Ce matin je suis allé rouler dans les Monts du Lyonnais. Hier soir, après un échange de mail, David (néo-retraité du cyclisme professionnel et capitaine de route du Tour de Fête) et moi avions convenus d'aller rouler ensemble afin de faire connaissance et de discuter du projet de l'été.
Je me suis garé à quelques kilomètres de notre point de rendez-vous, ce qui m'a permis de m'échauffer pendant une vingtaine de minutes. Et de me prendre une première averse sur le casque au passage. J'ai retrouvé mon capitaine comme convenu, la conversation s'est engagée aussi vite que nos cales dans nos pédales automatiques.
Pendant un peu plus de deux heures, nos sujets de conversation se sont enchaînés au même rythme que les ascensions. Tout y est passé : du matériel à l'alimentation, en passant par le contenu du paquetage, la composition de l'équipe et les transferts entre les étapes. Sur une aventure telle que celle-ci, tout aura son importance. Du contenu du petit déjeuner à l'heure du coucher, chaque détail comptera. Notre conversation était intéressante et rassurante : les choses avancent petit à petit, tout est fait pour que ça se passe le mieux possible.
Nous avons passé deux heures à discuter sans temps mort. Côte à côte tout le long, la conversation a parfois été légèrement perturbée : sur la fin d'une montée mes phrases étaient un peu hachées, prononcées mot par mot car j'avais le souffle court. Dans les descentes, le vent qui glissait le long de nos oreilles venait également perturber momentanément notre flot de mots.
En fin de sortie, le tintement des goutes de pluie sur nos casques n'a pas entamé notre bonne humeur. On s'est quittés avec le sourire, en espérant intérieurement qu'on ait une météo plus favorable sur le Tour. Globalement, on a roulé sur des routes humides mais on a évité la pluie sur la majorité de la sortie. Je me suis quand même fait lessiver bien comme il faut dans les derniers kilomètres pour rejoindre ma voiture : j'ai pris une grosse averse pendant 5 minutes, je me suis retrouvé trempé de la tête aux pieds en moins de 30 secondes.
Je suis content de ma sortie. Je me suis senti bien, j'ai eu l'impression d'être à mon niveau habituel dans les ascensions. 1770m de dénivelé sur 90 kilomètres, c'est un ratio intéressant. Ces sensations quand ça grimpe vont être à confirmer et améliorer encore dans les jours à venir, mais elles sont encourageantes. Il me reste encore un mois pour me préparer, un mois pour progresser, un mois à patienter avant d'enfin partir à l'aventure.
Consultez notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
jeudi 30 mai 2013
mercredi 29 mai 2013
Bordeaux-Paris, jour 1
Ce samedi, nous étions 9 cyclistes et 3 accompagnateurs au départ de la reconnaissance du parcours du Bordeaux-Paris, épreuve qui sera relancée à partir de 2014.
Dès le départ, donné vers 7h30 du centre de Bordeaux, la chaussée est humide. Malgré une météo maussade, nous avons tous les sourire aux lèvres et les blagues fusent aussi vite que les goutes sur nos k-ways. Mickael, néo-retraité du cyclisme professionnel, me conseille quelques minutes avant le départ de ne pas mettre plus de 7,5 bars afin d'éviter les crevaisons ... c'était exactement ce que je venais de faire. Manque de bol, au bout de 4km, je sens que ma roue arrière se dégonfle petit à petit. Ce sera la seule crevaison du week-end.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Dès la sortie de Bordeaux, on se retrouve sous des averses dans une succession de petits talus. Ce sera le cas toute la journée : nous avions (en gros) 5 minutes de pluie tous les quarts d'heure, et un talus à passer tous les 2 kilomètres ... lors de la pause déjeuner, au 150ème kilomètre, j'avais déjà 1500m de dénivelé.
La progression s'est faite à un rythme régulier. Malgré un vent constant (de 3/4 défavorable toute la journée) et une chaussée souvent mouillée par les averses, nous avons un peu plus de 30km/h de moyenne sur les 255km faits à vélo au cours de la journée. Les plus costauds se sont mis devant et ont pris de gros relais, les plus faibles se sont mis derrière et ont pris de petits relais. A la fin de la journée, à l'arrière nous n'en étions pas à vouloir prendre des relais mais plutôt à essayer de ne pas nous faire décrocher trop souvent dans les talus.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Au niveau des paysages, c'était sympa bien qu'assez répétitif. On traverse des champs, puis des bois, puis des champs, puis des bois ... des villages et des fermes isolées viennent remplir le paysage. Les jeux de lumière, observés grâce aux alternances de gros nuages gris et d'éclaircies, venaient colorer le tableau et rendre vivant les champs : leurs couleurs changeaient d'une minute à l'autre. Au fur et à mesure qu'on se rapprochait d'un lieu il devenait tantôt plus sombre et menaçant ou tantôt se faisait éclairer par un puit de lumière.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Me concernant, j'avoue ne pas avoir fait le malin. J'ai été nettement moins bavard que d'habitude, "radio flo" n'a pas diffusé grand chose sur les ondes ce samedi. Ce week-end constituait un test important en vue du Tour, et je ne souhaitais pas me louper. Je n'étais pas stressé, mais j'ai été prudent. J'ai géré mes efforts, afin de ne pas gaspiller inutilement de forces.
Le seul point inquiétant de la journée, ça a été mon incapacité à passer convenablement les talus. J'ai eu beau me sentir bien, je suis resté collé au goudron. En pesant 62kg pour 1m80, c'est assez incompréhensible : avec un poids pareil, je devrais m'envoler dès que la route s'élève alors que c'est l'inverse qui s'est produit. Je suis resté planté. Avec le recul (4 jours s'étant écoulés) je pense que j'ai commis une erreur : j'ai voulu tout passer en force sur le gros plateau, alors que j'aurai du utiliser le petit plateau et me baser sur ma vélocité.
