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mercredi 31 octobre 2018

Gentleman de Saint André d'Huiriat

Dimanche dernier, j'ai participé à ma dernière épreuve de l'année. Je me suis rendu à Saint André d'Huiriat, dans l'Ain, pour y disputer un gentleman avec Sébastien, le président de l'ASBM.

C'était la première fois que je participais à cette épreuve, c'était la première fois que j'effectuais un gentleman avec Sébastien et c'était même la première fois que je posais mes roues dans ce petit village de 579 habitants au dernier recensement (2015). Une série de premières. Juste à côté, dans le village voisin de Biziat, j'avais effectué ma première course en 2ème catégorie FFC il y a 9 ans. Je suis repassé dans le village lors de la récupération d'après-course, j'ai immédiatement retrouvé l'église devant laquelle avait lieu le départ et l'arrivée. La bosse menant au centre du village n'a pas changée, une longue ligne droite bordée de platanes ... seul un ralentisseur a été ajouté à l'entrée de la bourgade. De quoi faire revenir une série de souvenirs. Mais revenons au gentleman.

Arrivé sur place une heure et demie avant l'heure de départ demandée, en récupérant nos dossards avec Sébastien nous avons découvert que notre départ était avancé d'une demi-heure. Première surprise. Pour l'échauffement, les premiers départs ayant eu lieu, nous comptions faire le circuit à l'envers comme cela se fait en général ... mais le circuit était fermé à la circulation à contre-sens pour tout le monde, automobiles et vélos. On est donc allé s'échauffer plus loin, en dehors du circuit. Pendant l'épreuve, on a vu des duos qui s'échauffaient sur le circuit, dans le sens de l'épreuve. Ca ne m'avait pas traversé l'esprit, puisque ce n'est pas dans mes habitudes, mais la circulation étant en sens unique il était peut-être autorisé de s'échauffer sur le circuit, dans le sens de la course ... à condition de veiller à ne pas gêner ceux en course.

Photo prise par Sandrine

L'échauffement raccourci, sans zone pratique repérée à l'avance, n'a pas été le meilleur possible mais c'était mieux que rien et même plutôt pas mal vu les circonstances. Avec Sébastien on s'est rendu au départ 2 minutes avant l'heure prévue, on a plaisanté jusqu'au dernier moment, mais une fois le TOP donné on a plus rigolé. Sébastien a pris le premier relais, je suis passé devant une trentaine de secondes plus tard, puis nos relais se sont enchaînés naturellement comme si nous avions toujours fait ça ensemble. Deux coureurs expérimentés trouvent toujours le bon équilibre entre eux.

Notre duo a été parfaitement complémentaire et plutôt équilibré. Sébastien, plus explosif que moi, relançait régulièrement l'allure dans les zones sinueuses. Etant un métronome, quand il faiblissais après la relance je prenais le relais et maintenais le même tempo jusqu'à la relance suivante.

Photo prise par Sandrine

Dans le premier tour, puisque ni lui ni moi ne connaissions le parcours, on s'est fait surprendre par quelques enchaînements de virages. Pourtant, le circuit n'était pas très technique et favorisait nettement la puissance : entre le vent de face dans les parties en faux-plat descendant, et les incessants faux-plats montants, nous étions toujours en prise et il n'y avait pas d'endroit permettant de récupérer. Malgré une meilleure connaissance des virages au deuxième tour, nous avons été un peu plus lent car nous étions nettement plus fatigués. Dans la bosse finale d'arrivée, une des chaussures de Sébastien s'est décrochée de la pédale, mais comme il était plus fort que moi il a eu le temps de la renclencher avant que je ne lui passe devant.

Nous franchissons la ligne en 27'29", ce qui nous place en 26ème position sur les 64 binômes.

Consulter mes données et le classement.

mercredi 17 octobre 2018

Gentleman Caladois

Samedi s'est tenue la 48ème édition du Gentleman Caladois, une épreuve que je n'effectue traditionnellement que les années impaires : 2009, 2011, 2013, 2015 ... mais que j'avais manquée en 2017 puisqu'elle a eu lieu le jour de mon mariage. Donc, pour la première fois, j'y ai participé une année paire.

Comme pour mes précédentes participations, j'ai retrouvé Rémy. Nous avons toujours fait cette épreuve ensemble. On a eu par le passé toutes les conditions météo : entre 6° avec pluie battante et une vingtaine de degrés avec un grand soleil, nous avions déjà connu presque tous les extrêmes. Cette année, il faisait doux mais un fort vent du sud gênait tout le long du parcours. Comme il s'agit d'une boucle oblongue partant en direction de l'ouest, la reconnaissance du parcours à l'échauffement nous a permis de constater que le vent soufflait tout le temps de la gauche à l'aller et tout le temps de la droite au retour. Presque aucun endroit n'était à l'abri.


On a fini notre échauffement, fini de nous équiper, mis le dossard et on s'est rendu au départ. Nous n'avions pas beaucoup de marge, mais nous étions dans les temps et bien en place pour le décompte des 30 dernières secondes. Quand l'arbitre au départ nous a libéré, Rémy a directement pris un rythme très élevé. Trop élevé. Je l'ai laissé se calmer pendant une minute avant de prendre mon relais. Les années précédentes, il était tellement supérieur que j'avais pour seule consigne de ne pas lâcher sa roue arrière et de lui crier d'accélérer ou de ralentir. Les rares fois où je lui ai pris un relais, je me suis immédiatement fait engueuler car ma débauche d'énergie nous faisait perdre du temps vu qu'il n'était pas à fond et n'avait donc pas besoin de récupérer.

Cette année, nous avons partagé les relais sans que je ne me fasse engueuler. Vu qu'il n'a pas touché son vélo depuis plusieurs semaines, il n'a pas la même forme que d'habitude. Même sans préparation, chacun de ses passages me faisait mal, il mettait un grand coup d'accélérateur pour me doubler et avec le vent j'avais du mal à me replacer à l'abri. Un coup d'oeil au compteur à mi-parcours m'a indiqué que malgré le vent nous étions dans les temps de notre record. La débauche d'énergie était conséquente, j'étais proche de la rupture, mais comme la première moitié du parcours est ascendante et que la deuxième moitié est descendante, je savais que ce serait plus facile ensuite.

A la bascule, au moment de prendre de la vitesse pour rentrer à fond en direction de la ligne d'arrivée, le vent était tellement fort qu'il était compliqué de tenir le position sur les prolongateurs. On a fait le retour le plus lent de nos 5 participations, même complètement gelé et sous la pluie en 2013 nous avions été plus rapides dans la descente. Le vent de travers nous a gêné, tout comme il a gêné l'ensemble des participants.


La bosse d'arrivée, vent de face, nous a achevé. Remy était au bout du rouleau mais s'est accroché à ma roue arrière sans rien lâcher. J'avais légèrement surestimé mes forces, ou sous-estimé le vent, donc je me suis tassé dans les 50 derniers mètres. Nous coupons la ligne en 20'32" ... mais nous sommes classés à la 7ème place en 19'33". Les arbitres ont été sympa et nous ont retiré une minute, alors que le temps des autres duos semble cohérent avec leur temps sur le segment Strava de l'épreuve. Etrange.


