lundi 6 avril 2015

Prix de Villette sur Ain : 27ème

En ce lundi de Pâques, alors que certains chassaient les oeufs, d'autres chassaient les bouquets. J'étais de ceux-ci du côté de Villette sur Ain, un petit village de 669 habitants dont la course résiste à l'épreuve du temps : des 18 épreuves effectuées au cours de mes 2 premières saisons de coursier, seules 4 existent toujours à l'heure actuelle. Pour continuer sur cette organisation qui résiste à l'épreuve du temps, on ne peut que saluer la sécurité qui est mise en place : nombreuses bottes de pailles ou tapis, bénévoles nombreux et bien placés, ... on ne peut que regretter le faible nombre de participants, qui ne récompense pas la qualité de l'organisation.

Arrivé en avance en compagnie de Julien, nous avons récupéré nos dossards et puces de chronométrage puis nous nous sommes échauffés. Les deux tours de circuit, soit 15 kilomètres, nous ont été utiles pour nous réchauffer et pour reconnaitre le circuit. Il s'agissait de ma 6ème participation à cette épreuve, le parcours a subi quelques modifications mineures au fil du temps ... dont un déplacement de la ligne d'arrivée, la nouveauté pour cette édition 2015.

J'ai pris le départ en 1ère ligne, ce qui m'a permis d'effectuer la première ascension (900m à 6,2%) dans les premières positions du peloton. Je me sentais bien, je suis resté dans les 3 premières positions du peloton pour éviter tout incident mécanique. Il y a 3 semaines, à Saint-Romain-de-Popey j'avais été éjecté du peloton après avoir été gêné par une chute ... je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même de ne pas m'être mieux placé. Aujourd'hui, j'ai donc tenu à me maintenir dans les premières positions, ce que j'ai parfaitement réussi à faire. Bon, avec seulement 42 participants, c'était plus facile.

Deux coureurs se sont détachés dans la descente du premier tour. Etant loin d'être un bon descendeur et plus de 70 kilomètres restant à couvrir, j'ai préféré rester sagement dans le peloton. Dans l'ascension du deuxième tour, j'étais encore dans les premières positions du peloton quand Rémy a attaqué ... suivi par 4 autres coureurs. Je me sentais bien mais je n'ai pas eu le réflexe de me glisser dans la roue des attaquants quand ils sont partis. Ils ont pris une minute en quelques kilomètres, le bon coup venait de partir. J'ai attaqué dans la troisième ascension, voulant créer une seconde échappée, mais nous n'étions que deux et mon compagnon était incapable d'assurer des relais ... j'ai fini par me relever, sans soutien ma tentative était vouée à l'échec.

Je suis resté ensuite dans le peloton, toujours bien placé, toujours à l'avant lors des ascensions pour éviter toute cassure et prêt à suivre toute attaque. Les jambes répondaient plutôt bien, mais le rythme n'était pas si élevé que ça : à 7, les échappés nous ont pris beaucoup de temps, preuve que nous étions loin d'être à fond.

Photo prise par Virginie Alankiewicz Spiteri

Dans le 7ème des 10 tours, j'ai pris une fringale foudroyante. En quelques minutes, je suis passé de "très bien" à "très mal". J'ai hissé péniblement ma carcasse jusqu'en haut de la bosse, pas trop loin des derniers du peloton, mais loin des premières places que j'occupais jusqu'à présent. J'ai réussi à revenir au contact dans la descente mais dès qu'il a fallu appuyer sur les pédales, l'écart s'est de nouveau creusé. Je me suis ravitaillé mais il était bien trop tard. J'ai ainsi fini seul. J'ai perdu 2 kilos en un mois, passant à 60kg (pour 1m80), un poids que je n'avais pas atteint depuis très longtemps. A ce poids, mes réserves glucidiques doivent être particulièrement maigres et je vais devoir adapter mon alimentation si je veux éviter que ça ne se reproduise.

Je suis malgré tout satisfait de ma performance. J'ai été acteur de la course, j'ai attaqué et couru intelligemment. Les progrès sont visibles, la forme est présente et la fatigue est résorbée, permettant de bonnes performances dans les mois à venir.

