En fin d'après-midi, avant que le soleil ne se couche précocement comme il le fait depuis dimanche, j'ai sorti le vélo de cyclocross pendant 40 minutes afin de parfaire ma technique. Ma compagne, qui avait manqué les dernières épreuves pour cause de maladie, en a elle-aussi profité pour s'exercer à cet exercice : 840 photos ont été prises pendant la séance ...
Juste à côté de chez moi, en traversant la rue, un terrain de jeu permet d'améliorer sa technique : un talus très long et très raide permet de travailler les passages en dévers (en utilisant le talus dans sa longueur) ou les grimpées / descentes à fort pourcentage (en utilisant le talus dans sa hauteur). En haut du talus, une zone inconnue de tous car invisible (j'y habite depuis 3 ans, je passais tous les jours devant depuis 8 ans) permet d'y travailler différents exercices.
Cette zone m'intriguait depuis quelques temps : je voyais régulièrement un cavalier grimper le talus puis disparaitre totalement, avant de descendre une heure plus tard. Pourtant, la présence de la voie de train empêche de s'échapper d'un endroit que je pensais minuscule. En réalité, la zone est bien plus vaste que ce que je pensais et le cavalier s'y est aménagé un manège équestre : un chemin forme un anneau ovale de 50 mètres de long (un circuit en forme de 0) et deux diagonales permettent de faire des croisées (un circuit en forme de 8). Un des virages est légèrement relevé, ce qui permet de le prendre à grande vitesse de manière assez sympathique, tandis que l'autre est à plat mais au bord d'une pente très abrupte.
J'ai commencé par faire des tours de circuit pour applatir le terrain : les sabots du cheval s'étant enfoncés dans la terre, le chemin d'une largeur de 25 centimètres était comme criblé d'impact d'obus. Mes roues passaient leur temps a taper dans ces creux et bosses rendant le pilotage instable. Au fil des passages, le terrain est devenu plus lisse sur la petite zone de 5cm de largeur que j'utilisais, et chaque sortie de la trajectoire idéale me faisait perdre beaucoup de vitesse.
Une fois le terrain stabilisé, j'ai entamé la partie technique qui m'intéressait : la montée et descente de vélo. J'ai répété le geste 60 fois, cherchant à m'améliorer à chaque fois. Le temps qu'on gagne lors des courses, en descendant et remontant de manière parfaite sur son vélo, se chiffre en minutes ... or sur une épreuve d'une heure, une simple minute c'est énorme !
Mon geste de descente reste perfectible : mon pieds droit devrait idéalement passer entre mon pied gauche et mon cadre ... alors que j'ai plutôt tendance, comme la majorité des crossmen, à croiser mes deux jambes. Le second point à améliorer m'a sauté aux yeux en regardant les photos : lors de la remontée sur le vélo, je regarde ma roue avant alors que je devrais porter mon regard vers l'avant et le prochain obstacle.
J'ai ensuite travaillé ma technique en dévers puis sur des montées sèches. Cette partie semble facile, mais sur des dévers dès que la pédale touche on se retrouve déséquilibré. Idem pour les montées sèches, abordées à chaque fois sans élan car le terrain ne le permet pas. Le braquet étant assez gros pour un terrain glissant, la roue arrière avait tendance à patiner et avec la roue avant qui elle voulait se lever, il fallait trouver le bon point d'équilibre.
Evidemment, comme pour tout entraînement axé sur la technique spécifique au cyclocross, il m'est arrivé de me faire rappeler à l'ordre par la gravité. Pas la gravité de ma situation ni celle des blessures, mais la gravité terrestre. Le sol étant meuble et la vitesse étant faible, je ne me suis pas blessé.
La séance a été bénéfique, le repérage du terrain de jour me permettra à l'avenir de l'utiliser y compris la nuit sur de courtes séances. N'ayant que la rue à traverser, une rue sans passage, et étant ensuite à l'écart de la route, je pourrai aller m'y entraîner lorsque la luminosité de la lune sera suffisante ou lorsque je n'aurai que peu de temps (comme aujourd'hui).
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
jeudi 30 octobre 2014
Cyclocross : entraînement technique
Libellés :
Cyclocross
lundi 27 octobre 2014
Challenges FSGT : les courses dans la course
En 2013, mon club a migré de l'Ufolep vers la FSGT. Ceci, en complément de la FFC, auquel il reste affilié depuis des décennies. La FSGT du Rhône organise divers challenges qui permettent d'inciter à la participation des coureurs et des clubs.
Dimanche, lors de la grimpée d'Yzeron, plusieurs classements étaient en jeu :
Il y a un mois, à Parilly, alors que la bataille faisait rage parmi les coureurs cherchant à s'échapper du peloton pour le gain de l'épreuve, d'autres roulaient pour s'assurer le gain (ou une bonne place) au "challenge des plates" (les épreuves en ligne offrant un circuit relativement plat). Hier, sur la grimpée d'Yzeron, je défendais ma 5ème place au challenge des contre-la-montre, 5ème place menacée par Daniel qui lui défendait sa 3ème place à la coupe du Rhône ...