Consultez mes données et le classement.

lundi 8 octobre 2018

Tour du lac de Paladru

Ce samedi a eu lieu le traditionnel Tour du lac de Paladru, un rendez-vous incontournable pour les spécialistes de l'effort contre-la-montre. L'épreuve rassemblant chaque année environ 250 participants, il s'agit de l'épreuve la plus prisée du calendrier Rhône-Alpin.

J'y ai participé pour la 7ème fois. Sur les 10 dernières éditions de l'épreuve je n'ai manqué ce chrono qu'en 2010, 2012 et 2017. Je commence à bien connaître le parcours, même si je ne parviens toujours pas à le dompter et qu'il me malmène à chaque fois.

Cette année, je participe aux différentes épreuves de fin de saison pour le plaisir, sans pression. La veille au soir, je montais des meubles en prévision de l'arrivée d'un enfant en fin d'année. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus reposant à la veille d'une épreuve. Le matin, avant de charger le vélo dans la voiture, j'ai porté des végétaux au point de collecte local de la déchèterie. Ce n'est pas ce qui est recommandé quelques heures avant une épreuve. Mais quand on vient avec pour seule ambition de s'amuser, ça n'a pas la plus grande importance.

Je me suis échauffé en effectuant un premier tour du lac, dans le sens de l'épreuve, avant les premiers départs. Je retrouve petit à petit ma routine d'échauffement habituelle, que j'avais un peu oubliée, même si cette fois j'ai été un peu pris par le temps et que j'ai été obligé de la raccourcir. J'ai rejoint la zone de départ environ 10 minutes avant l'heure prévue et j'ai fini mon échauffement à proximité après l'habituelle vérification de l'heure utilisée par l'organisation. Quand le concurrent me précédant est parti, à 30 secondes de mon propre départ, je me suis rendu compte que je n'étais pas sur un braquet adapté, ce que j'ai rectifié sans paniquer. Cinq, quatre, trois, deux, déclenchement du compteur, un, je lâche la barrière, PARTEZ !

Le départ était vent de face, je me suis retrouvé directement collé au goudron. J'étais tellement persuadé que la roue arrière frottait contre le frein que j'ai songé à m'arrêter pour vérifier pendant les deux premières minutes. Mais je me suis dit que sur 14 kilomètres et 20 minutes d'effort, un frein qui frotte légèrement allait me couter environ 30 secondes (2 secondes au kilomètre / 2,5% du temps) soit autant de temps que celui perdu pour freiner, s'arrêter, vérifier, régler le problème puis repartir. S'il y avait un problème, je n'aurai pas gagné de temps ... s'il n'y en avait pas eu, j'aurai perdu du temps inutilement. Comme je n'avais rien décelé à l'échauffement, j'ai préféré oublier la gêne et me concentrer pleinement sur mon effort.


J'ai passé les premières bosses du parcours en écrasant fort les pédales. Quand le vent est favorable ces bosses ne sont déjà pas faciles à aborder ; Avec le vent défavorable cette année, c'était encore moins évident. J'ai écrasé les pédales sans me poser de questions et en sachant que la partie "retour" serait plus facile cette année grâce à l'appui du vent. Autant lâcher les chevaux, se faire plaisir, mais tout en gardant à l'esprit qu'il faudra tenir 20 minutes.

A Charavines, le village au bout du lac, j'arrivais lancé à pleine vitesse dans la descente quand au rond-point à l'entrée du village une auto-école est restée plantée à l'entrée du rond-point. L'élève-conducteur a du se retrouver coincé entre les gestes du signaleur, les instructions du moniteur et ma présence dans son rétroviseur. Je n'ai pas voulu prendre de risques inutiles, j'ai préféré freiner fortement et attendre qu'il libère la route avant de passer. La poignée de secondes que j'ai perdues dans l'opération valent largement mieux que la convalescence après avoir percuté bêtement une voiture. Mon plaisir c'est de rouler sur deux roues, pas de rouler en boule sur le goudron.

J'ai fait un retour rapide vers l'arrivée. Mon meilleur retour du point de vue du chrono, un peu aidé par le vent. Mais surtout aidé par ma progression physique au fil du temps, le vent n'étant pas assez fort pour me ramener sans que je n'ai à fournir d'efforts. Par rapport aux autres années, où j'ai en mémoire la douleur de ces interminables faux-plat montants avec les jambes lourdes et un vent qui freine, c'était bien plus agréable cette année. Je livre une prestation solide par rapport à mes capacités du moment, même si dans les dernières minutes je n'étais plus pleinement lucide et que j'ai commis quelques petites erreurs. J'ai quand même retrouvé un éclair de lucidité juste avant le dernier virage, un bel angle droit sur la gauche à moins de 20 mètres de la ligne d'arrivée ... je suis souvent resté planté dans ce virage car je ne changeais pas de braquet. Mon éclair de lucidité m'a fait penser à changer de vitesse juste avant le virage, ce qui m'a permis de relancer proprement jusqu'à la ligne.

Je boucle l'épreuve en 20'54", soit 16 secondes de plus que mon record. Je suis 126ème sur 231 participants, soit mon plus mauvais résultat. Je ne suis même pas dans la première moitié du classement, ce qui ne m'était arrivé qu'une seule fois en 2013.



Je ne suis fait plaisir, j'ai tout donné et je n'ai pas de regrets. Merci aux organisateurs, qui comme chaque année ont fait un travail impeccable. Bien sur, certains humains font des erreurs et d'autres sont stupides, donc comme chaque année quelques participants ont mal vécu la cohabitation avec les autres usagers de la route, mais ce n'est pas la faute des organisateurs.

Consultez mes données et le classement.

mardi 18 septembre 2018

Grimpée de la Croix-Régis

Samedi a eu lieu la grimpée "Condrieu - La Croix-Régis", dans le massif du Pilat. J'y ai participé pour la première fois, bien qu'il s'agisse de la 25ème édition de l'épreuve. Il est rare que je tombe sur une épreuve plus jeune que moi, la tendance étant à la disparition d'épreuves plutôt qu'à leur création.

Bien que situé au sud ouest de Lyon, il est rare que je m'aventure dans le Pilat. Les Monts du Lyonnais et le Beaujolais, respectivement à l'ouest et au nord de Lyon, sont suffisamment vastes pour que je puisse m'y amuser sans avoir besoin d'aller chercher plus loin mon bonheur. Je n'avais jamais emprunté l'itinéraire de cette grimpée, ni en totalité ni même un petit morceau. J'entrais donc dans l'inconnue du point de vue du parcours ... mais dans le parfaitement connu du point de vue physique. Une grimpée d'une vingtaine de minutes ressemble à une autre grimpée : on se met à fond et on y reste le temps nécessaire pour rejoindre l'arrivée.

Un dossard neuf, c'est rare

Je suis arrivé sur place, j'ai choisi mon heure de départ (car sur cette épreuve il n'y a pas de pré-inscription), je me suis changé puis j'ai enfourché mon vélo pour une première grimpée en reconnaissance. Ca m'a permis de prendre des repères, de constater les irrégularités de la pente, de regarder comment était le vent (défavorable tout le long), le goudron, les virages, ... bref, tout ce qu'il me fallait pour me rassurer et me permettre de me livrer pleinement. Le fléchage était vraiment bien, impossible de se tromper. En bonus, des panneaux indiquaient chacun des 5 derniers kilomètres et chaque hectomètre des 500 derniers mètres. En plus du repérage, j'ai profité de l'ascension pour m'échauffer physiquement.