Consultez mes données.

dimanche 5 avril 2015

Sortie accompagnée

La fin de matinée de ce dimanche a été consacrée au vélo, avec une sortie de deux heures. J'ai eu 3 compagnons aujourd'hui : un grand ciel bleu, un grand vent froid du nord et Benjamin. Si le bleu azur et Eole sont des compagnons habituels, Benjamin effectuait sa première sortie en ma compagnie.


J'ai commencé par 20 minutes d'échauffement pour rejoindre Benjamin. En passant au pied de l'église de Saint Cyr quelques minutes avant le début de la messe, alors que les cloches tintaient à m'en exploser les tympans, j'ai repensé à une phrase lue dans les ouvrages d'Eric Fottorino : "le dimanche, c'est le jour du coureur". Mais vu le nombre de piétons et d'automobilistes en chemin vers l'église, il semblerait que le Seigneur rassemble mieux son troupeau que certaines fédérations sportives.


On a fait connaissance sur le vélo, en discutant sur de petites routes au calme et relativement à l'abri du vent. Des routes où il était facile de discuter sans danger, sans gêner personne et sans se faire embêter. On n'a malheureusement pas pu totalement échapper au vent de travers ou de face : on s'est retrouvé sur des routes étroites bordées de champs, dignes des Flandres. Le vent y a joué avec nous, comme la houle glissant doucement mais avec force sur la coque d'un navire.


On a est rentré avec le vent dans le dos. J'ai voulu tenter de retrouver une route que j'avais empruntée il y a 10 ans lors de mes débuts : après quelques centaines de mètres sur un véritable billard, nous avons fini sur un chemin caillouteux. Au bout de chemin, alors qu'il se dégradait de plus en plus et que j'hésitais à faire demi-tour, le goudron est ré-apparu.


On est rentré par les quais de Saône. Poussés par le vent, on a roulé à vive allure avec une facilité déconcertante. Le seul inconvénient c'est que la route y est très large mais qu'elle est plus fréquentée par les automobiles, donc il est plus compliqué de se mettre à deux de front pour discuter. Ca m'a fait une quarantaine de kilomètres, ce qui était suffisant car demain j'ai prévu de me rendre au Prix de Villette sur Ain.

Consultez notre parcours.

vendredi 3 avril 2015

60 nuances d'accélération

Vendredi, en début d'après-midi, j'ai effectué une séance de fractionné. 3 blocs de 10 minutes avec une accélération de 15 secondes puis 15 secondes de repos et ainsi de suite, soit 3 X 20 accélérations.

Alors que j'étais en train de m'échauffer avant ma séance, j'ai enfin trouvé une réplique pour expliquer la notion physique de référentiel. En effet, certaines personnes ne comprennent pas que si la Terre tourne autour du soleil, il se trouve que le soleil tourne également autour de la Terre. Ces deux phrases sont physiquement vraies, même si l'une d'entre-elle a valu de gros problèmes à Galilée il y a 400 ans tandis que l'autre pose des problèmes actuellement à ceux qui l'utilisent. C'est en roulant et en cherchant des mots autour de "la route défile sous mes yeux" que j'ai trouvé : pourquoi dans un cas dit-on que la vache regarde passer le train (ou que le spectateur regarde passer les coureurs), tandis que le voyageur du train (ou le cycliste) dit que le paysage défile devant ses yeux ? Les deux ont pourtant bien raison, c'est une simple question de point de vue.

Le cyclisme est un sport tiraillé par de nombreuses équations mathématiques et physiques; la gravité évidemment quand on grimpe ou dévale un col, la résistance au roulement et la pénétration dans l'air, la théorie des fluides qui régule autant le vent que la circulation sanguine. Le référentiel y est tout aussi visible : du point de vue du vainqueur les autres participants sont plus faibles, tandis que du point de vue des autres participants c'est le vainqueur qui était le plus fort.


