mardi 26 novembre 2013

Les futurs photographes du Tour

Dimanche, au hasard d'une conversation sur Twitter à propos de la photographie, je me suis imaginé ce que sera le futur des photographes en herbe qui occupent le bord des routes sur les courses professionnelles. La généralisation des appareils photos numériques dans les années 2000 a généré un certain nombre de dérives de la part de spectateurs qui campaient au milieu de la route afin de faire de belles photos des coureurs ... quitte à les faire tomber.



J'ai l'impression que ce genre d'actes est en diminution depuis quelques années. Les spectateurs ont du comprendre, avec le temps, que leurs photos floues sur lesquelles on ne voit pas qui est sur la photo n'avaient pas spécialement d'intérêt. Qu'en sera-t-il dans 10 ans ?

Les dernières tendances semblent indiquer que les drones devraient progressivement rentrer dans les foyers. On trouve des drones équipés de caméras HD pour moins de 100€ chez de petites marques asiatiques, et pour 250€ sur du matériel européen. Imaginez la beauté des images que vous pourriez faire si vous faisiez voler votre drone à quelques centimètres au dessus des coureurs ou devant eux ! Ca donnerait probablement des photos et des vidéos spectaculaires.

Imaginez maintenant ce que ça donnerait si une dizaine de spectateurs en utilisaient dans un petit périmètre : ça deviendrait extrêmement dangereux. Imaginez le coureur qui attaque et qui se prend en pleine tête un drone resté à vitesse constante, imaginez une collision entre deux drones qui tombent au sol, imaginez un problème de batterie ou un drone sortant de la portée de la télécommande ... sans compter les problèmes d'interférences entre les différents drones et vis à vis des compteurs sans fil ou des communications radio via les oreillettes.

Pour avoir piloté un drone l'année dernière, un hélicoptère de 30 centimètres de long pour 15 de large, je suis certain que ce futur viendra. Comment le contrôler ? Ce sera compliqué, si ce n'est impossible. Il faudra compter sur le civisme des spectateurs, je ne vois pas d'autre solution.


Pour la petite histoire, j'ai tenté d'organiser le suivi de l'ascension d'un col en parapente. Un jour de beau temps, sur un col comme le Galibier qui propose de nombreuses parois rocheuses offrant des courants d'air ascendant, il serait assez simple de survoler la zone 50 mètres à la verticale des coureurs. Ca offrirait une vision d'ensemble assez incroyable, avec une visualisation des écarts entre les échappés et le peloton puis le grupetto. Si l'idée est intéressante, elle s'est malheureusement révélée impossible à réaliser car le survol du Tour est interdit ... probablement à cause des hélicoptères de télévision. Les turbulences qu'ils provoquent doivent être violentes, sans compter le risque de finir en petits morceaux si la voile passe entre leurs pales.

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