mercredi 4 mars 2015

Encadrement avec giboulées de printemps

Ce mercredi après-midi, j'ai effectué ma traditionnelle sortie d'encadrement de l'école de cyclisme du Lyon Sprint Evolution. La sortie a été marqué par des giboulées de printemps, une chute (humaine, en plus des chutes de pluie/grêle) et un bris de dérailleur.

Avant de partir de chez moi, pour choisir ma tenue je suis sorti 2 minutes sur ma terrasse. Ce petit rituel me permet d'estimer la température et d'observer aussi bien les nuages que le vent. J'ai senti qu'il faisait doux mais l'arrivée de gros nuages noirs m'a incité à partir avec une veste thermique, un k-way dans la poche et des sur-chaussures imperméables. Pendant que je me changeais, une averse est venue tremper la route ... quand je suis sorti de chez moi, habillé et équipé, le soleil était revenu. C'est fou comme le temps peut changer en 10 minutes.

J'ai rejoint Olivier en empruntant des routes dignes d'une piscine, alors que pour ma part j'étais aveuglé par le soleil à cause de son reflet sur le goudron détrempé. J'ai levé les yeux, à la fois pour éviter l'aveuglement et à la fois pour admirer le paysage dans l'espoir d'apercevoir un arc-en-ciel ... en vain. On a rejoint le club ensemble, comme d'habitude.


J'ai encadré le groupe des minimes. Cette semaine nous étions 4 adultes pour 8 enfants. On a commencé la séance par un travail de relais : on sent que chez certains le geste est plus naturel que pour d'autres. De l'arrière, où je discutais avec Daniel (le président du club d'Oullins) à propos de la RAAM et des capteurs de puissance, j'ai pu repérer facilement ceux qui avaient peur et ceux qui étaient à l'aise, ceux pour qui l'allure était trop rapide et ceux pour qui elle était trop lente, ceux qui étaient attentifs aux autres et ceux qui roulaient comme s'ils étaient seuls ...

Le gros de la séance a ensuite été effectué lors de la montée du mas riller, à effectuer deux fois. J'ai fermé la marche en compagnie des plus faibles du groupe. En bas de la première montée, j'ai aperçu l'un des enfants qui décrochait la sangle de son casque. Ca m'a franchement surpris, je me demande quelle idée lui est passée par la tête. La sangle ne semblait pas l'étrangler. Je l'ai rejoint et lui ai demandé d'attacher son casque, ce qu'il a fait sans broncher. J'ai remarqué que les enfants qu'on encadre font souvent du mimétisme vis à vis des éducateurs ... ce geste la, en revanche, ce n'est pas en nous regardant qu'il l'a appris.

Une fois les deux montées terminées, on est rentré. Sur le trajet du retour, j'ai enfilé mon k-way car je sentais l'averse arriver. On y a échappé à quelques minutes près : en arrivant sur Rilleux puis Caluire, on est passé sur un goudron lessivé alors que nous n'avons pas eu la moindre goutte sur le casque. Dans la descente pour rejoindre le vélodrome, la route étant mouillée, deux des jeunes sont tombés dans un virage. On les a aidés à se relever, on a regardé leur matériel : j'ai notamment vérifié si la chute n'était pas liée à une crevaison puisque du verre était éparpillé sur la piste cyclable un peu plus tôt.

A un kilomètre du but, le dérailleur de l'un des deux est passé à travers les rayons de sa roue : il s'était tordu lors de la chute, et en changeant de vitesse le dérailleur est passé à travers la roue, massacrant plusieurs rayons avant que la patte de dérailleur ne casse. Ca a été une boucherie, je n'avais jamais vu ça. Le gamin a terminé le dernier kilomètre à pied, un long kilomètre avec des chaussures de vélo pas vraiment adaptées pour marcher. Je suis resté avec lui, même à proximité de l'arrivée je n'abandonne personne en chemin, à fortiori un mineur. Pour ajouter du piquant à cette situation pourrie, une averse de grésil s'est abattue sur nos casques. On était à peu près sec avant, on l'a été beaucoup moins après ça.

Au siège du club, j'ai pu me sécher un peu et me réchauffer pendant le briefing des éducateurs. Il a été plus long que d'habitude (ce qui était prévu), plusieurs sujets étant à aborder et plusieurs points de vue différents ayant été exprimés. Je suis rentré chez moi à 18h30 en étant agréablement surpris par la luminosité : j'avais mis dans mes poches les lampes de sécurité, mais je n'en ai pas eu besoin. Tant mieux, je préfère rouler au soleil que de nuit.

Consultez notre parcours.

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