L'exercice du jour était justement destiné à devenir plus fort. Pas le plus fort, mais juste meilleur sur des efforts courts et intenses. Meilleur quand la course se durcit et que des salves d'attaques s'enchainent. Les 3 blocs de 20 accélérations m'ont rappelé à quel point il est compliqué de tenir une puissance régulière sur si peu de temps : dès qu'on se dresse sur les pédales la puissance augmente fortement mais elle diminue rapidement dès qu'on relâche un tout petit peu son effort. C'est également d'autant plus compliqué quand il y a de la circulation car il faut regarder à la fois le chrono (15 secondes, c'est tellement court !) et la route. Le plus important restant de regarder la route, évidemment.

En fin d'après-midi, une fois ma séance de vélo terminée, j'ai pris la direction de la piscine avec ma compagne. Sous les douches, j'ai eu le droit à une remarque sur mon bronzage : il faut dire que ce type de bronzage n'est pas très courant chez des personnes qui nagent dans une piscine couverte. Je vous avoue que mes marques de bronzage ne me quittent plus depuis 10 ans, elles restent nettement visibles l'hiver. Cette année, je n'ai pourtant roulé que deux fois avec les jambes à l'air, les deux fois sur de courtes sorties; ce n'est sûrement pas grâce à celles-ci que j'ai bronzé.

Consulter mon parcours.

mercredi 1 avril 2015

Un mercredi vallonné

En ce mercredi premier avril, j'ai emmené mon groupe habituel des minimes du Lyon Sprint Evolution sur des routes changeant des parcours habituels. Lundi soir, j'ai proposé un parcours au directeur sportif, parcours qui a reçu l'accord pour que j'y emmène mon groupe ... et qui a également été réutilisé par les autres groupes. D'une part, je trouve que le vélo est un outil formidable pour partir à la découverte du monde (ou du moins, du dehors de chez soi), il est donc dommage de rester toujours sur les mêmes routes. C'est d'autant plus dommage que le réseau routier autour de Lyon est très dense, qu'il y a énormément de routes, de toutes tailles et de toutes fréquentations. C'est une richesse formidable pour s'entraîner.

Avant de rejoindre le club, j'ai rejoint Olivier. Etant parti en retard de chez moi, j'ai mené grand train dès le départ jusqu'au point de rendez-vous. J'ai enclenché le Turbo dans la petite montée finale, y signant mon nouveau record d'ascension ... pour rien. Olivier ayant pris la grêle un peu plus tôt, il était encore plus en retard que moi. On était encore dans les temps, on a roulé tranquillement jusqu'à Caluire sur une route parfaitement sèche. Puis d'un coup, on s'est retrouvé sur une route trempée à gauche mais sèche à droite ... puis totalement détrempée un peu plus loin. C'est toujours amusant de voir à quel point la frontière entre la zone de pluie et la zone sans pluie est parfois franche et nette !


Cette semaine, j'ai encadré 8 enfants en compagnie de Christophe. Un peu après la sortie du vélodrome, le plus grand et plus fort du groupe, un cadet sous-classé (car roulant avec les minimes) s'est porté à ma hauteur et est venu me faire la conversation pendant une dizaine de kilomètres. C'est bien de le voir (et les voir tous) progresser de semaine en semaine, de voir que les plus forts prennent soin des plus faibles en les protégeant du vent, reviennent les chercher dans les ascensions ... de semaine en semaine, je vois le groupe se construire. Ils s'entraînent bien ensemble, et il semble que sur les premières épreuves l'esprit de la compétition leur fasse garder cet esprit de groupe. Pourvu que ça dure.


Le parcours que j'ai tracé était vallonné. Bien vallonné, comme je les aime. Les plus forts du groupe l'ont passé plutôt bien mais étaient contents de rentrer ... les deux benjamins sur-classés ont tiré la langue et ont eu du mal dans les dernières bosses, mais ils ont montré une belle persévérance. Je suis resté avec eux, à l'arrière, jusqu'au bout pour leur donner des indications et les conseiller. Les encourager aussi un peu. Enfin, l'unique jeune féminine du groupe m'a étonnée par son coup de pédale et sa fraicheur en fin de sortie.

De retour au siège du club après une quarantaine de kilomètres, on a effectué quelques étirements le long du vélodrome. Pour nous distraire, on a regardé le groupe des cadets qui effectuait des séries de sprints lancés derrière derny. Du bord de la piste, on observait les tactiques des uns et des autres, tout en étirant nos différents muscles au fil des sprints.

