Aujourd'hui, pour la dernière journée de ma 21ème année, j'avais prévu d'aller skier à l'Alpe d'Huez avec des collègues ! Tout semblait parfait pour skier : une météo ensoleillée, pas de vent, une température pas trop froide, des chutes de neige les jours précédents assurant une neige fraiche ... Je me lève 5h30 le matin, prends mon petit déjeuner et pars sur le lieu de RDV du bus devant me mener à la station. Hors, sur place, je découvre que mon inscription n'a pas été prise en compte ! Le bus étant plein, il ne peut pas m'emmener ... je suis contraint d'annuler ma journée ski et de rentrer me coucher ! Voilà une journée qui débute vraiment mal : j'avais tellement envie d'aller skier, j'éprouve le besoin de glisser sur de la neige depuis plusieurs semaines, j'attendais ce moment depuis longtemps ...
A 11h30, je retrouve un coéquipier pour aller rouler 2h et me permettre d'évacuer ma déception : il fait beau alors autant en profiter pour faire du vélo, puisque je ne peux pas skier. Certes il faisait beau, mais il y avait aussi un vent fort désagréable : quand on est que deux les relais reviennent vite, et l'autre ne fais pas un gros écran pour nous protéger du vent ! Je me suis beaucoup employé pour maintenir une moyenne correcte. On a fait 60km dans le vent puis on est rentrés. Je suis bien physiquement, j'ai eu de bonnes sensations malgré ce vent qui m'a donné du fil à retordre.
Cette dernière journée de ma 21ème année a été à l'image de la première (où j'avais déménagé mon coéquipier, avait mangé un McDo, puis avait éprouvé du mal lors de l'entrainement) : très étrange !
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
dimanche 7 décembre 2008
samedi 6 décembre 2008
Sortie sous la pluie
Malgré des averses (pas bien méchantes) nous sommes partis à 5 nous entraîner : Julien, Bébert, Lulu, le chef et moi.
Le programme du jour : descente sur les quais de Saône, remontée de quais de Saône agrémentée par une jolie crevaison de Bébert (il faut bien rompre la monotonie de cette portion plate et sans intérêt), montée du boulodrome de Neuville (ou le groupe s'est séparé en 4 : Julien et le chef devant, moi un peu derrière qui me suis fait piéger par une cassure, Lulu puis Bébert en dernier de classe). On file en direction de St andré de corcy via la route granuleuse qui secoue les vélos : le vent est favorable et on roule à 35km/h sans nous en rendre compte ! A St andré de corcy, on prend une route dans les sous bois qui nous ramène à Civrieux, et on attaque la longue descente en prenant de bons relais. Cette descente je l'adore : elle n'a aucun piège, elle est roulante, on est en permanence en prise ... et on peut prendre des relais à plus de 50km/h sans se mettre dans le route ... ou bien "se faire la peau" et écraser les pédales à plus de 60km/h !
De retour sur les quais de Saône, Lulu a voulu nous montrer que malgré son âge avancé, il avait parfaitement gardé sa souplesse. En voulant rejoindre la piste cyclable le long de la route, sa roue à ripée contre la mini bordure de trottoir (rendue glissante par la pluie) et s'est étalé sur le sol. En fin connaisseur de l'exercice de style, je trouve que sa chute manquait de mouvement : il s'est simplement couché sur le côté sans faire de cabriole spéciale (type salto arrière). Heureusement, il se relèvera et repartira quelques minutes plus tard.
On rentre chez nous humides mais pas trempés. Le compteur affiche un peu moins de 45km.
Le programme du jour : descente sur les quais de Saône, remontée de quais de Saône agrémentée par une jolie crevaison de Bébert (il faut bien rompre la monotonie de cette portion plate et sans intérêt), montée du boulodrome de Neuville (ou le groupe s'est séparé en 4 : Julien et le chef devant, moi un peu derrière qui me suis fait piéger par une cassure, Lulu puis Bébert en dernier de classe). On file en direction de St andré de corcy via la route granuleuse qui secoue les vélos : le vent est favorable et on roule à 35km/h sans nous en rendre compte ! A St andré de corcy, on prend une route dans les sous bois qui nous ramène à Civrieux, et on attaque la longue descente en prenant de bons relais. Cette descente je l'adore : elle n'a aucun piège, elle est roulante, on est en permanence en prise ... et on peut prendre des relais à plus de 50km/h sans se mettre dans le route ... ou bien "se faire la peau" et écraser les pédales à plus de 60km/h !
