"C'est en forgeant que l'on devient forgeron, il en va de même pour toute autre discipline" a écrit Aristote dans son livre sur la justice et la vertu. J'ai appliqué ce sage principe : si c'est en grimpant que l'on devient grimpeur, alors il me faut aller affronter la gravité.
Hier soir j'ai eu envie de tenter un défi que j'avais échoué il y a 2 ans : grimper chacune des faces principales des Monts d'Or. A l'époque, je m'étais prévu 8 ascensions pour 2800m de dénivelé, mais je n'avais pu aller au bout en raison d'une sévère insolation. Je m'étais arrêté à 6 ascensions et 2200m de dénivelé. Un score facile à battre.
Pour ma tentative cette année, j'ai voulu frapper un grand coup à 25 jours du départ du Tour : je voulais passer les 4000m de dénivelé. Ma sortie la plus relevée cette année tournait autour des 3000m, ce qui est bien trop peu à mon goût.
Après deux nuits à bosser jusqu'au petit matin, les conditions météo ont commencé par me décourager. 10°, un gros vent, des nuages gris ... j'ai hésité longuement à me recoucher et à repousser ma tentative à une autre fois. Mais je me suis raisonné : quand il faut y aller, il faut y aller ! Sur le Tour il faudra faire l'étape, je ne pourrai pas attendre des conditions plus favorables.
Les montées se sont bien passées. J'ai géré mes efforts et mon alimentation / hydratation comme un métronome. Manger, boire et tourner les jambes : telles étaient mes seules préoccupations. J'avais de bonnes sensations et une grosse motivation, malgré des conditions météo pas marrantes du tout. Je portais une tenue hivernale, qui était à peine suffisante pour les descentes mais trop chaude pour les montées. J'ai rarement autant utilisé le zip de mon maillot ! Grand ouvert dans les montées, complètement fermé dans les descentes.
Au cours de la 3ème ou 4ème montée, j'ai vécu un moment incroyable : un bébé écureuil est venu jouer avec moi. Il courait sur une rambarde en rondins de bois le long de la route. Comme il allait plus vite que moi, il m'attendait régulièrement, se retournait pour me regarder et dès que j'arrivais à son niveau il reprenait sa course en avant. C'était magique, ça a duré plus d'un kilomètre, jusqu'à l'arrêt de la rambarde. Un kilomètre qui a renforcé encore un peu plus mon amour pour le vélo et les rencontres que ce sport me permet de faire.
J'ai réparti la difficulté tout au long de la journée. Pas question de commencer par les fortes pentes et de finir par les montées les plus faciles. J'avoue avoir bien mieux passé le passage à 25% du 30ème kilomètre que celui à 16% du 180ème, mais je ne me suis jamais désuni. Quand j'ai franchi la barre des 4000m, celle que je souhaitais atteindre initialement, je me sentais bien donc j'ai tenté d'atteindre les 5000m. Ces 1000m supplémentaires, je les ai franchis sans piocher dans mes réserves. Tout au train, sans m'affoler dans les passages les plus pentus.
185km et 5000m de dénivelé : j'ai fait l'équivalent de la Marmotte ! Et je me sens bien, je me sens fatigué mais je ne suis pas épuisé. Pendant que je roulais, je pensais aux différentes confréries : le Ventoux a ses cinglés (voir leur site), le Soulor a ses barons (voir leur site), le Grand Colombier à ses fêlés (voir leur site) ... les Monts d'Or mériteraient d'avoir ses Conquistad'Or !
Bilan de la journée : une sacré partie de manivelles, confirmant que je retrouvais un coup de pédale intéressant quand ça grimpe. Au delà de l'aspect sportif de la sortie, ça m'a permis d'allumer un voyant vert supplémentaire en vue du Tour, ce qui est important psychologiquement dans cette dernière ligne droite de préparation. Je dois continuer à m'améliorer, mais les bases sont la. C'est rassurant.
Consultez mon parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
dimanche 2 juin 2013
samedi 1 juin 2013
Bordeaux-Paris, jour 2
Dimanche, après une bonne nuit de sommeil, nous avons effectué la deuxième partie de la reconnaissance de Bordeaux-Paris. [Vous pouvez lire ici le récit de la première journée].
Dès le réveil, je me suis senti bien. Je n'avais pas mal aux jambes et je ne me sentais pas fatigué. Le soleil et l'absence de nuages dans le ciel annonçaient une belle journée. Finalement, un voile blanc est venu couvrir le ciel pendant le petit déjeuner. Ce voile est resté toute la journée, mais nous n'avons pas eu de pluie et les routes étaient sèches.
