samedi 22 mars 2014

Sortie du vendredi midi

Hier midi, j'ai profité de la pause de midi pour aller rouler en compagnie de Julien. La pluie étant annoncée pour l'après-midi et pour le samedi, on a préféré aller rouler au sec le midi plutôt qu'attendre que le cycle de l'eau ne rentre dans sa 3ème phase (évaporation - déplacement - précipitation). Un gros vent du sud était en revanche bien présent dans une phase très active.

Ayant terminé ma réunion avant que Julien n'ait fini son chantier, je suis allé le récupérer chez lui. Ensemble, on a remonté les quais de Saône en profitant de l'aide du vent pour tourner les jambes sans forcer. Après deux entraînements particulièrement sollicitant musculairement mardi et mercredi, je voulais me décontracter sans forcer. La récupération active est une phase importante de l'entraînement, c'est elle qui permet de progresser en assimilant le travail effectué et en préparant le corps aux efforts à venir.

Quand on a pris le vent de travers, Julien s'est mis devant afin de me protéger. Il n'a malheureusement pas le gabarit d'un camion, j'ai donc quand même été freiné par le vent et ai été obligé d'appuyer un peu plus sur les pédales que lorsque nous avions le vent dans le dos. On est passé sur une route en zigzags, une route digne des Flandres : pas très large, pleine de virages et avec le vent tantôt d'un côté et tantôt de l'autre. Ca ne m'a pas dépaysé.


Pour rentrer, on s'est planqué dans la montée boisée permettant de rejoindre Limonest. L'effet de protection y est double : d'abord on est caché dans une combe et le vent à tendance à sauter par dessus, ensuite les arbres filtrent le vent qui décide quand même de faire une visite dans le coin. Malgré cette double protection, je suis resté collé au goudron. Pas de jambes, pas de sensations, l'horreur. Une horreur à me donner envie de jeter le vélo dans le fossé, à me demander ce que je faisais sur 2 roues alors que je pourrai être en train de manger tranquillement sur la table de ma cuisine. Une dépression mentale en écho à celle météorologique qui va traverser la France pendant 48 heures.

Heureusement, j'ai mon propre anticyclone des açores. Julien est venu me raconter des conneries, mes yeux ont fait le reste. Il m'a suffit de voir une piste de bicross, que j'ai renommé berg-cross car elle est composée d'une dizaine de petites bosses qui seules ne font rien mais dont la répétition fait mal aux jambes. Le passage devant une école dont 6 des 12 emplacements vélo étaient occupés par des trottinettes (cf photo ci-dessus) m'a également redonné le sourire.

Après une descente par Saint didier, on a repris les quais de Saône en profitant de l'aide du vent. On est rentré chez nous rapidement en tournant les jambes. Je suis rentré pile à l'heure, j'ai juste eu le temps de me changer et de manger en vitesse avant d'attaquer la réunion suivante.

Je vais prendre quelques jours de repos car mes muscles derrière les 2 cuisses sont fragilisés depuis mardi soir. Vu les échéances à venir, une blessure ne serait pas la bienvenue. Ca ne m'arrange pas, mais le repos est la meilleure chose à faire si je ne veux pas aggraver la gêne.

Consultez notre parcours.

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