Cet après-midi, je suis allé rouler dans le Beaujolais en compagnie d'Elie et de Maxime. A 5 jours du départ du Tour, je ne voulais pas faire trop long ni trop difficile : je voulais juste profiter du beau temps, passer un bon moment sur 2 roues avec 2 amis, et grimper une dernière fois les bosses du coin sur lesquelles j'ai tant usé mes pneus et tant sué ces dernières semaines.
J'ai commencé ma sortie par 30 minutes seul afin de rejoindre mes deux compagnons de route du jour. Avec un vent globalement favorable, l'équation mathématique était parfaite : 30km/h + 100 tr/min = 130 bpm. (Cette équation m'aurait probablement valu un 0 au baccalauréat de mathématiques et de physique, alors que pourtant je l'ai souvent vérifiée dans la vraie vie).
100m après s'être retrouvés, nous avons aperçu un écureuil traverser devant nous. Il a réussi à traverser une 4 voies sans se faire écraser (pourtant, ce n'est pas passé loin, heureusement qu'il a marqué un arrêt au milieu de la 3ème voie). La série des écureuils se poursuit donc, ça doit être le 5ème ou 6ème que j'aperçois en ce mois de juin.
On est parti rouler en passant devant le Casino de Charbonnières : on ne s'est pas arrêté pour y tenter notre chance. Je préfère garder mon stock de chance intact avant le Tour, afin de l'utiliser à des fins plus utiles dans le cadre du périple à venir. Par exemple : une météo favorable, pas de crevaison ni de chute, pas de problème de santé, ...
Je les ai laissé tracer le parcours jusqu'aux portes du Beaujolais. On a pris des routes utilisées par quelques excités de l'accélérateur, à qui nous avons permis de vérifier le bon fonctionnement du klaxon. Il est vrai que quand on conduit une Mercedes décapotable avec plus de 200 chevaux, on aime les faire rugir. Tout cycliste en train de regarder le paysage devient un obstacle ambulant qui risquerait de se faire piétiner par les 800 sabots tractant le véhicule.
Une fois dans le Beaujolais, j'ai pris les choses en main. Nous avons pris des routes calmes, très calmes. Ici, les seuls chevaux aperçus n'étaient pas concentrés dans un moteur avec une carrosserie tout autour : ils étaient dans de grands espaces et ne cherchaient pas à nous piétiner. Avec Elie, on s'est partagé les "victoires" aux sprints pancartes : il a franchi en tête tous les panneaux d'entrées de village en bosse, j'ai franchi en tête tous ceux en descente.
Nos routes se sont séparées lorsqu'on est revenu dans la vallée de l'Azergues. Je venais juste de parcourir mon 6000ème kilomètre de l'année. Je suis rentré chez moi tranquillement, avec 70 kilomètres au compteur. C'était ma dernière sortie dans le coin avant mon départ pour la Corse. Le plus dur, mais le plus beau, va bientôt commencer. Je sens que la tension monte petit à petit, mais pour le moment elle ne m'empêche pas de dormir.
Consultez le parcours de notre sortie.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
dimanche 23 juin 2013
samedi 22 juin 2013
Triptyque des Monts d'Or
En début d'après-midi, je suis allé rouler afin de me dégourdir les jambes. J'ai commencé par descendre les quais de Saône jusqu'au coeur de Lyon, pour me rendre chez l'un de mes vélocistes. Il me manquait 2/3 affaires pour compléter ma valise, des affaires qui tiennent aisément dans une poche arrière de maillot.
Une fois ces achats terminés, j'ai remonté les quais. Pendant quelques kilomètres, j'ai pu tester la précision de mon pilotage : la piste cyclable à cet endroit est particulièrement mal foutue, il faut slalomer entre de nombreux piquets et contourner des arrêts de bus en passant sur le trottoir. La personne qui a fait les plans de cette piste n'a jamais du mettre un coup de pédale au cours de sa vie, sinon il se serait rendu compte de la dangerosité de ce qu'il a conçu. Dangerosité aussi bien pour les cyclistes que pour les piétons.