Nous avons commencé la journée par un court transfert (50km) en voiture. Nous avons enfourché nos vélos au coeur de la Sologne, et nous nous sommes élancés dans une chevauchée de 180km jusqu'à l'arrivée. Ces 180km étaient nettement plus plat que les 255 kilomètres de la veille.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
En traversant la Sologne et sa succession d'étangs et de bosquets, nous étions à l'abri du vent. Nous avons pu rouler deux par deux, ce qui m'a permis de discuter : j'étais plus serein que la veille, donc plus enclin à converser. Plusieurs personnes du groupe avaient déjà participé à cette épreuve (la vraie, pas la reconnaissance) par le passé, et m'ont raconté des anecdotes lorsqu'on passait devant un endroit qu'elles reconnaissaient. C'était intéressant et instructif, leur retour d'expérience m'a donné des pistes de réflexion sur mon propre avenir cycliste.
Après la Sologne, nous avons traversé la Beauce. Pendant des dizaines de kilomètres, nous avons vu jaune : du Colza à droite, du Colza à gauche, du Colza devant et du Colza derrière. Avec mon cuissard jaune, si j'avais chuté dans un champ ils auraient mis plusieurs heures avant de me retrouver ! Heureusement, ce n'est pas arrivé.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Les champs de Colza ne protègent pas du vent aussi bien que les arbres. Pendant les 100km de traversée des champs, nous avons roulé en éventail. Me sentant bien, de mieux en mieux au fil des kilomètres, je suis monté en tête de groupe pour participer activement aux relais.
Après la Beauce, nous avons rejoint la région parisienne et la vallée de Chevreuse. Il aura fallu attendre le 400ème kilomètre du week-end pour entendre le premier coup de klaxon : les autochtones parisiens ont le sens de l'accueil et de la convivialité ! Je suppose qu'il s'agissait de sa manière de nous souhaiter la bienvenue, le son du klaxon étant accompagné d'un petit gesteamical de la main (doigt central levé, probablement une coutume locale symbolisant le respect).
J'ai abordé prudemment les bosses de la vallée de Chevreuse : j'avais entendu des cyclistes parisiens m'en parler comme d'un truc difficile ... en fait, c'est du faux plat montant ! Moi qui m'imaginais des bosses comme dans le Beaujolais, j'ai été déçu. Bon, au bout de 600km et sans avoir dormi de la nuit, ces bosses doivent être autrement plus difficile à digérer ...
Bilan sportif du week-end : 433km, 3400m de dénivelé, 31km/h de moyenne. Les bonnes sensations ressenties sont encourageantes en vue du Tour de Fête. Je ne sais pas encore quels objectifs je me fixerai pour l'année 2014, mais j'avoue que participer à l'épreuve (dans son format d'origine, soit les 610km à effectuer d'une seule traite) me tente.
Bilan humain du week-end : j'ai rencontré des personnes attachantes, très sympathiques, que j'ai eu plaisir à cotoyer tout au long du week-end. Un grand merci à Charline, Christophe, David, Jean-François, Michel S, Michel Q, Mickael, Olivier, Pierre, Pierre-Henri et Philippe pour leur bonne humeur. Un autre grand merci à l'équipe d'organisation, dont le boulot a été Extra.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Dès le réveil, je me suis senti bien. Je n'avais pas mal aux jambes et je ne me sentais pas fatigué. Le soleil et l'absence de nuages dans le ciel annonçaient une belle journée. Finalement, un voile blanc est venu couvrir le ciel pendant le petit déjeuner. Ce voile est resté toute la journée, mais nous n'avons pas eu de pluie et les routes étaient sèches.
Nous avons commencé la journée par un court transfert (50km) en voiture. Nous avons enfourché nos vélos au coeur de la Sologne, et nous nous sommes élancés dans une chevauchée de 180km jusqu'à l'arrivée. Ces 180km étaient nettement plus plat que les 255 kilomètres de la veille.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
En traversant la Sologne et sa succession d'étangs et de bosquets, nous étions à l'abri du vent. Nous avons pu rouler deux par deux, ce qui m'a permis de discuter : j'étais plus serein que la veille, donc plus enclin à converser. Plusieurs personnes du groupe avaient déjà participé à cette épreuve (la vraie, pas la reconnaissance) par le passé, et m'ont raconté des anecdotes lorsqu'on passait devant un endroit qu'elles reconnaissaient. C'était intéressant et instructif, leur retour d'expérience m'a donné des pistes de réflexion sur mon propre avenir cycliste.
Après la Sologne, nous avons traversé la Beauce. Pendant des dizaines de kilomètres, nous avons vu jaune : du Colza à droite, du Colza à gauche, du Colza devant et du Colza derrière. Avec mon cuissard jaune, si j'avais chuté dans un champ ils auraient mis plusieurs heures avant de me retrouver ! Heureusement, ce n'est pas arrivé.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Les champs de Colza ne protègent pas du vent aussi bien que les arbres. Pendant les 100km de traversée des champs, nous avons roulé en éventail. Me sentant bien, de mieux en mieux au fil des kilomètres, je suis monté en tête de groupe pour participer activement aux relais.