Le Rhône en bas, les vignes en bord de route

La descente m'a permis de profiter du paysage : la route offre un panorama dégagé sur les alentours et plonge en direction du Rhône. C'était beau à la montée face aux collines, c'était encore plus beau à la descente face à l'horizon. La fin de la descente, donc le début de l'ascension, se fait dans les vignes de Condrieu (AOC). Tous les automobilistes les aperçoivent quand ils prennent l'A7 entre Lyon et Valence, juste après les vignobles de Côtes-Roties (AOC). Quand on est sur l'autoroute à cet endroit, on voit quelques petites routes qui grimpent droit dans la pente et on se dit qu'on aimerait pas les monter (ni les descendre) à vélo ... heureusement, ce n'était pas ces routes la qu'il fallait grimper.

Après la descente, quelques minutes de pause à la voiture pour me débarrasser du superflu, et me voilà parti en direction de la zone de départ. Impossible de la manquer : une multitude de barrières, un barnum jaune et des bâches publicitaires colorées matérialisaient l'endroit. Je me suis positionné dans le sas quelques minutes avant mon départ, j'ai regardé les 2 coureurs partant avant moi s'élancer, puis je me suis placé à mon tour et me suis concentré. Deux personnes devant moi à une minute d'intervalle, deux personnes à "chasser". Par chance, il n'y avait personne qui devait s'élancer derrière moi avant 5 minutes, donc personne pour me chasser.

J'ai pris un départ plus calme que la semaine dernière. J'ai immédiatement trouvé mon rythme de croisière et m'y suis tenu pendant les 3 premiers kilomètres à un peu plus de 5% de moyenne. La pente n'était pas parfaitement régulière, mais les variations de pente n'étaient pas trop importantes donc j'ai pu conserver mon allure sans soucis. J'avais bien fait de profiter du paysage avant que le chronomètre ne s'enclenche, car je n'ai rien vu du tout cette fois.

La partie vallonnée

Un peu après le 3ème kilomètre, une partie plus vallonée débutait. La route montait et descendait légèrement pendant un kilomètre et demi particulièrement exposé au vent. La vue étant dégagée, j'ai vu au loin les deux personnes parties avant moi et ai pu faire un pointage : déjà une minute de récupérée sur celle partie 2 minutes avant moi, et 15 secondes de récupérées sur celui parti 1 minute avant moi. A un tiers du parcours, c'était encourageant mais j'ai fait attention à conserver mon rythme de croisière : mon adversaire c'était le chronomètre, revenir sur eux trop rapidement et m'écrouler ensuite n'avait aucun intérêt.


Une petite descente rapide entre le panneau annonçant l'arrivée à 5 kilomètres et celui annonçant l'arrivée à 4 kilomètres, et me voilà reparti de plus belle. Désormais, il fallait grimper pendant 3,6 kilomètres à un peu plus de 5% de moyenne pour rejoindre la ligne d'arrivée. Au changement de pente, j'avais encore grignoté quelques secondes sur les deux personnes devant moi à qui il restait encore une bonne trentaine de secondes d'avance.

J'ai augmenté légèrement le rythme en sentant que la section légèrement descendante m'avait permis de récupérer un peu. Le panneau annonçant les 3 derniers kilomètres est arrivé, doucement. Les panneaux kilométriques en montée défilent toujours plus lentement que ceux en descente, malgré une grosse débauche d'énergie. J'ai doublé la cycliste partie deux minutes avant moi, puis après quelques coups de reins supplémentaires j'ai doublé à pleine vitesse le cycliste parti une minute avant moi. Les jambes et le coeur faisaient mal, il restait encore deux kilomètres et j'étais plus lent que mes prévisions, mais le fait de doubler d'autres concurrents m'a confirmé que je n'étais pas le seul à souffrir et que le vent faisait mal à tout le monde.

Je n'ai pas eu le temps de savourer longtemps mon plaisir de doubler : j'ai à peine eu le temps de vérifier que la personne ne s'était pas mise dans mon sillage que je voyais Anthony Cheytion me doubler comme une fusée. A plus d'un kilomètre de l'arrivée, il m'avait déjà repris les 5 minutes qui nous séparaient et vu sa vitesse en me doublant l'addition promettait de s'alourdir. Il me prendra finalement 5'52", son chrono lui permettant de remporter l'épreuve avec presque une minute d'avance (57") sur son plus proche challenger.


J'ai poursuivi mon effort sans me préoccuper de sa présence. Il a disparu tellement vite que de toute façon je ne l'ai pas vu longtemps. J'ai tout donné jusqu'au bout, le dernier kilomètre m'a semblé interminable. A chacun des panneaux placés tous les cent mètres dans les cinq cent derniers mètres, j'avais l'impression d'avoir parcouru deux cent cinquante mètres au moins. La dernière ligne droite ne semblait pas avoir de fin, j'ai explosé dans les cent derniers mètres. J'ai franchi la ligne d'arrivée et ai mis plusieurs longues minutes avant de récupérer. Aucun doute, je ne pouvais pas faire mieux. Mon temps de 25'44 m'a permis de prendre la 34ème place sur 66 participants. A la moitié du classement, comme la semaine dernière.


Après quelques minutes au sommet pour retrouver mes esprits et surtout ma lucidité, j'ai pu me lancer dans la descente. Je me suis changé, j'ai rangé mon matériel, j'ai rendu mon dossard puis je suis rentré chez moi. Je reviendrai avec plaisir sur cette épreuve car le parcours est sympa et qu'elle est très bien organisée. Le fléchage est excellent, aussi bien sur le parcours que pour les à-côtés (pour s'y rendre, pour la zone des dossards, ...), la sécurité est parfaitement assurée, la prise et le rendu de dossard est facile et rapide, les bénévoles sont accueillants, ...

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dimanche 9 septembre 2018

Grimpée de Chaussan

Ce samedi, j'ai participé pour la troisième fois à la grimpée de Chaussan, dans les monts du Lyonnais. Il s'agit d'un contre-la-montre en côte de 14,4 kilomètres, entre le village de Chaussan et celui de Saint-André-la-Côte, que les meilleurs avalent en 26 minutes.

Comme à chacune de mes précédentes participations, j'ai fait une première fois la montée afin de m'échauffer et de reconnaitre le parcours. J'ai fait le début de l'ascension en compagnie de Sylvain et de Shane, mais leur départ étant 20 minutes avant le mien ils ont fait demi-tour à mi-parcours. Les jambes répondaient pas trop mal. Après la descente et le passage par la voiture pour retirer le superflu, quelques accélérations plus soutenues m'ont permis de réveiller pleinement le corps et d'éviter que de l'acide lactique ne vienne me gêner en plein effort.

Je me suis rendu au départ dans les 5 minutes précédant l'heure prévue, après m'être assuré un quart d'heure avant mon départ que l'organisation avait bien la même heure que moi et qu'ils étaient dans les temps. Il m'est déjà arrivé par le passé d'arriver en pensant avoir 5 minutes d'avance et de me retrouver à partir dans la foulée car l'organisation était en avance. Il est aussi arrivé que l'organisation soit en retard et qu'il faille attendre 10 minutes en plus des 5 minutes d'avance que j'avais. Je préfère désormais toujours vérifier un peu avant et adapter la fin de mon échauffement en fonction du décalage réel.