De plus, comme ce secteur contient beaucoup de bars et autres lieux de festivités nocturnes, le samedi la piste cyclable contient des obstacles supplémentaires : il faut slalomer entre de nombreux débris de verre. Il y a certains citoyens qui font du "tri sélectif" en mettant leurs canettes en verre dans des silos de collecte et de recyclage, et d'autres citoyens qui font du "tri sélectif" en jetant leurs canettes sur la piste cyclable, ce qui permet de "trier" les cyclistes chanceux (ou avec de bons pneus) de ceux malchanceux (ou avec de mauvais pneus).
Une fois sorti de Lyon, je me suis attaqué au triptyque des Monts d'Or : j'ai escaladé les 3 sommets goudronnés qui composent ce massif. Je me suis régalé. J'ai pu jouer avec mon vélo, avec mon corps et avec mon coeur. Accélérer quand je le souhaite, me relâcher quand je le décide. Quand le vélo est un jeu en plus d'être un sport, c'est génial.
Dans la descente je suis passé au milieu d'une kermesse de village. La route était barrée aux voitures, j'ai voulu passer quand même, avec prudence évidement. J'ai bien fait de passer prudemment, car les gosses courraient n'importe-ou et n'importe comment. J'en ai vu un foncer droit dans un mur et se le manger en pleine face. Le comportement des adultes n'était pas beaucoup mieux, et m'a fait penser aux chevaux et aux vaches dans les cols : ils campent au milieu de la route, un verre à la main (pour les humains, pas pour les chevaux), sans trop se soucier de ce qui se passe autour d'eux. Dans les cols sauvages, principalement au pays-basque, les chevaux font exactement pareil : il y a toute la place qu'ils veulent autour, des prairies à perte de vue, mais ils choisissent parfois de camper sur le bitume.
Je suis rentré chez moi sans soucis, en empruntant les quais de Saône. La sortie s'est bien passée, je me sens bien. Pourvu que ça dure.
Consultez mon parcours.
Une fois ces achats terminés, j'ai remonté les quais. Pendant quelques kilomètres, j'ai pu tester la précision de mon pilotage : la piste cyclable à cet endroit est particulièrement mal foutue, il faut slalomer entre de nombreux piquets et contourner des arrêts de bus en passant sur le trottoir. La personne qui a fait les plans de cette piste n'a jamais du mettre un coup de pédale au cours de sa vie, sinon il se serait rendu compte de la dangerosité de ce qu'il a conçu. Dangerosité aussi bien pour les cyclistes que pour les piétons.
De plus, comme ce secteur contient beaucoup de bars et autres lieux de festivités nocturnes, le samedi la piste cyclable contient des obstacles supplémentaires : il faut slalomer entre de nombreux débris de verre. Il y a certains citoyens qui font du "tri sélectif" en mettant leurs canettes en verre dans des silos de collecte et de recyclage, et d'autres citoyens qui font du "tri sélectif" en jetant leurs canettes sur la piste cyclable, ce qui permet de "trier" les cyclistes chanceux (ou avec de bons pneus) de ceux malchanceux (ou avec de mauvais pneus).
Une fois sorti de Lyon, je me suis attaqué au triptyque des Monts d'Or : j'ai escaladé les 3 sommets goudronnés qui composent ce massif. Je me suis régalé. J'ai pu jouer avec mon vélo, avec mon corps et avec mon coeur. Accélérer quand je le souhaite, me relâcher quand je le décide. Quand le vélo est un jeu en plus d'être un sport, c'est génial.