Lors de l'hiver 2013/2014, pour mes débuts en cyclocross, le challenge spécifique de cette discipline m'avait déjà fourni une motivation pour participer à certaines épreuves. Idem cette saison sur les contre-la-montre, ce challenge m'a offert une source de motivation supplémentaire, l'enjeu étant doublé (l'épreuve + le challenge de la discipline).
Un challenge récompense également les clubs à la fois pour le nombre d'organisations qu'ils proposent, et à la fois pour les performances des coureurs. Chaque épreuve organisée rapporte un certain nombre de points bonus, qui s'ajoutent aux points obtenus par les coureurs sur les différentes épreuves, afin de classer les différents clubs entre eux.
Je trouve la démarche intéressante, ça permet d'animer les différentes saisons spécifiques (cyclocross, épreuves sur route, contre-la-montre) et de récompenser les coureurs les plus réguliers. Il manque cependant une notice claire du calcul des points pour que chacun puisse comprendre comment fonctionnent ces différents classements.
Pour en savoir plus, consultez le site http://cyclismerhonefsgt.fr/
Dimanche, lors de la grimpée d'Yzeron, plusieurs classements étaient en jeu :
- le classement de l'épreuve en elle-même
- le classement du challenge des contre-la-montre
- le classement de la coupe du Rhône, sur l'ensemble des épreuves quelle que soit la spécialité (course en ligne ou contre-la-montre)
Il y a un mois, à Parilly, alors que la bataille faisait rage parmi les coureurs cherchant à s'échapper du peloton pour le gain de l'épreuve, d'autres roulaient pour s'assurer le gain (ou une bonne place) au "challenge des plates" (les épreuves en ligne offrant un circuit relativement plat). Hier, sur la grimpée d'Yzeron, je défendais ma 5ème place au challenge des contre-la-montre, 5ème place menacée par Daniel qui lui défendait sa 3ème place à la coupe du Rhône ...
Lors de l'hiver 2013/2014, pour mes débuts en cyclocross, le challenge spécifique de cette discipline m'avait déjà fourni une motivation pour participer à certaines épreuves. Idem cette saison sur les contre-la-montre, ce challenge m'a offert une source de motivation supplémentaire, l'enjeu étant doublé (l'épreuve + le challenge de la discipline).
Un challenge récompense également les clubs à la fois pour le nombre d'organisations qu'ils proposent, et à la fois pour les performances des coureurs. Chaque épreuve organisée rapporte un certain nombre de points bonus, qui s'ajoutent aux points obtenus par les coureurs sur les différentes épreuves, afin de classer les différents clubs entre eux.
Je trouve la démarche intéressante, ça permet d'animer les différentes saisons spécifiques (cyclocross, épreuves sur route, contre-la-montre) et de récompenser les coureurs les plus réguliers. Il manque cependant une notice claire du calcul des points pour que chacun puisse comprendre comment fonctionnent ces différents classements.
Pour en savoir plus, consultez le site http://cyclismerhonefsgt.fr/
dimanche 26 octobre 2014
Grimpée d'Yzeron
Ce dimanche matin se tenait la Grimpée d'Yzeron, dont l'organisation a été parfaitement reprise par le club de Meyzieu après plusieurs années d'absence. Lors de la remise des récompenses, l'organisateur a demandé à ce qu'on lui pardonne les éventuelles imperfections de cette première édition ... de mon point de vue, ça a été un quasi sans-faute. Il faut dire qu'avec un panneau indiquant chaque kilomètre, puis chaque 100m dans les 500 derniers mètres, l'organisateur a placé la barre assez haut quand la majorité des autres chronos ne prends même pas la peine d'indiquer le dernier kilomètre.
Ce matin, après un petit déjeuner de course (qui diffère de mes petits déjeuners habituels notamment par l'absence de produit laitier), j'ai préparé mon sac pour mon 9ème et dernier chrono de la saison. Avant de partir en voiture vers le lieu de départ, j'ai commencé par effectuer 20 minutes de réveil musculaire sur home-trainer chez moi, ce qui m'a également permis d'affiner le réglage du dérailleur électrique qui m'avait posé des soucis hier. Il faut dire qu'hier, justement, Mathias L (du CycloTeam 69) m'a posé quelques questions intéressantes sur mes choix matériel, qui m'ont poussé à faire différents choix pour gagner quelques secondes ... si je passe de l'énergie à gagner des secondes sur des détails mais que je perds des minutes à cause de sauts de chaines intempestifs, c'est idiot. Alors j'ai corrigé ce problème avec une grande attention.
Une fois sur place, j'ai effectué mon échauffement en deux phases : d'abord une petite partie sur route, pour aller repérer la zone de départ et tester sur le terrain mes réglages, puis une seconde partie sur home-trainer afin d'effectuer un exercice plus qualitatif. La montée en régime a été progressive, avant des pics d'intensité dans les dernières minutes. C'est le protocole qui fonctionne le mieux dans mon cas, le protocole classique (avec de longues minutes à haut régime) ne fonctionne pas du tout sur moi. L'ajout du réveil musculaire en amont chez moi, que je testais pour la deuxième fois, me semble intéressant et je pense renouveler l'expérience à l'avenir pour valider si ça m'apporte un réel plus ou si ça ne change rien.
