dimanche 30 mars 2014

Grand Prix E3 cyclo : récit

Aujourd'hui, je me suis rendu sur l'épreuve cyclo du Grand Prix E3 Harelbeke, une épreuve courue vendredi par les professionnels. Le parcours proposé aux cyclos ne faisait "que" 135 kilomètres et ne reprenait "que" 11 des bergs des professionnels. Au lendemain des 209 kilomètres de Gent-Wevelgem, j'avoue que je suis parti un peu dans l'inconnu : j'ai déjà enchaîné par le passé de longues étapes, bien plus longues que les 2 épreuves de ce week-end, que ce soit sur la Haute Route ou lors du Tour, mais ça n'a jamais été aussi tôt dans la saison.



Si Wevelgem était à quelques kilomètres à l'ouest de Courtrai (Kortrijk), Harelbeke est à quelques kilomètres à l'est de cette même ville. Harelbeke touche Kuurne, je commence donc à bien connaître l'autoroute qui mène dans ce coin. La encore, il faisait doux à 10 heures (9 heures ancienne heure) lorsque j'ai pris le départ. Les premiers kilomètres ont été faits tranquillement sur des routes que j'avais déjà prises (en partie) lors de Kuurne-Brussel-Kuurne. Il n'y avait pas de vent et du soleil, on a vite atteint les 20 degrés, ce qui était idéal pour rouler. En revanche, il y avait toujours ces petites routes étroites et sinueuses, offrant des centaines de virages soit autant d'occasions de faire des relances. Autant d'occasions de se lever de la selle.


J'ai roulé dans un petit groupe en compagnie de 5 néerlandais et d'un flamand parlant le français, ce qui m'a permis de discuter. Au bout d'une heure, on a grimpé l'Edelare, un berg bien goudronné et pas trop pentu sur une grosse route. Ca change des bergs étroits et pavés. On est resté assez longtemps sur un plateau, même s'il y a eu quelques vallons à franchir pour passer d'un morceau de plateau à l'autre. Ces deux premières heures pas trop compliquées m'ont permis de bien me mettre en jambes et d'éliminer la fatigue de l'épreuve de la veille.


La montée de La Houppe s'est bien passée, c'était une montée boisée et roulante, pas compliquée à grimper. Au pied de la montée, on a doublé un long cortège de marcheurs. J'en ai vu une bonne centaine, en file indienne, le long de la route. Entre eux et nous, la cohabitation s'est bien passée : on a deux modes de déplacement différent, mais on partage le même gout de la découverte des paysages et du calme de la nature.


Notre petit groupe s'est arrêté au ravitaillement de La Houppe. Au moment de repartir, on a commencé à se déplacer mais certains se sont rapidement arrêtés sur le côté pour soulager leur vessie. J'ai continué en roulant tranquillement, je me suis dit qu'ils me rattraperaient dans quelques minutes. Finalement, je vais passer 1 heure seul, ou presque (j'ai repris un petit groupe à l'approche du Berg-ter-Stene) avant qu'ils ne me rejoignent.


L'enchaînement du Berg-ter-Stene, du Boigneberg et de l'Eikenberg fait mal. Les 3 monts se succèdent en à peine 10 kilomètres. Les deux premiers sont bétonnés tandis que le troisième est pavé, mais la pente y est impressionnante dans chacun. On a vraiment l'impression d'être face à des murs. J'ai poursuivi ma route en solitaire via le Steenbeekdries puis le Taaienberg.


Le groupe avec qui j'ai fait les 50 premiers kilomètres m'a rejoint entre le Taaienberg et le Kapelberg. Ils n'avaient pas vu que j'avais filé devant donc ils m'ont attendu la-bas en se demandant où j'étais passé. Nos efforts se sont à nouveau joints afin de rallier l'arrivée tous ensemble. Enfin, pour être honnête, c'est surtout eux qui ont mené en tête car pour ma part plus les kilomètres défilaient et plus les jambes devenaient lourdes.



L'ascension du Paterberg (et ses 20% pavés) a été la plus compliquée à négocier, mais en gérant bien son effort ça passe. Même avec un 39x23 et de la fatigue accumulée, ça passe. Dans le Vieux Quarémont, j'ai doublé deux personnes et les deux fois j'ai bien compris l'importance de ne pas être gêné dans cette montée : dès qu'on s'écarte de la bande centrale, les pavés sont nettement moins bons et on perd une vitesse considérable. Dès qu'on revient sur la partie centrale, on peut reprendre de la vitesse. Le choix de la trajectoire est vraiment important.


Un second point de ravitaillement était placé un peu après le Vieux Quarémont. On y a fait une longue halte avant d'attaquer les 40 derniers kilomètres. Le Kluisberg et le Tiegemberg se sont relativement bien passés, notamment le dernier que j'empruntais pour la 3ème et dernière fois cette année. 15 kilomètres (et 150 virages) plus tard, on rejoignait l'arche d'arrivée.


Je suis très satisfait de ma journée. Les conditions météo étaient impeccables, c'était très agréable de rouler avec ce temps. Je suis également content d'avoir trouvé ce petit groupe avec qui rouler car l'allure me convenait parfaitement et que les mecs roulaient proprement, sans à-coups, en signalant bien les dangers. La présence de Bart, le flamand parlant français (en noir et blanc, à ma gauche sur la photo), m'a également permis de discuter pour faire défiler les kilomètres sans qu'on s'en rende compte.

Consultez le parcours.


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