L'arrivée à l'hôtel nous a fait grand bien. J'avais les pieds gelés : malgré mes sur-chaussures, mes pieds sont restés dans l'humidité et le froid de 7h30 à 19h. La douche chaude a été appréciée par tous à sa juste valeur : nous avons subi de nombreuses averses de pluie (dont deux averses de grêlons) et affronté le vent toute la journée. Elle était méritée.
NB : une portion de 120km a été faite en voiture le midi afin de nous permettre de manger et de nous réchauffer sans perdre de temps sur le planning.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Dès le départ, donné vers 7h30 du centre de Bordeaux, la chaussée est humide. Malgré une météo maussade, nous avons tous les sourire aux lèvres et les blagues fusent aussi vite que les goutes sur nos k-ways. Mickael, néo-retraité du cyclisme professionnel, me conseille quelques minutes avant le départ de ne pas mettre plus de 7,5 bars afin d'éviter les crevaisons ... c'était exactement ce que je venais de faire. Manque de bol, au bout de 4km, je sens que ma roue arrière se dégonfle petit à petit. Ce sera la seule crevaison du week-end.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Dès la sortie de Bordeaux, on se retrouve sous des averses dans une succession de petits talus. Ce sera le cas toute la journée : nous avions (en gros) 5 minutes de pluie tous les quarts d'heure, et un talus à passer tous les 2 kilomètres ... lors de la pause déjeuner, au 150ème kilomètre, j'avais déjà 1500m de dénivelé.
La progression s'est faite à un rythme régulier. Malgré un vent constant (de 3/4 défavorable toute la journée) et une chaussée souvent mouillée par les averses, nous avons un peu plus de 30km/h de moyenne sur les 255km faits à vélo au cours de la journée. Les plus costauds se sont mis devant et ont pris de gros relais, les plus faibles se sont mis derrière et ont pris de petits relais. A la fin de la journée, à l'arrière nous n'en étions pas à vouloir prendre des relais mais plutôt à essayer de ne pas nous faire décrocher trop souvent dans les talus.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Au niveau des paysages, c'était sympa bien qu'assez répétitif. On traverse des champs, puis des bois, puis des champs, puis des bois ... des villages et des fermes isolées viennent remplir le paysage. Les jeux de lumière, observés grâce aux alternances de gros nuages gris et d'éclaircies, venaient colorer le tableau et rendre vivant les champs : leurs couleurs changeaient d'une minute à l'autre. Au fur et à mesure qu'on se rapprochait d'un lieu il devenait tantôt plus sombre et menaçant ou tantôt se faisait éclairer par un puit de lumière.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Me concernant, j'avoue ne pas avoir fait le malin. J'ai été nettement moins bavard que d'habitude, "radio flo" n'a pas diffusé grand chose sur les ondes ce samedi. Ce week-end constituait un test important en vue du Tour, et je ne souhaitais pas me louper. Je n'étais pas stressé, mais j'ai été prudent. J'ai géré mes efforts, afin de ne pas gaspiller inutilement de forces.
Le seul point inquiétant de la journée, ça a été mon incapacité à passer convenablement les talus. J'ai eu beau me sentir bien, je suis resté collé au goudron. En pesant 62kg pour 1m80, c'est assez incompréhensible : avec un poids pareil, je devrais m'envoler dès que la route s'élève alors que c'est l'inverse qui s'est produit. Je suis resté planté. Avec le recul (4 jours s'étant écoulés) je pense que j'ai commis une erreur : j'ai voulu tout passer en force sur le gros plateau, alors que j'aurai du utiliser le petit plateau et me baser sur ma vélocité.
L'arrivée à l'hôtel nous a fait grand bien. J'avais les pieds gelés : malgré mes sur-chaussures, mes pieds sont restés dans l'humidité et le froid de 7h30 à 19h. La douche chaude a été appréciée par tous à sa juste valeur : nous avons subi de nombreuses averses de pluie (dont deux averses de grêlons) et affronté le vent toute la journée. Elle était méritée.
NB : une portion de 120km a été faite en voiture le midi afin de nous permettre de manger et de nous réchauffer sans perdre de temps sur le planning.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
mardi 28 mai 2013
80km, une courte sortie
Hier après-midi, après avoir nettoyé mon vélo et lavé mes affaires du Bordeaux-Paris, je suis allé rouler avec mes équipiers et Rémy. Je me sentais bien, je n'avais pas de courbatures, et le soleil rayonnait ... il aurait été dommage de ne pas en profiter.
Félix, Morgan et Sébastien sont passé me prendre chez moi en milieu d'après-midi. On a remonté les quais de Saône pour aller chercher Rémy, puis on s'est attaqué à la montée du Mont Verdun. L'ascension s'est bien passée, j'ai grimpé au train tout le long. La descente a été agréable, nous avions de beaux points de vue sur le plateau de la Dombes. C'est agréable d'avoir du soleil et une vue dégagée, j'espère qu'en juin la météo renouvellera cette bonne idée.
On a franchi la Saône et on a traversé le plateau de la Dombes afin de rejoindre Manu. La traversée de la Dombes m'a fait mal : mes compagnons ont mené grand train sur une route ayant un mauvais rendement ... je me suis accroché dans les roues, mais je n'ai pas été à la fête. Quand on a récupéré Manu, on s'est attaqué à une bosse que je ne connaissais pas : j'ai abordé le pied avec prudence, et ai augmenté l'allure tout au long de l'ascension jusqu'à atteindre mon maximum. J'ai plafonné à 170bpm, alors que mon maximum est de 188 ... ça prouve que même si je ne la ressens pas, la fatigue du Bordeaux-Paris est bien présente.
