Mercredi après-midi, après 3 semaines de coupure (dont deux semaines de vacances scolaires), j'ai repris ma place au sein de l'encadrement du Lyon Sprint Evolution. J'ai commencé par rejoindre Olivier à côté de chez lui, pour ensuite rejoindre le Parc de la Tête d'Or ensemble en discutant.
Si quelques gouttes d'eau éparses sont tombée pendant le briefing, c'est sous le soleil (et dans le vent) que se sont déroulées les sorties des différents groupes. Comme il faisait doux et que le soleil était au rendez-vous, que c'était un mercredi après-midi, le parc était particulièrement fréquenté : entre les jeunes cyclistes pas complètement maitres de leur vélo, et les parents de gamins de 5/6 ans sur des trottinettes qui n'ont aucune conscience du fait qu'il y a du monde autour d'eux, il y a eu quelques remarques désobligeantes qui ont volé. C'est fou ces luttes permanentes entre les modes de déplacement, chacun voulant prendre toute la place et ayant toujours raison. Le piéton oublie qu'il est automobiliste lorsqu'il traverse une route n'importe-ou, le cycliste oublie qu'il est piéton lorsqu'il frôle un bras, l'automobiliste oublie qu'il est parent lorsqu'il refuse une priorité à des gamins sur un vélo ...
La séance du jour s'est déroulée dans les Monts d'Or, sur un parcours que j'ai tracé afin d'emprunter des routes désertes. L'objectif de la séance était l'endurance de force, utiliser des routes sans circulation permet de s'entraîner en toute sécurité. Bon, travailler l'endurance de force en groupe est un peu compliqué pour des enfants : ils se toisent et se livrent bataille pour arriver en haut en premier. D'ailleurs, ceci est aussi valable avec certains adultes, qui eux aussi préfèrent montrer leur force sur la montée quitte à moins bien effectuer la séance. Bon, pour des enfants, je préfère les laisser "jouer" entre eux : le vélo doit rester un plaisir, les sorties doivent être ludiques et ils ont encore beaucoup d'années devant eux pour faire de l'endurance de force.
Le parcours initialement tracé comportait 4 ascensions, mais comme la progression du groupe était plus rapide que je ne l'avais prévu, j'ai ajouté en cours de route une ascension supplémentaire. Sébastien, qui encadrait le groupe avec moi, est resté avec les deux enfants les plus faibles sur une boucle facile que je lui ai montré, afin qu'ils nous attendent en roulant pendant qu'on faisait notre boucle escarpée.
Un peu plus loin, nous avons essuyé notre premier envoi de liquide lave-glace de l'année. Si c'était une première cette année pour un incident de ce genre, pour la voiture qui s'est placée sur la voie de gauche à l'entrée du rond-point alors qu'elle a pris la première sortie sur la droite en nous coupant sauvagement la route, ce n'était pas une première. La sécurité d'un groupe, à fortiori d'enfants / adolescents, est le point le plus complexe à gérer et celui qui me laisse le plus de craintes.
Après le briefing de fin de séance, je suis rentré chez moi tranquillement en tournant les jambes. A un feu rouge, j'ai remarqué une voiture dont la trappe d'accès au réservoir était ouvert. Je l'ai signalé à l'automobiliste, qui m'a courtoisement remercié. Je suis rentré chez moi avec une soixantaine de kilomètres au compteur et trois heures d'exposition aux UV. Je ne sais pas si ça me donnera un cancer de la peau dans quelques années ni si ça accentuera mon bronzage dans quelques jours, mais sentir la chaleur du soleil sur ses jambes et ses bras est l'un des plaisirs qu'offre le cyclisme.
Consultez notre parcours.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
mercredi 6 mai 2015
mardi 5 mai 2015
Fractionné 30/15 au Verdun
Ce midi, j'ai testé un entraînement de fractionné en 30/15 : 30 secondes à fond (ou presque) et 15 secondes de récupération. Pour cet exercice, j'ai choisi mon ascension traditionnelle de la course de côte du Mont Verdun.
J'ai commencé par m'échauffer pendant 30 minutes pour rejoindre la montée retenue pour mes exercices. Pendant cet échauffement, j'ai aperçu un ouvrier de chantier complètement saoul le long de la route. Il peinait à rester debout, le mur de soutènement contre lequel il s'appuyait ne faisait donc pas que retenir la terre côté amont, mais le retenait lui du côté aval. A peu près en même temps, un IVNoC (Insecte Volant NOn Commestible) est venu profiter de l'ouverture de ma bouche pour faire une visite. Pas de doutes, le printemps (et ses nombreux IVNoC) est arrivé.
Ma première série de 10 accélérations a été difficile mais j'ai réussi à me battre jusqu'au bout. Ca m'a permis d'égaler mon record sur cette ascension, en 7'53", alors que ce n'était pas l'objectif et que j'ai fini l'ascension "à ma main" vu que l'exercice était terminé. Je peux vous dire que 15 secondes de récupération c'est minuscule : cette phase ne porte de récupération que le nom car on ne récupère pas du tout ! Mon compteur est configuré pour émettre des bips lors des 5 dernières secondes de chaque phase ... j'avais à peine le temps de m'asseoir sur ma selle que les bips de fin de récupération retentissaient et qu'il me fallait déjà retourner sur le champ de bataille.
J'ai découvert récemment l'outil de planification des entraînements de Garmin Connect. J'avoue que cet outil est particulièrement pratique pour le fractionné : il émet des bips à la fin de chaque phase, ce qui permet de se concentrer sur la route et sur la puissance développée ... pas besoin d'avoir un oeil sur le chronomètre. C'est plus sécurisant à la fois physiquement (on passe plus de temps à regarder devant soi) et qualitativement (on ne loupe pas le début de chaque phase).
La deuxième ascension a été plus dure. J'ai réussi à tenir le même rythme sur les 6 premiers efforts, le 7ème a été fait au bord de l'explosion ... j'ai craqué au milieu du 8ème. Je me suis fait violence psychologiquement et physiquement pour accélérer une 9ème puis une 10ème fois, mais la performance n'y était plus. J'étais encore capable de rouler à un rythme soutenu mais régulier si je le souhaitais, mais j'étais incapable de produire les changements de rythme requis pour cet exercice.
Je suis rentré tranquillement chez moi en tournant les jambes. Dans le dernier kilomètre, une voiture a forcé le passage pour traverser devant moi ... mais sa manoeuvre a été punie par l'automobiliste venant de l'autre côté. Elle était tellement concentrée sur le fait de traverser la route avant mon arrivée qu'elle n'a pas regardé si une voiture venait dans l'autre sens. Je l'ai évité de justesse, elle n'a pas évité le choc avec le véhicule en face. Il n'y a eu aucun blessé, je vous rassure.