Je suis ensuite rentré chez moi en compagnie d'Olivier. En sortant du parc de la tête d'or, le passager d'une voiture a réussi à m'énerver en m'engueulant sous prétexte que j'ai emprunté une voie de bus sur 5m. Peut-être même seulement 4m d'ailleurs. Pourtant, lui était dans une voiture normale (pas un véhicule d'urgence, pas un véhicule de police banalisé) et il a pris la voie de bus dans son intégralité ... il y a des gens qui sont vraiment tordus. J'ai terminé ma sortie avec 68 kilomètres au compteur pour débuter le mois d'avril.

Consultez notre parcours.

lundi 30 mars 2015

Sortie et questions en Beaujolais

Dimanche matin, j'ai effectué un entraînement de 3 heures dans la même plage d'intensité que le samedi midi. Sauf que cette fois, je m'y suis parfaitement tenu : pas d'accélération brusque en début de sortie, j'étais déjà calmé par les efforts effectués la veille.

J'ai débuté ma sortie par une traversée des Monts d'Or pour rejoindre la Tour de Salvagny. Sur ce trajet, je prévois habituellement un temps de 55 minutes à 1 heure à allure "normale", mais je sais que si je suis pressé je peux abaisser ce temps à 45 minutes à condition de me mettre dans l'orange sur une bonne partie du trajet. Sur mes deux trajets du mois de mars, j'ai mis 45 minutes sans forcer. Le chrono m'a vraiment surpris quand j'y suis arrivé, j'ai pourtant roulé à un rythme de croisière.

C'est un peu après la Tour de Salvagny, alors que je poursuivais ma route en direction de Lentilly en étant bien calé au Tempo (i3) qu'une lumière m'est apparue. J'ai enfin compris à quoi servait cette zone que je décrivais en début de mois comme "une allure qui me perturbe à chaque fois : on n'est pas dans un rythme de balade avec une facilité évidente, mais on n'est pas non plus véritablement en prise. On n'est ni vraiment bien, ni vraiment en plein effort". D'un coup, après quelques séances dans cette zone, j'ai compris que c'était celle qui offrait le meilleur rapport "qualité / prix", ou plutôt "vitesse / coût énergétique". En endurance, on consomme peu de calories mais on ne va pas très vite. Au seuil, la vitesse augmente nettement mais la consommation énergétique est un gouffre. Le tempo doit être (à vérifier) le meilleur compromis entre la vitesse et la dépense d'énergie.


Après une descente en direction de la vallée de l'Azergues, j'ai poursuivi ma route via un itinéraire inédit. J'ai testé des montées très peu utilisées : 26 autres utilisateurs de Strava ont déjà grimpé le chemin du plant, et un seul utilisateur s'était attaqué à la montée du champ fleuri avant moi. A titre de comparaison, 668 autres utilisateurs ont déjà grimpé la course de côte de Limonest. Je peux vous dire que quand on est sur ces routes, pourtant en bon état, on s'y sent seul au monde ... ou presque. Le presque est principalement lié à des déchets humains : morceaux d'emballages plastiques, canettes en alu, ... même quand il n'est pas la, l'homme sait laisser une trace de son passage. Ou de sa bêtise, le vocabulaire étant au choix pour terminer la phrase précédente.


Alors que j'étais sur la route du retour et que j'approchais de Limonest pour rentrer chez moi par les monts, la pluie a fait son apparition. Un enfant de 4 ou 5 ans, descendant d'une voiture aidé par sa maman, lui demanda "pourquoi il pleut ?". Cette phrase m'a occupé l'esprit pendant près de 40 minutes : comment expliquer à un enfant de cet âge l'évaporation, le vent et la condensation ? Comment lui expliquer le principe de l'atmosphère, indispensable pour la formation de nuage ? Comment lui expliquer la gravité, indispensable pour que l'eau ne tombe ? Ce qui m'a amené à me demander ce qu'il se passait si on versait un arrosoir d'eu sur la Lune, puis si quelqu'un avait déjà fait du vélo sur la Lune ? Après tout, un astronaute y a joué au golf, pourquoi un autre n'y aurait-il pas fait du vélo ? Un vélo en acier serait-il avantagé par rapport à un vélo en carbone ?