De retour sur les quais de Saône, Lulu a voulu nous montrer que malgré son âge avancé, il avait parfaitement gardé sa souplesse. En voulant rejoindre la piste cyclable le long de la route, sa roue à ripée contre la mini bordure de trottoir (rendue glissante par la pluie) et s'est étalé sur le sol. En fin connaisseur de l'exercice de style, je trouve que sa chute manquait de mouvement : il s'est simplement couché sur le côté sans faire de cabriole spéciale (type salto arrière). Heureusement, il se relèvera et repartira quelques minutes plus tard.
On rentre chez nous humides mais pas trempés. Le compteur affiche un peu moins de 45km.
jeudi 4 décembre 2008
Rosas : petite sortie vallonnée
Je continue mon tour d'horizon des sorties effectuées en Espagne, et vous présente aujourd'hui une "petite" sortie (une cinquantaine de kilomètres) destinée à la récupération.
Le parcours permet de s'échauffer longuement sur des routes planes avant d'aborder une zone en creux et bosses ... ça monte et ça descends en permanence ! Le parcours en lui-même n'est pas bien difficile, mais effectué à fond il peut laisser des toxines dans l'organisme : les répétitions de montées et de descentes sans qu'il n'y ait de grosses pentes fait qu'on est en permanence en train de pédaler. Les portions descendantes sont très roulantes, les portions montantes sont également très roulantes ...
Consultez le parcours.
Le parcours permet de s'échauffer longuement sur des routes planes avant d'aborder une zone en creux et bosses ... ça monte et ça descends en permanence ! Le parcours en lui-même n'est pas bien difficile, mais effectué à fond il peut laisser des toxines dans l'organisme : les répétitions de montées et de descentes sans qu'il n'y ait de grosses pentes fait qu'on est en permanence en train de pédaler. Les portions descendantes sont très roulantes, les portions montantes sont également très roulantes ...
Consultez le parcours.
mercredi 3 décembre 2008
Rosas : sortie inaugurale
Je vais à présenter un parcours "classique" des entrainements à Rosas. Je qualifie ce parcours de "classique" car en 2 ans je l'ai fait 4 fois (2 fois dans chaque sens) ...
Pour la petite histoire, ce parcours est emprunté le samedi après-midi de notre arrivée. On arrive à l'hôtel vers 15h, on prends possession de nos chambres, on se change, puis on part faire un petit parcours avant que le soleil ne se couche ... en l'occurrence, ce parcours est parfait car il fait un peu moins de 50km et est assez accidenté afin de nous mettre directement dans le bain !
Le parcours (dans le sens que je vous présente) commence par les longues lignes droites menant de Rosas à Vilajuïga. Ces longues lignes droites sont avalées à (très) haute vitesse quand le vent est favorable. Je me souviens parfaitement de cette sortie, la toute première que j'ai effectuée sur le sol espagnol lors de mon premier stage : 5km après la sortie de l'hôtel, on roulait à 60km/h sur du faux plat montant ! Incroyable ...
Après Vilajuïga, on tourne sur la droite afin d'escalader la montagne : une première partie assez raide vient nous rappeler qu'on est encore situés dans les Pyrénées. Ensuite la pente se calme jusqu'à un premier col, redescends un long moment avant de remonter à un second col (très court, mais assez pentu). Une fois ce petit col franchi, on aperçoit la mer sous ses pieds et une immense ligne droite qui plonge jusqu'à la plage ! La descente est magnifique : on fonce droit sur la mer !
Une fois au bord de la mer, on emprunte une route, en creux et bosses sur 6km, qui longe la côte. Les villas le long de la route sont magnifiques, la route est sinueuse et passe d'une crique à une autre : on longe les plages, on remonte un talus, et on replonge sur la crique suivante ... jusqu'au Port de la Selva.
On quitte alors la mer afin de grimper ce que j'ai appelé hier la montée de Cadaquès. Je vous l'ai présentée hier et ne vais donc pas revenir sur cette portion. On descend ensuite jusqu'à Rosas et on rentre à notre hôtel. Fin de la sortie, on peut rentrer dans nos chambres défaire nos bagages ...
Consultez le parcours.
Pour la petite histoire, ce parcours est emprunté le samedi après-midi de notre arrivée. On arrive à l'hôtel vers 15h, on prends possession de nos chambres, on se change, puis on part faire un petit parcours avant que le soleil ne se couche ... en l'occurrence, ce parcours est parfait car il fait un peu moins de 50km et est assez accidenté afin de nous mettre directement dans le bain !
Le parcours (dans le sens que je vous présente) commence par les longues lignes droites menant de Rosas à Vilajuïga. Ces longues lignes droites sont avalées à (très) haute vitesse quand le vent est favorable. Je me souviens parfaitement de cette sortie, la toute première que j'ai effectuée sur le sol espagnol lors de mon premier stage : 5km après la sortie de l'hôtel, on roulait à 60km/h sur du faux plat montant ! Incroyable ...