Dans les 30 secondes précédant mon départ, je me suis rendu compte que j'avais oublié de remettre ma chaine sur le bon pignon. J'avais beaucoup trop petit puisque je venais de grimper une côte raide juste avant. Sans paniquer, j'ai changé de pignon et me suis reconcentré pour le décompte des 10 dernières secondes. Trois secondes, j'appuie sur la touche lap du compteur, deux secondes, une seconde, je lâche la barrière, TOP, j'écrase les pédales ! Une routine classique parfaitement maitrisée pour mon 53ème contre-la-montre.

En plein effort, merci à Thierry ou Solène pour la photo

Je suis parti un peu fort, comme presque tout le monde sur ce genre d'épreuve. J'ai tenté de me tempérer mais les jambes tournaient toutes seules. J'ai trouvé mon rythme de croisière au bout de 3 ou 4 minutes et ai continué ainsi jusqu'au sommet de la bosse de la première partie (3km à 5%). A la bascule, j'ai d'abord passé le gros plateau pour reprendre de la vitesse puis j'ai profité de cette section rapide (1km à -1%) pour boire un premier coup. Les occasions de se ravitailler sont rares, il ne faut pas les manquer.

J'ai poursuivi ma route, grimpant désormais en faux plat montant jusqu'à l'arrivée. 10 kilomètres à 2,3% de pente moyenne. Les quelques intersections étaient parfaitement sécurisées par des bénévoles efficaces dans leur travail et pas avares en encouragements. Un grand merci à eux, à la fois pour leur rôle de sécurisation et à la fois pour les petits mots d'encouragements. C'est toujours apprécié, même quand les jambes tournent bien et qu'on est pas (encore) en difficulté (pour le moment). J'ai également bénéficié des encouragements d'Hervé et d'Augustin, tous deux étaient présents sur le parcours sans participer à l'épreuve, puis de Sylvain et Shane qui ont donné de la voix en me croisant pendant qu'ils descendaient après avoir franchi la ligne.

J'ai connu mon traditionnel coup de mou au même endroit que d'habitude, autour de la 18ème minute à l'approche de la ville de Saint-Martin-en-Haut. Peu avant, un coup de sifflet dans mon dos à un carrefour m'a indiqué que le coureur parti une minute derrière moi s'était rapproché et devait être à moins de trente secondes derrière moi. Comme je faiblissais, je m'attendais à le voir revenir sur mes talons mais évidemment je ne l'ai pas attendu et ai tenté de maintenir l'effort le plus élevé possible afin de ne pas me faire rattraper. En tout cas, je ne comptais pas le laisser me doubler sans me battre.

Après le virage de Saint-Martin-en-Haut, j'ai retrouvé de la vigueur et ai pu reprendre ma marche en avant vers le sommet. A l'épingle à gauche, je n'ai vu personne derrière moi ... et n'ai pas entendu de coup de sifflet après mon passage. De quoi me conforter dans mon impression que j'ai réussi à bien gérer ce petit coup de moins bien. A l'occasion d'une grande combe, j'ai aperçu deux cyclistes au loin devant moi ... de la position de chassé, je suis devenu chasseur avec un point de mire devant moi. Bon, quand on est à fond et qu'on est pleinement concentré sur son effort, avoir un point de mire ne change pas grand chose. Le coeur et les jambes ne se multiplient pas, la route ne s'aplanit pas. Finalement, je ne reprendrai que treize secondes au coureur parti une minute devant moi et ne céderai que 9 secondes à celui parti une minute derrière moi.

Je termine au sprint la dernière ligne droite, enfin un sprint ralenti sur un braquet bien trop gros pour mes cuisses fatiguées. Je franchis la ligne en 32'31", ce qui me place en 32ème position dans le classement. Je mets une quarantaine de secondes de plus qu'il y a deux ans pour le même niveau d'effort ... sachant que j'ai 4 kilos de plus qu'il y a deux ans, ce qui équivaut justement à une quarantaine de secondes à ce niveau d'effort.

La courbe de mon effort : 260w moy (262w NP) pour 176bpm moy

Je suis satisfait de ma performance. Il faisait beau et bon, j'ai retrouvé des amis, le paysage (observé à l'échauffement) est très beau. Tout s'est bien passé. Avec les travaux d'habitation et le déménagement, j'ai une forte fatigue qui se lit aisément sur mon visage. Inutile d'être un expert pour le voir sur la photo prise quelques heures avant la grimpée :


Bref, je suis satisfait et rassuré sur ma condition physique qui n'a pas trop baissé ces derniers mois. La semaine prochaine, j'irai découvrir la grimpée de la croix régis, à laquelle je vais participer pour la première fois.

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lundi 9 avril 2018

La Bisou : 102ème

Ce dimanche, j'ai participé pour la 4ème fois à la cyclosportive "La Bisou". J'avais participé deux fois au petit parcours (qui était vraiment petit à l'époque, seulement 56km) et j'en suis donc désormais à deux participations sur le grand parcours, après une première en 2012.

J'ai souhaité prendre le départ de cette épreuve pour me faire une grosse séance d'entraînement juste avant les ardennaises. S'entraîner seul c'est bien, s'entraîner en petit groupe c'est sympa aussi, mais en compétition on se retrouve à faire des efforts à des endroits / moments auxquels on ne se serait pas mis dans le rouge seul (ou avec des amis). Par exemple j'ai pour habitude de concentrer mes efforts dans les ascensions, d'éventuellement utiliser l'approche précédant l'ascension si celle-ci est trop courte par rapport à la durée d'effort que je souhaite, puis de profiter des descentes pour me ravitailler et récupérer de l'effort accompli en montée. En course, la montée se fait évidemment tambour battant mais la descente ne permet pas de récupérer ... les moments de répit me sont imposés par le comportement du peloton et non par mes habitudes.

Au départ, avec Sylvain

Je me suis donc présenté sur la ligne de départ, après un court échauffement, sans grosse prétention. Je venais ici pour finir ma préparation, ne surtout pas prendre de risques (les ardennaises commencent samedi prochain !) et prendre du plaisir tout en produisant un gros effort. J'avais rendez-vous avec mon ami Sylvain, venu lui aussi avec le même objectif : lui est en préparation du Tour du Mont Blanc. On avait prévu de faire l'épreuve ensemble, on s'est retrouvé comme prévu et on a patienté en discutant dans le sas de départ.

Bien placés au départ, on a passé les premiers kilomètres neutralisés dans les 20 premières positions. Ce n'était pas toujours facile de garder ma place, mais comme le peloton était compact ceux qui voulaient remonter de l'arrière étaient coincés par ceux derrière moi ... et globalement tout le monde a été civilisé, je n'ai pas vu trop de personnes prendre des risques. Tant mieux. Ca a été un petit peu nerveux, mais j'ai des souvenirs bien pires de situations semblables. Quand le départ réel a été donné, le peloton s'est étiré ... il faut dire que les coureurs de la BAC, l'équipe de DN2 locale qui vient chaque année signer un triplé, ont envoyé leurs hommes à l'avant dès que la voiture ouvreuse nous a libérés. La course n'a pas mis longtemps avant de démarrer. Je me suis maintenu autour de la 25ème place, je suivais le peloton sans chercher à m'échapper mais sans chercher non plus à me faire distancer.