On a ensuite traversé le plateau de la Dombes dans l'autre sens afin de rentrer. L'allure a été plus calme, mais j'ai commencé à sentir mes forces baisser. Il m'en restait encore suffisamment pour remercier d'un petit signe de main des automobilistes klaxoneurs sans raison ... probablement des fans qui souhaitaient m'encourager dans mes aventures ;-)
Je suis rentré chez moi avec un peu plus de 80 kilomètres supplémentaires au compteur. En 3 jours, j'ai parcouru plus de kilomètres (mais moins de dénivelé) que ce qui m'attendra lors des 3 étapes corses du Tour de France. Mon état physique étant correct, c'est encourageant et ça me motive pour poursuivre ma préparation dans la voie que je me suis fixée.
Consultez notre parcours.
Félix, Morgan et Sébastien sont passé me prendre chez moi en milieu d'après-midi. On a remonté les quais de Saône pour aller chercher Rémy, puis on s'est attaqué à la montée du Mont Verdun. L'ascension s'est bien passée, j'ai grimpé au train tout le long. La descente a été agréable, nous avions de beaux points de vue sur le plateau de la Dombes. C'est agréable d'avoir du soleil et une vue dégagée, j'espère qu'en juin la météo renouvellera cette bonne idée.
On a franchi la Saône et on a traversé le plateau de la Dombes afin de rejoindre Manu. La traversée de la Dombes m'a fait mal : mes compagnons ont mené grand train sur une route ayant un mauvais rendement ... je me suis accroché dans les roues, mais je n'ai pas été à la fête. Quand on a récupéré Manu, on s'est attaqué à une bosse que je ne connaissais pas : j'ai abordé le pied avec prudence, et ai augmenté l'allure tout au long de l'ascension jusqu'à atteindre mon maximum. J'ai plafonné à 170bpm, alors que mon maximum est de 188 ... ça prouve que même si je ne la ressens pas, la fatigue du Bordeaux-Paris est bien présente.
On a ensuite traversé le plateau de la Dombes dans l'autre sens afin de rentrer. L'allure a été plus calme, mais j'ai commencé à sentir mes forces baisser. Il m'en restait encore suffisamment pour remercier d'un petit signe de main des automobilistes klaxoneurs sans raison ... probablement des fans qui souhaitaient m'encourager dans mes aventures ;-)
Je suis rentré chez moi avec un peu plus de 80 kilomètres supplémentaires au compteur. En 3 jours, j'ai parcouru plus de kilomètres (mais moins de dénivelé) que ce qui m'attendra lors des 3 étapes corses du Tour de France. Mon état physique étant correct, c'est encourageant et ça me motive pour poursuivre ma préparation dans la voie que je me suis fixée.
Consultez notre parcours.
lundi 27 mai 2013
De retour du Bordeaux-Paris
Un message rapide pour vous annoncer que la reconnaissance du Bordeaux-Paris s'est bien passée. Curieusement, malgré un peu plus de 30km/h de moyenne et des conditions météorologiques pas toujours faciles (vent défavorable du début à la fin, pluie, grêlons, une température fraiche), je ne suis pas fatigué. Je me sens en pleine forme !
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Je vous raconterai notre aventure dans les jours à venir. Ce matin, j'ai défait ma valise puis je me suis occupé du matériel : j'ai nettoyé mon vélo pendant que la machine à laver tournait.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Niveau physique, tout va bien. Je n'ai pas de courbatures, je n'ai pas les jambes lourdes, mon coeur bat normalement. Il faut avouer que je n'ai pas pris beaucoup de relais, et que ceux que j'ai pris n'étaient ni les plus longs ni les plus appuyés. Cependant, je suis agréablement surpris par la réaction de mon corps à cet effort. C'est un bon présage en vue du Tour de Fête, même si j'ai quelques inquiétudes notamment sur ma capacité à passer les bosses ... affaire à suivre.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Je vous raconterai notre aventure dans les jours à venir. Ce matin, j'ai défait ma valise puis je me suis occupé du matériel : j'ai nettoyé mon vélo pendant que la machine à laver tournait.
(Photo prise par David Boudin, photo non libre de droits)
Niveau physique, tout va bien. Je n'ai pas de courbatures, je n'ai pas les jambes lourdes, mon coeur bat normalement. Il faut avouer que je n'ai pas pris beaucoup de relais, et que ceux que j'ai pris n'étaient ni les plus longs ni les plus appuyés. Cependant, je suis agréablement surpris par la réaction de mon corps à cet effort. C'est un bon présage en vue du Tour de Fête, même si j'ai quelques inquiétudes notamment sur ma capacité à passer les bosses ... affaire à suivre.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
jeudi 23 mai 2013
Un peu de bosses
Ce matin, à 48h du départ de la reconnaissance du Bordeaux-Paris, je suis allé me dégourdir les jambes. Je venais de passer 4 jours sans rouler, et j'avais envie d'aller me promener dans les bosses du coin, mais sans forcer pour ne pas accumuler de fatigue.
Au réveil, j'ai eu une bonne surprise : un beau ciel bleu et du soleil. Le temps de prendre mon petit dej', et le soleil se retrouvait voilé derrière un rideau de nuages blancs. J'ai mis un k-way dans ma poche arrière, au cas-où la pluie ferait une apparition. Niveau température, les 12° affichés par le thermomètre m'ont incités à sortir en tenue longue afin d'éviter de prendre froid.
J'ai commencé par un échauffement sur les quais de Saône. Je suis parti en direction de Lyon et me suis retrouvé au milieu des bouchons. Pour doubler les voitures en toute sécurité, et en l'absence de bande cyclable, j'ai passé plus de temps sur la voie d'en face que sur la voie de droite. Curieusement, l'action la plus chaude s'est passée à un moment où j'étais sur un morceau de bande cyclable, bien à droite, lorsqu'un piéton tenant un gobelet de café a eu la bonne idée de traverser sans regarder. J'avais anticipé, sentant venir le danger, donc tout s'est bien passé.