Après Vilajuïga, on tourne sur la droite afin d'escalader la montagne : une première partie assez raide vient nous rappeler qu'on est encore situés dans les Pyrénées. Ensuite la pente se calme jusqu'à un premier col, redescends un long moment avant de remonter à un second col (très court, mais assez pentu). Une fois ce petit col franchi, on aperçoit la mer sous ses pieds et une immense ligne droite qui plonge jusqu'à la plage ! La descente est magnifique : on fonce droit sur la mer !
Une fois au bord de la mer, on emprunte une route, en creux et bosses sur 6km, qui longe la côte. Les villas le long de la route sont magnifiques, la route est sinueuse et passe d'une crique à une autre : on longe les plages, on remonte un talus, et on replonge sur la crique suivante ... jusqu'au Port de la Selva.
On quitte alors la mer afin de grimper ce que j'ai appelé hier la montée de Cadaquès. Je vous l'ai présentée hier et ne vais donc pas revenir sur cette portion. On descend ensuite jusqu'à Rosas et on rentre à notre hôtel. Fin de la sortie, on peut rentrer dans nos chambres défaire nos bagages ...
Consultez le parcours.
mardi 2 décembre 2008
Rosas : montée de Cadaquès
En cette période de froid où la date de la première course de l'année ressemble à un lointain point dans l'horizon, je vais tenter de vous réchauffer un peu en vous emmenant du côté de Rosas, en Espagne, où mon équipe part faire un stage d'une semaine chaque année.
Rosas est une des principales destinations pour les compétiteurs de France car elle est située à la fois au bord de la mer (avec donc la possibilité de faire des sorties à peu près planes le long de la côte), et à la fois dans les Pyrénées (avec la possibilité de faire des cols de plusieurs kilomètres) ... c'est donc un lieu parfait pour préparer la saison ! Chaque année, la dernière semaine de février et la première semaine de mars, de très nombreuses équipes s'y retrouvent afin de préparer les courses à venir.
Je vais commencer mon tour d'horizon des classiques de la région en présentant la célèbre "montée de Cadaquès", que tous les cyclistes du coin connaissent par coeur à force d'y grimper.
Au départ de la plage de Rosas, il faut rejoindre la route fort bien nommée "carretera de Roses a Cadaquès" (carretera = route en espagnol). Pour rejoindre le pied de la montée, il y a 5 kilomètres à peu près plat ...
La montée jusqu'au col dure un peu moins de 5km. La pente est assez rude durant les 4 premiers kilomètres (surtout sans échauffement !) puis se calme dans le dernier kilomètre. La montée est magnifique : on a l'impression d'avoir la mer à côté de soi, et la vue est sensationnelle ! La descente de ce côté est également un vrai régal pour les yeux, bien que la route très sinueuse n'incite pas vraiment à la contemplation du paysage. Vous pouvez consulter ce parcours sur cliquant sur le lien ci-dessous, je ne vous affiche ici que le profil :
De l'autre côté, en venant de "El port de la Selva" (un petit village centré autour de son port et de sa plage), la grimpée dure environ 11km et est plus douce, bien qu'un passage dans des falaises nous force à laisser des calories sur le goudron ...
De ce côté-ci, on ne voit jamais la mer : on monte dans une longue combe. Voici de nouveau le profil de la montée, qui comprends un lien pour consulter la carte :
J'espère avoir ravivé de bons souvenirs à tous ceux qui ont un jour mis leurs roues dans le coin (notamment à tous mes coéquipiers, qui ont laissés des litres de sueur sur ces pentes ...).
Consultez le parcours
Rosas est une des principales destinations pour les compétiteurs de France car elle est située à la fois au bord de la mer (avec donc la possibilité de faire des sorties à peu près planes le long de la côte), et à la fois dans les Pyrénées (avec la possibilité de faire des cols de plusieurs kilomètres) ... c'est donc un lieu parfait pour préparer la saison ! Chaque année, la dernière semaine de février et la première semaine de mars, de très nombreuses équipes s'y retrouvent afin de préparer les courses à venir.
Je vais commencer mon tour d'horizon des classiques de la région en présentant la célèbre "montée de Cadaquès", que tous les cyclistes du coin connaissent par coeur à force d'y grimper.
Au départ de la plage de Rosas, il faut rejoindre la route fort bien nommée "carretera de Roses a Cadaquès" (carretera = route en espagnol). Pour rejoindre le pied de la montée, il y a 5 kilomètres à peu près plat ...