Un peu avant le 15ème kilomètre, la petite bosse de Revonnas a commencé le travail de sape : le rythme était soutenu, dans un virage les coureurs devant moi ont fait une vague et ont failli tomber (il y en a qui n'étaient déjà plus totalement lucides) et j'ai du faire un bel effort pour revenir dans les roues de l'avant du peloton. Je n'ai jamais aimé cette bosse, d'autant plus qu'à chacune de mes participations le peloton avait avalé plein gaz le faux-plat juste après la bosse et m'avait mis dans le rouge. Ca n'a pas manqué non plus cette année.

samedi 22 avril 2017

Prix de Fleurie : 12ème

Ce samedi s'est tenu le Prix de Fleurie, organisé sur toute la journée avec des épreuves "jeunes" (poussins / pupilles / benjamins / minimes) le matin et début d'après-midi, une course cadets puis enfin une épreuve Pass'Cyclisme en fin d'après-midi. C'est évidemment à cette dernière que j'ai pris part.


Les épreuves FFC dans le Rhône ne sont pas très nombreuses par rapport à la population du département (métropole incluse). En Pass'Cyclisme il y a seulement 3 épreuves : St Romain de Popey (mars), Fleurie (avril) et Corbas (juin). Les coureurs de 1ère catégorie ne sont pas mieux lotis : ils ont seulement le Grand Prix NewBike Eurocapi, le Tour du Beaujolais et le Grand Prix de Cours la Ville. Pour 1 800 000 habitants (en 2014) et une superficie de 3250km2, ça fait vraiment peu. Le département voisin de l'Ain, 3 fois moins peuplé et 1,7 fois plus grand, propose 9 fois plus de courses Pass'Cyclisme.


Le paysage autour de Fleurie est digne d'une carte postale. Courir dans un tel décor est somptueux. Cyclistes (ou non) de passage dans la région, prenez le temps un jour de visiter ce village, il en vaut vraiment le détour. Une chapelle domine le village et ses vignobles, aucun arbre n'a été planté à des kilomètres à la ronde (seules les vignes semblent autorisées par ici), l'église au centre du village est atypique ... et vous ne manquerez ni d'eau ni de vin (du Beaujolais uniquement, ne demandez pas un bordeaux !).


Le départ a été donné avec une demi-heure de retard. J'ai failli le manquer, j'étais parti finir l'échauffement avec Rémy et nous sommes revenus alors que l'appel était en cours. Le temps de boire un coup, de sourire à ma reportrice photo et le départ était donné. Nous étions 41 sur la ligne de départ, 41 à tenter notre chance sur un circuit exigeant comprenant 3 ascensions. Mal placé au départ, j'ai passé tout le premier tour à combler des trous laissés par des coureurs. J'ai à chaque fois réagi moi-même pour combler les petits trous dès qu'ils se formaient ... une bonne idée, puisqu'à l'issue du premier tour je suis le dernier à avoir basculé dans un peloton qui avait déjà perdu la moitié de son effectif initial.


Dans le deuxième tour, le scénario a été assez semblable : j'ai eu à boucher quelques micro-cassures, le rythme est resté soutenu et la sélection s'est poursuivie. Du groupe de 20 qui a bouclé en tête le premier tour, à l'issue du deuxième il ne restait plus qu'un quatuor en tête et une dizaine d'éléments à sa poursuite. Je n'étais pas au mieux, les accélérations du groupe dans chaque bosse me faisaient terriblement mal mais je m'accrochais à chaque fois et réussissais à rester dans le groupe.


lundi 17 avril 2017

Prix de Villette sur Ain : 5ème

En ce lundi de Pâques, j'ai participé pour la 8ème fois au Prix de Villette sur Ain. C'est l'épreuve à laquelle j'ai participé le plus de fois au cours de ma "carrière" : depuis ma première participation en 2007 je n'ai manqué que 3 éditions : 2011, 2013 et 2014. Il est également à noter que parmi les épreuves auxquelles j'ai participé mes 2 premières saisons (2006 / 2007), c'est l'une des rares survivantes : sur les 17 épreuves seules 4 existent toujours.


La course emprunte un circuit de 7,4 kilomètres avec une belle bosse de près d'un kilomètre et demi. C'est une bosse que j'affectionne car elle est suffisamment longue pour pouvoir y faire la différence : je le sais très bien car au cours des premières années le peloton avait l'habitude de m'y laisser derrière lui. J'ai ensuite appris à la dompter pour ne plus y perdre de terrain et même y faire la différence. Depuis l'année dernière, ayant changé de catégorie, 9 tours sont à effectuer contre 10 pour la catégorie supérieure.


Nous avons pris le départ à 16. Le départ se faisant au pied de la bosse après une dizaine de minutes d'attente, j'ai eu un peu de mal à encaisser la première des ascensions. Je suis resté dans les premières positions d'un peloton montant au train sans attaque. Une fois en haut, tout le monde étant encore présent, le rythme est resté plutôt tranquille : seuls deux ou trois coureurs ont fait le tempo, le reste se contentant de suivre sans broncher.


Au pied de la deuxième ascension, j'ai décidé de hausser le ton directement. Je souhaitais faire une première sélection d'hommes forts, histoire d'éviter une course trop tactique où personne ne veut rouler. Mon accélération a mis tout le monde en file indienne, avant que trois accélérations de Jérôme Labarre (Team Lyon 7) ne permette de faire une cassure plus franche. Au sommet, nous n'étions plus que 4 : Jérôme, Cyril Perraud (VC Corbas), Grégory Ode (VC Annemasse) et moi. On avait une bonne dizaine de secondes d'avance, on a tout de suite collaboré pour faire fructifier cet avantage. L'entente a été rapide, on était tous à fond pour faire le trou ... je me suis dit qu'il fallait se mettre dans le dur dix minutes pour les distancer définitivement avant de pouvoir souffler.


On a effectué la troisième ascension au train, l'idée étant de rester unis car il restait encore cinquante kilomètres à effectuer. Au sommet, un coup d'oeil derrière nous a indiqué que l'écart était fait et que ça ne rentrerait pas. Personne en vue. On a levé la pression dans la partie descendante mais tout en conservant une bonne allure. Pourtant, un peu moins de 4 kilomètres plus tard (à 43km/h), 4 coureurs réussissaient à faire la jonction avec notre groupe. Je ne comprends toujours pas comment ils ont pu combler un écart de plus de 30 secondes en si peu de temps à cette vitesse.