Après 10km d'échauffement, je me suis attaqué à la montée du Mont Verdun par sa face la plus calme et la plus irrégulière. J'ai pris des routes sans circulation, pour éviter de gêner les automobilistes, et éviter de me faire gêner. Le montée grimpe par paliers, les pentes à 2% alternent avec celles au delà des 10%. Dans un passage à 17%, un écureuil me voyant arriver s'est dépêché de traverser la route et de grimper à un arbre ... vu ma vitesse dans une telle pente, il a eu le temps de grimper tout en haut de l'arbre avant que je n'arrive à sa hauteur.
Une fois en haut, je suis redescendu sur Dardilly, avant de filer sur Lentilly par une route en creux et bosses. J'ai roulé à ma main, au train, en profitant du grand air et des paysages. Dans la descente entre Lentilly et la vallée de l'Azergues j'ai croisé la nouvelle autoroute permettant de relier Lyon à Bordeaux, via Clermont-Ferrand. J'ai trouvé sympa le clin d'oeil du hasard, qui a placé ce panneau sur ma route sans que je ne l'ai prémédité.
En bas de la descente, je me suis directement attaqué à la montée de Charnay. J'ai géré la première partie, la plus pentue, puis j'ai repris mon train sur la deuxième partie qui est plus roulante. En haut, j'ai été obligé de m'arrêter pour laisser passer passer une classe de primaire qui rentrait de (ou partait vers) son cours de sport. De basket plus précisément, au vu des gros ballons oranges que certains portaient.
La descente s'est bien passée, j'ai ensuite fait un morceau de plat pour rejoindre les Monts d'Or. J'avais initialement prévu de rentrer chez moi (j'habite au pied des Monts d'Or), mais comme je me sentais bien j'ai décidé d'ajouter une difficulté supplémentaire avant de rentrer chez moi. J'ai donc grimpé la croix vitaise, toujours sans forcer, puis j'ai rejoint le Mont Thou et le Mont Cindre via la route des crêtes. Ces routes sont belles et calmes.
J'ai rencontré un groupe d'une centaine d'étudiants qui étaient en pleine visite géologique. J'ai eu le droit à quelques cris habituels, et au fameux "Allez le Tour de France !". Habituellement, je n'y prête pas trop attention, mais là cette remarque m'a donnée le sourire : la personne qui m'a criée ça devait être loin de se douter qu'en effet, je m'entraînais pour le Tour.
Le bilan de la sortie est positif : plus de 80km, plus de 1500m de dénivelé et un coup de pédale en amélioration. J'ai encore du mal à grimper, mon coup de pédale est lourd. Il me reste un mois pour l'améliorer, afin de mieux pouvoir franchir les nombreux cols qui émailleront la route du Tour. Place à deux jours de récupération avant le gros morceau du week-end : Bordeaux-Paris.
Consultez mon parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Au réveil, j'ai eu une bonne surprise : un beau ciel bleu et du soleil. Le temps de prendre mon petit dej', et le soleil se retrouvait voilé derrière un rideau de nuages blancs. J'ai mis un k-way dans ma poche arrière, au cas-où la pluie ferait une apparition. Niveau température, les 12° affichés par le thermomètre m'ont incités à sortir en tenue longue afin d'éviter de prendre froid.
J'ai commencé par un échauffement sur les quais de Saône. Je suis parti en direction de Lyon et me suis retrouvé au milieu des bouchons. Pour doubler les voitures en toute sécurité, et en l'absence de bande cyclable, j'ai passé plus de temps sur la voie d'en face que sur la voie de droite. Curieusement, l'action la plus chaude s'est passée à un moment où j'étais sur un morceau de bande cyclable, bien à droite, lorsqu'un piéton tenant un gobelet de café a eu la bonne idée de traverser sans regarder. J'avais anticipé, sentant venir le danger, donc tout s'est bien passé.
Après 10km d'échauffement, je me suis attaqué à la montée du Mont Verdun par sa face la plus calme et la plus irrégulière. J'ai pris des routes sans circulation, pour éviter de gêner les automobilistes, et éviter de me faire gêner. Le montée grimpe par paliers, les pentes à 2% alternent avec celles au delà des 10%. Dans un passage à 17%, un écureuil me voyant arriver s'est dépêché de traverser la route et de grimper à un arbre ... vu ma vitesse dans une telle pente, il a eu le temps de grimper tout en haut de l'arbre avant que je n'arrive à sa hauteur.
Une fois en haut, je suis redescendu sur Dardilly, avant de filer sur Lentilly par une route en creux et bosses. J'ai roulé à ma main, au train, en profitant du grand air et des paysages. Dans la descente entre Lentilly et la vallée de l'Azergues j'ai croisé la nouvelle autoroute permettant de relier Lyon à Bordeaux, via Clermont-Ferrand. J'ai trouvé sympa le clin d'oeil du hasard, qui a placé ce panneau sur ma route sans que je ne l'ai prémédité.
En bas de la descente, je me suis directement attaqué à la montée de Charnay. J'ai géré la première partie, la plus pentue, puis j'ai repris mon train sur la deuxième partie qui est plus roulante. En haut, j'ai été obligé de m'arrêter pour laisser passer passer une classe de primaire qui rentrait de (ou partait vers) son cours de sport. De basket plus précisément, au vu des gros ballons oranges que certains portaient.
La descente s'est bien passée, j'ai ensuite fait un morceau de plat pour rejoindre les Monts d'Or. J'avais initialement prévu de rentrer chez moi (j'habite au pied des Monts d'Or), mais comme je me sentais bien j'ai décidé d'ajouter une difficulté supplémentaire avant de rentrer chez moi. J'ai donc grimpé la croix vitaise, toujours sans forcer, puis j'ai rejoint le Mont Thou et le Mont Cindre via la route des crêtes. Ces routes sont belles et calmes.