En regardant les données de l'exercice, je me suis rendu compte que j'avais explosé mes records sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes. Les courbes ci-dessus représentent mes records de puissance des années 2013 (en jaune, seulement depuis septembre), 2014 (en bleu) et 2015 (en rouge). Sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes, les 3 courbes étaient quasiment superposées avant la sortie du jour. L'écart est assez important, de l'ordre de 8%, ce qui me laisse penser que j'ai une bonne marge de progression sur les autres valeurs de cette courbe.
Dernier détail concernant cet exercice : j'ai commis une erreur dans les puissances que je cherchais à atteindre. Je me suis trompé : je pensais qu'il fallait réaliser les phases d'accélération à 150% de la PMA (soit à peu près 490w pour moi) ... ce qui me semblait inatteignable, j'ai donc réduit à 450w mon objectif. En réalité, il ne fallait atteindre que 100% de la PMA, soit environ 325w (pour moi) ... ce qui explique que j'ai eu tant de mal à la fin des séries. Il faudra que je prenne le temps de bien lire la fiche de l'exercice avant de le réaliser la prochaine fois.
Consultez mon parcours.
J'ai commencé par m'échauffer pendant 30 minutes pour rejoindre la montée retenue pour mes exercices. Pendant cet échauffement, j'ai aperçu un ouvrier de chantier complètement saoul le long de la route. Il peinait à rester debout, le mur de soutènement contre lequel il s'appuyait ne faisait donc pas que retenir la terre côté amont, mais le retenait lui du côté aval. A peu près en même temps, un IVNoC (Insecte Volant NOn Commestible) est venu profiter de l'ouverture de ma bouche pour faire une visite. Pas de doutes, le printemps (et ses nombreux IVNoC) est arrivé.
Ma première série de 10 accélérations a été difficile mais j'ai réussi à me battre jusqu'au bout. Ca m'a permis d'égaler mon record sur cette ascension, en 7'53", alors que ce n'était pas l'objectif et que j'ai fini l'ascension "à ma main" vu que l'exercice était terminé. Je peux vous dire que 15 secondes de récupération c'est minuscule : cette phase ne porte de récupération que le nom car on ne récupère pas du tout ! Mon compteur est configuré pour émettre des bips lors des 5 dernières secondes de chaque phase ... j'avais à peine le temps de m'asseoir sur ma selle que les bips de fin de récupération retentissaient et qu'il me fallait déjà retourner sur le champ de bataille.
J'ai découvert récemment l'outil de planification des entraînements de Garmin Connect. J'avoue que cet outil est particulièrement pratique pour le fractionné : il émet des bips à la fin de chaque phase, ce qui permet de se concentrer sur la route et sur la puissance développée ... pas besoin d'avoir un oeil sur le chronomètre. C'est plus sécurisant à la fois physiquement (on passe plus de temps à regarder devant soi) et qualitativement (on ne loupe pas le début de chaque phase).
La deuxième ascension a été plus dure. J'ai réussi à tenir le même rythme sur les 6 premiers efforts, le 7ème a été fait au bord de l'explosion ... j'ai craqué au milieu du 8ème. Je me suis fait violence psychologiquement et physiquement pour accélérer une 9ème puis une 10ème fois, mais la performance n'y était plus. J'étais encore capable de rouler à un rythme soutenu mais régulier si je le souhaitais, mais j'étais incapable de produire les changements de rythme requis pour cet exercice.
Je suis rentré tranquillement chez moi en tournant les jambes. Dans le dernier kilomètre, une voiture a forcé le passage pour traverser devant moi ... mais sa manoeuvre a été punie par l'automobiliste venant de l'autre côté. Elle était tellement concentrée sur le fait de traverser la route avant mon arrivée qu'elle n'a pas regardé si une voiture venait dans l'autre sens. Je l'ai évité de justesse, elle n'a pas évité le choc avec le véhicule en face. Il n'y a eu aucun blessé, je vous rassure.
En regardant les données de l'exercice, je me suis rendu compte que j'avais explosé mes records sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes. Les courbes ci-dessus représentent mes records de puissance des années 2013 (en jaune, seulement depuis septembre), 2014 (en bleu) et 2015 (en rouge). Sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes, les 3 courbes étaient quasiment superposées avant la sortie du jour. L'écart est assez important, de l'ordre de 8%, ce qui me laisse penser que j'ai une bonne marge de progression sur les autres valeurs de cette courbe.
Dernier détail concernant cet exercice : j'ai commis une erreur dans les puissances que je cherchais à atteindre. Je me suis trompé : je pensais qu'il fallait réaliser les phases d'accélération à 150% de la PMA (soit à peu près 490w pour moi) ... ce qui me semblait inatteignable, j'ai donc réduit à 450w mon objectif. En réalité, il ne fallait atteindre que 100% de la PMA, soit environ 325w (pour moi) ... ce qui explique que j'ai eu tant de mal à la fin des séries. Il faudra que je prenne le temps de bien lire la fiche de l'exercice avant de le réaliser la prochaine fois.
Consultez mon parcours.
lundi 4 mai 2015
2ème Prix de Tramoyes
Pour la deuxième année, mon club organisera le samedi 16 mai le Prix de Tramoyes. L'épreuve est organisée sous l'égide de la FSGT. Tous les coureurs FSGT, Ufolep et FFC Pass'cyclisme seront autorisés à courir. (NB : les coureurs FFC Pass'Open ne sont pas autorisés).
Le circuit, long de 6,4 kilomètres, est inchangé par rapport à l'année dernière. La course a été reculée d'un mois : elle passe de mi-avril à mi-mai, on espère ainsi bénéficier d'une température plus agréable que l'an passé.
Horaires :
Pour plus d'informations, consultez le site de l'ASBM.
Le circuit, long de 6,4 kilomètres, est inchangé par rapport à l'année dernière. La course a été reculée d'un mois : elle passe de mi-avril à mi-mai, on espère ainsi bénéficier d'une température plus agréable que l'an passé.
Horaires :
- Retrait des dossards à partir de 12h devant l'école (centre de Tramoyes)
- Catégorie : 5 FSGT + 4 UFOLEP + féminines : départ 13h02 pour 9 tours, soit 57 km
- Catégorie : 4 FSGT + 3 UFOLEP + cadets : départ 13h00 pour 10 tours, soit 64 km
- Catégorie : 3 FSGT + 2 UFOLEP : départ 15h02 pour 11 tours, soit 70 km
- Catégorie : 1 et 2 FSGT + 1 UFOLEP + PC FFC : départ 15h00 pour 12 tours, soit 76,8 km
Pour plus d'informations, consultez le site de l'ASBM.