Le quatrième tour a été plus lent car plus stratégique. A 8, plus personne ne voulait rouler. Cyril s'est échappé en facteur, je l'ai laissé partir avec bienveillance en comptant sur l'ascension suivante pour le rejoindre. Il avait une dizaine de secondes d'avance au pied de l'ascension, au moment d'entamer le cinquième tour. Comme un peu plus tôt, j'ai entamé le pied de bosse à fond mais les jambes étaient un peu plus lourdes. Mon ascension rapide n'a pas permis de faire de cassure, à peine de réduire l'écart. Au sommet, Jérôme a placé une attaque tranchante et a comblé l'écart seul. Je me suis retrouvé avec tous les autres dans la roue ... j'ai gueulé un coup, sans succès. J'ai attaqué une fois quand j'ai vu que l'écart commençait à grandir mais que seul je pouvais encore le combler. Tout le monde est rentré. Pour collaborer il n'y avait personne mais pour me rouler dessus, si. Re-coup de gueule, re-aucune aide, donc re-attaque un peu plus loin. A défaut d'avoir pu faire la différence, ça a incité deux autres à collaborer. On a réussi à rentrer sur les deux fuyards. Un coureur (Nicolas Salomon, UC Gessienne) est sorti seul et a pris du champ rapidement car personne ne voulait rouler. Il était resté discret jusque la, je ne me méfiais pas trop de lui.


samedi 8 avril 2017

Prix de Corcelles-en-Beaujolais : 26ème

J'ai participé ce samedi à ma troisième course de l'année, la première en FSGT après deux courses en FFC. Changement de fédération et changement de tenue : le bleu/blanc/rouge du Lyon Sprint Evolution a cédé la place au jaune/rouge de l'AS Berthelot Mermoz. A peine arrivé sur place, j'ai pu patienter 30 minutes dans la file d'attente à l'inscription. Le ciel était bleu, la température était autour de 25°, cette file d'attente (qui sera semblable pour rendre le dossard et la puce) est plutôt signe que l'épreuve a du succès.


Le parcours de cette épreuve est intéressant : pas trop dur mais usant (tout le monde peut suivre mais les plus forts peuvent quand même faire la différence), plutôt champêtre, pas trop long (pour les spectateurs c'est mieux) mais pas trop court non plus (pour les coureurs, c'est mieux). Le paysage y est sympathique, on est au milieu des vignes avec une vue dégagée sur les vignobles et monts du Beaujolais. Les virages ont été balayés, les carrefours sont bien gardés : autant l'organisation a quelques couacs, autant sur la sécurité et le parcours il n'y a rien à dire !


Je me suis échauffé en faisant un tour complet en compagnie d'Arnaud. Ca a été l'occasion de voir que la consigne mainte fois répétée "portez un gilet jaune à l'échauffement" n'est appliquée que par une moitié des participants. Ca a été également l'occasion de voir qu'une personne s'est échauffée (avec son gilet jaune, un bon point pour lui !) dans la roue de quatre coureurs qui étaient échappés en tête de leur course ... c'est une situation désagréable à vivre pour ces coureurs en pleine compétition, je ne comprends pas comment on peut agir ainsi à l'échauffement. De retour à l'approche du départ, on nous a annoncé qu'il y aurait 30 minutes de retard sur l'horaire prévu. Il y en aura 40 en réalité. Comme beaucoup je suis retourné m'échauffer mais ça a été compliqué à gérer, entre trop s'échauffer et trop se refroidir en patientant.


J'ai pris le départ dans les derniers. Je ne me suis pas affolé et me suis calé sagement dans les roues. Je sais que sur ce parcours et avec un peloton de 70 coureurs, la différence ne se fait pas pendant les 2 ou 3 premiers tours. Inutile de vouloir remonter à l'avant à tout prix, autant encaisser le départ plus modestement et conserver son énergie pour le moment opportun. L'an passé, j'avais multiplié les attaques sans succès ce qui m'avais appris une chose importante : il vaut mieux attaquer une fois sèchement en pleine possession de ses moyens qu'attaquer 4 fois en 3 minutes en étant épuisé par les vaines attaques précédentes.


J'ai entamé ma remontée dans le 3ème tour (sur 13 à effectuer), pour suivre plus attentivement les mouvements à l'avant du peloton. Depuis le départ, je voyais des coureurs tenter de s'échapper par groupes de 3/4/5, sans succès, mais depuis l'arrière j'avais du mal à distinguer qui ils étaient et qui avait l'habitude de mener la chasse. En remontant j'ai pu voir plus précisément le comportement des différents protagonistes. J'ai compris qu'il serait extrêmement compliqué de sortir : des coureurs nettement plus costauds que moi tentaient mais rentraient systématiquement dans le rang, il y avait toujours une équipe pour mener la chasse derrière eux. En deux/trois tours au milieu du peloton, alors que la course était pleinement lancée et que le vent soufflait de travers sur une longue portion, j'ai noté que personne n'était en mesure de faire une vrai bordure. La stratégie est devenue simple : limiter la débauche d'énergie et rester vigilant pour éviter toute cassure, en vue de sortir dans le final quand la répétition des efforts aura fait son oeuvre.

dimanche 2 avril 2017

Grand Prix de Vienne : 50ème

Ce dimanche, j'ai participé au traditionnel Grand Prix de la municipalité de Vienne, qui ne partait pas de Vienne et ne se terminait pas non plus à Vienne. En effet, l'organisateur a changé de parcours et s'est enfin décidé à supprimer le trop long départ fictif qui nous était imposé les années précédentes pour sortir de Vienne. D'autre part, au lieu d'une boucle de 30 kilomètres à effectuer à deux reprises, le nouveau parcours proposait une grande boucle de 60 kilomètres (avec 20 kilomètres à effectuer en aller/retour). Ca, c'était les deux bonnes idées de cette nouvelle formule.

L'échauffement a été assez réduit : une quinzaine de minutes pour reconnaitre les premiers et derniers kilomètres de l'épreuve, avant de rejoindre la zone de départ pour une longue attente. Le temps d'échauffement et le temps d'attente ont été presque égaux ... c'était bien la peine de nous crier dessus pour qu'on aille au départ si c'est ensuite pour attendre 20 minutes sans bouger.


Nous étions 76 au départ. Les 20 premiers kilomètres étant un long faux-plat montant, je suis parti du principe qu'à peu près tout le monde suivrait sans soucis donc je suis resté tranquillement à l'arrière du peloton. Comme toujours sur cette épreuve, le peloton était assez nerveux et il y avait énormément de coups de freins sans raison. A l'avant du peloton ça bataillait pour rester placé mais il y avait peu d'attaques, au milieu du peloton ça frottait entre ceux voulant monter vers l'avant et ceux ne voulant pas céder leur place ... derrière je discutais paisiblement sans perdre d'énergie pour conserver ma place. Il y a eu quelques accélérations un peu plus sérieuses, étirant le peloton, mais jamais suffisamment longues pour créer des cassures. Je suis remonté me placer à deux ou trois reprises, quand je sentais qu'un plus grand mouvement se préparait ... mais ça n'a servi à rien puisque les petites cassures qui se créaient derrière moi étaient systématiquement comblées rapidement, l'allure retombant assez vite.