10 minutes avant le départ, j'ai rangé le matériel dans la voiture et j'ai rejoint la zone de départ. Quand mon tour est venu, je me suis mis en position, prenant appui sur la table en bois des commissaires puisqu'il n'y avait rien d'autre pour se tenir. Je crois que l'absence de barrière pour se tenir au départ constitue le seul bémol de l'organisation, il sera facile à corriger.
Je suis parti fort, comme toujours. Bien trop fort. Après une dizaine de secondes à 500 watts, pour m'élancer, je me suis assis sur la selle et j'ai débuté la gestion de la montée au capteur de puissance. Je m'étais fixé un objectif à 250w sur cette montée et, suivant les conseils avisés d'Alban Lorenzini, j'ai tenté de maintenir un effort autour de cette puissance cible quelle que soit la pente. C'était horrible les premières minutes, je me sentais en sous-régime ... tandis que dans les dernières minutes, je me sentais au bord du sur-régime alors que le niveau d'effort était exactement le même. J'ai rapidement trouvé mes repères et n'ai pas eu trop de mal à maintenir un effort le plus constant possible, ce qui est la meilleure stratégie pour optimiser ses performances.
Au bout de 4 ou 5 kilomètres, j'ai dépassé un cycliste qui ne participait pas à la course. Il s'est d'abord glissé dans ma roue, ce qui ne me dérange pas (vu qu'il n'est pas en course), puis s'est mis à me mettre la pression en remontant régulièrement mettre sa roue avant au niveau de mon pédalier ... j'ai essayé de rester concentré sur mon effort, mais ses interventions régulières dans mon champ de vision ont eu le don de me perturber. Il a fini par m'attaquer après plusieurs kilomètres passés dans mon aspiration : je suis resté à mon rythme sans m'occuper de lui, même si j'avoue que ça m'a énervé. Sa fugue va durer moins d'un kilomètre : le vent de face l'a ramené dans le rang, et en le doublant je me suis arrangé pour qu'il ne puisse pas m'importuner de nouveau en plaçant une accélération sèche sur quelques secondes.
La première partie de la montée proposait une pente faible mais irrégulière, sur laquelle le bon réglage du dérailleur m'a été utile. A chaque changement de pente, je changeais de vitesse pour conserver une cadence naturelle tout en restant au niveau de puissance souhaité. La seconde partie de l'ascension présentait des pentes plus marquées, légèrement plus importantes, mais nécessitant moins de changement de vitesse. Le vainqueur de l'épreuve a indiqué lors de la cérémonie protocolaire qu'il avait utilisé son gros plateau de 55 dents sur la première partie, avant d'utiliser son petit plateau de 47 dents (!!!) sur la seconde. Ca laisse rêveur.
Le coureur qui me suivait m'a dépassé à 6 kilomètres de l'arrivée, s'est rapidement envolé (il pourra remercier une voiture qui l'a aspiré), mais a plafonné par la suite. Je termine 4 secondes derrière lui sur la ligne après lui avoir repris du temps petit à petit dans la partie finale. Les deux derniers kilomètres présentant quelques portions légèrement descendantes, j'ai tenté de maintenir un effort autour de 250w comme me l'avait recommandé Alban. Je ne sais pas comment il fait car pour ma part, j'ai pu rester entre 180 et 200w mais j'ai eu du mal à dépasser ce palier.
J'en termine avec un temps de 37'36", soit une moyenne de 26km/h. Je suis content de ma performance, j'ai réussi à être régulier et j'ai senti que j'étais à fond au moment de passer la ligne, que j'avais tout donné mais que je n'avais pas explosé avant l'arrivée. Ma performance me permet d'une part de conserver ma 5ème place au challenge des contre-la-montre du Rhône, mais également de remporter l'épreuve dans ma catégorie. C'est ma 3ème victoire du classement par catégorie cette année, sur 9 chronos disputés. Non habitué aux podiums protocolaires, il va falloir que je m'apprenne à assister à celles-ci avec un maillot de club.
Vous pouvez consulter :
Ce matin, après un petit déjeuner de course (qui diffère de mes petits déjeuners habituels notamment par l'absence de produit laitier), j'ai préparé mon sac pour mon 9ème et dernier chrono de la saison. Avant de partir en voiture vers le lieu de départ, j'ai commencé par effectuer 20 minutes de réveil musculaire sur home-trainer chez moi, ce qui m'a également permis d'affiner le réglage du dérailleur électrique qui m'avait posé des soucis hier. Il faut dire qu'hier, justement, Mathias L (du CycloTeam 69) m'a posé quelques questions intéressantes sur mes choix matériel, qui m'ont poussé à faire différents choix pour gagner quelques secondes ... si je passe de l'énergie à gagner des secondes sur des détails mais que je perds des minutes à cause de sauts de chaines intempestifs, c'est idiot. Alors j'ai corrigé ce problème avec une grande attention.
