vendredi 23 mai 2014

Retour vers le passé

48 heures après avoir cassé la manivelle de mon vélo habituel, j'ai ressorti le vélo du Tour de Fête afin d'aller m'entraîner sur deux jambes. Ayant démonté le pédalier pour le renvoyer au SAV, si j'avais voulu m'entraîner aujourd'hui il aurait fallu que je le fasse comme si j'étais sur une draisienne, tel un enfant de 2ans, les jambes pendant des deux côtés.

Ce vélo du Tour de Fête n'avait plus roulé depuis l'étape des Champs Elysées, le 21 juillet dernier. Par chance, je l'avais conservé dans un état "prêt à rouler", il m'a suffit de lui remettre une paire de roues et de pédales, de glisser un bidon à l'endroit prévu à cet effet, de clipser le compteur sur son support et c'était parti pour la sortie. J'avais dégraissé la chaine et ai oublié de la re-huiler, elle a donc grincé une partie de la sortie mais le bruit est resté faible. J'avais également à ma disposition le vélo de chrono, prêt à rouler lui-aussi (huilé et avec pédales celui-la), mais vu le vent ce n'était pas le meilleur choix que de l'utiliser.

J'ai retrouvé Julien et Patrick sur les quais de Saône, comme d'habitude. On a remonté les quais jusqu'à Anse, poussé par un vent globalement favorable mais de travers par moments ... ce qui forçait à pencher les vélos sur le côté et à rester encore plus vigilant afin de prévenir les rafales de vent. J'ai fait une grande partie de ces 20 premiers kilomètres en tête, d'abord en discutant avec Julien puis Patrick, ensuite en tête à tête avec le vent.


A Anse, on a attaqué la grimpée de Lachassagne. Les positions se sont inversées, je suis passé de la première position du groupe à la dernière. J'ai effectué la montée au train, laissant filer mes compagnons. A l'entrée dans le village, j'ai remarqué deux ânes qui broutaient l'herbe autour du bassin tampon des eaux pluviales ... une initiative écologique que je vois trop rarement. On a pris des relais efficaces sur la longue descente roulante en direction de l'Azergues, je me sentais franchement bien. En roulant un peu dans la vallée, Julien m'a fait remarquer que la dernière fois qu'on était passé ensemble sur cette route, c'était justement lors du Tour, que je portais déjà ce maillot et que j'étais sur ce vélo.

Ensuite, on s'est attaqué aux Monts d'Or. J'ai profité de deux morceaux d'ascension pour effectuer du travail spécifique, deux morceaux dans lesquels j'ai effectué une séance de qualité. Entre les deux, j'ai relâché mes efforts afin de récupérer, ce qui a permis à mes compagnons de prendre un peu d'avance pour arroser les buissons.


On est ensuite rentré chez nous, en passant saluer la copine de Julien. Des personnes présentes à cet endroit nous ont posé des questions sur l'épilation, sur la diététique, sur le rythme d'entraînement ... j'y ai répondu sérieusement, tout en ayant l'impression d'être une bête de zoo. "Dis papa, est-ce que le lion il perd ses poils en été ? Est-ce que le loup mange du chocolat ?".

Je suis rentré chez moi après 60 kilomètres à un bon niveau, avec du travail spécifique (même si au cardio c'est moins bien qu'avec un capteur de puissance, c'est mieux que rien) et sans fatigue particulière. Je me rassure car je trouve que la condition physique n'est pas si mal que ça ! L'effort sur Bordeaux-Paris sera évidemment bien différent, mais ça me montre quand même que physiquement je ne suis pas mal en point.

Consultez notre parcours.

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