Dans la descente je suis passé au milieu d'une kermesse de village. La route était barrée aux voitures, j'ai voulu passer quand même, avec prudence évidement. J'ai bien fait de passer prudemment, car les gosses courraient n'importe-ou et n'importe comment. J'en ai vu un foncer droit dans un mur et se le manger en pleine face. Le comportement des adultes n'était pas beaucoup mieux, et m'a fait penser aux chevaux et aux vaches dans les cols : ils campent au milieu de la route, un verre à la main (pour les humains, pas pour les chevaux), sans trop se soucier de ce qui se passe autour d'eux. Dans les cols sauvages, principalement au pays-basque, les chevaux font exactement pareil : il y a toute la place qu'ils veulent autour, des prairies à perte de vue, mais ils choisissent parfois de camper sur le bitume.
Je suis rentré chez moi sans soucis, en empruntant les quais de Saône. La sortie s'est bien passée, je me sens bien. Pourvu que ça dure.
Consultez mon parcours.
jeudi 20 juin 2013
Kiné, séance 50
Cet après-midi, j'ai eu ma cinquantième séance de kiné destinée à soigner ma chondrite rotulienne. Depuis 6 mois, deux fois par semaine je passe 1h30 dans la salle de sport du cabinet.
Quand je suis arrivé, le cabinet venait d'ouvrir et tout était flambant neuf. J'ai vu l'évolution semaine après semaine : de nouveaux appareils sont arrivés, la salle a été réorganisée plusieurs fois afin de faciliter les déplacements, ... j'en ai passé des heures sur le rameur, sur le tapis de course, sur le vélo d'appartement, sur l’elliptique et sur la presse. J'en ai également passé beaucoup à m'étirer, à sautiller sur un trampoline ou à tenir en équilibre sur une planche arrondie.
En 6 mois, j'ai vu défiler beaucoup de patients. J'ai vu des paquets de sportifs passer, tous avec des besoins différents : des problèmes d'épaule, des problèmes de dos, des problèmes de cheville, des os brisés ... certains venaient pour quelques séances, d'autres sont la pour 2 ans.
J'ai vu défiler tous les sports : football, rugby, tennis, natation, ski, équitation, squash, aviron, ...
Ces dernières séances, le travail a été très physique : je me livre à de grosses séances de fractionné sur tapis et sur elliptique. Du 20"/40", avec 20 répétitions à chaque fois. En course, quand ça devient dur, on a tendance à se dire "si j'ai mal, c'est que les autres aussi ont mal". Sur mon tapis, étant seul à souffrir, je me motive en me disant "fais lui mal autant qu'il te fait mal, massacre le autant qu'il te fracasse". Ca m'incite à repousser mes limites.
Je commence à m'impatienter, j'aimerai bien en terminer avec tout ceci et tourner la page. 6 mois, c'est long, d'autant plus que ça m'ampute mes journées de 2h à chaque fois si on y inclut les trajets (que je fais à vélo la plupart du temps) et la douche obligatoire après avoir tant sué.
Quand je suis arrivé, le cabinet venait d'ouvrir et tout était flambant neuf. J'ai vu l'évolution semaine après semaine : de nouveaux appareils sont arrivés, la salle a été réorganisée plusieurs fois afin de faciliter les déplacements, ... j'en ai passé des heures sur le rameur, sur le tapis de course, sur le vélo d'appartement, sur l’elliptique et sur la presse. J'en ai également passé beaucoup à m'étirer, à sautiller sur un trampoline ou à tenir en équilibre sur une planche arrondie.
En 6 mois, j'ai vu défiler beaucoup de patients. J'ai vu des paquets de sportifs passer, tous avec des besoins différents : des problèmes d'épaule, des problèmes de dos, des problèmes de cheville, des os brisés ... certains venaient pour quelques séances, d'autres sont la pour 2 ans.
J'ai vu défiler tous les sports : football, rugby, tennis, natation, ski, équitation, squash, aviron, ...
Ces dernières séances, le travail a été très physique : je me livre à de grosses séances de fractionné sur tapis et sur elliptique. Du 20"/40", avec 20 répétitions à chaque fois. En course, quand ça devient dur, on a tendance à se dire "si j'ai mal, c'est que les autres aussi ont mal". Sur mon tapis, étant seul à souffrir, je me motive en me disant "fais lui mal autant qu'il te fait mal, massacre le autant qu'il te fracasse". Ca m'incite à repousser mes limites.