Une fois sur place, j'ai effectué mon échauffement en deux phases : d'abord une petite partie sur route, pour aller repérer la zone de départ et tester sur le terrain mes réglages, puis une seconde partie sur home-trainer afin d'effectuer un exercice plus qualitatif. La montée en régime a été progressive, avant des pics d'intensité dans les dernières minutes. C'est le protocole qui fonctionne le mieux dans mon cas, le protocole classique (avec de longues minutes à haut régime) ne fonctionne pas du tout sur moi. L'ajout du réveil musculaire en amont chez moi, que je testais pour la deuxième fois, me semble intéressant et je pense renouveler l'expérience à l'avenir pour valider si ça m'apporte un réel plus ou si ça ne change rien.
10 minutes avant le départ, j'ai rangé le matériel dans la voiture et j'ai rejoint la zone de départ. Quand mon tour est venu, je me suis mis en position, prenant appui sur la table en bois des commissaires puisqu'il n'y avait rien d'autre pour se tenir. Je crois que l'absence de barrière pour se tenir au départ constitue le seul bémol de l'organisation, il sera facile à corriger.
Je suis parti fort, comme toujours. Bien trop fort. Après une dizaine de secondes à 500 watts, pour m'élancer, je me suis assis sur la selle et j'ai débuté la gestion de la montée au capteur de puissance. Je m'étais fixé un objectif à 250w sur cette montée et, suivant les conseils avisés d'Alban Lorenzini, j'ai tenté de maintenir un effort autour de cette puissance cible quelle que soit la pente. C'était horrible les premières minutes, je me sentais en sous-régime ... tandis que dans les dernières minutes, je me sentais au bord du sur-régime alors que le niveau d'effort était exactement le même. J'ai rapidement trouvé mes repères et n'ai pas eu trop de mal à maintenir un effort le plus constant possible, ce qui est la meilleure stratégie pour optimiser ses performances.
Au bout de 4 ou 5 kilomètres, j'ai dépassé un cycliste qui ne participait pas à la course. Il s'est d'abord glissé dans ma roue, ce qui ne me dérange pas (vu qu'il n'est pas en course), puis s'est mis à me mettre la pression en remontant régulièrement mettre sa roue avant au niveau de mon pédalier ... j'ai essayé de rester concentré sur mon effort, mais ses interventions régulières dans mon champ de vision ont eu le don de me perturber. Il a fini par m'attaquer après plusieurs kilomètres passés dans mon aspiration : je suis resté à mon rythme sans m'occuper de lui, même si j'avoue que ça m'a énervé. Sa fugue va durer moins d'un kilomètre : le vent de face l'a ramené dans le rang, et en le doublant je me suis arrangé pour qu'il ne puisse pas m'importuner de nouveau en plaçant une accélération sèche sur quelques secondes.
La première partie de la montée proposait une pente faible mais irrégulière, sur laquelle le bon réglage du dérailleur m'a été utile. A chaque changement de pente, je changeais de vitesse pour conserver une cadence naturelle tout en restant au niveau de puissance souhaité. La seconde partie de l'ascension présentait des pentes plus marquées, légèrement plus importantes, mais nécessitant moins de changement de vitesse. Le vainqueur de l'épreuve a indiqué lors de la cérémonie protocolaire qu'il avait utilisé son gros plateau de 55 dents sur la première partie, avant d'utiliser son petit plateau de 47 dents (!!!) sur la seconde. Ca laisse rêveur.
Le coureur qui me suivait m'a dépassé à 6 kilomètres de l'arrivée, s'est rapidement envolé (il pourra remercier une voiture qui l'a aspiré), mais a plafonné par la suite. Je termine 4 secondes derrière lui sur la ligne après lui avoir repris du temps petit à petit dans la partie finale. Les deux derniers kilomètres présentant quelques portions légèrement descendantes, j'ai tenté de maintenir un effort autour de 250w comme me l'avait recommandé Alban. Je ne sais pas comment il fait car pour ma part, j'ai pu rester entre 180 et 200w mais j'ai eu du mal à dépasser ce palier.
J'en termine avec un temps de 37'36", soit une moyenne de 26km/h. Je suis content de ma performance, j'ai réussi à être régulier et j'ai senti que j'étais à fond au moment de passer la ligne, que j'avais tout donné mais que je n'avais pas explosé avant l'arrivée. Ma performance me permet d'une part de conserver ma 5ème place au challenge des contre-la-montre du Rhône, mais également de remporter l'épreuve dans ma catégorie. C'est ma 3ème victoire du classement par catégorie cette année, sur 9 chronos disputés. Non habitué aux podiums protocolaires, il va falloir que je m'apprenne à assister à celles-ci avec un maillot de club.
Vous pouvez consulter :
Libellés :
CLM,
Compétition
samedi 25 octobre 2014
Sortie avec soucis mécaniques
En début d'après-midi, mes soucis de gorge étant sur le déclin, j'ai voulu aller tester la nouvelle cassette pour valider son bon fonctionnement. Malgré une température correcte, je suis sorti en tenue hivernale histoire d'être sur de ne pas prendre froid à nouveau.
