samedi 31 août 2013

Chrono Pierre Ridard

Cet après-midi se tenait le "Chrono Pierre Ridard", un contre-la-montre de 19 kilomètres organisé par le SC-Manissieux. Il s'agissait de mon troisième contre-la-montre de l'année, puisque j'en avais fait un lors du Grand Prix de Saint-Vulbas puis un autre lors du Tour des Grands Ducs, mais c'était mon premier de la série des chronos de fin de saison.

J'ai récupéré mon dossard, je me suis changé puis je suis parti reconnaitre le circuit. Entre la salle des fêtes et le circuit, il y avait un peu moins de deux kilomètres de liaison à effectuer pour s'échauffer. J'ai fait un tour de reconnaissance afin de regarder comment soufflait le vent, les virages et les trajectoires à prendre, la qualité du goudron, ...

Arrivé 3 minutes avant mon départ, je n'ai pas eu le temps de me refroidir : j'ai eu le temps de boire quelques gorgées d'eau, de monter sur la rampe de lancement puis de me concentrer sur l'effort à produire. Je me suis élancé sur le petit plateau, quelques coups de danseuse puis je me suis mis directement en position aéro, sur les prolongateurs, tout en passant le gros plateau.

Je suis parti à fond, me livrant totalement dans la bataille sans me poser de questions et sans me retourner. Au bout de 4 kilomètres, à peine 4 kilomètres, je me suis fait doubler par Antony Cheytion : combinaison de champion de France (masters) de CLM sur les épaules, il a obtenu il y a quelques jours une 7ème place aux championnats du monde (masters) de chrono ! Il m'a laissé sur place, je n'ai pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait. Je n'ai pas cherché non plus à me calquer sur son allure : d'une part j'étais déjà à mon maximum et je ne pouvais pas accélérer davantage, d'autre part si je l'avais fait j'aurai explosé un peu plus loin.

La suite a été assez monotone : bien concentré dans mon effort, je veillais à ne jamais baisser de rythme. Quand on est seul sur des routes désertes, c'est le plus gros piège : on a tendance à baisser petit à petit son niveau d'effort. Etant l'avant-dernier à m'élancer, personne d'autre ne m'a rattrapé. En revanche, dans les derniers kilomètres, j'ai doublé 2 concurrents partis plus de 5 minutes avant moi. Ca m'a servi de point de mire : je n'ai pas vraiment changé mon allure, mais j'avais constamment un objectif a aller chercher devant moi, donc une source supplémentaire de concentration.

J'en termine en 31'52", à la vitesse moyenne de 37,3km/h. Je me classe à la 44ème place (sur 83), à 4'08" du vainqueur, l'homme qui m'a précédé les premiers kilomètres puis m'a devancé après m'avoir doublé. Je termine à la 7ème place de ma catégorie (17/29ans), remportée par Gregory Cassini, qui termine 2ème du classement global à une poignée de secondes du vainqueur.

Je suis un peu déçu par ma place. Au départ, je n'avais aucun espoir de bon classement, mais pour une rentrée je voulais que ça se passe du mieux possible. Je n'ai pas grand chose à me reprocher : j'ai fait une petite erreur de braquet dans une bosse, j'ai également perdu un peu de temps dans un virage mal abordé ... mais en dehors de ça, je ne pouvais pas faire grand chose pour aller plus vite. Cardiaquement, j'ai été à mon maximum tout le long. Ma position sur le vélo était excellente. Si je veux un meilleur classement, il va falloir que je m’entraîne mieux. Tout simplement.

Consultez mon parcours.

vendredi 30 août 2013

De retour de l'Eurobike 2013

Je suis rentré chez moi dans la nuit de vendredi à samedi, après 4 journées passées en Allemagne à l'occasion de l'Eurobike. Le séjour a été sportif : j'ai du marcher entre 25 et 30 kilomètres au sein des allées. J'ai également beaucoup piétiné au sein des stands, pour passer d'un modèle à un autre modèle.

Niveau alimentation, on avait beau être sur un salon dédié au cycle, ce n'était pas un salon dédié aux cyclistes. J'ai mangé des sandwichs. Beaucoup de sandwich, et quelques fruits ! C'était la seule chose qu'ils nous proposaient, en dehors de bretzels ou de petits gâteaux.

Niveau boisson, j'ai tourné principalement au jus de fruit, rarement au lait chaud et au chocolat chaud. Si vous aviez vu la tête des personnes en charge du service quand je leur demandais un lait chaud. C'était extraordinaire, elles ne comprenaient pas du tout pourquoi je voulais du lait chaud sans café ... je vous assure qu'en 26ans, c'était la première fois que j'avais de telles réactions en face de moi.