Libellés :
ASBM,
Organisations
dimanche 3 mai 2015
Prix de Viriat
Ce dimanche après-midi avait lieu le Prix de Viriat. Contrairement à ce qu'annonçait la météo, la pluie n'a pas fait son apparition et les courses se sont déroulées sous un temps sec et sur une chaussée globalement sèche.
Après un tour d'échauffement, pour reconnaître le circuit de 5,5 kilomètres comportant quelques petites bosses, je me suis rendu au départ. J'y ai retrouvé mon coéquipier Sébastien ainsi que quelques amis que je n'avais pas encore vus cette année. Si j'aime les courses de vélo, ce n'est pas tant parce que j'aime figurer dans le ventre mou des classements ou que j'aime sentir l'odeur des patins de freins dans les virages ... non, c'est bien parce que j'y retrouve des visages familiers, tous aussi content d'être la que moi, tous venus se défouler après leur semaine de boulot. Les contacts humains y sont agréables, c'est ça que je viens chercher en complément de l'aspect sportif des courses.
J'ai pris le départ au milieu du peloton d'une quarantaine de coureurs dans ma catégorie. 3 formations semblaient avoir l'avantage du nombre : l'ASORTF, le Team des Dombes et Saint denis les bourgs. Pour s'échapper, il était certain qu'il faudrait avoir un coureur de chacune de ces équipes avec soi sans quoi la chasse s'organiserait rapidement derrière. Au bout de 3 kilomètres, à la faveur de la première côte, un groupe de 6 s'est détaché en 2 vagues. Voyant que le favori (et futur vainqueur) était à l'avant, je suis passé à l'offensive et je suis rentré en solitaire sur le groupe. Malheureusement, à peine rentré, j'ai constaté la mauvaise entente. J'ai eu beau passer au relais dès mon retour sur le groupe, profitant de mon élan pour me porter à l'avant, personne en dehors de Joël ne semblait vouloir rouler. On s'est fait reprendre à la fin du premier tour. Ca a été un coup d'épée dans l'eau.
Dans le deuxième tour, mon équipier Sébastien est passé à l'offensive. Il est resté seul en tête quelques kilomètres, avant d'obtenir le soutien d'un coureur de l'ASORTF puis de mon ami Julien. Comme il manquait quelques coureurs et quelques équipes, à 3 l'échappée était vouée à l'échec, j'ai laissé filer d'autres attaquants mais aucun petit groupe n'a réussi à faire la jonction. J'ai tout de même refusé un bon de sortie à un coureur qui au bout de 15 kilomètres a jeté un emballage dans la nature. Je suis allé le chercher en personne suite à son attaque pour le faire rentrer dans le rang.
L'escapade du trio n'a duré que 2 tours, ils ont été repris à la fin du quatrième tour sur les 14 à effectuer. Quelques kilomètres plus loin, alors que la bataille faisait rage, un quintuor a pris la poudre d'escampette sans que je m'en rende compte. Je me suis positionné vers l'avant, voulant prendre un groupe de contre, mais c'était trop tard : l'écart n'a jamais été comblé malgré une chasse particulièrement soutenue dans les kilomètres suivant la scission. J'avoue avoir passé un mauvais moment ensuite, subissant la course. Il faut dire que j'ai couru de manière florentesque, c'est à dire en faisant le yoyo entre l'avant et l'arrière du peloton : j'ai l'habitude de remonter dès que le rythme baisse et de me laisser glisser doucement vers l'arrière quand il accélère. Ca me permet de lisser mes efforts, de ne pas me relâcher quand l'effort des autres diminue et de ne pas m'asphyxier quand le rythme des autres augmente. La limite de ma tactique apparaît quand le rythme est soutenu sur de longues périodes : je me retrouve à l'arrière et subis les relances. Il faudra que j'affine cette stratégie, d'autant plus que la bonne échappée se dégage souvent à l'issue d'une longue bataille ... donc à un moment où je suis à l'arrière.
La suite a été assez classique : notre groupe s'est relevé, j'ai eu mal aux jambes, j'ai discuté et on a rejoint l'arrivée sagement. Entre temps, on s'est fait rejoindre par la catégorie inférieure à la notre mais qui possède un niveau supérieur au notre. Lors du rattachement des clubs de l'Ain à la FSGT du Rhône, il y a eu quelques coureurs qui se sont retrouvés dans une catégorie qui ne me semble pas correspondre à leur niveau. Cette première saison est donc un peu spéciale, la fédération analyse les résultats afin de monter ceux dont le niveau n'est pas en adéquation avec la catégorie, mais ça prend du temps. L'année prochaine, ça devrait mieux se passer ... en attendant, quand deux pelotons se retrouvent ensemble, c'est un peu le bazar à séparer.
Dans les deux derniers tours, le rythme s'est accéléré. J'ai passé le dernier tour aux avants postes, voulant me tester sur un sprint final de trente coureurs pour la 6ème place ... ou plutôt la 7ème place, puisque Pascal Thévenin est parti en solitaire à 7 kilomètres de l'arrivée et n'a pas été revu ensuite. Ma prestation au sprint a frisé le ridicule : au bord des crampes, je dois prendre la 15ème place mais loin des premiers du groupe. Et très loin du quintuor de tête.
Je ne regrette pas ma participation à cette épreuve. Ca m'a permis d'une part de récolter des données permettant de mettre à jour mes données de puissance. Il faut dire qu'avec un mois d'absence du SRM, mes valeurs se sont améliorées et il me fallait les actualiser. Ca m'a permis d'autre part d'acquérir du rythme, dont je manque cruellement.
Consultez mes données et les photos de la course prise par ma compagne.
Après un tour d'échauffement, pour reconnaître le circuit de 5,5 kilomètres comportant quelques petites bosses, je me suis rendu au départ. J'y ai retrouvé mon coéquipier Sébastien ainsi que quelques amis que je n'avais pas encore vus cette année. Si j'aime les courses de vélo, ce n'est pas tant parce que j'aime figurer dans le ventre mou des classements ou que j'aime sentir l'odeur des patins de freins dans les virages ... non, c'est bien parce que j'y retrouve des visages familiers, tous aussi content d'être la que moi, tous venus se défouler après leur semaine de boulot. Les contacts humains y sont agréables, c'est ça que je viens chercher en complément de l'aspect sportif des courses.