La montée jusqu'au col dure un peu moins de 5km. La pente est assez rude durant les 4 premiers kilomètres (surtout sans échauffement !) puis se calme dans le dernier kilomètre. La montée est magnifique : on a l'impression d'avoir la mer à côté de soi, et la vue est sensationnelle ! La descente de ce côté est également un vrai régal pour les yeux, bien que la route très sinueuse n'incite pas vraiment à la contemplation du paysage. Vous pouvez consulter ce parcours sur cliquant sur le lien ci-dessous, je ne vous affiche ici que le profil :
De l'autre côté, en venant de "El port de la Selva" (un petit village centré autour de son port et de sa plage), la grimpée dure environ 11km et est plus douce, bien qu'un passage dans des falaises nous force à laisser des calories sur le goudron ...
De ce côté-ci, on ne voit jamais la mer : on monte dans une longue combe. Voici de nouveau le profil de la montée, qui comprends un lien pour consulter la carte :
J'espère avoir ravivé de bons souvenirs à tous ceux qui ont un jour mis leurs roues dans le coin (notamment à tous mes coéquipiers, qui ont laissés des litres de sueur sur ces pentes ...).
Consultez le parcours
lundi 1 décembre 2008
7312 jours
7312, c'est le nombre de jours séparant le 19 aout 1988 du 26 aout 2008. Pourquoi ces deux dates ?

Le 19 aout 1988 j'ai mis les pieds pour la première fois au Barrage d'Emosson ... deux photos ont immortalisé (sic) cet instant. A l'époque je suis monté la haut en voiture, j'ai un peu marché, j'ai roulé en poussette ... puis je suis redescendu intégralement en voiture !

Environ 20 ans plus tard (7312 jours exactement), le 26 aout 2008, je suis monté pour la deuxième fois de ma vie au barrage. Cette fois j'y suis monté en vélo, j'ai de nouveau fait quelques photos, puis ai entamé la descente en vélo. J'ai bien dit entamé, car comme 20ans plus tôt je l'ai terminé ... en voiture !
Je compte bien y retourner une troisième fois, en vélo encore, et faire l'intégralité de la sortie en vélo cette fois ... mais je ne compte pas attendre pas 20 ans avant d'y retourner.
Le 19 aout 1988 j'ai mis les pieds pour la première fois au Barrage d'Emosson ... deux photos ont immortalisé (sic) cet instant. A l'époque je suis monté la haut en voiture, j'ai un peu marché, j'ai roulé en poussette ... puis je suis redescendu intégralement en voiture !
Environ 20 ans plus tard (7312 jours exactement), le 26 aout 2008, je suis monté pour la deuxième fois de ma vie au barrage. Cette fois j'y suis monté en vélo, j'ai de nouveau fait quelques photos, puis ai entamé la descente en vélo. J'ai bien dit entamé, car comme 20ans plus tôt je l'ai terminé ... en voiture !
Je compte bien y retourner une troisième fois, en vélo encore, et faire l'intégralité de la sortie en vélo cette fois ... mais je ne compte pas attendre pas 20 ans avant d'y retourner.
dimanche 30 novembre 2008
Le col de la Forclaz (Valais Suisse)
Dans mon article de jeudi consacré au Barrage d'Emosson, j'indique qu'avant d'accéder au pied de la montée du barrage, il faut préalablement grimper le Col de la Forclaz si on vient de Suisse.
Dans les alpes, il n'existe que 3 routes pour passer de France en Suisse :
- la route reliant Chamonix à Martigny via les cols des Montets et de la Forclaz
- la route reliant Abondance à Monthey, via le Pas de Morgins
- la route longeant le Lac Léman
Le col de Forclaz est situé à 1526m d'altitude, en Suisse, dans le canton du Valais. Il y a deux possibilités pour y monter :
- depuis Martigny (et la vallée du Rhône), c'est la face la plus dure : 16km pour 1050m de dénivelé
- depuis Le Chatelard (village frontière avec la France), face relativement facile : 7.5km pour 434m de dénivelé
J'ai franchi ce col à 4 reprises, deux fois dans chaque sens :
- en aout 2007 dans un périple "Chamonix - Col du grand St Bernard - Chamonix" (176km)
- en aout 2008 dans un périple "Chamonix - Col du Sanetsch - Chamonix" (206km)
La grimpée depuis Martigny est très rude : elle dure 16km à 6.6% de moyenne, dont un long passage de 7km à 8.2% ! L'ayant placé à chaque fois en fin de sortie après des cols redoutables, j'ai été obligé d'y mettre pied à terre ! C'est humiliant, surtout pour un grimpeur comme moi, mais il faut savoir accepter qu'on est plus faible que la nature, et que notre corps n'est pas une machine capable de tout franchir sans broncher ...
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