Comme je n'étais pas la-bas pour manger ni pour boire, niveau boulot ça s'est plutôt bien passé. Le premier jour, j'ai eu du mal à trouver mes marques. Tout est si grand, les stands sont si nombreux ... le deuxième jour a mieux été, je me suis mieux organisé et j'ai trouvé les chemins parallèles, plus courts et moins fréquentés. Le 3ème jour, j'ai pu être bien plus efficace : en optimisant chacun des déplacements, on gagne énormément de temps.

Niveau linguistique, si vous souhaitez y aller un jour, je vous conseille de réviser votre anglais. Mais pas votre anglais façon cours de collège, plutôt votre anglais sur le nom des pièces détachées du vélo : boitier de pédaler, axe de pédalier, plateaux, dérailleur, pneu, boyau, nom des matériaux, adjectifs sur le poids ou la taille, ... pour comprendre ce que la personne en face vous explique, c'est mieux de connaitre tous ces termes en anglais. Et comme ils se ressemblent tous, je vous souhaite bon courage.

Bilan : le salon a été fatiguant physiquement et mentalement. Les 9 heures de trajet à l'aller, et les 10 heures de trajet retour, ont augmenté encore plus la fatigue. Mais il a été très enrichissant : j'y ai vu plein de choses, plus ou moins finies (des simples prototypes aux produits qui sont sortis cet été), en route et en VTT. J'y ai également appris plein de choses : pour moi qui ne suis pas très axé sur le matériel, c'était particulièrement instructif. Enfin, j'ai fait quelques repérages sur du matériel qui pourrait m'être utile dans le cadre de mon projet sportif pour 2014 (projet que je vous dévoilerai en fin de saison). J'aurai besoin de matériel vraiment particulier, car le projet est bien différent de ce que j'ai fait ces dernières années, et que je veux l'aborder avec l'équipement spécifique qu'il requiert pour que tout se passe bien.

jeudi 29 août 2013

TDFête : planning d'une journée ordinaire

Aujourd'hui, je vais vous donner le planning standard d'une journée ordinaire au cours de notre extraordinaire aventure. Evidemment, ce planning bougeait légèrement selon les jours, notamment les jours de contre-la-montre !

  • 6h15 : réveil, un coup d'eau sur le visage pour se réveiller et on s'habille (en tenue civile pour moi, en tenue cycliste pour la majorité du groupe)
  • 6h30 : prise du petit déjeuner (pour moi : du pain et du miel, accompagné de jus de fruit), on discute de l'étape qui nous attend, de la météo, ...
  • 7h15 : retour à la chambre pour se brosser les dents et boucler notre sac
  • 7h30 : c'est parti pour un transfert en bus, chacun s'occupe comme il peut (certains dorment, d'autres écoutent de la musique en regardant le paysage, ou discutent avec leur voisin/voisine)
  • 8h30 : arrivée sur les lieux de départ, on récupère nos vélos, on remplit nos bidons (de l'eau et du sirop dans mon cas), on met de la nourriture dans nos poches (des barres de céréales et des madeleines dans mon cas), ceux qui n'étaient pas encore changés se changent dans le bus
  • 9h : départ de l'étape, les motos et la voiture ouvreuse partent légèrement devant, les véhicules suiveurs se placent derrière nous (voiture médicale, voiture de presse, camion des mécanos, voiture balai puis ambulance), les 2 véhicules de ravitaillement filent directement au lieu de repas du midi tandis que le bus rallie l'arrivée
  • 10h : pause pipi ! 5 minutes d'arrêt !
  • 13h : arrivée sur le lieu de ravitaillement après 4 heures de selle, tout est installé dans un coin calme et ombragé pour qu'on puisse manger dès notre arrivée
  • 14h : on reprend la route après avoir bien mangé et bien bu, les véhicules reprennent tous leur place attribuée dans la file
  • 18h : arrivée de l'étape après 4 heures supplémentaires de vélo, on pose nos vélos et on se ravitaille (sandwichs, jus de fruits, eau gazeuse, fruits secs, ...)
  • 18h30 : transfert en bus jusqu'à l'hotel
  • 19h30 : arrivée à l'hotel, distribution des chambres, on prend une douche bien méritée
  • 20h30 : début du repas, assez long car servir 50 personnes ne se fait pas en quelques minutes
  • 22h : fin du repas, briefing pour le lendemain (description de l'étape, horaires du petit déjeuner et du départ, lieu du ravitaillement du midi et autres informations utiles au bon déroulement de la journée à venir)
  • 22h30 : retour dans nos chambres, certains partent se faire masser, d'autres se regroupent pour discuter
  • 00h : extinction des lumières, on rejoint les bras de Morphée pour une nuit récupératrice