J'ai rencontré un groupe d'une centaine d'étudiants qui étaient en pleine visite géologique. J'ai eu le droit à quelques cris habituels, et au fameux "Allez le Tour de France !". Habituellement, je n'y prête pas trop attention, mais là cette remarque m'a donnée le sourire : la personne qui m'a criée ça devait être loin de se douter qu'en effet, je m'entraînais pour le Tour.
Le bilan de la sortie est positif : plus de 80km, plus de 1500m de dénivelé et un coup de pédale en amélioration. J'ai encore du mal à grimper, mon coup de pédale est lourd. Il me reste un mois pour l'améliorer, afin de mieux pouvoir franchir les nombreux cols qui émailleront la route du Tour. Place à deux jours de récupération avant le gros morceau du week-end : Bordeaux-Paris.
Consultez mon parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
mercredi 22 mai 2013
Test des chaussures Specialized s-works 2013
Depuis le 20 mars j'utilise des chaussures Specialized S-works, modèle 2013 en couleur rouge et blanche. Après 2 mois d'utilisation, je vais vous donner mon avis à leur sujet.
J'ai choisi cette marque et ce modèle car selon les brochures commerciales de Specialized, ces chaussures seraient meilleures que les autres pour les genoux. Ayant justement des problèmes de genoux, j'ai voulu voir si je notais ou non une différence lors de mes sorties. Je me suis rendu chez le revendeur Specialized le plus proche de chez moi, je lui ai fait déballer beaucoup paires de chaussures (en pointures 44, 44.5, 45, 45.5; en couleur noire, noire et blanche puis rouge et blanche) et j'ai fini par repartir avec une paire de taille 45 en couleur rouge et blanche. Lui est resté dans son magasin avec un chèque signé de ma main d'une valeur de 299€.
La première chose qui m'a frappée c'est le poids de la paire : en partant du magasin, j'ai ré-ouvert le carton en pensant qu'il avait oublié de les ranger dedans ! J'avais l'impression de porter un carton vide. Elles font (environ) 500g, contre (environ) 800g pour ma paire précédente. Honnêtement, je sens la différence quand je les porte à la main, mais quand je pédale je ne sens pas de différence en terme de poids ... et l'utilisation principale des chaussures reste le pédalage.
Les chaussures sont confortables, je n'ai pas mal aux pieds quand je les utilise même sur 200 kilomètres. Par contre j'ai froid aux pieds, plus froid que d'habitude. J'ai du mal à définir si cette sensation de frais est liée à la météo (plus fraîche également que d'habitude), ou de leur plus grande ventilation. Je sais que ces dernières années, lors des longues étapes caniculaires de la Haute-Route, mes pieds étaient défoncés à la fin de la journée. Je m'arrêtais aux ravitaillements pour me verser de l'eau sur les pieds afin de soulager la douleur. J'espère que cette paire sera mieux, le Tour devrait nous réserver quelques journées de canicule qui vont me permettre de tester ça.
Si les chaussures sont confortables lors de leur utilisation, les enfiler est galère. Il faut les enfiler un peu comme un chausson, sauf qu'il s'agit d'un chausson rigide. Ce n'est pas très pratique (si on ne veut pas tout défoncer sur son passage), personnellement j'utilise un chausse pied à chaque fois pour être sur de ne pas galérer et de ne rien abîmer.
[edit -- on m'a expliqué en commentaire comment les enfiler facilement : il faut enlever le fil du serrage du haut. Ce défaut n'en était donc pas un.]
Du point de vue du serrage, le système BOA est génial. C'est bien plus précis que le système de crans et de scratchs que j'avais sur ma paire de Sidi. Au début j'ai serré beaucoup trop fort par habitude (je serrais toujours mes scratchs à fond, car ils se détendaient un peu en cours de sortie) du coup les premières sorties au bout d'une heure j'avais les pieds fortement endoloris. J'avais coupé la circulation sanguine. En deux ou trois sorties, j'ai trouvé le serrage qui me convenait, c'est simplement une habitude à changer. Le gros avantage de ce système c'est qu'il est utilisable même avec des sur-chaussures. Et ça, vu les conditions météo de ces deux mois d'utilisation, c'est pratique. Pour refaire un scratch ou pour soulever le levier permettant le serrage par crans, il faut enlever les sur-chaussures. Avec le système BOA, le réglage se faisant par une molette à tourner horizontalement, on peut modifier le réglage sans les enlever.
Le dernier point que j'ai noté, après 2 mois d'utilisation, est lié à leur fragilité. Le moindre contact avec un autre objet laisse une marque profonde. Le dessous de la semelle ressemble à un champ qui aurait été criblé par des obus. On dirait des carres de ski de quelqu'un qui aurait skié sur des cailloux, c'est impressionnant. Pourtant, j'y fais attention !
Bilan : je pense que c'est un très bon modèle,pas pratique à enfiler et relativement fragile, mais qui est confortable et léger. Je ne peux pas confirmer les arguments commerciaux du gain de 8% de puissance, ni de l'amélioration pour les genoux. Pour ce dernier point, j'ai fait tellement de choses (kiné, médicaments, modification de la hauteur de selle, repos, k-tape, changement de chaussures ...) que je ne peux pas déterminer quelles actions ont améliorées ma situation.
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
J'ai choisi cette marque et ce modèle car selon les brochures commerciales de Specialized, ces chaussures seraient meilleures que les autres pour les genoux. Ayant justement des problèmes de genoux, j'ai voulu voir si je notais ou non une différence lors de mes sorties. Je me suis rendu chez le revendeur Specialized le plus proche de chez moi, je lui ai fait déballer beaucoup paires de chaussures (en pointures 44, 44.5, 45, 45.5; en couleur noire, noire et blanche puis rouge et blanche) et j'ai fini par repartir avec une paire de taille 45 en couleur rouge et blanche. Lui est resté dans son magasin avec un chèque signé de ma main d'une valeur de 299€.