Pendant que mon esprit divaguait sur la gravité lunaire, mes muscles luttaient bel et bien contre la gravité terrestre. Et la pluie, s'intensifiant de minute en minute, mouillant mes habits progressivement, me confirmait que "l'attraction entre 2 corps" était bien applicable y compris sur des gouttes de pluie si minuscules à l'échelle de la Terre. Cette traîtresse de gravité m'a vidé de mes forces : j'ai eu du mal à finir l'ascension du Mont Verdun à la puissance souhaitée. Si en fin de sortie ma puissance n'atteint pas des sommets, ce n'est pas parce que je ne le voulais pas mais bien parce que je ne le pouvais pas. Cependant, étant encore dans la zone 3, ça m'allait très bien comme ça.

Je suis rentré chez moi fatigué par 3 heures d'effort et 1280m de dénivelé gravis. Malgré la pluie qui est venu m'embêter en fin de sortie, je suis très content de moi : j'ai parfaitement réalisé l'exercice que je souhaitais, j'ai été bien appliqué et j'ai pris du plaisir à rouler sur de nouvelles routes.

Consultez mon parcours.

samedi 28 mars 2015

Sortie du samedi midi

Samedi midi, j'ai pu sortir un petit moment pour aller m'entraîner. La fatigue physique que j'avais accumulée lors des entraînements de mi-février à début mars étant désormais résorbée, j'attaque ce week-end un nouveau cycle de 4 semaines pour reprendre ma progression.

Pour ma première séance du cycle, n'ayant pas beaucoup roulé ces 15 derniers jours, j'ai voulu attaquer par une séance à une intensité modérée. Bon, j'avoue qu'en tout début de sortie, j'ai effectué quelques sprints courts pour évacuer ma frustration de ne pas pouvoir rouler autant que je le voudrais ces derniers jours. Une fois calmé, j'ai attaqué le coeur de ma séance : une couche d'endurance (i2), une couche de tempo (i3) et un petit nappage de seuil (i4) histoire de relever la saveur des différentes tranches. Mais, tout comme un bon hot-dog ne doit pas être complètement rempli de ketchup, ma séance de reprise n'a pas abusé de son nappage.


Après un échauffement d'une bonne demi-heure, j'ai utilisé les pentes du beaujolais pour y réaliser ma première partie de séance. En effectuant la montée de Charnay grimpant par paliers (un coup de cul, un replat, un coup de cul, un replat et ainsi de suite), en regardant attentivement mon compteur j'ai remarqué à quel point on a tendance à maintenir une vitesse stable dans ce genre de montée. En effet, on a tendance à se caler à une vitesse donnée et à écraser fort les pédales dans les coups de cul (pour maintenir la vitesse) et à les caresser sur les replats (pour se reposer sans augmenter la vitesse). Avec le capteur de puissance, ce phénomène est vraiment visible et on se rend compte à quel point l'effort passe du simple au triple. Avec le capteur, on peut justement aller contre-nature et maintenir un niveau d'effort constant : la vitesse baisse dans les parties les plus raides et augmente franchement sur les replats ... ce qui m'a permis d'y signer mon meilleur temps d'ascension sans jamais me mettre dans le rouge.


J'ai utilisé la route des crêtes pour rejoindre Lachassagne loin de toute circulation, avant de plonger sur Anse puis Saint-Bernard où j'ai traversé la Saône. Sur le pont, une voiture y a fait un triplé magnifique : non-respect de la limitation de vitesse (au moins 70km/h au lieu de 50), non-respect de la distance latérale pour me doubler (les 1m50 requis hors agglomération n'y étaient pas du tout, les 1m non plus) et non-respect de la bande blanche continue interdisant de doubler. Je me suis dit que de toute façon, pour une voiture il était impossible de respecter à la fois une bande blanche et une distance d'un mètre ... et comme il n'y a pas de visibilité (d'où la bande blanche !), autant doubler le plus vite possible, ça dure moins longtemps, non ?