Après la Beauce, nous avons rejoint la région parisienne et la vallée de Chevreuse. Il aura fallu attendre le 400ème kilomètre du week-end pour entendre le premier coup de klaxon : les autochtones parisiens ont le sens de l'accueil et de la convivialité ! Je suppose qu'il s'agissait de sa manière de nous souhaiter la bienvenue, le son du klaxon étant accompagné d'un petit geste
J'ai abordé prudemment les bosses de la vallée de Chevreuse : j'avais entendu des cyclistes parisiens m'en parler comme d'un truc difficile ... en fait, c'est du faux plat montant ! Moi qui m'imaginais des bosses comme dans le Beaujolais, j'ai été déçu. Bon, au bout de 600km et sans avoir dormi de la nuit, ces bosses doivent être autrement plus difficile à digérer ...
Bilan sportif du week-end : 433km, 3400m de dénivelé, 31km/h de moyenne. Les bonnes sensations ressenties sont encourageantes en vue du Tour de Fête. Je ne sais pas encore quels objectifs je me fixerai pour l'année 2014, mais j'avoue que participer à l'épreuve (dans son format d'origine, soit les 610km à effectuer d'une seule traite) me tente.
Bilan humain du week-end : j'ai rencontré des personnes attachantes, très sympathiques, que j'ai eu plaisir à cotoyer tout au long du week-end. Un grand merci à Charline, Christophe, David, Jean-François, Michel S, Michel Q, Mickael, Olivier, Pierre, Pierre-Henri et Philippe pour leur bonne humeur. Un autre grand merci à l'équipe d'organisation, dont le boulot a été Extra.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
jeudi 30 mai 2013
Sortie dans les Monts du Lyonnais
Ce matin je suis allé rouler dans les Monts du Lyonnais. Hier soir, après un échange de mail, David (néo-retraité du cyclisme professionnel et capitaine de route du Tour de Fête) et moi avions convenus d'aller rouler ensemble afin de faire connaissance et de discuter du projet de l'été.
Je me suis garé à quelques kilomètres de notre point de rendez-vous, ce qui m'a permis de m'échauffer pendant une vingtaine de minutes. Et de me prendre une première averse sur le casque au passage. J'ai retrouvé mon capitaine comme convenu, la conversation s'est engagée aussi vite que nos cales dans nos pédales automatiques.
Pendant un peu plus de deux heures, nos sujets de conversation se sont enchaînés au même rythme que les ascensions. Tout y est passé : du matériel à l'alimentation, en passant par le contenu du paquetage, la composition de l'équipe et les transferts entre les étapes. Sur une aventure telle que celle-ci, tout aura son importance. Du contenu du petit déjeuner à l'heure du coucher, chaque détail comptera. Notre conversation était intéressante et rassurante : les choses avancent petit à petit, tout est fait pour que ça se passe le mieux possible.
Nous avons passé deux heures à discuter sans temps mort. Côte à côte tout le long, la conversation a parfois été légèrement perturbée : sur la fin d'une montée mes phrases étaient un peu hachées, prononcées mot par mot car j'avais le souffle court. Dans les descentes, le vent qui glissait le long de nos oreilles venait également perturber momentanément notre flot de mots.
En fin de sortie, le tintement des goutes de pluie sur nos casques n'a pas entamé notre bonne humeur. On s'est quittés avec le sourire, en espérant intérieurement qu'on ait une météo plus favorable sur le Tour. Globalement, on a roulé sur des routes humides mais on a évité la pluie sur la majorité de la sortie. Je me suis quand même fait lessiver bien comme il faut dans les derniers kilomètres pour rejoindre ma voiture : j'ai pris une grosse averse pendant 5 minutes, je me suis retrouvé trempé de la tête aux pieds en moins de 30 secondes.
Je suis content de ma sortie. Je me suis senti bien, j'ai eu l'impression d'être à mon niveau habituel dans les ascensions. 1770m de dénivelé sur 90 kilomètres, c'est un ratio intéressant. Ces sensations quand ça grimpe vont être à confirmer et améliorer encore dans les jours à venir, mais elles sont encourageantes. Il me reste encore un mois pour me préparer, un mois pour progresser, un mois à patienter avant d'enfin partir à l'aventure.
Consultez notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Je me suis garé à quelques kilomètres de notre point de rendez-vous, ce qui m'a permis de m'échauffer pendant une vingtaine de minutes. Et de me prendre une première averse sur le casque au passage. J'ai retrouvé mon capitaine comme convenu, la conversation s'est engagée aussi vite que nos cales dans nos pédales automatiques.