mardi 27 août 2013

Eurobike 2013

Ce matin, je pars afin de me rendre à l'Eurobike, le plus grand salon du cycle. Pour vous donner un ordre d'idée du gigantisme de ce salon : 1250 exposants sont répartis sur 100 000 m² (plus de 11 fois la surface du terrain du Stade de France). Selon Guillaume Robert (cf son article), il faut 20 minutes pour passer du premier hall au dernier hall, sans s'arrêter aux stands entre temps.


J'y resterai 3 jours. Je ne suis pas un grand passionné de matériel, bien que je m'y intéresse de plus en plus. J'y vais certes pour le plaisir de découvrir les nouveautés (les marques les présentent en général au cours de ce salon), mais j'y vais surtout pour mon travail : j'y vais pour prendre des photos pour l'un de mes clients. J'avoue, il y a des métiers plus durs que le mien. Cependant, ça n'aura rien de vacances : à 2, ça nous fera 600 stands à couvrir chacun, soit 200 stands par jour ...

lundi 26 août 2013

Sortie de décrassage

Au lendemain du Grand Prix d'Echalas, j'ai effectué une sortie de décrassage. Guillaume est venu me chercher : il a fait 2 heures d'entraînement avant, et on a poursuivi ensemble sa sortie. L'objectif de la sortie était double : me décrasser d'une part, mais aussi tester le vélo de chrono. Je pars demain midi en Allemagne, sans vélo, et ne rentrerai que dans la nuit de vendredi à samedi.

Mon premier chrono ayant lieu samedi après-midi, et ne m'en étant pas servi depuis le mois d'avril, je voulais me réhabituer au passage des vitesses et au freinage. J'ai bien fait, car le changement de vitesse au prolongateur n'est pas naturel : sur une des manettes il faut tirer vers le haut pour aller plus vite, tandis que sur l'autre il faut pousser vers le bas.

On a roulé tranquillement, en discutant. Je sens que des courbatures, principalement dans la cuisse gauche, me gênent pour pédaler. C'est assez étrange comme sensation. J'avais déjà vécu ça sur la course de Londres : j'ai l'impression que du côté gauche je ne peux pas appuyer aussi fort sur la pédale que du côté droit. J'espère que ça ne me gênera pas trop samedi. Je vais poursuivre mes étirements et faire un massage pour décontracter tout ça.

Consultez notre parcours.

dimanche 25 août 2013

Grand Prix d'Echalas

Cet après-midi se tenait le 6ème Grand Prix d'Echalas, (bien) organisé par l'ECDOullins. Le parcours tracé sur les contreforts du massif du pilat était sélectif : une montée usante de 3,4km à 3,1%, présentant un passage de 150m autour des 10%. Les 3,6km de descente n'étaient pas de tout repos : il y avait quelques virages serrés à négocier et de légères remontées en cours de route. Bref, le circuit de 8 kilomètres était exigeant et changeait des circuits plats en zone industrielle.

Je me suis échauffé en compagnie de mes amis de l'ACLyonVaise : Maxime, Jean (qui a réussi à crever au moment de descendre le vélo de la voiture) et Elie ont découvert le circuit en même temps que moi. On a fait un tour de reconnaissance pour repérer les virages et voir l'impact du vent. Après l'échauffement, on est revenu à proximité de la ligne de départ. On a patienté 25 minutes sans bouger, ce qui nous a fait perdre tout le bénéfice de l'échauffement.

Le premier tour a été marqué par quelques attaques, vouées à l'échec vu la vitesse du peloton. Ma fréquence cardiaque moyenne de ce premier tour a été de 180, pour un maximum de 188. Musculairement ça allait, mais cardiaquement ça n'allait pas du tout. J'avais Maxime dans ma roue, j'ai vu qu'il n'était pas mieux que moi. On a échangé quelques mots pour râler contre la rapidité du départ ... un premier tour de chauffe, comme en Formule 1, nous aurait mieux plu.

Le deuxième tour a été un peu mieux : ma fréquence cardiaque moyenne a été de 173. Une vitesse moyenne en baisse de 0,7km/h, ça change beaucoup de choses ! Mais bon, mon seuil étant à 172, j'ai quand même bien souffert tout au long du tour notamment car une personne a laissé un trou dans la descente et qu'il m'a fallu le combler ... 2 fois.