J'ai pris le départ au milieu du peloton d'une quarantaine de coureurs dans ma catégorie. 3 formations semblaient avoir l'avantage du nombre : l'ASORTF, le Team des Dombes et Saint denis les bourgs. Pour s'échapper, il était certain qu'il faudrait avoir un coureur de chacune de ces équipes avec soi sans quoi la chasse s'organiserait rapidement derrière. Au bout de 3 kilomètres, à la faveur de la première côte, un groupe de 6 s'est détaché en 2 vagues. Voyant que le favori (et futur vainqueur) était à l'avant, je suis passé à l'offensive et je suis rentré en solitaire sur le groupe. Malheureusement, à peine rentré, j'ai constaté la mauvaise entente. J'ai eu beau passer au relais dès mon retour sur le groupe, profitant de mon élan pour me porter à l'avant, personne en dehors de Joël ne semblait vouloir rouler. On s'est fait reprendre à la fin du premier tour. Ca a été un coup d'épée dans l'eau.
Dans le deuxième tour, mon équipier Sébastien est passé à l'offensive. Il est resté seul en tête quelques kilomètres, avant d'obtenir le soutien d'un coureur de l'ASORTF puis de mon ami Julien. Comme il manquait quelques coureurs et quelques équipes, à 3 l'échappée était vouée à l'échec, j'ai laissé filer d'autres attaquants mais aucun petit groupe n'a réussi à faire la jonction. J'ai tout de même refusé un bon de sortie à un coureur qui au bout de 15 kilomètres a jeté un emballage dans la nature. Je suis allé le chercher en personne suite à son attaque pour le faire rentrer dans le rang.
L'escapade du trio n'a duré que 2 tours, ils ont été repris à la fin du quatrième tour sur les 14 à effectuer. Quelques kilomètres plus loin, alors que la bataille faisait rage, un quintuor a pris la poudre d'escampette sans que je m'en rende compte. Je me suis positionné vers l'avant, voulant prendre un groupe de contre, mais c'était trop tard : l'écart n'a jamais été comblé malgré une chasse particulièrement soutenue dans les kilomètres suivant la scission. J'avoue avoir passé un mauvais moment ensuite, subissant la course. Il faut dire que j'ai couru de manière florentesque, c'est à dire en faisant le yoyo entre l'avant et l'arrière du peloton : j'ai l'habitude de remonter dès que le rythme baisse et de me laisser glisser doucement vers l'arrière quand il accélère. Ca me permet de lisser mes efforts, de ne pas me relâcher quand l'effort des autres diminue et de ne pas m'asphyxier quand le rythme des autres augmente. La limite de ma tactique apparaît quand le rythme est soutenu sur de longues périodes : je me retrouve à l'arrière et subis les relances. Il faudra que j'affine cette stratégie, d'autant plus que la bonne échappée se dégage souvent à l'issue d'une longue bataille ... donc à un moment où je suis à l'arrière.
La suite a été assez classique : notre groupe s'est relevé, j'ai eu mal aux jambes, j'ai discuté et on a rejoint l'arrivée sagement. Entre temps, on s'est fait rejoindre par la catégorie inférieure à la notre mais qui possède un niveau supérieur au notre. Lors du rattachement des clubs de l'Ain à la FSGT du Rhône, il y a eu quelques coureurs qui se sont retrouvés dans une catégorie qui ne me semble pas correspondre à leur niveau. Cette première saison est donc un peu spéciale, la fédération analyse les résultats afin de monter ceux dont le niveau n'est pas en adéquation avec la catégorie, mais ça prend du temps. L'année prochaine, ça devrait mieux se passer ... en attendant, quand deux pelotons se retrouvent ensemble, c'est un peu le bazar à séparer.
Dans les deux derniers tours, le rythme s'est accéléré. J'ai passé le dernier tour aux avants postes, voulant me tester sur un sprint final de trente coureurs pour la 6ème place ... ou plutôt la 7ème place, puisque Pascal Thévenin est parti en solitaire à 7 kilomètres de l'arrivée et n'a pas été revu ensuite. Ma prestation au sprint a frisé le ridicule : au bord des crampes, je dois prendre la 15ème place mais loin des premiers du groupe. Et très loin du quintuor de tête.
Je ne regrette pas ma participation à cette épreuve. Ca m'a permis d'une part de récolter des données permettant de mettre à jour mes données de puissance. Il faut dire qu'avec un mois d'absence du SRM, mes valeurs se sont améliorées et il me fallait les actualiser. Ca m'a permis d'autre part d'acquérir du rythme, dont je manque cruellement.
Consultez mes données et les photos de la course prise par ma compagne.
Libellés :
Compétition
samedi 2 mai 2015
Déblocage à la veille du Prix de Viriat
Dimanche, j'ai prévu de me rendre sur le Prix de Viriat. Comme la semaine dernière à La Ruaz, la pluie devrait-être au rendez-vous ... il ne faudra pas oublier de prendre son gel douche et son shampoing dans les poches arrières du maillot. Donc, pour la sortie du jour, un déblocage traditionnel s'imposait.
J'ai effectué ma séance en compagnie de Julien, chevauchant exceptionnellement son VTT. Son vélo était en révision. Au niveau mécanique, j'ai récupéré mon SRM après un mois d'absence : je vais pouvoir reprendre mon cycle d'entraînement spécifique en bénéficiant de données nettement plus fiables qu'avec ma ceinture cardiaque défaillante.
En début de sortie, on a croisé une petite fille déguisée en princesse sur une trottinette. Elle nous a dit bonjour en souriant ... il me semblait que les princesses se déplaçaient sur des chevaux blancs, cette tradition semble en voie de disparition. Quant à ce déguisement, était-ce lié à la naissance du bébé royal quelques minutes avant que l'on parte s'entraîner ? Enfin, pour la petite histoire, j'ai découvert qu'en Belgique, les cours avaient été suspendus et les écoles avaient diffusé en direct le mariage des héritiers du Royaume-Uni ... j'avais déjà constaté dans les magazines belges l'attachement aux autres monarchies, mais je ne pensais pas que ça allait jusqu'à suspendre des cours pour diffuser un mariage !
Au cours de l'entraînement, j'ai effectué des séries de sprints courts. Par expérience, c'est ce qui fonctionne le mieux pour moi une veille de course. En enchainant deux séries de 2 ou 3 sprints de 20 secondes, mon coeur monte rapidement et mes muscles se préparent aux efforts du lendemain. Entre ces deux séries de sprint, on a roulé tranquillement en discutant.
En rentrant chez moi, à un feu rouge, un enfant dans une voiture a baissé sa vitre et nous a demandé si nous avions fait le Tour. Je lui ai répondu que oui, une demi-vérité et un demi-mensonge puisque je l'ai fait avec une journée d'avance. En revanche, à cet endroit, j'ai l'habitude de croiser Jean-Christophe Péraud ... l'enfant aurait plutôt du lui poser la question à lui, il aurait eu le droit à une réponse plus juste que la mienne.