Je commence à m'impatienter, j'aimerai bien en terminer avec tout ceci et tourner la page. 6 mois, c'est long, d'autant plus que ça m'ampute mes journées de 2h à chaque fois si on y inclut les trajets (que je fais à vélo la plupart du temps) et la douche obligatoire après avoir tant sué.
mercredi 19 juin 2013
Un ventoux pluvieux
Après une courte nuit, la chaleur m'empêchant de trouver le sommeil, j'ai pris la route en compagnie de Guillaume. Après avoir assisté au lever de soleil depuis l'autoroute, nous sommes arrivés à Bédoin à 7h40. Il faisait déjà 27°.
Comme la pluie menaçait de tomber, on est parti directement à l'assaut du Ventoux. Sans échauffement, la fleur au bout du fusil. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c'est globalement assez roulant. La route offre une vue dégagée vers le sommet, ce qui m'a fait penser à la célèbre phrase de Napoléon : "Soldats, songez que, du haut de ces pyramides, quarante siècles d'histoire vous contemplent !". Je ne sais pas depuis combien de décennies le Mont Ventoux contemple les cyclistes, mais une chose est certaine : nous n'étions pas les premiers à nous y attaquer ! Et nous ne serons pas les derniers.
On s'est pris un vent de travers défavorable, rien de très méchant, mais suffisamment méchant pour ralentir notre progression. Au virage de Ste Estève les choses sérieuses commencent : la route s'enfonce dans la forêt et la pente devient rude jusqu'au sommet. Je n'avais pas de très bonnes sensations lors de la phase d'approche, ces mauvaises sensations se sont confirmées : en l'absence de vent, et dans une pente constamment entre 8 et 10%, je ne me suis pas senti pas aussi à l'aise que lors des semaines précédentes.
J'ai grimpée à mon rythme et ai tenté de mémoriser le maximum d'informations utiles. Zones plus difficiles, zones plus faciles, virages, ... après 220km, en fin d'après-midi, en fin de 2ème semaine du Tour, cette montée risque de ressembler à un chemin de croix caniculaire. Les repères pris aujourd'hui seront vraiment utiles pour la gestion de mon effort dans 20 jours. J'ai ralenti à un moment pour discuter avec un cycliste français qui a engagé la conversation en me posant des questions sur mon braquet. Ca m'a presque surpris d'entendre parler français : depuis le départ, nous n'avons vu pratiquement que des étrangers, principalement hollandais.
Un peu avant le chalet reynard, un panneau de limitation à 50km/h m'a fait sourire. Dans une pente à 10%, je n'ai pas eu besoin de freiner pour respecter la consigne. Les ouvriers de la DDE étaient pleins d'humour : ils ont dit à Guillaume "pour monter à cette vitesse, tu dois avoir un moteur électrique" et m'ont dit "toi, pour prendre des photos en grimpant, tu dois être chargé". C'était sympa de leur part, ça nous a fait rigoler, et ils nous ont encouragé de manière plus traditionnelle en tapant dans leurs mains et en nous souhaitant bon courage.
Arrivé au chalet reynard, la pluie et le vent ont fait leur apparition. Le vent était de 3/4 favorable donc c'était sympa. La pluie était légère, donc pas spécialement gênante. Jusqu'au col des Tempêtes, à 800m du sommet, tout s'est bien passé. En revanche, au moment de passer au col, le vent est devenu très violent : une première rafale m'a fait traverser la route en moins de 5 secondes. Une seconde rafale m'a projeté contre le parapet. Le vent devait souffler à plus de 100km/h. Ces 800 derniers mètres ont été compliqués à grimper, j'ai été obligé de m'arrêter deux fois pour ne pas tomber à cause du vent, et repartir dans une telle pente n'est pas facile. Les cyclistes qui descendaient étaient tous à pieds, personne n'a osé descendre à vélo cette portion.
