dimanche 30 novembre 2014

Sortie en Beaujolais

Ce dimanche après-midi, le brouillard recouvrait tout : qu'on soit en plaine ou dans les les monts, il n'y avait aucune visibilité à espérer. J'avais prévu de rouler dans le Beaujolais en compagnie de Rémy et de Mickael, nous avons maintenu notre sortie intacte : à défaut de rouler dans ce massif pour la beauté du paysage, nous y avons posé nos roues pour le relief que les routes nous proposent.

Nous avons sorti notre matériel hivernal pour la première fois de l'hiver : bonnet, gros gants, sur-chaussures épais, veste thermique ... il fallait bien tout ça pour rouler par 2° humides sans avoir froid. Je n'ai pas eu trop chaud dans les montées et n'ai pas eu froid dans les descentes, ce qui m'a permis de prendre du plaisir du début à la fin de la sortie. Qu'il est loin le temps où je débutais et sortais avec une tenue fine, rentrant chez moi gelé, souffrant même une fois rentré au chaud lors de la phase de dégel des mains et des pieds. Un bon équipement permet de passer l'hiver en conservant du plaisir.


On a emprunté un parcours composé de 4 cols. En haut de chacun, on sentait qu'on approchait du ciel bleu, sans pour autant passer au dessus de la brume. Curieusement, dans les descentes, je me sentais plus à l'aise sans visibilité que par beau-temps. C'est un phénomène que j'avais déjà remarqué : j'ai moins peur quand je ne vois rien qu'en pleine journée ... est-ce que le fait de voir les courbes de loin me donne une fausse impression de confiance quand la visibilité est bonne ? Est-ce que l'absence de visibilité éveille plus fortement mes sens et mes réflexes ?

samedi 29 novembre 2014

Cyclocross de Genas

Ce samedi après-midi, j'ai participé pour la 2ème fois au cyclocross de Genas. Cette épreuve est un peu particulière puisque c'est directement la branche cyclisme de la FSGT qui organise, et non un club comme c'est le cas habituellement.


Après 15 minutes d'attente pour récupérer mon dossard, suivi par la préparation du matériel, j'ai pu m'échauffer pendant 15 minutes en faisant une reconnaissance du circuit. Il a été légèrement retravaillé par rapport à l'année dernière, la reconnaissance m'a donc permis de noter ces changements ... ça a été utile, à deux ou trois endroits je m'étais préparé à tourner d'un côté selon le tracé précédent puis me rendais compte que le circuit de cette année tournait de l'autre côté. Un circuit de cyclocross comporte plus d'imprévus qu'un circuit sur route, puisqu'on peut passer (presque) n'importe-où dans un cas tandis que dans l'autre on est obligé de rester sur le bitume.


Le départ a été donné dans la même prairie que l'année dernière. Mon départ a été moins catastrophique (j'étais tombé au coup de pistolet, puis je n'avais pas réussi à me relever car mes deux pieds étaient clipés sur les pédales), mais très mauvais quand même. Je me suis retrouvé dans le traditionnel bouchon du premier kilomètre, bouchon qui se résorbe ensuite une fois que l'élastique des coureurs s'étire. C'est assez marrant ces départs, on sent notamment qu'il y a de la tension. Les roues se touchent, il y a des écarts et de petites chutes. On en entend certains soupirer, d'autres râler, et quelques-uns ont des mots pas très sympas pour les autres. On n'est que sur une simple course FSGT, mais dans la précipitation, certains semblent l'oublier.


mercredi 26 novembre 2014

Encadrement cyclocross

Qui dit nouveau mercredi après-midi dit nouvelle sortie d'encadrement de l'entraînement des jeunes du Lyon Sprint Evolution. La météo avait prévu d'abondantes pluies toute l'après-midi, l'entraîneur du club avait demandé à chacun des éducateurs de préparer une mini-formation sur des thèmes spécifiques (le repérage du parcours et le placement dans le peloton pour ma part) ... qui n'ont finalement pas servi. L'ensemble de l'après-midi s'est déroulée sous un temps sec, ce qui a permis à tous les groupes de rouler ... et franchement, je préfère ça.