Pendant un peu plus de deux heures, nos sujets de conversation se sont enchaînés au même rythme que les ascensions. Tout y est passé : du matériel à l'alimentation, en passant par le contenu du paquetage, la composition de l'équipe et les transferts entre les étapes. Sur une aventure telle que celle-ci, tout aura son importance. Du contenu du petit déjeuner à l'heure du coucher, chaque détail comptera. Notre conversation était intéressante et rassurante : les choses avancent petit à petit, tout est fait pour que ça se passe le mieux possible.
Nous avons passé deux heures à discuter sans temps mort. Côte à côte tout le long, la conversation a parfois été légèrement perturbée : sur la fin d'une montée mes phrases étaient un peu hachées, prononcées mot par mot car j'avais le souffle court. Dans les descentes, le vent qui glissait le long de nos oreilles venait également perturber momentanément notre flot de mots.
En fin de sortie, le tintement des goutes de pluie sur nos casques n'a pas entamé notre bonne humeur. On s'est quittés avec le sourire, en espérant intérieurement qu'on ait une météo plus favorable sur le Tour. Globalement, on a roulé sur des routes humides mais on a évité la pluie sur la majorité de la sortie. Je me suis quand même fait lessiver bien comme il faut dans les derniers kilomètres pour rejoindre ma voiture : j'ai pris une grosse averse pendant 5 minutes, je me suis retrouvé trempé de la tête aux pieds en moins de 30 secondes.
Je suis content de ma sortie. Je me suis senti bien, j'ai eu l'impression d'être à mon niveau habituel dans les ascensions. 1770m de dénivelé sur 90 kilomètres, c'est un ratio intéressant. Ces sensations quand ça grimpe vont être à confirmer et améliorer encore dans les jours à venir, mais elles sont encourageantes. Il me reste encore un mois pour me préparer, un mois pour progresser, un mois à patienter avant d'enfin partir à l'aventure.
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mercredi 29 mai 2013
Bordeaux-Paris, jour 1
Ce samedi, nous étions 9 cyclistes et 3 accompagnateurs au départ de la reconnaissance du parcours du Bordeaux-Paris, épreuve qui sera relancée à partir de 2014.
Dès le départ, donné vers 7h30 du centre de Bordeaux, la chaussée est humide. Malgré une météo maussade, nous avons tous les sourire aux lèvres et les blagues fusent aussi vite que les goutes sur nos k-ways. Mickael, néo-retraité du cyclisme professionnel, me conseille quelques minutes avant le départ de ne pas mettre plus de 7,5 bars afin d'éviter les crevaisons ... c'était exactement ce que je venais de faire. Manque de bol, au bout de 4km, je sens que ma roue arrière se dégonfle petit à petit. Ce sera la seule crevaison du week-end.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Dès la sortie de Bordeaux, on se retrouve sous des averses dans une succession de petits talus. Ce sera le cas toute la journée : nous avions (en gros) 5 minutes de pluie tous les quarts d'heure, et un talus à passer tous les 2 kilomètres ... lors de la pause déjeuner, au 150ème kilomètre, j'avais déjà 1500m de dénivelé.
La progression s'est faite à un rythme régulier. Malgré un vent constant (de 3/4 défavorable toute la journée) et une chaussée souvent mouillée par les averses, nous avons un peu plus de 30km/h de moyenne sur les 255km faits à vélo au cours de la journée. Les plus costauds se sont mis devant et ont pris de gros relais, les plus faibles se sont mis derrière et ont pris de petits relais. A la fin de la journée, à l'arrière nous n'en étions pas à vouloir prendre des relais mais plutôt à essayer de ne pas nous faire décrocher trop souvent dans les talus.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Au niveau des paysages, c'était sympa bien qu'assez répétitif. On traverse des champs, puis des bois, puis des champs, puis des bois ... des villages et des fermes isolées viennent remplir le paysage. Les jeux de lumière, observés grâce aux alternances de gros nuages gris et d'éclaircies, venaient colorer le tableau et rendre vivant les champs : leurs couleurs changeaient d'une minute à l'autre. Au fur et à mesure qu'on se rapprochait d'un lieu il devenait tantôt plus sombre et menaçant ou tantôt se faisait éclairer par un puit de lumière.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Me concernant, j'avoue ne pas avoir fait le malin. J'ai été nettement moins bavard que d'habitude, "radio flo" n'a pas diffusé grand chose sur les ondes ce samedi. Ce week-end constituait un test important en vue du Tour, et je ne souhaitais pas me louper. Je n'étais pas stressé, mais j'ai été prudent. J'ai géré mes efforts, afin de ne pas gaspiller inutilement de forces.