La première chose qui m'a frappée c'est le poids de la paire : en partant du magasin, j'ai ré-ouvert le carton en pensant qu'il avait oublié de les ranger dedans ! J'avais l'impression de porter un carton vide. Elles font (environ) 500g, contre (environ) 800g pour ma paire précédente. Honnêtement, je sens la différence quand je les porte à la main, mais quand je pédale je ne sens pas de différence en terme de poids ... et l'utilisation principale des chaussures reste le pédalage.
Les chaussures sont confortables, je n'ai pas mal aux pieds quand je les utilise même sur 200 kilomètres. Par contre j'ai froid aux pieds, plus froid que d'habitude. J'ai du mal à définir si cette sensation de frais est liée à la météo (plus fraîche également que d'habitude), ou de leur plus grande ventilation. Je sais que ces dernières années, lors des longues étapes caniculaires de la Haute-Route, mes pieds étaient défoncés à la fin de la journée. Je m'arrêtais aux ravitaillements pour me verser de l'eau sur les pieds afin de soulager la douleur. J'espère que cette paire sera mieux, le Tour devrait nous réserver quelques journées de canicule qui vont me permettre de tester ça.
Si les chaussures sont confortables lors de leur utilisation, les enfiler est galère. Il faut les enfiler un peu comme un chausson, sauf qu'il s'agit d'un chausson rigide. Ce n'est pas très pratique (si on ne veut pas tout défoncer sur son passage), personnellement j'utilise un chausse pied à chaque fois pour être sur de ne pas galérer et de ne rien abîmer.
[edit -- on m'a expliqué en commentaire comment les enfiler facilement : il faut enlever le fil du serrage du haut. Ce défaut n'en était donc pas un.]
Du point de vue du serrage, le système BOA est génial. C'est bien plus précis que le système de crans et de scratchs que j'avais sur ma paire de Sidi. Au début j'ai serré beaucoup trop fort par habitude (je serrais toujours mes scratchs à fond, car ils se détendaient un peu en cours de sortie) du coup les premières sorties au bout d'une heure j'avais les pieds fortement endoloris. J'avais coupé la circulation sanguine. En deux ou trois sorties, j'ai trouvé le serrage qui me convenait, c'est simplement une habitude à changer. Le gros avantage de ce système c'est qu'il est utilisable même avec des sur-chaussures. Et ça, vu les conditions météo de ces deux mois d'utilisation, c'est pratique. Pour refaire un scratch ou pour soulever le levier permettant le serrage par crans, il faut enlever les sur-chaussures. Avec le système BOA, le réglage se faisant par une molette à tourner horizontalement, on peut modifier le réglage sans les enlever.
Le dernier point que j'ai noté, après 2 mois d'utilisation, est lié à leur fragilité. Le moindre contact avec un autre objet laisse une marque profonde. Le dessous de la semelle ressemble à un champ qui aurait été criblé par des obus. On dirait des carres de ski de quelqu'un qui aurait skié sur des cailloux, c'est impressionnant. Pourtant, j'y fais attention !
Bilan : je pense que c'est un très bon modèle,
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
lundi 20 mai 2013
Le parcours du Tour
Lorsque j'avais assisté à la présentation du Tour en octobre (lire cet article), j'étais loin (très loin même) de me douter que j'aurai à effectuer le parcours moi aussi. J'avais analysé le parcours comme tout le monde, en me glissant dans la peau d'un cycliste professionnel souhaitant gagner l'épreuve. Je vais désormais le regarder avec le regard d'un cycliste normal.
1 - La première semaine : 1500km avec la Corse et les Pyrénées, 60h de selle.
Entre le départ du Tour et la première journée de repos, il faudra parcourir 1500 kilomètres. C'est 140km de plus que ce que j'ai parcouru au cours du mois d'avril !
On commencera par une étape de 210km pour 1500m de dénivelé, soit environ 7h de selle. Les deux étapes suivantes, toujours en Corse, seront plus courtes mais tout aussi difficiles : 155km pour 2100m de dénivelé, puis 145km pour 2300m de dénivelé. Ca devrait nous faire 2 étapes de 6h / 6h30 de selle. 20h de selle en 3 jours, de quoi nous mettre directement dans le grand bain.
Le 4ème jour, après un transfert en Ferry, une étape plus calme sera la bienvenue. 25km complètement plats permettront de faire une sortie de récupération active d'une heure.
Cette journée de semi-repos sera très importante car ensuite il faudra enchainer de longues étapes : 220km pour rejoindre Marseille en passant par l'arrière-pays (réputé pour ses petites collines), 180km pour nous rendre à Montpellier, puis 205km pour atteindre le pied des Pyrénées. 20h de selle supplémentaires en 3 étapes.
La première étape des Pyrénées arrivera le 8ème jour, et proposera 200km de bitume pour rejoindre Ax-3-domaines en passant par le seul col à plus de 2000m du Tour 2013 (le col de Pailhères). 3400m de dénivelé. Les pentes des deux ascensions du jour permettront de tester le 34x28 (le braquet équipant les vélos qui nous seront fournis). Le lendemain, la 9ème et dernière étape avant la première journée de repos sera une véritable étape de montagne : 5 cols à franchir (4200m de dénivelé) en 165 kilomètres. 18h supplémentaires de vélo.
La première journée de repos sera alors la bienvenue.
2 - La deuxième semaine : 1000km de diagonale entre la Bretagne et le Ventoux.
La deuxième semaine du Tour sera une procession de 1000 kilomètres entre la Bretagne et le Mont Ventoux. Cette semaine sera la plus facile, il faudra récupérer avant la remontée des Alpes.
La première étape fera 200km pour relier le sud de la Bretagne au nord de la Bretagne. La deuxième étape fera 33 kilomètres, ce qui nous laissera du temps pour visiter le Mont Saint-Michel dont l'ascension est nettement plus facile que le Mont Ventoux. 8 à 9h de selle.