J'ai rejoint Olivier comme la semaine dernière, afin de faire la route ensemble pour rejoindre le siège du club. Faire la route à deux, c'est plus sympa : on discute et on ne voit pas le trajet passer. A un feux-rouge, j'ai pu faire remarquer à la voiture de police venue se garer à côté de nous que son pneu était dégonflé. C'est marrant, je ne regarde jamais les vélos des personnes avec qui je roule (quand mes amis changent de vélo, je ne remarque rien), par contre je repère des dizaines de voitures avec un phare qui ne marche pas. Quand un feu-rouge ou un stop le permet, je le signale aux automobilistes : quand on conduit, on ne remarque pas forcément que l'un des trois feux de stop ne fonctionne pas. Si ce défaut m'arrivait, j'apprécierai qu'on me fasse la remarque, et jusqu'à présent tous les automobilistes l'ont bien pris (une fois l'effet de peur du "toc toc" sur la vitre passé).


En arrivant dans le Parc de la Tête d'Or, j'ai eu la bonne surprise de tomber nez à nez avec 5 écureuils, mon animal fétiche. Je me suis arrêté pour faire des photos, ils m'ont regardé faire mais ont repris leur activité. C'est rigolo comme animal, je ne saurai trop dire s'ils jouaient ou s'ils enterraient leurs provisions pour l'hiver, mais entre un qui faisait un mouvement de balancier la tête en bas sous une branche et un autre qui sautait à pieds joints sur des feuilles en tournant en rond autour d'un arbre, c'était assez curieux comme comportement.


dimanche 23 novembre 2014

Sortie venteuse dans les Monts d'Or

Cet après-midi, j'ai roulé sur les quais de Saône et dans les Monts d'Or en compagnie de Julien. Le ciel était globalement bleu, la température était de 20°, mais le vent soufflait abondamment.

J'ai retrouvé Julien à quelques hectomètres de chez moi, ensemble nous avons remonté les quais de Saône en nous laissant pousser par le vent. La circulation étant faible à 13h30, les automobilistes étant encore à table (ou en train de digérer), on a pu bénéficier de routes désertes. Pour rouler à deux de front sans gêner la circulation et sans se faire embêter par les automobilistes, c'était idéal. Pour discuter, c'est bien plus facile en étant côte à côte qu'en étant l'un derrière l'autre ... c'est le cas à vélo, mais aussi en voiture : tous les conducteurs (à fortiori les parents) savent que c'est moins pratique de converser avec un passager assis à l'arrière qu'avec un passager assis à la "place du mort".

Dans la traversée déserte de Chasselay, on s'est mis en file indienne lorsqu'un bus s'est rapproché de nous, comme on le faisait à chaque fois qu'un véhicule arrivait dans notre dos. Le chauffeur du bus nous a remerciés avec ses warning, ce qui tend à prouver qu'il existe encore des usagers polis de la route. En agglomération, on aurait plutôt tendance à penser qu'il n'y a que des excités ne connaissant que la pédale de l'accélérateur et le bouton du klaxon.


Après avoir bénéficié de l'aide du vent du sud en remontant vers le nord, on a changé de cap : on a viré plein sud ... mais on a pas eu le vent de face pour autant. On a emprunté la montée de Limonest par le château de Janzé et le Bois-Dieu, une montée boisée dans une combe. Le vent du sud ne réussit jamais à pénétrer dans ces bois, je l'emprunte donc à chaque fois que le vent souffle dans ce sens. Julien l'a également adoptée depuis que je lui ai montré cette astuce.


samedi 22 novembre 2014

Retours sur l'organisation du cyclocross de Miribel

J'ai activement participé à l'organisation de notre premier cyclocross : je me suis rendu avec mon équipier Sébastien sur un premier lieu, à Brindas, qui s'est révélé inadapté. La mairie souhaitait organiser l'évènement et mettait à notre disposition plusieurs installation ainsi qu'un parc ... mais la partie intéressante du parc nous était interdite car elle était classée en zone naturelle protégée.

Le deuxième emplacement choisi s'est révélé plus adapté : on a rencontré la direction du Grand Parc de Miribel-Jonage, qui a refusé qu'on organise sur les 2 zones repérées par Sébastien et nous a forcés à nous rabattre sur une zone qui les arrangeait. On a tout de même retenu l'emplacement car un repérage nous a permis de constater que la zone pouvait être exploitée via un long tracé.