A peine monté sur le vélo, j'ai testé le passage de chaque pignon un par un. Le Di2 étant bien plus sensible qu'un dérailleur mécanique, je me suis retrouvé avec les deux pignons du milieu qui sautaient ... l'électronique ça a des avantages et des inconvénients. J'ai passé les premiers kilomètres à régler le dérailleur en roulant (l'un des avantages de l'électronique : pas besoin de tournevis, pas même besoin de s'arrêter) mais à force de tâtonner j'ai vidé la batterie.
Mon parcours prévoyait des secteurs où je pouvais tester différentes combinaisons de chaînes. Mais pour tester des combinaisons de chaîne quand un dérailleur ne fonctionne pas, c'est un peu compliqué. Je suis donc rentré chez moi pour recharger la batterie, avec seulement 17 kilomètres au compteur. Le réglage me semblait bon, les vitesses ne sautaient plus d'un pignon à l'autre, mais je ne sais pas si ça venait d'un réglage correct ou de l'absence de batterie.
Demain, pour mon 9ème et dernier chrono de la saison, j'espère que tout se passera bien. Ma 5ème place au challenge des contre-la-montre du Rhône ne tient qu'à un fil et chaque seconde perdue risque de me coûter cher si je veux résister au retour de mon poursuivant direct.
Consultez mon parcours.
A peine monté sur le vélo, j'ai testé le passage de chaque pignon un par un. Le Di2 étant bien plus sensible qu'un dérailleur mécanique, je me suis retrouvé avec les deux pignons du milieu qui sautaient ... l'électronique ça a des avantages et des inconvénients. J'ai passé les premiers kilomètres à régler le dérailleur en roulant (l'un des avantages de l'électronique : pas besoin de tournevis, pas même besoin de s'arrêter) mais à force de tâtonner j'ai vidé la batterie.
Mon parcours prévoyait des secteurs où je pouvais tester différentes combinaisons de chaînes. Mais pour tester des combinaisons de chaîne quand un dérailleur ne fonctionne pas, c'est un peu compliqué. Je suis donc rentré chez moi pour recharger la batterie, avec seulement 17 kilomètres au compteur. Le réglage me semblait bon, les vitesses ne sautaient plus d'un pignon à l'autre, mais je ne sais pas si ça venait d'un réglage correct ou de l'absence de batterie.
Demain, pour mon 9ème et dernier chrono de la saison, j'espère que tout se passera bien. Ma 5ème place au challenge des contre-la-montre du Rhône ne tient qu'à un fil et chaque seconde perdue risque de me coûter cher si je veux résister au retour de mon poursuivant direct.
Consultez mon parcours.
jeudi 23 octobre 2014
10 ans de vélo
Jeudi, j'ai fêté un anniversaire un peu particulier : le 23 octobre 2004, il y a précisément 10 ans, j'enregistrais la première ligne dans mon carnet d'entraînement.
Il y a 10 ans, déjà passionné d'informatique, je m'étais inventé un logiciel de suivi d'entraînement avant même de partir rouler. Ce logiciel fait maison m'a servi plusieurs années avant que je ne mette fin à son développement. Je me suis depuis tourné vers des outils en ligne me permettant de mettre à jour mes données depuis n'importe quel endroit dans le monde. Du moins, n'importe quel endroit connecté à internet.
Il y a 10 ans, j'ai effectué une sortie de 41,4 kilomètres en 1 heure 48 minutes et 5 secondes. Le dénivelé était de 232 mètres ... pas un seul col et pas un seul point d'eau de recensé, puisqu'à cette époque aucun de mes 2 sites n'existait. Le site sur les cols a été lancé 1 mois plus tard tandis que celui sur l'eau a vu le jour 9 ans et demi après cette première sortie.
Je vous avoue que si il y a 10 ans on m'avait demandé comment je voyais mon futur sur un vélo, j'aurais été très loin de prédire tout ce qu'il m'est arrivé. Je ne sais même pas si j'en aurais prédit 5%. Je n'ai aucune idée de comment je voyais mon futur à l'époque, tout comme je ne sais absolument pas ce qu'il va m'arriver dans les 10 années à venir.
En terme de chiffres, voici ce que ça donne :
Comme dit la chanson, je vous donne rendez-vous dans 10 ans ...
Au col du Galibier en juin 2005
Il y a 10 ans, déjà passionné d'informatique, je m'étais inventé un logiciel de suivi d'entraînement avant même de partir rouler. Ce logiciel fait maison m'a servi plusieurs années avant que je ne mette fin à son développement. Je me suis depuis tourné vers des outils en ligne me permettant de mettre à jour mes données depuis n'importe quel endroit dans le monde. Du moins, n'importe quel endroit connecté à internet.
Lors des 1000 bosses en 2007
Il y a 10 ans, j'ai effectué une sortie de 41,4 kilomètres en 1 heure 48 minutes et 5 secondes. Le dénivelé était de 232 mètres ... pas un seul col et pas un seul point d'eau de recensé, puisqu'à cette époque aucun de mes 2 sites n'existait. Le site sur les cols a été lancé 1 mois plus tard tandis que celui sur l'eau a vu le jour 9 ans et demi après cette première sortie.