Le seul point inquiétant de la journée, ça a été mon incapacité à passer convenablement les talus. J'ai eu beau me sentir bien, je suis resté collé au goudron. En pesant 62kg pour 1m80, c'est assez incompréhensible : avec un poids pareil, je devrais m'envoler dès que la route s'élève alors que c'est l'inverse qui s'est produit. Je suis resté planté. Avec le recul (4 jours s'étant écoulés) je pense que j'ai commis une erreur : j'ai voulu tout passer en force sur le gros plateau, alors que j'aurai du utiliser le petit plateau et me baser sur ma vélocité.
L'arrivée à l'hôtel nous a fait grand bien. J'avais les pieds gelés : malgré mes sur-chaussures, mes pieds sont restés dans l'humidité et le froid de 7h30 à 19h. La douche chaude a été appréciée par tous à sa juste valeur : nous avons subi de nombreuses averses de pluie (dont deux averses de grêlons) et affronté le vent toute la journée. Elle était méritée.
NB : une portion de 120km a été faite en voiture le midi afin de nous permettre de manger et de nous réchauffer sans perdre de temps sur le planning.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Dès le départ, donné vers 7h30 du centre de Bordeaux, la chaussée est humide. Malgré une météo maussade, nous avons tous les sourire aux lèvres et les blagues fusent aussi vite que les goutes sur nos k-ways. Mickael, néo-retraité du cyclisme professionnel, me conseille quelques minutes avant le départ de ne pas mettre plus de 7,5 bars afin d'éviter les crevaisons ... c'était exactement ce que je venais de faire. Manque de bol, au bout de 4km, je sens que ma roue arrière se dégonfle petit à petit. Ce sera la seule crevaison du week-end.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Dès la sortie de Bordeaux, on se retrouve sous des averses dans une succession de petits talus. Ce sera le cas toute la journée : nous avions (en gros) 5 minutes de pluie tous les quarts d'heure, et un talus à passer tous les 2 kilomètres ... lors de la pause déjeuner, au 150ème kilomètre, j'avais déjà 1500m de dénivelé.
La progression s'est faite à un rythme régulier. Malgré un vent constant (de 3/4 défavorable toute la journée) et une chaussée souvent mouillée par les averses, nous avons un peu plus de 30km/h de moyenne sur les 255km faits à vélo au cours de la journée. Les plus costauds se sont mis devant et ont pris de gros relais, les plus faibles se sont mis derrière et ont pris de petits relais. A la fin de la journée, à l'arrière nous n'en étions pas à vouloir prendre des relais mais plutôt à essayer de ne pas nous faire décrocher trop souvent dans les talus.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Au niveau des paysages, c'était sympa bien qu'assez répétitif. On traverse des champs, puis des bois, puis des champs, puis des bois ... des villages et des fermes isolées viennent remplir le paysage. Les jeux de lumière, observés grâce aux alternances de gros nuages gris et d'éclaircies, venaient colorer le tableau et rendre vivant les champs : leurs couleurs changeaient d'une minute à l'autre. Au fur et à mesure qu'on se rapprochait d'un lieu il devenait tantôt plus sombre et menaçant ou tantôt se faisait éclairer par un puit de lumière.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Me concernant, j'avoue ne pas avoir fait le malin. J'ai été nettement moins bavard que d'habitude, "radio flo" n'a pas diffusé grand chose sur les ondes ce samedi. Ce week-end constituait un test important en vue du Tour, et je ne souhaitais pas me louper. Je n'étais pas stressé, mais j'ai été prudent. J'ai géré mes efforts, afin de ne pas gaspiller inutilement de forces.
Le seul point inquiétant de la journée, ça a été mon incapacité à passer convenablement les talus. J'ai eu beau me sentir bien, je suis resté collé au goudron. En pesant 62kg pour 1m80, c'est assez incompréhensible : avec un poids pareil, je devrais m'envoler dès que la route s'élève alors que c'est l'inverse qui s'est produit. Je suis resté planté. Avec le recul (4 jours s'étant écoulés) je pense que j'ai commis une erreur : j'ai voulu tout passer en force sur le gros plateau, alors que j'aurai du utiliser le petit plateau et me baser sur ma vélocité.
L'arrivée à l'hôtel nous a fait grand bien. J'avais les pieds gelés : malgré mes sur-chaussures, mes pieds sont restés dans l'humidité et le froid de 7h30 à 19h. La douche chaude a été appréciée par tous à sa juste valeur : nous avons subi de nombreuses averses de pluie (dont deux averses de grêlons) et affronté le vent toute la journée. Elle était méritée.