Les deux étapes suivantes risquent d'être complexes à gérer : elles permettent de relier la Bretagne au massif central, via 220km puis 175km. Les deux étapes sont planes et rectilignes. Je pense qu'elles seront difficiles nerveusement car elles sont monotones. 14 à 15h de selle.
La 5ème étape proposera 190km pour rejoindre Lyon. L'étape est casse-pattes, c'est plein de petits vallons à franchir. Pour moi, cette étape sera particulière puisque ce sera un retour sur mes terres après 20 jours d'absence, et que mes amis ont d'ores et déjà prévus de m'accompagner sur tout ou partie de cette étape. L'enjeu sera de ne pas trop me disperser et de rester concentré afin de ne pas subir de contre-coup sur l'étape du lendemain. 7h de selle.
La 6ème étape de la semaine, 15ème étape du Tour et dernière étape avant la deuxième journée de repos, fera 240 kilomètres. Il y aura 220km escarpés, quasiment sans plat, avant le pied du Ventoux. Je crois qu'au pied du géant de Provence, nous serons tous complètement cramés. Selon mon état de fatigue, il est possible que je laisse une paire de baskets dans l'une des voitures suiveuses, afin de pouvoir monter en poussant le vélo. Une chose est sure, mon temps d'1h36 d'ascension ne sera pas battu ce samedi 13 juillet. 10h de selle.
La deuxième journée de repos sera bien méritée. L'étape du Ventoux risquant de se terminer tard, n'essayez pas de me contacter le matin : je compte bien faire la grasse matinée et profiter du calme provençal. N'essayez pas de me joindre l'après-midi, je m'adapterai aux coutumes locales et ferai la sieste. La récupération sera importante.
3 - la dernière semaine : 800km à travers les Alpes.
La dernière semaine du Tour sera épique. En 3 jours, il faudra faire autant de kilomètres et de dénivelé qu'en une semaine sur la Haute-Route. Ca va être du lourd, du très lourd.
La première étape reliera Vaison-la-romaine à Gap. 170 kilomètres, 2500m de dénivelé. Après une journée de repos, elle devrait bien se passer. Le lendemain, l'étape entre Embrun et Chorges proposera 32km pour près de 1000m de dénivelé. Elle sera loin d'être aussi reposante que les 2 autres journées de contre-la-montre. Ce sera quand même du calme avant la tempête.
La troisième étape reliera Gap à l'Alpe d'Huez. Tous les journalistes parlent de cette étape pour sa double ascension de l'Alpe d'Huez, grand lieu du cyclisme et du Tour. On abordera cette double ascension après 3 journées pas trop difficiles, et après avoir grimpé des cols assez roulants. En étant relativement frais, cette étape ne me fais pas si peur que ça.
La quatrième étape est, pour moi, l'étape reine. Plus de 200 kilomètres via le Glandon, la Madeleine, Tamié, l'Epine et la Croix Fry. Plus de 5000m de dénivelé, à faire au lendemain de la double ascension de l'Alpe d'Huez. De plus, je sais par expérience que la chaleur est très forte dans ces derniers cols : dès 10h du matin, c'est une fournaise ... en y passant à 15h, on risque de frire dans la Croix Fry !
La cinquième étape n'est pas si dure que ça si on la fait seule. 130km et 3300m de dénivelé : elle est usante, c'est certain. Par contre, avec l'enchaînement des 2 étapes précédentes cumulée à la fatigue (physique et nerveuse) des 19 étapes précédentes, elle va nous faire mal. Très mal. Comme pour le Ventoux, je pense que je laisserai une paire de baskets dans une des voitures suiveuses afin de pouvoir grimper jusqu'au Semnoz en poussant ma monture.
Après une journée de repos bien méritée, afin de rallier Versailles, la parade entre le palais du roi-soleil et l'avenue des Champs Elysées sera une formalité. Si nous avons réussis à faire l'intégralité du parcours à vélo, ne soyez pas étonnés de nous voir pleurer lors du tour d'honneur sur les Champs. Ce ne sera pas des larmes de douleur (bien qu'au bout de 140 heures de selle en 3 semaines, ça risque de faire mal) mais plutôt des larmes de bonheur.
4 - Et après ?
A mes amis : je sais que vous voudrez qu'on roule ensemble à mon retour afin que je vous raconte le périple. Mais s'il vous plait, attendez quelques jours : je risque de ne pas avoir très envie de poser mes fesses sur une selle dans les jours qui suivront. Et si je ne réponds pas à vos messages ou appels, ce ne sera pas parce que j'ai pris la grosse tête, ce sera probablement parce que je compte hiberner plusieurs jours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
1 - La première semaine : 1500km avec la Corse et les Pyrénées, 60h de selle.
Entre le départ du Tour et la première journée de repos, il faudra parcourir 1500 kilomètres. C'est 140km de plus que ce que j'ai parcouru au cours du mois d'avril !
On commencera par une étape de 210km pour 1500m de dénivelé, soit environ 7h de selle. Les deux étapes suivantes, toujours en Corse, seront plus courtes mais tout aussi difficiles : 155km pour 2100m de dénivelé, puis 145km pour 2300m de dénivelé. Ca devrait nous faire 2 étapes de 6h / 6h30 de selle. 20h de selle en 3 jours, de quoi nous mettre directement dans le grand bain.
Le 4ème jour, après un transfert en Ferry, une étape plus calme sera la bienvenue. 25km complètement plats permettront de faire une sortie de récupération active d'une heure.
Cette journée de semi-repos sera très importante car ensuite il faudra enchainer de longues étapes : 220km pour rejoindre Marseille en passant par l'arrière-pays (réputé pour ses petites collines), 180km pour nous rendre à Montpellier, puis 205km pour atteindre le pied des Pyrénées. 20h de selle supplémentaires en 3 étapes.
