Le gentleman des mures constituait ma 27ème course de saison 2009, saison que j'ai commencée le dimanche 1er mars, soit il y a 34 semaines. Cette fois, c'est définitif, je tire le rideau sur cette saison 2009 qui aura été riche en émotions (positives comme négatives).
Le gentleman du jour est constitué d'une boucle de 10,3km à effectuer 2 fois : le parcours est complètement plat et ne présente aucune difficulté technique (en dehors de la capacité à slalomer entre certaines zones de goudron abimées par les intempéries). Il s'agit de la plus longue distance que je n'ai eu à faire en gentleman cette année, et en fin de saison chaque kilomètre supplémentaire compte ! Du point de vue de la météo, la température était agréable, le ciel était couvert et le vent soufflait légèrement.
Mon partenaire du jour est Philippe : celui avec qui j'avais effectué la Thou X 4. Il débutait sa saison lors de la Thou X 4, et la terminera demain après avoir effectué une quinzaine de chronos en 2 mois : sa forme est donc ascendante tandis que la mienne est descendante, et la différence entre nous va vraiment se sentir au fil des kilomètres ! Il était incontestablement le plus fort de nous deux aujourd'hui, au point d'avoir assuré 90% du travail ... je crois même que si il avait été seul il aurait fait un meilleur temps !
Maintenant que j'ai posé le cadre (le parcours du gentleman) et les acteurs (Philippe et moi-même), je vais pouvoir vous raconter l'histoire. Celle-ci commence par un échauffement court, à peine vingt minutes par ma faute (entre les différentes personnes à saluer, l'oubli des clé à l'intérieur de la voiture alors que j'ai fermé les portières, et l'oubli du bidon dans le coffre) ... Je fais monter le coeur en température en effectuant des passages en hypervélocité : le coeur comme les jambes répondaient bien. On arrive sur la ligne 3 minutes avant l'heure de notre départ.
Au starter, Philippe fait le départ comme convenu. Je lui prends un relais au bout de 700m : je voulais tabler sur une stratégie avec des relais longs, afin de nous permettre de récupérer complètement chacun notre tour. Philippe me repasse au bout de 350m, semblant vouloir prendre des relais plus courts. Je le laisse reprendre un long relais avant de le dépasser pour effectuer ma part du travail. Lorsqu'il me repasse, je lui indique de me laisser prendre un relais plus long ...
On rattrape une équipe lors de la phase vent de face : je prends mon relais, mais ai vraiment du mal. Je suis à fond du point de vue cardiaque, je suis incapable de tenir le rythme qu'on imposait jusqu'à présent. Philippe reprends les rênes et me lâche au train en suivant le rythme de l'équipe partie 1min dernière nous et qui nous a déjà rattrapée : si ils nous ont rattrapés, c'est que leur rythme est supérieur au notre, et même dans la roue de mon équipier je suis incapable de suivre ! Je lui crie 3 fois de m'attendre mais il ne m'entend pas, je me retrouve donc seul 100m derrière lui. Il finit par se retourner et m'attends.
Je me cale dans sa roue et tente de m'accrocher en me répétant de rester collé derrière lui et de ne surtout pas lâcher le moindre mètre. Je lutte dans sa roue, il m'encourage de temps en temps de la voix. J'ai la bouche grande ouverte et cherche mon souffle. Dans la partie vent de face, sentant qu'il commence à faiblir après avoir appliqué parfaitement ma stratégie (un relais de 8km, c'est sur que ma stratégie sur les relais longs est respectée). Je prends mon relais, la gueule grande ouverte, et le paie juste après. Je tente d'en reprendre un second un peu plus loin, mais lorsque je me suis écarté sur le côté j'ai de suite compris que je n'y parviendrai pas et me suis, malgré ma volonté de l'aider, remis sagement dans la roue de mon compagnon. Je termine comme je peux, tentant de nous faire perdre le moins de temps possible.
Je n'ai pas de regrets sur ma contre-performance : j'ai tout donné sans retenue. Je suis désolé pour Philippe, qui m'avait vu en meilleure forme et que je n'ai pas pu aider aujourd'hui.
Consultez le parcours ici.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
samedi 24 octobre 2009
mardi 20 octobre 2009
Carte des cols routiers
Je lance ce soir un nouveau site dédié aux cols : une carte de France des cols routiers officiellement recensés.
Qu'est-ce qu'un col officiel ?