NB : une portion de 120km a été faite en voiture le midi afin de nous permettre de manger et de nous réchauffer sans perdre de temps sur le planning.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
mardi 28 mai 2013
80km, une courte sortie
Hier après-midi, après avoir nettoyé mon vélo et lavé mes affaires du Bordeaux-Paris, je suis allé rouler avec mes équipiers et Rémy. Je me sentais bien, je n'avais pas de courbatures, et le soleil rayonnait ... il aurait été dommage de ne pas en profiter.
Félix, Morgan et Sébastien sont passé me prendre chez moi en milieu d'après-midi. On a remonté les quais de Saône pour aller chercher Rémy, puis on s'est attaqué à la montée du Mont Verdun. L'ascension s'est bien passée, j'ai grimpé au train tout le long. La descente a été agréable, nous avions de beaux points de vue sur le plateau de la Dombes. C'est agréable d'avoir du soleil et une vue dégagée, j'espère qu'en juin la météo renouvellera cette bonne idée.
On a franchi la Saône et on a traversé le plateau de la Dombes afin de rejoindre Manu. La traversée de la Dombes m'a fait mal : mes compagnons ont mené grand train sur une route ayant un mauvais rendement ... je me suis accroché dans les roues, mais je n'ai pas été à la fête. Quand on a récupéré Manu, on s'est attaqué à une bosse que je ne connaissais pas : j'ai abordé le pied avec prudence, et ai augmenté l'allure tout au long de l'ascension jusqu'à atteindre mon maximum. J'ai plafonné à 170bpm, alors que mon maximum est de 188 ... ça prouve que même si je ne la ressens pas, la fatigue du Bordeaux-Paris est bien présente.
On a ensuite traversé le plateau de la Dombes dans l'autre sens afin de rentrer. L'allure a été plus calme, mais j'ai commencé à sentir mes forces baisser. Il m'en restait encore suffisamment pour remercier d'un petit signe de main des automobilistes klaxoneurs sans raison ... probablement des fans qui souhaitaient m'encourager dans mes aventures ;-)
Je suis rentré chez moi avec un peu plus de 80 kilomètres supplémentaires au compteur. En 3 jours, j'ai parcouru plus de kilomètres (mais moins de dénivelé) que ce qui m'attendra lors des 3 étapes corses du Tour de France. Mon état physique étant correct, c'est encourageant et ça me motive pour poursuivre ma préparation dans la voie que je me suis fixée.
Consultez notre parcours.
Félix, Morgan et Sébastien sont passé me prendre chez moi en milieu d'après-midi. On a remonté les quais de Saône pour aller chercher Rémy, puis on s'est attaqué à la montée du Mont Verdun. L'ascension s'est bien passée, j'ai grimpé au train tout le long. La descente a été agréable, nous avions de beaux points de vue sur le plateau de la Dombes. C'est agréable d'avoir du soleil et une vue dégagée, j'espère qu'en juin la météo renouvellera cette bonne idée.
On a franchi la Saône et on a traversé le plateau de la Dombes afin de rejoindre Manu. La traversée de la Dombes m'a fait mal : mes compagnons ont mené grand train sur une route ayant un mauvais rendement ... je me suis accroché dans les roues, mais je n'ai pas été à la fête. Quand on a récupéré Manu, on s'est attaqué à une bosse que je ne connaissais pas : j'ai abordé le pied avec prudence, et ai augmenté l'allure tout au long de l'ascension jusqu'à atteindre mon maximum. J'ai plafonné à 170bpm, alors que mon maximum est de 188 ... ça prouve que même si je ne la ressens pas, la fatigue du Bordeaux-Paris est bien présente.
On a ensuite traversé le plateau de la Dombes dans l'autre sens afin de rentrer. L'allure a été plus calme, mais j'ai commencé à sentir mes forces baisser. Il m'en restait encore suffisamment pour remercier d'un petit signe de main des automobilistes klaxoneurs sans raison ... probablement des fans qui souhaitaient m'encourager dans mes aventures ;-)
Je suis rentré chez moi avec un peu plus de 80 kilomètres supplémentaires au compteur. En 3 jours, j'ai parcouru plus de kilomètres (mais moins de dénivelé) que ce qui m'attendra lors des 3 étapes corses du Tour de France. Mon état physique étant correct, c'est encourageant et ça me motive pour poursuivre ma préparation dans la voie que je me suis fixée.
Consultez notre parcours.
lundi 27 mai 2013
De retour du Bordeaux-Paris
Un message rapide pour vous annoncer que la reconnaissance du Bordeaux-Paris s'est bien passée. Curieusement, malgré un peu plus de 30km/h de moyenne et des conditions météorologiques pas toujours faciles (vent défavorable du début à la fin, pluie, grêlons, une température fraiche), je ne suis pas fatigué. Je me sens en pleine forme !