J'ai ensuite utilisé une portion de 10 kilomètres à plat avec un petit vent défavorable pour y faire ma seconde partie de séance. Comme pour la première partie dans le beaujolais, je me suis appliqué à maintenir un niveau d'effort constant au tempo (i3). C'est un niveau d'effort que j'ai trouvé plus facile à maintenir sur du plat que dans une montée, dans laquelle la vue du sommet donne envie d'accélérer un peu histoire d'en finir plus vite et de basculer dans la descente.


Comme il me restait un peu de temps avant de devoir rentrer chez moi, j'en ai profité pour me lancer dans l'exploration d'une route que j'avais remarquée il y a quelques jours lors d'une sortie avec Julien. Nous avions filé tout droit lors de notre sortie, sur une route que je connaissais, mais j'avais repéré une route en mauvais état qui partait dans la foret sur notre droite. J'y suis retourné pour regarder où elle menait, retrouvant l'esprit d'explorateur de mes débuts dans le cyclisme. J'ai fini sur une piste en terre que j'ai empruntée sans hésiter. Le cyclocross m'a appris à ne pas avoir peur de ce genre de chemin, même avec un vélo de route. Cette discipline, comme le VTT, est particulièrement bénéfique pour la pratique courante du vélo de route.


Cette partie champêtre m'a permis de découvrir de nouveaux points de vue sur la vallée de la Saône. Des points de vue que j'avais découverts dans ma jeunesse avec mes parents, mais que je n'avais plus fréquentés depuis une quinzaine d'années. Je suis rentré chez moi après deux heures, avec une intensité plus forte que ce que j'avais prévu.

Consultez mon parcours.

mercredi 25 mars 2015

Encadrement arrosé

Mercredi après-midi, j'ai effectué ma traditionnelle sortie d'encadrement des minimes du Lyon Sprint Evolution sous un ciel légèrement humide et en affrontant un petit vent frais.

Débordé par mes activités professionnelles depuis quelques jours, c'est exceptionnellement en voiture que j'ai rejoint le vélodrome. Une fois le vélo déchargé et les chaussures enfilées, j'ai pris la direction du groupe des minimes. J'ai pris la tête du groupe, les 5 enfants se sont placés dans ma roue et Daniel a fermé la marche pour s'assurer que tout le monde suive et pour m'alerter en cas de soucis. La présence d'un adulte en fin de groupe me rassure : je peux me concentrer sur le parcours et sur l'allure à adopter (un grand merci au capteur de puissance, une aide précieuse pour réguler mon allure) sans avoir à me retourner régulièrement pour vérifier que tout le monde suive. En cas de problème, je sais que Daniel (ou l'adulte qui m'assiste) m'avertira.

On a commencé par s'échauffer sur la piste cyclable reliant le vélodrome au Parc de Miribel Jonage. La route étant mouillée, j'ai été content de mener le groupe : aucune roue devant moi ne soulevait l'eau tombée sur le bitume. Dans les virages, j'ai été prudent comme d'habitude : j'avais prévenu dès le briefing de départ qu'il faudrait être prudent dans les virages et lors de la traversée de la passerelle de Miribel, qui est toujours glissante. Malgré mon avertissement, on y a frôlé l'incident mais une excellente maitrise de son vélo de la part d'un des enfants lui a permis de ne pas tomber et de n'entraîner personne au sol quand sa roue s'est dérobée.

On a ensuite attaqué le coeur de la séance : deux montées de 4 à 5 minutes, avec les deux premières minutes à une allure course puis une récupération jusque dans les derniers hectomètres. Les montées se sont terminées par un sprint jusqu'au sommet. J'ai accompagné les meilleurs jusqu'en haut, puis on a fait demi-tour pour aller chercher les derniers qui étaient accompagnés par Daniel. Ca m'a fait plaisir de voir que les premiers sont allés chercher les autres, qu'ils ne sont pas égoïstes et qu'il y a de la camaraderie entre eux.

On est ensuite rentré au vélodrome sans encombres. Ca m'a fait une sortie de 39 kilomètres, ça a été court (contrairement au nettoyage de ma monture pour la remettre à neuf).

Consultez notre parcours.