On a fait quelques photos en haut pour immortaliser notre ascension. On est pas resté longtemps : avec une température de 10° au sommet, contre 27° au départ, c'était un sacré choc thermique. Le début de descente a été difficile à cause du vent, mais on s'est rapidement retrouvé protégé par la montagne puis par la forêt. Une très grosse averse s'est déversée à mi-pente, on s'est retrouvé trempé en moins de 20 secondes. Ca m'a fait rigoler, car quand j'inclinais la pointe du pied vers le bas, je voyais un torrent d'eau s'écouler de ma chaussure.
Quand on est arrivé en bas, la pluie s'est arrêtée et le vent était léger. Comme il était assez chaud (25°), il nous a séché rapidement. On a poursuivi la reconnaissance de la partie d'approche du pied du Ventoux : je ne me souvenais plus de la difficulté du col de la Madeleine, qui précèdera la montée du Ventoux lors de l'étape du Tour reliant Givors au Mont Ventoux.
Cette reconnaissance a été instructive. J'ai fait l'ascension en 1h39, bien loin de mon record (1h21), mais à une vitesse ascensionnelle de 950m/h, soit une vitesse pas si ridicule que ça. J'ai eu un jour sans, ça arrive et je ne pense pas que ce soit inquiétant. Ma préparation pour le Tour de Fête est terminée : j'ai fait ce que j'ai pu en fonction de mes disponibilités, je vais désormais compter sur ma bonne étoile pour veiller sur moi et me permettre d'aller au bout de l'aventure.
En tout cas, une chose est sure : le Ventoux est un mythe qui fait vibrer les cyclistes. Les conditions météo n'étaient pas terribles, pourtant on a croisé des dizaines de cyclistes. On était loin des affluences de juillet, mais j'ai quand même été impressionné par le nombre de personnes qu'on a croisé, qu'on a doublé et qui nous ont doublé. Le plus impressionnant, c'est de voir le nombre de personnes qui sont à pieds ou au ralenti dans les premiers kilomètres. Je loue leur abnégation et leur mental, car quand on en bave dès le pied il faut être costaud mentalement pour accepter de rester 4h dans une montée, aussi mythique soit-elle. Chapeau et respect à eux.
Consultez les données de notre sortie.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Comme la pluie menaçait de tomber, on est parti directement à l'assaut du Ventoux. Sans échauffement, la fleur au bout du fusil. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c'est globalement assez roulant. La route offre une vue dégagée vers le sommet, ce qui m'a fait penser à la célèbre phrase de Napoléon : "Soldats, songez que, du haut de ces pyramides, quarante siècles d'histoire vous contemplent !". Je ne sais pas depuis combien de décennies le Mont Ventoux contemple les cyclistes, mais une chose est certaine : nous n'étions pas les premiers à nous y attaquer ! Et nous ne serons pas les derniers.
On s'est pris un vent de travers défavorable, rien de très méchant, mais suffisamment méchant pour ralentir notre progression. Au virage de Ste Estève les choses sérieuses commencent : la route s'enfonce dans la forêt et la pente devient rude jusqu'au sommet. Je n'avais pas de très bonnes sensations lors de la phase d'approche, ces mauvaises sensations se sont confirmées : en l'absence de vent, et dans une pente constamment entre 8 et 10%, je ne me suis pas senti pas aussi à l'aise que lors des semaines précédentes.
J'ai grimpée à mon rythme et ai tenté de mémoriser le maximum d'informations utiles. Zones plus difficiles, zones plus faciles, virages, ... après 220km, en fin d'après-midi, en fin de 2ème semaine du Tour, cette montée risque de ressembler à un chemin de croix caniculaire. Les repères pris aujourd'hui seront vraiment utiles pour la gestion de mon effort dans 20 jours. J'ai ralenti à un moment pour discuter avec un cycliste français qui a engagé la conversation en me posant des questions sur mon braquet. Ca m'a presque surpris d'entendre parler français : depuis le départ, nous n'avons vu pratiquement que des étrangers, principalement hollandais.