Consultez notre parcours.
J'ai effectué ma séance en compagnie de Julien, chevauchant exceptionnellement son VTT. Son vélo était en révision. Au niveau mécanique, j'ai récupéré mon SRM après un mois d'absence : je vais pouvoir reprendre mon cycle d'entraînement spécifique en bénéficiant de données nettement plus fiables qu'avec ma ceinture cardiaque défaillante.
En début de sortie, on a croisé une petite fille déguisée en princesse sur une trottinette. Elle nous a dit bonjour en souriant ... il me semblait que les princesses se déplaçaient sur des chevaux blancs, cette tradition semble en voie de disparition. Quant à ce déguisement, était-ce lié à la naissance du bébé royal quelques minutes avant que l'on parte s'entraîner ? Enfin, pour la petite histoire, j'ai découvert qu'en Belgique, les cours avaient été suspendus et les écoles avaient diffusé en direct le mariage des héritiers du Royaume-Uni ... j'avais déjà constaté dans les magazines belges l'attachement aux autres monarchies, mais je ne pensais pas que ça allait jusqu'à suspendre des cours pour diffuser un mariage !
Au cours de l'entraînement, j'ai effectué des séries de sprints courts. Par expérience, c'est ce qui fonctionne le mieux pour moi une veille de course. En enchainant deux séries de 2 ou 3 sprints de 20 secondes, mon coeur monte rapidement et mes muscles se préparent aux efforts du lendemain. Entre ces deux séries de sprint, on a roulé tranquillement en discutant.
En rentrant chez moi, à un feu rouge, un enfant dans une voiture a baissé sa vitre et nous a demandé si nous avions fait le Tour. Je lui ai répondu que oui, une demi-vérité et un demi-mensonge puisque je l'ai fait avec une journée d'avance. En revanche, à cet endroit, j'ai l'habitude de croiser Jean-Christophe Péraud ... l'enfant aurait plutôt du lui poser la question à lui, il aurait eu le droit à une réponse plus juste que la mienne.
Consultez notre parcours.
mardi 28 avril 2015
Chasse aux cols dans le Pilat
Ayant quelques heures d'attente ce mardi après-midi, entre deux rendez-vous à Eurexpo (au sud de Lyon), j'ai choisi d'emporter mon vélo dans le but d'aller chasser les cols du massif du Pilat. Dans mon escarcelle, j'ai ramené 7 cols officiels et 2 points d'eau à ajouter sur mon site.
J'ai commencé par la traversée du site d'Eurexpo. Le goudron y est nickel puisque peu de véhicules sont autorisés à circuler sur les allées internes du site. Les vélos doivent y être rares. J'ai ensuite traversé des zones urbaines pour quitter l'agglomération lyonnaise. Ces zones urbaines comportaient des pistes cyclables mal pensées (comme trop souvent). Je me demande si certaines ne sont pas conçues dans le but délibéré que les cyclistes s'y blessent.
La séance du jour consistait à grimper des cols dans le vent. J'ai réalisé deux premiers blocs de travail au seuil pour me fatiguer, prévoyant un dernier bloc plus court mais plus intense lors du retour afin de simuler le "money time", la partie en fin de course où le peloton s'emballe à l'approche de la ligne d'arrivée. Le tout en découvrant de nouvelles routes dans un massif que je n'ai encore jamais exploré : je connais bien le nord et l'ouest de Lyon, assez peu l'est et pas du tout le sud. Cette sortie était l'occasion idéale pour partir à sa découverte et ainsi combler cette lacune.
Une fois sorti de Givors, après avoir traversé le Rhône sur un vieux pont de pierre, je me suis retrouvé en pleine nature bien plus vite que je ne le pensais. Alors que j'étais en pleine zone urbaine, d'un coup toutes les maisons ont disparu et ont laissé place à des arbres. Les voitures ont disparu aussi rapidement que les habitations, je me suis senti seul au monde : quelques villages au loin et des panneaux routiers aux intersections m'ont signalé qu'il y avait une trace de vie pas loin ... mais aucune trace sur mon itinéraire.
Pendant que j'effectuais mes ascensions de cols au seuil, sur des montées larges et roulantes (sauf quand le vent était de face, je trouvais ça beaucoup moins roulant), j'ai observé de superbes jeux de lumières au milieu de la grisaille. Des puits de lumière mettaient en avant tantôt un village au loin, tantôt un champ tout de jaune fleuri (probablement du colza), tantôt un petit lac. Je n'ai pas pu faire de photos dans les descentes, avec le vent ce serait trop dangereux ... je ne vous partage pas ce qu'ont vu mes yeux, tout comme je n'aurais pas partagé mes blessures si j'étais tombé. Bien que j'ai fait de gros progrès, je suis loin d'être agile comme un chat et je tiens à rester en bonne santé pour poursuivre mes aventures (et mes récits).
Les montées et les franchissements de cols se sont enchaînés. J'ai surtout été entouré par des champs et par quelques arbres, même si par moment je trouvais qu'il n'y avait pas assez d'arbres pour me protéger du vent. J'ai été encouragé par des vaches et par un écureuil pas très farouche, puisqu'il m'a regardé passer en restant au milieu de la route. Vu que sa queue était amochée, il semblerait qu'il n'en soit pas à son coup d'essai.
J'ai quitté les hauteurs et ai plongé vers le Rhône via une descente raide mais splendide. Il y avait plusieurs points de vue remarquables. En revanche, une fois en bas, pour rejoindre Vienne ça a été un ballet d'autos et de camions pas spécialement agréable. Surtout que j'avais le vent en pleine face et que les lignes droites me semblaient bien longues. Je n'ai pas eu le choix, il me fallait pédaler, affronter ce vent qui me freinait. Par règle mathématique, plus on avance vite, moins long est le calvaire. Alors j'ai appuyé avec entrain.
J'ai traversé le Rhône à Vienne, ce qui m'a remis en mémoire quelques souvenirs du Tour de Fête. Nous avions dormi au centre-ville avant de rejoindre le Mont Ventoux. J'ai poursuivi ma route via la grimpée roulante jusqu'à Chuzelles, les jambes y tournaient à la perfection malgré près de 4 heures de selle et un vent défavorable. Le bassin et la tête ne bougeaient pas, la cheville se dépliait bien. Je sens les progrès effectués ces dernières semaines : je suis plus endurant, il n'y a pas de doutes.
Dans le col de Bel Air, dernier col du jour, j'ai senti les énormes roues de la remorque d'un tracteur passer à quelques centimètres de moi. J'ai volontairement rejoint le bas-côté pour éviter le contact, les roues étant plus grandes que moi je ne tenais pas à passer dessous. Ni sous celles plus petites que moi d'ailleurs.