La première étape des Pyrénées arrivera le 8ème jour, et proposera 200km de bitume pour rejoindre Ax-3-domaines en passant par le seul col à plus de 2000m du Tour 2013 (le col de Pailhères). 3400m de dénivelé. Les pentes des deux ascensions du jour permettront de tester le 34x28 (le braquet équipant les vélos qui nous seront fournis). Le lendemain, la 9ème et dernière étape avant la première journée de repos sera une véritable étape de montagne : 5 cols à franchir (4200m de dénivelé) en 165 kilomètres. 18h supplémentaires de vélo.
La première journée de repos sera alors la bienvenue.
2 - La deuxième semaine : 1000km de diagonale entre la Bretagne et le Ventoux.
La deuxième semaine du Tour sera une procession de 1000 kilomètres entre la Bretagne et le Mont Ventoux. Cette semaine sera la plus facile, il faudra récupérer avant la remontée des Alpes.
La première étape fera 200km pour relier le sud de la Bretagne au nord de la Bretagne. La deuxième étape fera 33 kilomètres, ce qui nous laissera du temps pour visiter le Mont Saint-Michel dont l'ascension est nettement plus facile que le Mont Ventoux. 8 à 9h de selle.
Les deux étapes suivantes risquent d'être complexes à gérer : elles permettent de relier la Bretagne au massif central, via 220km puis 175km. Les deux étapes sont planes et rectilignes. Je pense qu'elles seront difficiles nerveusement car elles sont monotones. 14 à 15h de selle.
La 5ème étape proposera 190km pour rejoindre Lyon. L'étape est casse-pattes, c'est plein de petits vallons à franchir. Pour moi, cette étape sera particulière puisque ce sera un retour sur mes terres après 20 jours d'absence, et que mes amis ont d'ores et déjà prévus de m'accompagner sur tout ou partie de cette étape. L'enjeu sera de ne pas trop me disperser et de rester concentré afin de ne pas subir de contre-coup sur l'étape du lendemain. 7h de selle.
La 6ème étape de la semaine, 15ème étape du Tour et dernière étape avant la deuxième journée de repos, fera 240 kilomètres. Il y aura 220km escarpés, quasiment sans plat, avant le pied du Ventoux. Je crois qu'au pied du géant de Provence, nous serons tous complètement cramés. Selon mon état de fatigue, il est possible que je laisse une paire de baskets dans l'une des voitures suiveuses, afin de pouvoir monter en poussant le vélo. Une chose est sure, mon temps d'1h36 d'ascension ne sera pas battu ce samedi 13 juillet. 10h de selle.
La deuxième journée de repos sera bien méritée. L'étape du Ventoux risquant de se terminer tard, n'essayez pas de me contacter le matin : je compte bien faire la grasse matinée et profiter du calme provençal. N'essayez pas de me joindre l'après-midi, je m'adapterai aux coutumes locales et ferai la sieste. La récupération sera importante.
3 - la dernière semaine : 800km à travers les Alpes.
La dernière semaine du Tour sera épique. En 3 jours, il faudra faire autant de kilomètres et de dénivelé qu'en une semaine sur la Haute-Route. Ca va être du lourd, du très lourd.
La première étape reliera Vaison-la-romaine à Gap. 170 kilomètres, 2500m de dénivelé. Après une journée de repos, elle devrait bien se passer. Le lendemain, l'étape entre Embrun et Chorges proposera 32km pour près de 1000m de dénivelé. Elle sera loin d'être aussi reposante que les 2 autres journées de contre-la-montre. Ce sera quand même du calme avant la tempête.
La troisième étape reliera Gap à l'Alpe d'Huez. Tous les journalistes parlent de cette étape pour sa double ascension de l'Alpe d'Huez, grand lieu du cyclisme et du Tour. On abordera cette double ascension après 3 journées pas trop difficiles, et après avoir grimpé des cols assez roulants. En étant relativement frais, cette étape ne me fais pas si peur que ça.
La quatrième étape est, pour moi, l'étape reine. Plus de 200 kilomètres via le Glandon, la Madeleine, Tamié, l'Epine et la Croix Fry. Plus de 5000m de dénivelé, à faire au lendemain de la double ascension de l'Alpe d'Huez. De plus, je sais par expérience que la chaleur est très forte dans ces derniers cols : dès 10h du matin, c'est une fournaise ... en y passant à 15h, on risque de frire dans la Croix Fry !
La cinquième étape n'est pas si dure que ça si on la fait seule. 130km et 3300m de dénivelé : elle est usante, c'est certain. Par contre, avec l'enchaînement des 2 étapes précédentes cumulée à la fatigue (physique et nerveuse) des 19 étapes précédentes, elle va nous faire mal. Très mal. Comme pour le Ventoux, je pense que je laisserai une paire de baskets dans une des voitures suiveuses afin de pouvoir grimper jusqu'au Semnoz en poussant ma monture.
Après une journée de repos bien méritée, afin de rallier Versailles, la parade entre le palais du roi-soleil et l'avenue des Champs Elysées sera une formalité. Si nous avons réussis à faire l'intégralité du parcours à vélo, ne soyez pas étonnés de nous voir pleurer lors du tour d'honneur sur les Champs. Ce ne sera pas des larmes de douleur (bien qu'au bout de 140 heures de selle en 3 semaines, ça risque de faire mal) mais plutôt des larmes de bonheur.
4 - Et après ?
A mes amis : je sais que vous voudrez qu'on roule ensemble à mon retour afin que je vous raconte le périple. Mais s'il vous plait, attendez quelques jours : je risque de ne pas avoir très envie de poser mes fesses sur une selle dans les jours qui suivront. Et si je ne réponds pas à vos messages ou appels, ce ne sera pas parce que j'ai pris la grosse tête, ce sera probablement parce que je compte hiberner plusieurs jours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
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