Un peu avant le chalet reynard, un panneau de limitation à 50km/h m'a fait sourire. Dans une pente à 10%, je n'ai pas eu besoin de freiner pour respecter la consigne. Les ouvriers de la DDE étaient pleins d'humour : ils ont dit à Guillaume "pour monter à cette vitesse, tu dois avoir un moteur électrique" et m'ont dit "toi, pour prendre des photos en grimpant, tu dois être chargé". C'était sympa de leur part, ça nous a fait rigoler, et ils nous ont encouragé de manière plus traditionnelle en tapant dans leurs mains et en nous souhaitant bon courage.
Arrivé au chalet reynard, la pluie et le vent ont fait leur apparition. Le vent était de 3/4 favorable donc c'était sympa. La pluie était légère, donc pas spécialement gênante. Jusqu'au col des Tempêtes, à 800m du sommet, tout s'est bien passé. En revanche, au moment de passer au col, le vent est devenu très violent : une première rafale m'a fait traverser la route en moins de 5 secondes. Une seconde rafale m'a projeté contre le parapet. Le vent devait souffler à plus de 100km/h. Ces 800 derniers mètres ont été compliqués à grimper, j'ai été obligé de m'arrêter deux fois pour ne pas tomber à cause du vent, et repartir dans une telle pente n'est pas facile. Les cyclistes qui descendaient étaient tous à pieds, personne n'a osé descendre à vélo cette portion.
On a fait quelques photos en haut pour immortaliser notre ascension. On est pas resté longtemps : avec une température de 10° au sommet, contre 27° au départ, c'était un sacré choc thermique. Le début de descente a été difficile à cause du vent, mais on s'est rapidement retrouvé protégé par la montagne puis par la forêt. Une très grosse averse s'est déversée à mi-pente, on s'est retrouvé trempé en moins de 20 secondes. Ca m'a fait rigoler, car quand j'inclinais la pointe du pied vers le bas, je voyais un torrent d'eau s'écouler de ma chaussure.
Quand on est arrivé en bas, la pluie s'est arrêtée et le vent était léger. Comme il était assez chaud (25°), il nous a séché rapidement. On a poursuivi la reconnaissance de la partie d'approche du pied du Ventoux : je ne me souvenais plus de la difficulté du col de la Madeleine, qui précèdera la montée du Ventoux lors de l'étape du Tour reliant Givors au Mont Ventoux.
Cette reconnaissance a été instructive. J'ai fait l'ascension en 1h39, bien loin de mon record (1h21), mais à une vitesse ascensionnelle de 950m/h, soit une vitesse pas si ridicule que ça. J'ai eu un jour sans, ça arrive et je ne pense pas que ce soit inquiétant. Ma préparation pour le Tour de Fête est terminée : j'ai fait ce que j'ai pu en fonction de mes disponibilités, je vais désormais compter sur ma bonne étoile pour veiller sur moi et me permettre d'aller au bout de l'aventure.
En tout cas, une chose est sure : le Ventoux est un mythe qui fait vibrer les cyclistes. Les conditions météo n'étaient pas terribles, pourtant on a croisé des dizaines de cyclistes. On était loin des affluences de juillet, mais j'ai quand même été impressionné par le nombre de personnes qu'on a croisé, qu'on a doublé et qui nous ont doublé. Le plus impressionnant, c'est de voir le nombre de personnes qui sont à pieds ou au ralenti dans les premiers kilomètres. Je loue leur abnégation et leur mental, car quand on en bave dès le pied il faut être costaud mentalement pour accepter de rester 4h dans une montée, aussi mythique soit-elle. Chapeau et respect à eux.