Le dernier kilomètre de l'ascension était plus difficile. Au panneau annonçant les 700 derniers mètres, la pente s'est cabrée et j'ai senti le danger un peu tard. J'ai pu me faufiler rapidement entre les coureurs lâchant prise et n'ai pas eu à combler de grand trou pour rentrer sur le peloton avant la descente. En revanche, placé dans les derniers d'une descente menée tambour battant, j'ai eu à combler plusieurs petits trous laissés par des coureurs aux trajectoires plus qu'hasardeuses. J'ai vu des trajectoires complètement improbables, alors que la descente n'était pas piégeuse et que la visibilité était généralement bonne sur la sortie du virage. En bas, de retour sur le plat, le coup d'accélérateur s'est poursuivi pendant deux minutes, ce qui m'a mis dans le rouge mais était insuffisant pour me décrocher. Comme ça s'est relevé rapidement, presque tout le monde est rentré.

dimanche 26 mars 2017

Prix de Neuville sur Ain : 4ème

Comme l'année dernière, j'ai repris la compétition à l'occasion de l'épreuve Pass'Cyclisme du prix de Neuville sur Ain. L'an passé, j'avais découvert la catégorie D3 et sa spécificité : un départ 2 minutes après les D1/D2 et une épreuve avec un plus grand sens tactique car il n'y a qu'une vingtaine de participants. Ca m'avait un peu déboussolé l'an dernier, je m'en étais néanmoins tiré avec une 5ème place qui ne m'avait pas totalement satisfaite.


Arrivé sur place 1h15 avant le départ, j'ai attendu 45 minutes avant de pouvoir récupérer mon dossard. L'organisation n'était pas prête, les arbitres n'étaient pas présents ... et forcément, quand tout s'est mis en place, je n'étais pas le seul à vouloir récupérer mon numéro d'identification. Il a fallu être patient et l'échauffement en a été considérablement réduit. Je n'ai pas eu le temps de faire un tour complet, heureusement que ma mémoire visuelle fonctionne toujours à merveille donc ça ne m'a absolument pas handicapé.


Le départ a été donné sous un grand soleil et sous une température agréable. J'ai joué placé dans le premier tour, restant dans les 5 ou 6 premières positions afin d'éviter d'être pris dans une cassure. Le circuit est composé de deux belles bosses qui usent les organismes au fil des tours. En soi, elles sont trop courtes pour faire un écart intéressant mais elles se prolongent par un faux-plat montant qui permet d'agrandir un petit écart fait dans les parties dures des bosses. Je tenais vraiment à éviter toute cassure pour ne pas avoir à faire l'effort inutile de remonter des coureurs en train de se faire lâcher.



Deux équipes disposaient de deux coureurs et une équipe disposait de trois coureurs. Les deux premiers tours m'ont indiqué que ces équipes allaient cadenasser la course : quand un coureur tentait de partir, le groupe revenait rapidement au train sans s'affoler. Il y avait toujours quelqu'un pour ramener ses coéquipiers sur celui/ceux qui tentaient de fausser compagnie au peloton. N'étant pas un coureur très explosif, tant que la situation restait en l'état c'était compliqué pour moi de sortir mais comme il y avait une allure sans aucun temps mort ça me convenait plutôt bien. Je me suis contenté de mettre quelques coups d'accélérateurs sur les parties montantes après les bosses pour éviter le retour de coureurs qui avaient perdu quelques mètres dans les parties raides du parcours. J'ai dosé mes efforts, faisant juste ce qu'il fallait pour réduire le groupe à chaque tour sans pour autant me mettre dans le rouge. J'ai bien tenté à deux reprises de partir avec un autre coureur, mais on a été rattrapé par les autres sans avoir réussi à faire de différence significative.


dimanche 16 octobre 2016

CLM Murois

Ce samedi après-midi s'est tenu la 7ème et dernière manche du challenge des contre-la-montre du Rhône. L'épreuve organisée à Saint-Laurent-de-mure clôture ce challenge individuel, mais ne termine pas pour autant la saison des gentleman puisque plusieurs épreuves auront lieu chaque week-end jusque mi-novembre. Il reste donc encore un mois aux amoureux du chrono pour s'amuser.


J'ai effectué ma traditionnelle reconnaissance du parcours avant le passage des premiers coureurs : il restait de longues sections humides suites aux pluies abondantes de ces dernières 48h. Les virages ne glissaient pas mais je suis resté prudent. Quelques secondes de perdues sur une épreuve du bas de l'échelle valent mieux qu'un mois d'arrêt après une fracture de la clavicule. La température était douce et le vent peu sensible. Au passage sur home trainer les sensations se sont révélées excellentes, c'était parfait pour me maintenir en confiance.


J'ai rejoint le départ en avance, sans stress et sans pression. Au passage, j'ai pu observer un coureur s'étant trompé engueuler les bénévoles : il a stoppé son effort au bout d'un seul tour alors qu'il y en avait deux à effectuer ... il a manifesté son mécontentement sur des bénévoles qui, à mon sens, n'y étaient pour rien s'il ne sait pas lire les consignes. C'est compliqué d'organiser une épreuve, les cyclistes qui investissent plusieurs milliers d'euros dans du matériel trouvent trop cher les 8€ demandés pour rouler sur un parcours sécurisé aussi bien que possible par des bénévoles qui passent leur journée (entre l'installation et le démontage) au service des autres. Heureusement, ces mécontents ne sont qu'une poignée et la majorité silencieuse des participants revient chaque année avec le sourire, tout en étant bienveillant avec les organisateurs / bénévoles en sachant bien que si tout n'est pas parfait, ceux-ci font de leur mieux pour que ça le soit.



Ma place au challenge étant figée (le coureur me précédant ayant trop d'avance et celui me suivant ayant trop de retard) et la météo étant excellente, je n'avais plus qu'à me faire plaisir tout en profitant au maximum du moment. Donner le meilleur de moi-même, comme sur chaque épreuve, était le meilleur moyen de me faire plaisir ... c'est donc ce que je me suis attaché à faire. Le coureur me précédant ne s'étant pas présenté au départ, j'ai eu deux minutes pour me positionner sur la ligne, boire un dernier coup, enclencher les pédales et attendre le décompte des dernières secondes.


dimanche 9 octobre 2016

CLM de Saint Georges d'Espéranche

Ce dimanche s'est tenu un contre la montre à Saint Georges d'Espéranche. L'épreuve, également réalisable en gentleman, constituait la 6ème des 7 manches du challenge des contre-la-montre du Rhône. Le parcours de l'épreuve est le plus exigeant de la saison : un long faux-plat descendant, une bosse à monter / descendre, puis un long faux-plat montant jusqu'à la ligne d'arrivée.  Un peu plus de 25 kilomètres exigeants, sur un beau parcours parfaitement sécurisé par le club organisateur.

(photo prise par JP Odier)

Mon approche de l'épreuve, sur le plan physique, a été loin d'être parfaite. J'ai passé une partie de la semaine en Italie, sans trop rouler mais avec beaucoup d'activités de prévues et peu de temps de repos. Sans compter les repas gargantuesques, le summum revenant au dernier repas pris qui était composé de 9 plats (puis 4 digestifs, en plus du café et de l'apéritif initial). Pour le moral, c'était génial. Vu mon niveau sportif, il aurait été dommage de ne penser qu'à un contre-la-montre et de ne pas goûter à la gastronomie locale ou de ne pas visiter les monuments alentours.