Dans la montée de col du Granon en juillet 2009
Je vous avoue que si il y a 10 ans on m'avait demandé comment je voyais mon futur sur un vélo, j'aurais été très loin de prédire tout ce qu'il m'est arrivé. Je ne sais même pas si j'en aurais prédit 5%. Je n'ai aucune idée de comment je voyais mon futur à l'époque, tout comme je ne sais absolument pas ce qu'il va m'arriver dans les 10 années à venir.
A Nice à l'arrivée de la Haute-Route 2011, photo de Manu Molle
En terme de chiffres, voici ce que ça donne :
- 1257 sorties
- 83977 kilomètres
- 3298 heures et 20 minutes
En corse, fin juin 2013, juste avant le départ du Tour de Fête
Comme dit la chanson, je vous donne rendez-vous dans 10 ans ...
En avril 2014 lors de Liège-Bastogne-Liège
mardi 21 octobre 2014
Changement de cassette
Malade depuis dimanche, ne pouvant pas rouler (il serait con de fatiguer un organisme déjà affaibli par sa lutte contre les microbes), j'en ai profité pour faire un peu de mécanique. Le vélo de chrono a notamment été nettoyé et rangé au grenier car il ne devrait plus servir pendant quelques mois.
J'en ai également profité pour changer la cassette sur ma paire de ksyrium. Historiquement, mon vélo disposait d'un triple plateau, j'avais donc fait le choix d'une cassette en 12/23 : avec un petit plateau de 30 et 23 dents à l'arrière, je pouvais grimper de fortes pentes sans trop de soucis. L'arrivée du SRM il y a un an a changé la donne : mon vélo ne dispose plus que de deux plateaux et le 39x23 n'est pas très adapté pour grimper.
J'ai donc changé la cassette de la paire de roues que j'utilise sur les terrains escarpés : des ksyriums. Je dispose désormais d'une cassette de 12/28 : le ratio 39x28 est sensiblement le même que mon ancien ratio de 30x21 (que j'utilisais généralement, le 30x23 ne me servait jamais). La seule différence vient du poids : la nouvelle cassette pèse 80 grammes de plus que l'ancienne ... un poids inférieur à celui de ma paire de sur-chaussures en lycra combiné à ma paire de gants.
Je me suis amusé à calculer la perte théorique liée à ce surpoids, en utilisant awsoft comme pour le bidon. Sur la grimpée qui aura lieu dimanche (535m de dénivelé en 16,3km), la perte sera d'un seconde. En revanche, l'utilisation d'une cassette mieux étagée, évitant le croisement de chaîne sur une montée aussi roulante (3,2% de pente moyenne) devrait me permettre de gagner 10 secondes si je m'en réfère à l'étude d'Alban Lorenzini ... l'opération semble en valoir la chandelle dans ce cas.
Seule ombre au tableau : le joint du corps de roue libre s'est écrasé avec le temps, provoquant un petit jeu qui peut déclencher des sauts de chaîne. Le délai est trop court pour effectuer le changement, la pièce n'aura pas le temps d'arriver avant dimanche. Si les sauts de chaîne sont trop gênants, je serai contrait d'utiliser ma cosmic à l'arrière, avec une cassette de 12/23 (puisqu'elle n'est pas destiné à la montagne, je n'ai pas prévu de la modifier).
J'en ai également profité pour changer la cassette sur ma paire de ksyrium. Historiquement, mon vélo disposait d'un triple plateau, j'avais donc fait le choix d'une cassette en 12/23 : avec un petit plateau de 30 et 23 dents à l'arrière, je pouvais grimper de fortes pentes sans trop de soucis. L'arrivée du SRM il y a un an a changé la donne : mon vélo ne dispose plus que de deux plateaux et le 39x23 n'est pas très adapté pour grimper.
J'ai donc changé la cassette de la paire de roues que j'utilise sur les terrains escarpés : des ksyriums. Je dispose désormais d'une cassette de 12/28 : le ratio 39x28 est sensiblement le même que mon ancien ratio de 30x21 (que j'utilisais généralement, le 30x23 ne me servait jamais). La seule différence vient du poids : la nouvelle cassette pèse 80 grammes de plus que l'ancienne ... un poids inférieur à celui de ma paire de sur-chaussures en lycra combiné à ma paire de gants.
Je me suis amusé à calculer la perte théorique liée à ce surpoids, en utilisant awsoft comme pour le bidon. Sur la grimpée qui aura lieu dimanche (535m de dénivelé en 16,3km), la perte sera d'un seconde. En revanche, l'utilisation d'une cassette mieux étagée, évitant le croisement de chaîne sur une montée aussi roulante (3,2% de pente moyenne) devrait me permettre de gagner 10 secondes si je m'en réfère à l'étude d'Alban Lorenzini ... l'opération semble en valoir la chandelle dans ce cas.