Un col est dit officiel lorsqu'il est déclaré comme tel par un organisme de certification. Quoi de plus logique ? Ces organismes de certifications sont chargés de vérifier que les cols proposés sont bien (à titre d'exemple, et selon les organismes) :
- un col au sens géographique du terme (c'est-à-dire le point le plus bas entre deux sommets appartenant à la même arête)
- qu'il figure sur les cartes routières (Michelin ou IGN)
- qu'il est signalé par un panneau indicateur
Pourquoi seulement les cols routiers ?
La raison principale pour laquelle je ne me suis concentré que sur les cols routiers est que ça demande beaucoup de travail pour récupérer les listes de cols, pour les comparer dans le but d'éviter les doublons, ...
La seconde raison est que je ne suis intéressé, à titre personnel, que par les cols routiers car je suis cycliste sur route goudronnées ! Le site est évidement orientée en fonction de mon propre usage ... mais avant de me traiter d'égoïste, je tiens à vous faire remarquer que j'ai tout de même pris le soin de partager les informations dont je dispose, ce que ne font pas 99% des gens ! Alors, vous me trouvez toujours égoïste ?
Pourquoi avoir mis ces informations sur un second site ?
Tous ceux qui me connaissent savent que je gère un site communautaire dédié aux cols et monts en cyclisme. J'ai volontairement choisi de séparer les 2 sites car ils présentent des sujets très distincts bien que proches :
- le site "historique" est complété au fur et à mesure par les membres (qui parfois s'amusent à mettre des informations complètement fausses) et montre des cols, des monts, des stations de ski, ...
- le nouveau site est alimenté par les publications d'organismes officiels et reconnus, et ne présente que les cols routiers
Quel est l'avenir pour ces 2 sites ?
J'avais annoncé une refonte complète du site "historique" au cours de laquelle j'avais l'intention d'apporter un certain nombre de nouveautés techniques. Il va s'agir d'une de ces nouveautés. Je vais désormais pouvoir coupler les données issues de mes 2 sites :
- sur le site historique, je pourrai afficher la carte afin de situer les cols officiels parmi la liste des montées
- sur le nouveau site, je pourrai afficher les graphiques de pentes pour les cols recensés sur le site historique
Limitations techniques ?
Oui, je sais, pour les possesseurs de matériel "non-récent" le site pose de plus ou moins gros soucis ...
Je me base sur les cartes fournies par Google, auxquelles j'ajoute les informations sur les cols. Hors, les cartes fournies par Google nécessitent l'utilisation de matériel récent ... je suis vraiment désolé pour les personnes qui se retrouvent ainsi exclues et ne peuvent pas accéder aux informations, mais je n'avais pas le choix !
Bonne visite.
Qu'est-ce qu'un col officiel ?
Un col est dit officiel lorsqu'il est déclaré comme tel par un organisme de certification. Quoi de plus logique ? Ces organismes de certifications sont chargés de vérifier que les cols proposés sont bien (à titre d'exemple, et selon les organismes) :
- un col au sens géographique du terme (c'est-à-dire le point le plus bas entre deux sommets appartenant à la même arête)
- qu'il figure sur les cartes routières (Michelin ou IGN)
- qu'il est signalé par un panneau indicateur
Pourquoi seulement les cols routiers ?
La raison principale pour laquelle je ne me suis concentré que sur les cols routiers est que ça demande beaucoup de travail pour récupérer les listes de cols, pour les comparer dans le but d'éviter les doublons, ...
La seconde raison est que je ne suis intéressé, à titre personnel, que par les cols routiers car je suis cycliste sur route goudronnées ! Le site est évidement orientée en fonction de mon propre usage ... mais avant de me traiter d'égoïste, je tiens à vous faire remarquer que j'ai tout de même pris le soin de partager les informations dont je dispose, ce que ne font pas 99% des gens ! Alors, vous me trouvez toujours égoïste ?
Pourquoi avoir mis ces informations sur un second site ?
Tous ceux qui me connaissent savent que je gère un site communautaire dédié aux cols et monts en cyclisme. J'ai volontairement choisi de séparer les 2 sites car ils présentent des sujets très distincts bien que proches :
- le site "historique" est complété au fur et à mesure par les membres (qui parfois s'amusent à mettre des informations complètement fausses) et montre des cols, des monts, des stations de ski, ...
- le nouveau site est alimenté par les publications d'organismes officiels et reconnus, et ne présente que les cols routiers
Quel est l'avenir pour ces 2 sites ?
