dimanche 17 mai 2015

Cols en Beaujolais

Dimanche après-midi, j'ai rejoint Fleurie pour une sortie dans le Beaujolais. Au menu du jour, une soixantaine de kilomètres et quelques cols : certains que j'avais déjà franchis et d'autres inédits. Mon compagnon du jour était lui aussi inédit : j'étais accompagné par Jean-David, un jurassien de 23 ans qui m'aide à tenir à jour le site cols-cyclisme.com


La sortie du jour n'a pas été longue en terme de kilomètres, mais a été longue en terme de temps. Jean-David roule environ 5000 kilomètres par an, sur un vélo "de course" mais avec des pédales plates et des baskets. A ne faire que pousser sur les pédales, ça ne m'a pas surpris qu'il souffre de tendinites.


On a commencé par le col du Truges puis celui du Fut d'avenas. La majorité de l'ascension se fait dans les vignes avec une vue incroyable sur les alentours. Au soleil, même voilé, la température était agréable. La descente sur Beaujeu, ville à l'origine du nom Beaujolais, s'est faite sur une petite route déserte offrant de longues courbes. Je m'y suis amusé, les courbes s'enchaînant sans danger.


A Beaujeu, on a emprunté un petit morceau de route très fréquenté. Malgré la présence d'une piste cyclable, les voitures nous pressaient et restaient collées derrière nous. Ca n'a heureusement pas duré longtemps, on a vite quitté la vallée afin de grimper en direction du col de Crie, notre 3ème col du jour. L'ascension est longue et roulante, sans aucune difficulté. L'ascension est accessible à n'importe quel cycliste, débutant ou confirmé, léger ou en surpoids. Au col, une statue étrange nous a accueilli : un espèce de totem indien surmonté d'un hibou est installée au centre du rond point du col. Ce n'est pas très joli mais c'est original.


La descente a été à l'image de la précédente : la route était belle et sans danger, faite de longues courbes avec beaucoup de visibilité. Cette longue descente roulante nous a mené jusqu'en Saône et Loire, où nous avons posé nos roues quelques kilomètres.


Le goudron menant au col de Boubon était un supplice. J'aurais préféré rouler sur un chemin en terre plutôt que sur cette route défoncée. Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà roulé sur une route dans un tel état. Même en roulant lentement, ce n'était pas agréable. On s'est consolé en regardant de nouvelles races de vaches : depuis notre départ, en dehors de la première partie qui était dans les vignes, les pâtures bordaient la route. Différentes races de vaches y remplissaient leur estomac.


Au col, on a quitté la (mauvaise) route pour rejoindre le col de Fontmartin en restant sur les crêtes. On y a croisé une moto avec sidecar, la passagère était assise sur le bord et se penchait dans les virages pour faire contrepoids de la vitesse ... la route étant étroite, on a presque du se mettre dans le fossé pour éviter la collision avec eux. Des piquets de clôture, sur lesquels étaient accrochés des fils barbelés, bordaient la route : personnellement, j'aurais eu peur de m'accrocher dans les barbelés (ou de me faire éjecter du sidecar), mais il est bien connu que je suis plutôt du genre à sur-évaluer les risques.


Le retour s'est fait par le col des labourons, où nous avons quitté le paysage des pins et des prés pour repasser dans un paysage totalement occupé par les vignes. Je n'ose imaginer la quantité d'énergie qu'il a fallu pour transformer la terre de l'époque, probablement occupée par de la végétation, en un sol totalement aride pouvant accueillir les cépages.


La sortie aura duré 3h30 pour 57 kilomètres. Je n'avais jamais fait de sortie à 16km/h de moyenne, ni à un niveau d'effort aussi bas. Une chose est certaine, ça m'aura fait faire beaucoup de récupération active, une récupération nécessaire après les 4000m de dénivelé de jeudi.

Consultez notre parcours.

6 commentaires:

  1. Bonjour Florent.Serais tu intéréssé par un défi alpin le 18 juillet prochain - le tour du mt blanc cyclosportive -
    330 km pour 8000md+
    Si ok contactes moi

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    1. J'avais coché cette épreuve sur mon calendrier initial, mais le 18 juillet mon cousin se mariera. En revanche, pourquoi pas l'année prochaine, ça constituerais un joli défi estival.

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  2. Mince j'étais occupé dimanche mais sinon j'aurais adoré recuperer du Beaujolais Challenge 110km de samedi, tu fait bien d'informer que la route menant à boubon est en mauvais état car j'allais bientôt y passer ^^
    La route reliant de Boubon à Fontmartin est un de mes coins préférés, as tu remarquer les inscriptions au sol "Ag2r" "voeckler" "jc peraud" datant du paris nice 2013 juste avant Fontmartin? Sinon:
    http://cyclo-beaujolais.over-blog.com/2015/01/mission-trouver-la-neige.html

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    1. La route est en mauvais état non pas à cause de trous, mais car les goudron s'est délité et il ne reste plus que la sous-couche. Le rendement n'est pas terrible, c'est particulièrement frustrant car ce n'est pas très pentu.

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    3. C'est ce que j'avais compris mais c'est cool de préciser ;)
      Sportivement

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