Seule ombre au tableau : le joint du corps de roue libre s'est écrasé avec le temps, provoquant un petit jeu qui peut déclencher des sauts de chaîne. Le délai est trop court pour effectuer le changement, la pièce n'aura pas le temps d'arriver avant dimanche. Si les sauts de chaîne sont trop gênants, je serai contrait d'utiliser ma cosmic à l'arrière, avec une cassette de 12/23 (puisqu'elle n'est pas destiné à la montagne, je n'ai pas prévu de la modifier).
samedi 18 octobre 2014
CLM du challenge murois
Ce samedi se tenait le challenge murois, une épreuve proposant à la fois un contre-la-montre individuel et un gentleman. Les deux épreuves étaient disputables séparément, le contre-la-montre donnant lieu à un classement individuel tandis que le gentleman disposait lui aussi de son propre classement, l'organisateur a également récompensé ceux participant à la fois à l'épreuve individuelle et au gentleman. Il s'agissait de ma première participation sur ce circuit.
Arrivé sur place une heure avant mon départ, j'ai récupéré mon dossard à la hâte car je n'avais que 30 minutes pour me changer, m'équiper puis découvrir le circuit avant le départ des premiers concurrents. J'ai retrouvé Eric, un des coureurs du club organisateur que j'ai côtoyé il y a quelques années lorsque j'étais plus assidu sur les courses en Pass'cyclisme, qui m'a fait remarquer que mon frein arrière n'était pas centré et touchait légèrement ma roue arrière. Il est vrai que quand on cherche à optimiser sa transmission en utilisant le meilleur lubrifiant possible pour grappiller quelques secondes, si les freins sont mal réglés ça réduit à néant toutes les petites optimisations.
Je suis vite retourné à mon véhicule pour épingler le dossard, me changer et m'équiper. Le vélo étant toujours préparé à l'avance, j'ai directement sauté dessus et je suis parti reconnaitre le circuit. La reconnaissance s'est faite avec un léger vent du sud qui s'est ensuite renforcé tout au long de l'après-midi, facilitant la première moitié du circuit mais ralentissant la progression sur la deuxième moitié. Lors de la reconnaissance, j'ai porté une attention particulière aux trajectoires dans les virages et sur les portions rectilignes (pour éviter les plaques d'égouts par exemple).
Avec 18 virages à 90° en 9,5 kilomètres, à effectuer deux fois soit 36 angles droits, le choix des trajectoires se révélait déterminant pour obtenir une bonne performance. Les virages étant probablement mon plus gros point faible, sans effectuer de reconnaissance j'aurai perdu au moins 2 secondes par virage le premier tour puis une seconde par virage dans le 2ème. Je serai donc parti avec un handicap d'une minute ... avec une reconnaissance, j'ai pu limiter la casse tout en sachant que j'y perdrai quand même beaucoup (trop) de temps.
J'ai terminé ma reconnaissance avant le départ des premiers coureurs. Je suis repassé par ma voiture pour enlever mon chasuble d'échauffement et pour régler mes freins. Deux vis s'étaient légèrement dévissées, donnant du jeu au support du frein. La tension du câble tirait ainsi le bloc d'un côté, provoquant le contact entre la roue et le patin. Ces trois minutes de mécanique m'ont permis d'éviter de perdre bêtement du temps.
J'ai pris le départ entre deux rangées de pom-pom girl, dont la présence ne m'a absolument pas déconcentré. Il aurait plutôt fallu mettre des vélos haut de gamme pour détourner mon regard, fermement fixé sur le premier virage à aborder. Poussé par le vent dans les premiers kilomètres, j'ai régulé mon effort pour tenter de le lisser tout au long de l'épreuve : en brulant mes cartouches vent de dos dès le départ, le retour vent de face dans le deuxième tour m'aurait achevé. Dans ce premier tour, j'ai été gêné à plusieurs reprises : d'abord par un cycliste venant en sens inverse et qui roulait à gauche tête baissée, me forçant à fortement ralentir et à crier pour lui signaler ma présence, puis par deux voitures qui m'ont presque arrêté car elles voulaient sortir du circuit mais que des barrières les bloquaient ... les barrières empêchant l'entrée des voitures bloquaient également leur sortie. Evidemment, il m'a à chaque fois fallu arracher les pédales pour relancer la machine puisque j'étais resté sur un gros braquet.
Dans le deuxième tour, j'ai voulu hausser légèrement le ton, mais j'ai rapidement senti que je n'en avais pas la capacité physique et que je n'arriverai pas à tenir jusqu'au bout. J'ai eu un petit moment de déconcentration, ce qui a permis au coureur parti dans mon dos de me doubler, me remettant ainsi dans le jeu : je me suis calqué sur son rythme, 20 mètres derrière lui, perdant tout doucement du terrain au fil des kilomètres. Je me suis de nouveau fait gêner par un coureur venant en sens inverse et qui s'est déporté sur la gauche pour mieux prendre son virage à droite. J'ai ensuite tout donné pour rejoindre la ligne d'arrivée le plus rapidement possible, rattrapant dans le dernier kilomètre un coureur parti après moi mais étant dans son premier tour.