Le retour s'est fait avec le vent de face en zone urbaine. Ma progression a été ralentie par les nombreux feux-rouges et ronds-points, qui m'ont fait faire du fractionné en toute fin de sortie. J'y ai aussi retrouvé les pistes cyclables inutilisables de l'aller. Il est à noter que sur les rares portions bien pensées, c'était les véhicules qui gênaient leur utilisation.
Je suis super content d'avoir découvert le massif du Pilat. Ca a été une belle découverte, que je devrais inclure de temps à autre dans mes sorties. Ca m'a fait 4h30 de selle, 120km et 1350m de dénivelé.
Consultez mon parcours.
J'ai commencé par la traversée du site d'Eurexpo. Le goudron y est nickel puisque peu de véhicules sont autorisés à circuler sur les allées internes du site. Les vélos doivent y être rares. J'ai ensuite traversé des zones urbaines pour quitter l'agglomération lyonnaise. Ces zones urbaines comportaient des pistes cyclables mal pensées (comme trop souvent). Je me demande si certaines ne sont pas conçues dans le but délibéré que les cyclistes s'y blessent.
La séance du jour consistait à grimper des cols dans le vent. J'ai réalisé deux premiers blocs de travail au seuil pour me fatiguer, prévoyant un dernier bloc plus court mais plus intense lors du retour afin de simuler le "money time", la partie en fin de course où le peloton s'emballe à l'approche de la ligne d'arrivée. Le tout en découvrant de nouvelles routes dans un massif que je n'ai encore jamais exploré : je connais bien le nord et l'ouest de Lyon, assez peu l'est et pas du tout le sud. Cette sortie était l'occasion idéale pour partir à sa découverte et ainsi combler cette lacune.
Une fois sorti de Givors, après avoir traversé le Rhône sur un vieux pont de pierre, je me suis retrouvé en pleine nature bien plus vite que je ne le pensais. Alors que j'étais en pleine zone urbaine, d'un coup toutes les maisons ont disparu et ont laissé place à des arbres. Les voitures ont disparu aussi rapidement que les habitations, je me suis senti seul au monde : quelques villages au loin et des panneaux routiers aux intersections m'ont signalé qu'il y avait une trace de vie pas loin ... mais aucune trace sur mon itinéraire.
Pendant que j'effectuais mes ascensions de cols au seuil, sur des montées larges et roulantes (sauf quand le vent était de face, je trouvais ça beaucoup moins roulant), j'ai observé de superbes jeux de lumières au milieu de la grisaille. Des puits de lumière mettaient en avant tantôt un village au loin, tantôt un champ tout de jaune fleuri (probablement du colza), tantôt un petit lac. Je n'ai pas pu faire de photos dans les descentes, avec le vent ce serait trop dangereux ... je ne vous partage pas ce qu'ont vu mes yeux, tout comme je n'aurais pas partagé mes blessures si j'étais tombé. Bien que j'ai fait de gros progrès, je suis loin d'être agile comme un chat et je tiens à rester en bonne santé pour poursuivre mes aventures (et mes récits).
Les montées et les franchissements de cols se sont enchaînés. J'ai surtout été entouré par des champs et par quelques arbres, même si par moment je trouvais qu'il n'y avait pas assez d'arbres pour me protéger du vent. J'ai été encouragé par des vaches et par un écureuil pas très farouche, puisqu'il m'a regardé passer en restant au milieu de la route. Vu que sa queue était amochée, il semblerait qu'il n'en soit pas à son coup d'essai.
J'ai quitté les hauteurs et ai plongé vers le Rhône via une descente raide mais splendide. Il y avait plusieurs points de vue remarquables. En revanche, une fois en bas, pour rejoindre Vienne ça a été un ballet d'autos et de camions pas spécialement agréable. Surtout que j'avais le vent en pleine face et que les lignes droites me semblaient bien longues. Je n'ai pas eu le choix, il me fallait pédaler, affronter ce vent qui me freinait. Par règle mathématique, plus on avance vite, moins long est le calvaire. Alors j'ai appuyé avec entrain.
J'ai traversé le Rhône à Vienne, ce qui m'a remis en mémoire quelques souvenirs du Tour de Fête. Nous avions dormi au centre-ville avant de rejoindre le Mont Ventoux. J'ai poursuivi ma route via la grimpée roulante jusqu'à Chuzelles, les jambes y tournaient à la perfection malgré près de 4 heures de selle et un vent défavorable. Le bassin et la tête ne bougeaient pas, la cheville se dépliait bien. Je sens les progrès effectués ces dernières semaines : je suis plus endurant, il n'y a pas de doutes.
Dans le col de Bel Air, dernier col du jour, j'ai senti les énormes roues de la remorque d'un tracteur passer à quelques centimètres de moi. J'ai volontairement rejoint le bas-côté pour éviter le contact, les roues étant plus grandes que moi je ne tenais pas à passer dessous. Ni sous celles plus petites que moi d'ailleurs.
Le retour s'est fait avec le vent de face en zone urbaine. Ma progression a été ralentie par les nombreux feux-rouges et ronds-points, qui m'ont fait faire du fractionné en toute fin de sortie. J'y ai aussi retrouvé les pistes cyclables inutilisables de l'aller. Il est à noter que sur les rares portions bien pensées, c'était les véhicules qui gênaient leur utilisation.
Je suis super content d'avoir découvert le massif du Pilat. Ca a été une belle découverte, que je devrais inclure de temps à autre dans mes sorties. Ca m'a fait 4h30 de selle, 120km et 1350m de dénivelé.
Consultez mon parcours.
samedi 25 avril 2015
Prix de La Ruaz
Ce samedi, j'ai effectué mon retour sur les courses FSGT à l'occasion du Prix de La Ruaz. Une épreuve à laquelle je participais pour la deuxième fois après une première expérience en 2011. En me rendant sur place, j'étais content car la route était sèche et la pluie annoncée ne semblait pas arriver.
Ma satisfaction aura été de courte durée : à peine mon dossard récupéré, quelques gouttes sont venues se déposer sur le pare-brise de mon véhicule pendant que je me changeais. Rien de bien méchant, contrairement au vent qui était bien présent et soufflait généreusement. Je me suis échauffé normalement, sous quelques gouttes de pluie. A quelques minutes du départ, la pluie s'est intensifiée : tous les coureurs ont rejoint la ligne mais se sont abrités comme ils le pouvaient sous des parapluie ou sous l'avancée de toiture des habitations.