J'avais annoncé une refonte complète du site "historique" au cours de laquelle j'avais l'intention d'apporter un certain nombre de nouveautés techniques. Il va s'agir d'une de ces nouveautés. Je vais désormais pouvoir coupler les données issues de mes 2 sites :
- sur le site historique, je pourrai afficher la carte afin de situer les cols officiels parmi la liste des montées
- sur le nouveau site, je pourrai afficher les graphiques de pentes pour les cols recensés sur le site historique
Limitations techniques ?
Oui, je sais, pour les possesseurs de matériel "non-récent" le site pose de plus ou moins gros soucis ...
Je me base sur les cartes fournies par Google, auxquelles j'ajoute les informations sur les cols. Hors, les cartes fournies par Google nécessitent l'utilisation de matériel récent ... je suis vraiment désolé pour les personnes qui se retrouvent ainsi exclues et ne peuvent pas accéder aux informations, mais je n'avais pas le choix !
Bonne visite.
dimanche 18 octobre 2009
Triptyque des monts d'or
Pendant que mon père s'attaquait, avec succès, aux pentes du terrible Mont Ventoux (par bédoin, qui plus est !), je jouais "petit bras" en effectuant un triptyque dans les monts d'or. Je suis content de l'avoir encouragé à se lancer dans une telle tentative : ma philosophie du cyclisme en montagne est que chacun peut se faire plaisir en grimpant un col à sa propre vitesse ... et au vu du plaisir qu'il a pris, il semblerai que j'ai raison ! Bravo à lui en tout cas.
Ma sortie du jour m'a donc mené dans l'enchaînement des 3 monts goudronnés des monts d'or : le Mont Cindre en premier, le Mont Thou (bien que j'ai escamoté sa partie finale) en deuxième, puis le Mont Verdun pour terminer. J'ai volontairement choisi un itinéraire avec des routes inhabituelles afin de ne pas prendre les routes classiques, qu'à force d'emprunter j'ai l'impression de connaître par coeur.
Consultez le parcours.
En effet, je n'ai pas l'habitude de grimper au Mont Cindre ni au Mont Thou : pour attaquer le Mont Cindre, je n'ai pas le temps de m'échauffer (environ 2km de faux plat montant avant d'aborder les grosses pentes) donc je n'y passe jamais. De même, j'ai l'habitude de grimper au col du Verdun soit en provenance du col de la croix de Presles, soit depuis la montée du balltrap de Limonest ... montée que je connais par coeur pour l'emprunter une trentaine de fois au minimum chaque année ! J'ai escaladé le Mont Verdun, mais en passant par la montée de la base militaire en venant de Limonest : je n'avais plus emprunté cette montée depuis le mois d'avril 2006 !
Enfin, une fois ma chasse aux monts terminée, je suis redescendu sur les quais de Saône en passant par Chasselay. Le retour sur les quais a été très rapide : poussé par un fort vent de dos, je roulais à 35km/h sans trop appuyer sur les pédales ... c'était presque facile dans de telles conditions !
Ma sortie du jour m'a donc mené dans l'enchaînement des 3 monts goudronnés des monts d'or : le Mont Cindre en premier, le Mont Thou (bien que j'ai escamoté sa partie finale) en deuxième, puis le Mont Verdun pour terminer. J'ai volontairement choisi un itinéraire avec des routes inhabituelles afin de ne pas prendre les routes classiques, qu'à force d'emprunter j'ai l'impression de connaître par coeur.
Consultez le parcours.
En effet, je n'ai pas l'habitude de grimper au Mont Cindre ni au Mont Thou : pour attaquer le Mont Cindre, je n'ai pas le temps de m'échauffer (environ 2km de faux plat montant avant d'aborder les grosses pentes) donc je n'y passe jamais. De même, j'ai l'habitude de grimper au col du Verdun soit en provenance du col de la croix de Presles, soit depuis la montée du balltrap de Limonest ... montée que je connais par coeur pour l'emprunter une trentaine de fois au minimum chaque année ! J'ai escaladé le Mont Verdun, mais en passant par la montée de la base militaire en venant de Limonest : je n'avais plus emprunté cette montée depuis le mois d'avril 2006 !