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Je vous raconterai notre aventure dans les jours à venir. Ce matin, j'ai défait ma valise puis je me suis occupé du matériel : j'ai nettoyé mon vélo pendant que la machine à laver tournait.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Niveau physique, tout va bien. Je n'ai pas de courbatures, je n'ai pas les jambes lourdes, mon coeur bat normalement. Il faut avouer que je n'ai pas pris beaucoup de relais, et que ceux que j'ai pris n'étaient ni les plus longs ni les plus appuyés. Cependant, je suis agréablement surpris par la réaction de mon corps à cet effort. C'est un bon présage en vue du Tour de Fête, même si j'ai quelques inquiétudes notamment sur ma capacité à passer les bosses ... affaire à suivre.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Je vous raconterai notre aventure dans les jours à venir. Ce matin, j'ai défait ma valise puis je me suis occupé du matériel : j'ai nettoyé mon vélo pendant que la machine à laver tournait.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Niveau physique, tout va bien. Je n'ai pas de courbatures, je n'ai pas les jambes lourdes, mon coeur bat normalement. Il faut avouer que je n'ai pas pris beaucoup de relais, et que ceux que j'ai pris n'étaient ni les plus longs ni les plus appuyés. Cependant, je suis agréablement surpris par la réaction de mon corps à cet effort. C'est un bon présage en vue du Tour de Fête, même si j'ai quelques inquiétudes notamment sur ma capacité à passer les bosses ... affaire à suivre.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
jeudi 23 mai 2013
Un peu de bosses
Ce matin, à 48h du départ de la reconnaissance du Bordeaux-Paris, je suis allé me dégourdir les jambes. Je venais de passer 4 jours sans rouler, et j'avais envie d'aller me promener dans les bosses du coin, mais sans forcer pour ne pas accumuler de fatigue.
Au réveil, j'ai eu une bonne surprise : un beau ciel bleu et du soleil. Le temps de prendre mon petit dej', et le soleil se retrouvait voilé derrière un rideau de nuages blancs. J'ai mis un k-way dans ma poche arrière, au cas-où la pluie ferait une apparition. Niveau température, les 12° affichés par le thermomètre m'ont incités à sortir en tenue longue afin d'éviter de prendre froid.
J'ai commencé par un échauffement sur les quais de Saône. Je suis parti en direction de Lyon et me suis retrouvé au milieu des bouchons. Pour doubler les voitures en toute sécurité, et en l'absence de bande cyclable, j'ai passé plus de temps sur la voie d'en face que sur la voie de droite. Curieusement, l'action la plus chaude s'est passée à un moment où j'étais sur un morceau de bande cyclable, bien à droite, lorsqu'un piéton tenant un gobelet de café a eu la bonne idée de traverser sans regarder. J'avais anticipé, sentant venir le danger, donc tout s'est bien passé.
Après 10km d'échauffement, je me suis attaqué à la montée du Mont Verdun par sa face la plus calme et la plus irrégulière. J'ai pris des routes sans circulation, pour éviter de gêner les automobilistes, et éviter de me faire gêner. Le montée grimpe par paliers, les pentes à 2% alternent avec celles au delà des 10%. Dans un passage à 17%, un écureuil me voyant arriver s'est dépêché de traverser la route et de grimper à un arbre ... vu ma vitesse dans une telle pente, il a eu le temps de grimper tout en haut de l'arbre avant que je n'arrive à sa hauteur.
Une fois en haut, je suis redescendu sur Dardilly, avant de filer sur Lentilly par une route en creux et bosses. J'ai roulé à ma main, au train, en profitant du grand air et des paysages. Dans la descente entre Lentilly et la vallée de l'Azergues j'ai croisé la nouvelle autoroute permettant de relier Lyon à Bordeaux, via Clermont-Ferrand. J'ai trouvé sympa le clin d'oeil du hasard, qui a placé ce panneau sur ma route sans que je ne l'ai prémédité.
En bas de la descente, je me suis directement attaqué à la montée de Charnay. J'ai géré la première partie, la plus pentue, puis j'ai repris mon train sur la deuxième partie qui est plus roulante. En haut, j'ai été obligé de m'arrêter pour laisser passer passer une classe de primaire qui rentrait de (ou partait vers) son cours de sport. De basket plus précisément, au vu des gros ballons oranges que certains portaient.
La descente s'est bien passée, j'ai ensuite fait un morceau de plat pour rejoindre les Monts d'Or. J'avais initialement prévu de rentrer chez moi (j'habite au pied des Monts d'Or), mais comme je me sentais bien j'ai décidé d'ajouter une difficulté supplémentaire avant de rentrer chez moi. J'ai donc grimpé la croix vitaise, toujours sans forcer, puis j'ai rejoint le Mont Thou et le Mont Cindre via la route des crêtes. Ces routes sont belles et calmes.