A 10 jours de l'évènement j'ai pris en main la communication autour de l'épreuve. J'ai découvert qu'il y avait des contraintes à respecter pour faire une affiche. Cela semble tout bête sur le principe, mais une affiche est plus complexe qu'il n'y paraît. Si des visages sont identifiables, il faut l'accord des personnes concernées. Il faut mettre les logos des sponsors, le lieu, les tarifs, les horaires, les modalités d'inscription, le règlement, ... soit plein de petites infos à hiérarchiser de manière à ce que les plus importantes ressortent en premier et que l'ensemble reste lisible. Ce n'est pas sorcier en soi, mais quand on n'en a jamais fait, ce n'est pas si évident que ça. Si j'avais une nouvelle affiche à faire, j'irais beaucoup plus vite maintenant que je sais tout ça.


Ce samedi matin, j'ai été retenu et n'ai pas participé à la mise en place du circuit. J'ai rejoint mes équipiers, leurs femmes (qui ont joué un rôle majeur dans l'organisation, notre club étant petit) et leurs enfants vers 12h30, soit 45 minutes avant le départ de la première épreuve "jeunes". Les enfants ayant déjà récupéré leurs dossards et tout étant installé, je n'ai pas eu grand chose à faire les premières minutes. J'en ai profité pour saisir la grille des engagés ... en vue de gagner du temps quand on me transmettra les résultats. Ca a été utile.



vendredi 21 novembre 2014

Que la plaine est belle

Ce vendredi après-midi, j'ai profité d'un très bel ensoleillement et d'une température douce pour aller me balader sur mon destrier favori. 17° et un soleil généreux, un petit vent du sud, les conditions étaient réunies pour prendre du plaisir à pédaler sur les routes de la région.


Cela faisait 20 jours que je n'avais pas utilisé mon vélo de route, 20 jours que la zone "puissance" de mon compteur n'affichait rien. Il y a peu, un coureur ne jurant que par son capteur de puissance, me disait que c'était idiot de s'entraîner avec un cardio en 2014. En retrouvant mon capteur de puissance, une image m'est venue en tête : celles des aqueducs romains. Quand on y pense, les romains ont construit il y a 2000 ans des ouvrages d'une précision incroyable, qui tiennent encore debout aujourd'hui, avec des outils particulièrement rudimentaires ... en 2014, avec des outils incroyablement évolués, l'entreprise en charge de la rénovation du vélodrome de La Cipale tente vainement depuis 2 ans de créer une piste qui soit utilisable sans danger par les cyclistes ... sans succès pour le moment. Les outils modernes ne font pas tout.


mercredi 19 novembre 2014

Encadrement, cyclocross et crevaisons

Ce mercredi après-midi, comme chaque mercredi depuis le mois de septembre, j'ai encadré la sortie de groupe des cadets/juniors du Lyon Sprint Evolution. Si la séance de la semaine dernière s'était essentiellement déroulée en salle pour effectuer du renforcement musculaire avant 8 petits kilomètres de vélo dans le parc de la Feyssine, cette semaine la tendance a été inversée. 45 minutes de renforcement musculaire, puis une heure et demi de vélo.

Pour me rendre au rendez-vous, j'ai rejoint Olivier à côté de chez lui. Avec le vélo de cyclocross et un sac sur le dos, il m'a fallu 15 minutes pour faire un trajet que je fais en 10 minutes habituellement avec le vélo de route. Il n'y a pas photo, sur le goudron le rendement d'un vélo de cyclocross est nettement moins bon. Il faudrait inventer une structure de pneus capables, selon la pression de gonflage, de changer de section et de rentrer les picots : en dessous de 3 bars le pneu aurait une section de 32mm et les crampons seraient sortis, entre 3 et 6 bars les crampons rentreraient dans la carcasse et le pneu s'affinerait pour devenir lisse avec une section de 25mm au delà de 6 bars. Si j'étais américain, je poserais un brevet "de concept" sur cette idée.

Arrivé au vélodrome 30 minutes avant le début de la séance, j'ai récupéré les consignes de l'entraîneur sur le contenu de la séance. J'ai aussi eu tout mon temps pour enfiler des baskets et un pull, histoire de faire le gainage avec le groupe. On a fait 45 minutes de gainage, on a remis nos chaussures de vélo puis on est partis rouler.

J'ai mené le groupe sur la sortie de Lyon, jusqu'au chemin de hallage remontant les berges du Rhône. Le chemin étant large et roulant, il était parfait pour s'échauffer et faire des exercices de vélocité. Au bout de quelques kilomètres, j'ai laissé la tête du groupe à un autre éducateur et ai glissé vers l'arrière pour discuter avec les deux plus jeunes du groupe qui peinaient à suivre. En leur demandant de me décrire leurs sensations, j'ai compris qu'ils étaient déjà épuisés.