Enfin, une fois ma chasse aux monts terminée, je suis redescendu sur les quais de Saône en passant par Chasselay. Le retour sur les quais a été très rapide : poussé par un fort vent de dos, je roulais à 35km/h sans trop appuyer sur les pédales ... c'était presque facile dans de telles conditions !
samedi 17 octobre 2009
Gentleman Caladois
C'est par une température fraiche que s'est déroulé le 39ème gentleman Caladois : j'ai été obligé de faire la course avec ma tenue de mi-saison, et mon échauffement avec la veste thermique ... pour la première fois en 4 ans de compétition ! Le vent soufflait en permanence de travers, sans jamais être favorable, ce qui corsait un peu plus un parcours pourtant exigeant car on y est toujours en prise.
Découvrez le parcours ici ...
Mon compagnon pour ce gentleman était mon coéquipier Frederic : étant donné qu'il n'a plus couru depuis plusieurs années, il m'avait prévenu qu'il serait un peu court et que par conséquent nous ne pourrions pas jouer les premiers rôles. Tant pis pour le podium, le cyclisme est avant tout un plaisir : quand le résultat est au rendez-vous tant mieux, sinon tant pis. En voiture d'assistance technique et principal supporter, le rôle a été parfaitement rempli par Fredovelo (et ses 2 filles) qui nous ont encouragés tout le long, criant autant qu'ils le pouvaient ... j'espère qu'il leur restera de la voix demain.
Merci au reporter du journal "Le Patriote" pour cette photo.
J'ai pris le départ devant mon compagnon et l'ai lâché dès les premiers mètres. Heureusement, je m'y attendais et ai rapidement ralenti pour lui permettre de venir se mettre dans mon aspiration sans y laisser trop de plumes. Je fais le travail en tête, tournant les jambes sur le petit plateau : le but était de ne pas nous asphyxier au cours des 5 premiers kilomètres en faux-plat montant. On a rattrapé assez rapidement l'équipe partie 2 minutes devant nous, mais le rythme que j'ai imposé était trop élevé : Fred m'a ensuite demandé à plusieurs reprises de lever le pied. Plus les kilomètres défilaient, plus il me demandait de lever le pied : je pense qu'avec mon habitude de compétiteur je relançais progressivement l'allure sans vraiment m'en rendre compte.
Au pied de la bosse, Fred me prend un premier relais au moment où la fusée "Triboulet / Villacampa" nous a doublé et laissé sur place : nous ne jouons pas vraiment dans la même cour donc nous n'avons pas cherché à suivre leur rythme, surtout dans la bosse ! Je reprends la première position afin d'éviter à Fred de faire des efforts dans le vent et met en place un tempo tout le long de la montée : je cherche à ne pas le faire exploser, pour éviter de devoir faire tout le retour sur faux plat descendant en roue libre, au motif qu'il est épuisé. Le tempo que j'ai mis lui a fait mal, mais il s'est courageusement accroché jusqu'en haut ... aidé par les cris en provenance de la voiture suiveuse.
Juste après avoir basculé dans la phase descendante, j'ai attendu une centaine de mètres avant de passer le gros plateau afin de lui permettre de récupérer un peu. J'ai alors augmenté progressivement l'allure. Se sentant bien, ou peut-être "pour l'honneur", il m'a pris un deuxième relais au cours de la descente ... je ne m'y attendais pas et ai été (agréablement) surpris. Sur la fin de la descente, je l'encourage moi aussi de la voix : je l'encourageais lui par oral, et m'encourageais intérieurement moi aussi car je sentais que mes forces commençaient à diminuer.
Dans le dernier kilomètre, à la faveur d'une succession de virages en épingle, il me prend une trentaine de mètres ! Je tarde légèrement à relancer la machine dans son dos, et ne lui reviens dessus qu'au pied de la bosse finale dans laquelle je ne me sens franchement pas très bien ... mais dans laquelle j'hurle quand même afin de nous inciter à ne pas couper notre effort avant d'avoir franchi la ligne. Je termine entamé mais pas cramé ... Fred semble plus atteint que moi, mais affiche un grand sourire !
C'est ça le cyclisme : une fois la ligne franchie la douleur se transforme en plaisir !
Edit le 18/10 : je viens de consulter le classement, nous sommes en 41ème position. La fusée "Triboulet / Villacampa" est 2ème.
Découvrez le parcours ici ...
Mon compagnon pour ce gentleman était mon coéquipier Frederic : étant donné qu'il n'a plus couru depuis plusieurs années, il m'avait prévenu qu'il serait un peu court et que par conséquent nous ne pourrions pas jouer les premiers rôles. Tant pis pour le podium, le cyclisme est avant tout un plaisir : quand le résultat est au rendez-vous tant mieux, sinon tant pis. En voiture d'assistance technique et principal supporter, le rôle a été parfaitement rempli par Fredovelo (et ses 2 filles) qui nous ont encouragés tout le long, criant autant qu'ils le pouvaient ... j'espère qu'il leur restera de la voix demain.
