyme d'une autre aventure. On lui a tous affirmé que quel que soit son projet, on était prêt à le suivre.

De notre côté, un certain nombre de projets de retrouvailles se mettaient en place afin de faire perdurer cette aventure. On a construit ensemble quelque-chose de très fort, un groupe soudé. Des projets comme une Vuelta (le Tour d'Espagne), un "Paris - Dakar" ou un "Paris - Istambul" (à vélo) ont germé dans nos esprits. Le parcours du Tour se terminait, mais l'état d'esprit du Tour de Fête devait perdurer. On le souhaitait tous.

On est rentré se coucher un peu après minuit. La dernière étape, à défaut d'être difficile, devait quand même être bouclée. Je n'ai eu aucun problème pour m'endormir : j'étais serein, calme, apaisé. Cette fois on y était, les Champs Elysées nous attendaient !

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.

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