Arrivé sur place une heure et demi à l'avance, j'ai eu tout le temps nécessaire pour me préparer puis pour faire un tour de reconnaissance en compagnie de Sylvain. On a inspecté les virages, les trajectoires, les ascensions et discuté de la gestion de l'effort. On a également pu prendre des repères vis à vis des ascensions et du vent (qui soufflait généreusement ce jour). De retour à la voiture 15 minutes avant mon départ, j'ai hésité à sortir le home-trainer : le temps de le sortir, de l'installer puis de le ranger avant de me rendre au départ avec 5 minutes d'avance, ça ne m'aurait laissé que 5 minutes ... pas très utiles. J'ai donc fait le choix de roulotter sur la route pendant une dizaine de minutes, sans trop m'éloigner du départ.

dimanche 2 octobre 2016

Thou X 4

Ce dimanche, sous un soleil retrouvé, s'est tenu la Thou X 4. Il s'agit d'une épreuve d'environ 38 kilomètres (la plus longue de la saison) à effectuer par équipe de 4. Ayant effectué une épreuve pluvieuse la veille à Paladru, la récupération a été un peu perturbée par le séchage des chaussures (quelle galère !) et le nettoyage du vélo, mais la forme étant revenue ces derniers jours j'abordais l'épreuve plutôt serein.

Ma sérénité venait également de la catégorie dans laquelle je concourrais : j'étais dans une équipe mixte, avec la féminine de mon club, à ma demande. Je n'aime pas spécialement enchaîner deux épreuves à fond un même week-end, d'autant plus que la deuxième épreuve était la plus longue de l'année sur un circuit que je déteste. Le goudron y est granuleux, c'est de grandes lignes droites monotones, ce n'est jamais plat ... bref, on est tout le temps en prise. Je déteste tellement ces routes que je n'y passe jamais à l'entraînement. Rouler avec deux équipiers dans le but d'emmener le plus rapidement possible notre féminine vers la ligne d'arrivée me convenait beaucoup mieux.


Réalisant la majorité de mes entraînements en solitaire, notre quatuor n'avait pas eu l'occasion de s'accorder ensemble au cours des semaines précédentes. On a donc fait un échauffement en commun afin de discuter de la stratégie et de prendre à la va-vite nos repères. On a tout de même eu l'avantage de bien s'entendre entre-nous depuis des années, de communiquer facilement et d'avoir un but en commun ... ça permet de suite de gagner en efficacité. On a observé le vent et on connaissait tous plutôt bien le parcours, ce qui nous a permis d'établir notre stratégie avant le départ.


On a rejoint le départ à deux minutes du top, on s'est positionné le long des barrières et on a attendu le décompte sous l'objectif de notre président de club, venu nous encourager et nous photographier. J'étais chargé de faire le départ et de donner le tempo sur les premières minutes, ayant un compteur à ma disposition contrairement à mes équipiers (et un peu plus d'expérience aussi puisqu'il s'agissait de mon 8ème chrono cette année). J'ai donné le ton, Fabrice et Félix m'ont ensuite relayé et nous avons entamé notre ballet ensemble. On a continué notre adaptation au cours des premiers kilomètres, notamment afin de rallonger le temps des relais pour avoir une vrai période de récupération dans les roues ... à 3, sur des relais trop courts, on est toujours en prise et on ne récupère jamais.


samedi 1 octobre 2016

Tour du lac de Paladru

Le premier samedi d'octobre rime traditionnellement avec le championnat régional officieux pour la majorité des coureurs pratiquant le contre-la-montre. L'épreuve de Paladru est, sans contestation depuis quelques années, l'épreuve ouverte à tous la plus prisée de la région.

Après deux épreuves où les résultats n'étaient pas tout à fait à la hauteur de mes espérances, j'étais plutôt confiant pour celle-ci : les derniers entraînements s'étaient bien déroulés, les sensations étaient bonnes et les valeurs de puissance retrouvaient le niveau souhaité.

Arrivé sur place sous un temps sec mais menaçant, le temps de récupérer mon dossard et de partir m'échauffer, une grosse averse venait m'offrir la première douche de la journée. La pluie ne m'a pas empêché de faire un tour de reconnaissance du circuit avant le départ des premiers coureurs, tour pendant lequel j'ai pu découvrir le nouveau départ et constater que rien d'autre n'avait changé sur le circuit.


La pluie, après m'avoir douché pendant mes 30 minutes de reconnaissance du circuit, a stoppé. J'ai fini mon échauffement sur Home-Trainer sans avoir besoin de trouver un abri, le parapluie est resté plié dans le coffre. J'ai découvert qu'un boyau mouillé a tendance à glisser sur le rouleau du Home-Trainer, faisant ainsi baisser la résistance du rouleau ... il a fallu attendre quelques centaines de tours de pédale que le boyau sèche pour que le Home-Trainer remplisse pleinement son rôle.

J'ai rejoint la zone de départ en temps et en heure, sous une pluie faisant son retour. Plus l'heure prévue approchait, plus la pluie et le vent semblaient forcir. J'ai pris un départ un peu foiré, ayant du mal à enclencher ma cale pendant le décompte des dernières secondes. Bon, une ou deux secondes de perdues, rien de catastrophique. Je m'en suis tenu au plan que j'avais prévu : un départ prudent jusqu'au pied de la première bosse, poussé par un vent favorable, avant de lâcher les chevaux dans chacune des bosses en profitant des descentes pour récupérer légèrement. Le départ se faisant vent dans le dos, mieux valait garder des forces pour la partie retour avec un vent que je pensais défavorable.

samedi 24 septembre 2016

Grimpée d'Yzeron

La grimpée d'Yzeron a cette année été avancée d'un mois par rapport aux années précédentes. Elle est également passée du dimanche matin (fin octobre) au samedi après-midi (fin septembre), permettant ainsi aux coureurs de profiter d'une température plus clémente. En revanche, pour une partie des participants, les repères vont légèrement changer : entre ceux qui étaient prêts pour les premières épreuves et arrivaient en fin de course sur cette épreuve les années précédentes, et ceux qui comme moi montaient en puissance au fil des épreuves donc atteignaient leur maximum sur cette épreuve, les bases seront légèrement différentes. 1 ou 2%, quelques secondes de souffrance en plus ou en moins.


En arrivant sur place, par 25° et un grand soleil, ma théorie sur les conditions météorologiques plus agréables a été confirmée. Je n'avais pas en revanche pensé à la hausse de trafic sur la route que ça entraînait, un samedi après-midi ensoleillé générant plus de trafic qu'un dimanche matin. Celle-ci était sensible par rapport aux années passées, mais ne me gênera pas pendant l'épreuve, aucune voiture ou moto ne venant perturber mon ascension.



Je me suis échauffé de manière assez classique. J'ai eu à faire quelques réglages : j'ai profité des 10 jours sans épreuve qui viennent de s'écouler pour faire une petite modification sur mon matériel. Un nouveau poste de pilotage, en carbone monobloc, est venu remplacer l'ancien couple potence+cintre+prolongateurs en métal. 400g de gagnés dans l'opération, ce n'est pas négligeable. L'opération a été accompagnée par un changement des câbles et gaines, qui se sont mis sous tension pendant ma sortie de test hier puis l'échauffement aujourd'hui. J'ai donc eu à faire quelques petits ajustements entre l'échauffement sur route et celui sur home-trainer.


L'échauffement sur Home-Trainer a été raccourci et perturbé, entre les petits réglages à effectuer et des hésitations sur le matériel à utiliser. Un casque aéré ou un casque aéro ? A 26km/h par 25°, que privilégier entre le confort et l'efficacité ? J'ai finalement choisi le confort, sur 37 minutes en bosse la perspective de me retrouver avec de la sueur dans les yeux ne me réjouissait pas spécialement.