On a pris le départ à moins de vingt. Pas à moins de vingt kilomètre/heure, mais à moins de vingt coureurs sur la course des 1ère et 2ème catégorie FSGT. Visiblement, la météo en a refroidi plus d'un. Tant pis pour les absents. Un dicton prétend que les absents ont toujours tord, mais au vu de l'état de ma tenue à l'issue de l'épreuve et du temps qu'il va me falloir demain pour nettoyer mon vélo, je ne suis pas certain que le dicton ait raison ...
Le premier tour a ressemblé à un échauffement : tout le monde a pédalé sagement. J'ai pris la tête du peloton deux fois, tranquillement, mais nous n'étions que 3 ou 4 à vouloir avancer visiblement car tous les autres restaient dans les roues et attendaient je ne sais quoi. Ca m'a gonflé, j'ai donc attendu comme les autres ... un coureur de l'ACMV s'est tapé presque une moitié de tour (faisant 9,5 kilomètres) en tête sans que personne ne vienne le relayer. Tout le monde semblait attendre la première ascension, menant jusqu'à la ligne d'arrivée, dans laquelle quelques attaques ont fusé. J'ai lissé mon effort avec intelligence, tout le monde était frais je savais que ça rentrerait sans que je n'ai à fournir d'effort violent. C'est ce qui s'est passé.
Dans le deuxième tour, une cassure a été provoquée volontairement sans que je ne m'en aperçoive. J'étais en train de discuter, quand j'ai levé la tête, surpris que d'un coupe le rythme baisse, il y avait 7 ou 8 coureurs avec une cinquantaine de mètres d'avance. Un coureur de Saint-Denis a commencé à mener la chasse mais il s'est fait engueuler par son coéquipier ... il devait avoir un ou deux (autres) équipiers à l'avant. J'ai pris son relais pour tenter de rentrer quand il s'est relevé, j'ai ensuite été relayé par un coureur du Team des Dombes ... et c'est tout. Pendant un tour, on s'est relayé à deux face aux 7 ou 8 attaquants. On s'est bien défendu, l'écart n'était pas très grand mais on n'a pas réussi à le combler.
Dans le troisième tour, alors qu'on chassait à deux depuis plus de 10 kilomètres, deux coureurs sont venus nous aider. L'un d'eux a commencé par nous faire remarquer que nous n'étions pas assez efficaces ... nous aurions préféré avoir son aide dès le début plutôt que son analyse qui était identique à la notre. D'ailleurs, dans son analyse, il a oublié de nous faire remarquer qu'à seulement deux on s'était plutôt bien débrouillé face à un groupe 4 fois plus nombreux.
Dans le 4ème tour, marquant la mi-course, on s'est fait logiquement fait attaquer par certains qui étaient restés à l'abri dans nos roues. L'avance de l'échappée n'était que de 40 secondes et j'hésitais sur la stratégie à adopter : fallait-il maintenir la pression et espérer que certains devant craquent, ou fallait-il se relever et se concentrer sur la 9ème place en considérant que de toute façon le podium était joué ? Un peu plus loin, un coureur de Saint-Denis a attaqué pour rejoindre son équipier qui était intercalé entre l'échappée et mon groupe. Ca nous a irrité car, ce coureur ayant loupé le départ (ce qui peut arriver à tout le monde), il a récupéré la course à l'issue du 1er tour. Il avait donc 10 kilomètres de moins que nous ... ce n'était pas très fair-play de sa part d'attaquer pour aider son coéquipier devant.
On a continué notre chasse à trois, puisque le 4ème coureur qui relayait avec nous s'est échappé en compagnie du coureur de Saint-Denis. Dans le cinquième tour, la pluie a redoublé : la pluie était constante depuis le départ, on était déjà tous trempés, mais pour le ciel ça ne semblait pas suffisant. Le vent avait beau souffler, il n'était pas suffisant pour nous sécher. En s'intensifiant, la pluie nous a imposé une double peine : les routes trempées renvoient plus d'eau quand on est dans la roue d'un coureur ... finalement, j'étais content de passer mes relais car pendant une quinzaine de secondes seul le ciel me projetait de l'eau dessus.
On a été rejoint par le peloton des coureurs de 3ème catégorie au cours du 5ème tour. On a d'abord été doublé par un coureur seul, mais il s'est relevé donc nous avons repris les devants en veillant à ne pas le prendre dans nos roues pour ne pas fausser leur course. On a été avalé par le peloton un peu plus loin, on est resté 4 ou 5 kilomètres dans leurs roues avant de les laisser filer à la demande d'un des motards de l'organisation. On a alors plutôt bien collaboré, tous les coureurs du groupe passant aux relais.
Dans le 7ème et dernier tour, les relais se sont de nouveau désorganisés. Dans les derniers kilomètres, plus personne ne voulait passer. Comme j'en avais marre de me prendre de la pluie sur le casque, j'ai assuré le train de manière normale. Après-tout, finir 8ème, 11ème ou 13ème ça ne change pas grand chose. Quelques autres coureurs ont fait de même, mais on sentait que tout le monde se réservait pour la bosse finale. Comme je m'y attendais, ceux que j'ai le moins vu de l'épreuve ont attaqué dans les 500 derniers mètres pour compléter le TOP10 de l'épreuve. Je dois terminer à la 12ème place. Bon, avec 15 coureurs à l'arrivée, cette bonne place n'a pas été la plus difficile à obtenir. Cependant, au vu des conditions climatiques et de ma participation active lors de l'épreuve, je ne cracherai pas sur cette bonne place.
Je ne regrette pas ma participation à cette épreuve : j'ai toujours apprécié les conditions météo difficiles ... mais uniquement en course. A l'entraînement je ne les aime pas, mais en course je les apprécie. C'était un temps de flandrien, avec du vent et de la pluie ... je le prends comme un clin d'oeil à ma campagne de classiques qui s'était terminée il y a précisément un an, lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge. Je termine par un remerciement aux signaleurs qui sont restés pendant deux heures debout sous la pluie pour assurer notre sécurité. Leur présence est indispensable et si les coureurs peuvent choisir de jeter l'éponge quand leurs chaussettes sont trop trempées, les signaleurs eux se doivent de rester à leur poste jusqu'au bout.
Consultez mes données.
Les photos de cet article sont issues de l'album photo facebook https://www.facebook.com/pages/Page-officiel-Course-de-v%C3%A9lo/449290511883167
Ma satisfaction aura été de courte durée : à peine mon dossard récupéré, quelques gouttes sont venues se déposer sur le pare-brise de mon véhicule pendant que je me changeais. Rien de bien méchant, contrairement au vent qui était bien présent et soufflait généreusement. Je me suis échauffé normalement, sous quelques gouttes de pluie. A quelques minutes du départ, la pluie s'est intensifiée : tous les coureurs ont rejoint la ligne mais se sont abrités comme ils le pouvaient sous des parapluie ou sous l'avancée de toiture des habitations.