J'ai pris le départ devant mon compagnon et l'ai lâché dès les premiers mètres. Heureusement, je m'y attendais et ai rapidement ralenti pour lui permettre de venir se mettre dans mon aspiration sans y laisser trop de plumes. Je fais le travail en tête, tournant les jambes sur le petit plateau : le but était de ne pas nous asphyxier au cours des 5 premiers kilomètres en faux-plat montant. On a rattrapé assez rapidement l'équipe partie 2 minutes devant nous, mais le rythme que j'ai imposé était trop élevé : Fred m'a ensuite demandé à plusieurs reprises de lever le pied. Plus les kilomètres défilaient, plus il me demandait de lever le pied : je pense qu'avec mon habitude de compétiteur je relançais progressivement l'allure sans vraiment m'en rendre compte.
Au pied de la bosse, Fred me prend un premier relais au moment où la fusée "Triboulet / Villacampa" nous a doublé et laissé sur place : nous ne jouons pas vraiment dans la même cour donc nous n'avons pas cherché à suivre leur rythme, surtout dans la bosse ! Je reprends la première position afin d'éviter à Fred de faire des efforts dans le vent et met en place un tempo tout le long de la montée : je cherche à ne pas le faire exploser, pour éviter de devoir faire tout le retour sur faux plat descendant en roue libre, au motif qu'il est épuisé. Le tempo que j'ai mis lui a fait mal, mais il s'est courageusement accroché jusqu'en haut ... aidé par les cris en provenance de la voiture suiveuse.
Juste après avoir basculé dans la phase descendante, j'ai attendu une centaine de mètres avant de passer le gros plateau afin de lui permettre de récupérer un peu. J'ai alors augmenté progressivement l'allure. Se sentant bien, ou peut-être "pour l'honneur", il m'a pris un deuxième relais au cours de la descente ... je ne m'y attendais pas et ai été (agréablement) surpris. Sur la fin de la descente, je l'encourage moi aussi de la voix : je l'encourageais lui par oral, et m'encourageais intérieurement moi aussi car je sentais que mes forces commençaient à diminuer.
Dans le dernier kilomètre, à la faveur d'une succession de virages en épingle, il me prend une trentaine de mètres ! Je tarde légèrement à relancer la machine dans son dos, et ne lui reviens dessus qu'au pied de la bosse finale dans laquelle je ne me sens franchement pas très bien ... mais dans laquelle j'hurle quand même afin de nous inciter à ne pas couper notre effort avant d'avoir franchi la ligne. Je termine entamé mais pas cramé ... Fred semble plus atteint que moi, mais affiche un grand sourire !
C'est ça le cyclisme : une fois la ligne franchie la douleur se transforme en plaisir !
Edit le 18/10 : je viens de consulter le classement, nous sommes en 41ème position. La fusée "Triboulet / Villacampa" est 2ème.
mardi 13 octobre 2009
Prolongations
Finalement j'ai trouvé des compagnons de route afin d'aller jusqu'au bout de la saison :
- mon coéquipier Frédéric m'a appelé afin qu'on coure ensemble le gentleman caladois, à Gleizé, le samedi 17 octobre
- Philippe, avec qui j'avais fait la Thou X 4, m'a sollicité afin qu'on effectue ensemble le gentleman des Mures, à St Bonnet de mure, le samedi 24 octobre
La saison va donc jouer les prolongations !
- mon coéquipier Frédéric m'a appelé afin qu'on coure ensemble le gentleman caladois, à Gleizé, le samedi 17 octobre
- Philippe, avec qui j'avais fait la Thou X 4, m'a sollicité afin qu'on effectue ensemble le gentleman des Mures, à St Bonnet de mure, le samedi 24 octobre
La saison va donc jouer les prolongations !
lundi 12 octobre 2009
Photos du gentleman de Taponas
On m'a communiqué 2 photos de mon duo au gentleman de Taponas :


Pour info, ma saison ne s'est peut-être pas terminée samedi dernier : j'ai été contacté afin d'aller effectuer le gentleman de St bonnet de mure. Je dois d'abord vérifier la disponibilité du vélo de CLM (qui appartient à David) avant de valider ou annuler ma participation ...