J'ai rencontré un groupe d'une centaine d'étudiants qui étaient en pleine visite géologique. J'ai eu le droit à quelques cris habituels, et au fameux "Allez le Tour de France !". Habituellement, je n'y prête pas trop attention, mais là cette remarque m'a donnée le sourire : la personne qui m'a criée ça devait être loin de se douter qu'en effet, je m'entraînais pour le Tour.
Le bilan de la sortie est positif : plus de 80km, plus de 1500m de dénivelé et un coup de pédale en amélioration. J'ai encore du mal à grimper, mon coup de pédale est lourd. Il me reste un mois pour l'améliorer, afin de mieux pouvoir franchir les nombreux cols qui émailleront la route du Tour. Place à deux jours de récupération avant le gros morceau du week-end : Bordeaux-Paris.
Consultez mon parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Au réveil, j'ai eu une bonne surprise : un beau ciel bleu et du soleil. Le temps de prendre mon petit dej', et le soleil se retrouvait voilé derrière un rideau de nuages blancs. J'ai mis un k-way dans ma poche arrière, au cas-où la pluie ferait une apparition. Niveau température, les 12° affichés par le thermomètre m'ont incités à sortir en tenue longue afin d'éviter de prendre froid.
J'ai commencé par un échauffement sur les quais de Saône. Je suis parti en direction de Lyon et me suis retrouvé au milieu des bouchons. Pour doubler les voitures en toute sécurité, et en l'absence de bande cyclable, j'ai passé plus de temps sur la voie d'en face que sur la voie de droite. Curieusement, l'action la plus chaude s'est passée à un moment où j'étais sur un morceau de bande cyclable, bien à droite, lorsqu'un piéton tenant un gobelet de café a eu la bonne idée de traverser sans regarder. J'avais anticipé, sentant venir le danger, donc tout s'est bien passé.
Après 10km d'échauffement, je me suis attaqué à la montée du Mont Verdun par sa face la plus calme et la plus irrégulière. J'ai pris des routes sans circulation, pour éviter de gêner les automobilistes, et éviter de me faire gêner. Le montée grimpe par paliers, les pentes à 2% alternent avec celles au delà des 10%. Dans un passage à 17%, un écureuil me voyant arriver s'est dépêché de traverser la route et de grimper à un arbre ... vu ma vitesse dans une telle pente, il a eu le temps de grimper tout en haut de l'arbre avant que je n'arrive à sa hauteur.
Une fois en haut, je suis redescendu sur Dardilly, avant de filer sur Lentilly par une route en creux et bosses. J'ai roulé à ma main, au train, en profitant du grand air et des paysages. Dans la descente entre Lentilly et la vallée de l'Azergues j'ai croisé la nouvelle autoroute permettant de relier Lyon à Bordeaux, via Clermont-Ferrand. J'ai trouvé sympa le clin d'oeil du hasard, qui a placé ce panneau sur ma route sans que je ne l'ai prémédité.
En bas de la descente, je me suis directement attaqué à la montée de Charnay. J'ai géré la première partie, la plus pentue, puis j'ai repris mon train sur la deuxième partie qui est plus roulante. En haut, j'ai été obligé de m'arrêter pour laisser passer passer une classe de primaire qui rentrait de (ou partait vers) son cours de sport. De basket plus précisément, au vu des gros ballons oranges que certains portaient.
La descente s'est bien passée, j'ai ensuite fait un morceau de plat pour rejoindre les Monts d'Or. J'avais initialement prévu de rentrer chez moi (j'habite au pied des Monts d'Or), mais comme je me sentais bien j'ai décidé d'ajouter une difficulté supplémentaire avant de rentrer chez moi. J'ai donc grimpé la croix vitaise, toujours sans forcer, puis j'ai rejoint le Mont Thou et le Mont Cindre via la route des crêtes. Ces routes sont belles et calmes.
J'ai rencontré un groupe d'une centaine d'étudiants qui étaient en pleine visite géologique. J'ai eu le droit à quelques cris habituels, et au fameux "Allez le Tour de France !". Habituellement, je n'y prête pas trop attention, mais là cette remarque m'a donnée le sourire : la personne qui m'a criée ça devait être loin de se douter qu'en effet, je m'entraînais pour le Tour.
Le bilan de la sortie est positif : plus de 80km, plus de 1500m de dénivelé et un coup de pédale en amélioration. J'ai encore du mal à grimper, mon coup de pédale est lourd. Il me reste un mois pour l'améliorer, afin de mieux pouvoir franchir les nombreux cols qui émailleront la route du Tour. Place à deux jours de récupération avant le gros morceau du week-end : Bordeaux-Paris.
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