Je termine l'épreuve en 30 minutes (à peu près), soit seulement 38km/h de moyenne. Si j'ai perdu du temps à cause de différentes gênes et car je ne suis pas très bon dans les virages, le plus gros du temps perdu est lié à mon physique qui n'est pas au top depuis quelques jours. Légèrement malade, j'espère retrouver pleinement mes moyens physiques avant dimanche prochain et la grimpée d'Izeron. Le parcours devrait mieux me convenir puisque plus escarpé et moins sinueux.
Consultez :
Arrivé sur place une heure avant mon départ, j'ai récupéré mon dossard à la hâte car je n'avais que 30 minutes pour me changer, m'équiper puis découvrir le circuit avant le départ des premiers concurrents. J'ai retrouvé Eric, un des coureurs du club organisateur que j'ai côtoyé il y a quelques années lorsque j'étais plus assidu sur les courses en Pass'cyclisme, qui m'a fait remarquer que mon frein arrière n'était pas centré et touchait légèrement ma roue arrière. Il est vrai que quand on cherche à optimiser sa transmission en utilisant le meilleur lubrifiant possible pour grappiller quelques secondes, si les freins sont mal réglés ça réduit à néant toutes les petites optimisations.
Je suis vite retourné à mon véhicule pour épingler le dossard, me changer et m'équiper. Le vélo étant toujours préparé à l'avance, j'ai directement sauté dessus et je suis parti reconnaitre le circuit. La reconnaissance s'est faite avec un léger vent du sud qui s'est ensuite renforcé tout au long de l'après-midi, facilitant la première moitié du circuit mais ralentissant la progression sur la deuxième moitié. Lors de la reconnaissance, j'ai porté une attention particulière aux trajectoires dans les virages et sur les portions rectilignes (pour éviter les plaques d'égouts par exemple).
Avec 18 virages à 90° en 9,5 kilomètres, à effectuer deux fois soit 36 angles droits, le choix des trajectoires se révélait déterminant pour obtenir une bonne performance. Les virages étant probablement mon plus gros point faible, sans effectuer de reconnaissance j'aurai perdu au moins 2 secondes par virage le premier tour puis une seconde par virage dans le 2ème. Je serai donc parti avec un handicap d'une minute ... avec une reconnaissance, j'ai pu limiter la casse tout en sachant que j'y perdrai quand même beaucoup (trop) de temps.
J'ai terminé ma reconnaissance avant le départ des premiers coureurs. Je suis repassé par ma voiture pour enlever mon chasuble d'échauffement et pour régler mes freins. Deux vis s'étaient légèrement dévissées, donnant du jeu au support du frein. La tension du câble tirait ainsi le bloc d'un côté, provoquant le contact entre la roue et le patin. Ces trois minutes de mécanique m'ont permis d'éviter de perdre bêtement du temps.
J'ai pris le départ entre deux rangées de pom-pom girl, dont la présence ne m'a absolument pas déconcentré. Il aurait plutôt fallu mettre des vélos haut de gamme pour détourner mon regard, fermement fixé sur le premier virage à aborder. Poussé par le vent dans les premiers kilomètres, j'ai régulé mon effort pour tenter de le lisser tout au long de l'épreuve : en brulant mes cartouches vent de dos dès le départ, le retour vent de face dans le deuxième tour m'aurait achevé. Dans ce premier tour, j'ai été gêné à plusieurs reprises : d'abord par un cycliste venant en sens inverse et qui roulait à gauche tête baissée, me forçant à fortement ralentir et à crier pour lui signaler ma présence, puis par deux voitures qui m'ont presque arrêté car elles voulaient sortir du circuit mais que des barrières les bloquaient ... les barrières empêchant l'entrée des voitures bloquaient également leur sortie. Evidemment, il m'a à chaque fois fallu arracher les pédales pour relancer la machine puisque j'étais resté sur un gros braquet.
Dans le deuxième tour, j'ai voulu hausser légèrement le ton, mais j'ai rapidement senti que je n'en avais pas la capacité physique et que je n'arriverai pas à tenir jusqu'au bout. J'ai eu un petit moment de déconcentration, ce qui a permis au coureur parti dans mon dos de me doubler, me remettant ainsi dans le jeu : je me suis calqué sur son rythme, 20 mètres derrière lui, perdant tout doucement du terrain au fil des kilomètres. Je me suis de nouveau fait gêner par un coureur venant en sens inverse et qui s'est déporté sur la gauche pour mieux prendre son virage à droite. J'ai ensuite tout donné pour rejoindre la ligne d'arrivée le plus rapidement possible, rattrapant dans le dernier kilomètre un coureur parti après moi mais étant dans son premier tour.
Je termine l'épreuve en 30 minutes (à peu près), soit seulement 38km/h de moyenne. Si j'ai perdu du temps à cause de différentes gênes et car je ne suis pas très bon dans les virages, le plus gros du temps perdu est lié à mon physique qui n'est pas au top depuis quelques jours. Légèrement malade, j'espère retrouver pleinement mes moyens physiques avant dimanche prochain et la grimpée d'Izeron. Le parcours devrait mieux me convenir puisque plus escarpé et moins sinueux.
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[ajout le 19 à 15h] Mon temps officiel est de 29'39", ce qui me classe à la 29ème place au scratch et à la première place de ma catégorie.
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