J'ai craqué dans le 3ème tour. Dans la partie à 10% le peloton a filé sans moi. Musculairement ça allait, mais mon coeur est resté planté. Incapable de suivre l'accélération du peloton, j'ai été lâché. J'ai tenté de revenir au contact à la faveur d'une portion roulante, mais la suite de la montée avec un léger vent de face m'a cloué sur place. Bye bye cher peloton, on se reverra à l'arrivée. Dans la descente, je me suis relevé pour attendre d'autres coureurs. Maxime et mon équipier Sylvain avaient craqué quelques minutes auparavant. Je n'ai retrouvé aucun des deux, en revanche j'ai retrouvé Mathis (coéquipier du futur vainqueur) avec qui j'ai discuté pendant 2 tours.

J'ai ainsi passé les tours 4 et 5 à discuter. On s'est fait reprendre par le peloton des coureurs de 3ème catégorie, on s'est glissé dans leurs roues le temps d'un tour. J'avoue qu'à ce moment, je n'avais aucune motivation et j'ai laissé le peloton filer dans le 6ème tour sans chercher à m'accrocher. J'ai fait la majorité du 6ème et le 7ème tour seul, comme si j'étais à l'entraînement : je n'abandonne jamais de course, même lâché j'en profite pour m'entraîner. Sur un circuit usant et bien sécurisé, ça ne peut qu'être bénéfique !

Je me suis fait prendre un tour à 4 kilomètres de l'arrivée. Ca m'a fait un sacré choc : ça faisait plusieurs années que ça ne m'était pas arrivé, à fortiori sur un circuit de 8 kilomètres ! J'ai vu les autres passer à côté de moi. Comme c'était le dernier tour et que le peloton était explosé en petits groupes, je ne me suis pas accroché dans les roues. J'ai rallié l'arrivée à mon rythme.

Je ne suis pas très content de ma prestation. Je suis compétiteur, et me faire lâcher au bout de 20 kilomètres est frustrant. Me faire prendre un tour l'est encore plus. Non seulement je n'étais pas au niveau, mais j'en étais loin. Très loin. Le seul point positif est lié au fait que je sois resté 28 minutes globalement au dessus de mon seuil. C'est bon signe en vue des chronos, ou il faut y rester le plus longtemps possible. Samedi, j'attaque la saison des chronos, je verrai où j'en suis.

Consultez le parcours et mes données.

samedi 24 août 2013

Déblocage à la veille du grand prix d'echalas

Cet après-midi, j'ai effectué un déblocage afin de me préparer en vue du Grand Prix d'Echalas. Je voulais sortir en fin de matinée, afin de garder toute mon après-midi pour bosser. J'étais en train de me changer, quand un gros orage s'est abattu sur ma toiture. J'ai remis une tenue normale, et j'ai patienté. J'ai attendu que l'orage passe, puis que le vent sèche la route.

En milieu d'après-midi, j'ai cette fois enfourché mon destrier. Je me suis échauffé pendant près de 40 minutes, avant de commencer mon déblocage. Par expérience, j'ai constaté que ce qui fonctionne le mieux pour moi c'est une série de sprints en pyramide : 15 secondes de sprint à fond, 15 secondes de relâchement musculaire, de nouveau 15 secondes de sprint à fond ... je fais ainsi 3 séries de 3 sprints. Cette série de petits sprints courts, enchaînés sans que le coeur ne redescende vraiment, fonctionne mieux (dans mon cas) que des sprints plus longs.

La première série s'est passé sans accroc. En revanche, juste avant de commencer la deuxième série j'ai crevé. Une crevaison lente. Je me suis arrêté quelques secondes, le temps de regarder si la roue allait tenir le temps de ma série de sprints. Je suis reparti, mais en accélérant un peu j'ai vu que ça ne tenait pas et que j'allais prendre des risques inutiles. J'ai changé de chambre à air et je suis reparti. Le temps de réparer, mon coeur était redescendu : j'ai préféré ne pas faire la deuxième série, et me suis concentré sur la 3ème. Elle s'est très bien passée.

Je suis rentré tranquillement chez moi. Après avoir mangé un peu et m'être douché, je me suis étiré. Le Tour m'a fait perdre une partie de ma souplesse, je veille donc à m'étirer régulièrement afin de la retrouver petit à petit. Pour la course de demain, je ne me ais aucune illusion : je manque bien trop de rythme pour pouvoir faire quoi que ce soit. Je vais tâcher de rester le plus longtemps possible dans le peloton, sur un parcours vallonné que je vais découvrir.

Consultez mon parcours.