On a pris le départ à moins de vingt. Pas à moins de vingt kilomètre/heure, mais à moins de vingt coureurs sur la course des 1ère et 2ème catégorie FSGT. Visiblement, la météo en a refroidi plus d'un. Tant pis pour les absents. Un dicton prétend que les absents ont toujours tord, mais au vu de l'état de ma tenue à l'issue de l'épreuve et du temps qu'il va me falloir demain pour nettoyer mon vélo, je ne suis pas certain que le dicton ait raison ...
Le premier tour a ressemblé à un échauffement : tout le monde a pédalé sagement. J'ai pris la tête du peloton deux fois, tranquillement, mais nous n'étions que 3 ou 4 à vouloir avancer visiblement car tous les autres restaient dans les roues et attendaient je ne sais quoi. Ca m'a gonflé, j'ai donc attendu comme les autres ... un coureur de l'ACMV s'est tapé presque une moitié de tour (faisant 9,5 kilomètres) en tête sans que personne ne vienne le relayer. Tout le monde semblait attendre la première ascension, menant jusqu'à la ligne d'arrivée, dans laquelle quelques attaques ont fusé. J'ai lissé mon effort avec intelligence, tout le monde était frais je savais que ça rentrerait sans que je n'ai à fournir d'effort violent. C'est ce qui s'est passé.
Dans le deuxième tour, une cassure a été provoquée volontairement sans que je ne m'en aperçoive. J'étais en train de discuter, quand j'ai levé la tête, surpris que d'un coupe le rythme baisse, il y avait 7 ou 8 coureurs avec une cinquantaine de mètres d'avance. Un coureur de Saint-Denis a commencé à mener la chasse mais il s'est fait engueuler par son coéquipier ... il devait avoir un ou deux (autres) équipiers à l'avant. J'ai pris son relais pour tenter de rentrer quand il s'est relevé, j'ai ensuite été relayé par un coureur du Team des Dombes ... et c'est tout. Pendant un tour, on s'est relayé à deux face aux 7 ou 8 attaquants. On s'est bien défendu, l'écart n'était pas très grand mais on n'a pas réussi à le combler.
Dans le troisième tour, alors qu'on chassait à deux depuis plus de 10 kilomètres, deux coureurs sont venus nous aider. L'un d'eux a commencé par nous faire remarquer que nous n'étions pas assez efficaces ... nous aurions préféré avoir son aide dès le début plutôt que son analyse qui était identique à la notre. D'ailleurs, dans son analyse, il a oublié de nous faire remarquer qu'à seulement deux on s'était plutôt bien débrouillé face à un groupe 4 fois plus nombreux.
Dans le 4ème tour, marquant la mi-course, on s'est fait logiquement fait attaquer par certains qui étaient restés à l'abri dans nos roues. L'avance de l'échappée n'était que de 40 secondes et j'hésitais sur la stratégie à adopter : fallait-il maintenir la pression et espérer que certains devant craquent, ou fallait-il se relever et se concentrer sur la 9ème place en considérant que de toute façon le podium était joué ? Un peu plus loin, un coureur de Saint-Denis a attaqué pour rejoindre son équipier qui était intercalé entre l'échappée et mon groupe. Ca nous a irrité car, ce coureur ayant loupé le départ (ce qui peut arriver à tout le monde), il a récupéré la course à l'issue du 1er tour. Il avait donc 10 kilomètres de moins que nous ... ce n'était pas très fair-play de sa part d'attaquer pour aider son coéquipier devant.
On a continué notre chasse à trois, puisque le 4ème coureur qui relayait avec nous s'est échappé en compagnie du coureur de Saint-Denis. Dans le cinquième tour, la pluie a redoublé : la pluie était constante depuis le départ, on était déjà tous trempés, mais pour le ciel ça ne semblait pas suffisant. Le vent avait beau souffler, il n'était pas suffisant pour nous sécher. En s'intensifiant, la pluie nous a imposé une double peine : les routes trempées renvoient plus d'eau quand on est dans la roue d'un coureur ... finalement, j'étais content de passer mes relais car pendant une quinzaine de secondes seul le ciel me projetait de l'eau dessus.
On a été rejoint par le peloton des coureurs de 3ème catégorie au cours du 5ème tour. On a d'abord été doublé par un coureur seul, mais il s'est relevé donc nous avons repris les devants en veillant à ne pas le prendre dans nos roues pour ne pas fausser leur course. On a été avalé par le peloton un peu plus loin, on est resté 4 ou 5 kilomètres dans leurs roues avant de les laisser filer à la demande d'un des motards de l'organisation. On a alors plutôt bien collaboré, tous les coureurs du groupe passant aux relais.
Dans le 7ème et dernier tour, les relais se sont de nouveau désorganisés. Dans les derniers kilomètres, plus personne ne voulait passer. Comme j'en avais marre de me prendre de la pluie sur le casque, j'ai assuré le train de manière normale. Après-tout, finir 8ème, 11ème ou 13ème ça ne change pas grand chose. Quelques autres coureurs ont fait de même, mais on sentait que tout le monde se réservait pour la bosse finale. Comme je m'y attendais, ceux que j'ai le moins vu de l'épreuve ont attaqué dans les 500 derniers mètres pour compléter le TOP10 de l'épreuve. Je dois terminer à la 12ème place. Bon, avec 15 coureurs à l'arrivée, cette bonne place n'a pas été la plus difficile à obtenir. Cependant, au vu des conditions climatiques et de ma participation active lors de l'épreuve, je ne cracherai pas sur cette bonne place.
Je ne regrette pas ma participation à cette épreuve : j'ai toujours apprécié les conditions météo difficiles ... mais uniquement en course. A l'entraînement je ne les aime pas, mais en course je les apprécie. C'était un temps de flandrien, avec du vent et de la pluie ... je le prends comme un clin d'oeil à ma campagne de classiques qui s'était terminée il y a précisément un an, lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge. Je termine par un remerciement aux signaleurs qui sont restés pendant deux heures debout sous la pluie pour assurer notre sécurité. Leur présence est indispensable et si les coureurs peuvent choisir de jeter l'éponge quand leurs chaussettes sont trop trempées, les signaleurs eux se doivent de rester à leur poste jusqu'au bout.
Consultez mes données.
Les photos de cet article sont issues de l'album photo facebook https://www.facebook.com/pages/Page-officiel-Course-de-v%C3%A9lo/449290511883167
Libellés :
Compétition
Inscription à :
Articles (Atom)


