Pour info, ma saison ne s'est peut-être pas terminée samedi dernier : j'ai été contacté afin d'aller effectuer le gentleman de St bonnet de mure. Je dois d'abord vérifier la disponibilité du vélo de CLM (qui appartient à David) avant de valider ou annuler ma participation ...
dimanche 11 octobre 2009
Du Beaujolais, à nouveau ...
Outre la grippe A, un mot est sur beaucoup de lèvres en ce moment : "beaujolais" ! Les amateurs de vin rouge, dont je ne fais pas partie, salivent en pensant "à la sortie prochaine du beaujolais nouveau" ... tandis que les cyclistes de la région placent ces mêmes mots dans un autre ordre car eux pensent plutôt "à nouveau à la prochaine sortie dans le beaujolais". A titre personnel, le beaujolais me fait saliver à la simple idée d'y penser : des courtes côtes pentues, une centaine de cols pour compléter ma collection, des petits chemins qui serpentent dans les vignes baignées de soleil, une vue en permanence dégagée ...
Je suis donc parti me dégourdir les jambes sur un parcours exigeant ne laissant que peu de répit pendant les 55 premiers kilomètres, avant de rentrer par les quais de Saône. Je roulais au train, la tête levée afin de mieux profiter du paysage et des rayons du soleil.
Sur la route entre Chessy et Châtillon, j'ai de nouveau été victime de la violence routière : je me suis fais toucher le guidon par le rétroviseur d'une voiturette sans permis. L'écart de vitesse n'étant pas trop grand, ça m'a légèrement déstabilisé mais ça aurait pu beaucoup plus mal se terminer. Ces 2 voiturettes sans permis se livraient une course sauvage, je n'ai pas hésité une seconde à les prendre en chasse afin de les insulter ... étant donné qu'elles étaient bridées à 45km/h et que j'en avais gros sur le coeur, je n'ai vraiment pas mis longtemps pour les rattraper et leur lancer une pluie d'insultes, à laquelle ils ont répondu par l'utilisation prolongée de leur klaxon dans le but de masquer mes hurlements. Après 500m de cris, une des deux voitures a brusquement freinée et mis un coup de volant dans ma direction : j'ai donc préféré laisser tomber ma vaine démarche et garder la vie sauve. Une centaine de mètres plus loin, la voiturette qui avait freinée tentait de doubler l'autre en passant avec 2 roues sur le trottoir, forçant un promeneur et son chien à se jeter dans le fossé ...
Sur les quais de Saône, j'ai effectué un petit travail de la force : j'ai d'abord effectué 5km à 105tr/min sur le petit plateau, suivi par 10km sur le 52x13 en enroulant, puis 5km de nouveau à 120tr/min sur le petit plateau.
Consultez le parcours ici.
Je suis donc parti me dégourdir les jambes sur un parcours exigeant ne laissant que peu de répit pendant les 55 premiers kilomètres, avant de rentrer par les quais de Saône. Je roulais au train, la tête levée afin de mieux profiter du paysage et des rayons du soleil.
Sur la route entre Chessy et Châtillon, j'ai de nouveau été victime de la violence routière : je me suis fais toucher le guidon par le rétroviseur d'une voiturette sans permis. L'écart de vitesse n'étant pas trop grand, ça m'a légèrement déstabilisé mais ça aurait pu beaucoup plus mal se terminer. Ces 2 voiturettes sans permis se livraient une course sauvage, je n'ai pas hésité une seconde à les prendre en chasse afin de les insulter ... étant donné qu'elles étaient bridées à 45km/h et que j'en avais gros sur le coeur, je n'ai vraiment pas mis longtemps pour les rattraper et leur lancer une pluie d'insultes, à laquelle ils ont répondu par l'utilisation prolongée de leur klaxon dans le but de masquer mes hurlements. Après 500m de cris, une des deux voitures a brusquement freinée et mis un coup de volant dans ma direction : j'ai donc préféré laisser tomber ma vaine démarche et garder la vie sauve. Une centaine de mètres plus loin, la voiturette qui avait freinée tentait de doubler l'autre en passant avec 2 roues sur le trottoir, forçant un promeneur et son chien à se jeter dans le fossé ...
Sur les quais de Saône, j'ai effectué un petit travail de la force : j'ai d'abord effectué 5km à 105tr/min sur le petit plateau, suivi par 10km sur le 52x13 en enroulant, puis 5km de nouveau à 120tr/min sur le petit plateau.
Consultez le parcours ici.
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