Consultez les données de notre sortie.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
mardi 18 juin 2013
BD - Léonard : Tour de génie
Vendredi est sorti la bande dessinée officielle du Tour de France : "Léonard, Tour de génie". Adorant lire les bandes dessinées traitant du cyclisme, je me suis rendu chez mon libraire préféré afin d'acheter le précieux ouvrage. Je l'ai lu ce matin.
La première des choses à savoir est qu'il ne s'agit pas d'une BD isolée, mais qu'elle fait partie d'une série dont elle est le 44ème tome. La série s'appelle "Léonard" et raconte à sa manière la vie d'une inventeur, Léonard de Vinci. Ca n'a rien d'une bande dessinée historique, il n'y a pas de rapport avec le véritable personnage, seul le nom et le principe de l'inventeur de génie ont été repris. Cette série, j'adorais la lire quand j'étais gamin et adolescent. Si on allie une BD que j'appréciais avec mon sport favori, logiquement le cocktail devrait être intéressant.
A mon grand regret, le cocktail n'a pas pris. Quand on cuisine, ce n'est pas parce qu'on réunit deux aliments qu'on adore individuellement que le mélange est bon. Parfois il l'est (les poires Belle-Hélène et les brownies en sont le meilleur exemple), souvent ça ne l'est pas.
D'une part, seule une moitié de l'ouvrage est consacré au Tour de France. 29 pages sur 48 pour être précis. Pour un album estampillé "Album officiel" du Tour, je m'attendais à ce que l'intégralité du tome traite du cyclisme. Théoriquement, une bonne moitié vaut mieux qu'un mauvais entier. Sauf que du point de vue qualitatif, on est très loin de ce que j'espérais : il y a quelques bonnes vannes, mais globalement c'est pauvre.
Oui, il y a quelques dessins qui m'ont donné le sourire. Le nom du contrôleur anti-dopage (Alain Sue de Monpleingrez), l'abréviation de l'EPO (Epinards, Piments, Oignons) et quelques autres expressions du genre. Mais à la fin de la lecture, j'étais frustré. De plus, presque la moitié de la partie cycliste traite du dopage, sous un angle que je n'apprécie pas.
Enfin, j'aimais la série Léonard car elle traitait d'inventions réelles mais en les montrant sous un angle original et complètement loufoque. Là, tout est fidèle à la réalité du premier Tour : le parcours, le matériel, le déroulement ... je disais en préambule que cette série n'était pas une bande dessinée historique, une des raisons pour laquelle je l'appréciais, alors que justement dans cette album on y retrouve un côté historique bien trop proche de la réalité.
Conclusion : je ne recommande pas cet album. Ni aux fans de cyclisme, ni aux fans du Tour de France. Je me pose sérieusement la question concernant l'obtention du label d'album officiel, j'ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi il leur a été décerné. Les seuls qui peuvent être intéressés par cet album seront les fans de la série non fans de cyclisme, qui eux vont retrouver les standards et ne remarqueront pas que c'est trop calqué sur la réalité. Pour les autres, si vous voulez dépenser 10€, il y a beaucoup d'autres choses plus intéressantes à acheter.
Vous pouvez consulter ici toutes mes critiques de livres et BD liées au cyclisme.
La première des choses à savoir est qu'il ne s'agit pas d'une BD isolée, mais qu'elle fait partie d'une série dont elle est le 44ème tome. La série s'appelle "Léonard" et raconte à sa manière la vie d'une inventeur, Léonard de Vinci. Ca n'a rien d'une bande dessinée historique, il n'y a pas de rapport avec le véritable personnage, seul le nom et le principe de l'inventeur de génie ont été repris. Cette série, j'adorais la lire quand j'étais gamin et adolescent. Si on allie une BD que j'appréciais avec mon sport favori, logiquement le cocktail devrait être intéressant.
A mon grand regret, le cocktail n'a pas pris. Quand on cuisine, ce n'est pas parce qu'on réunit deux aliments qu'on adore individuellement que le mélange est bon. Parfois il l'est (les poires Belle-Hélène et les brownies en sont le meilleur exemple), souvent ça ne l'est pas.
D'une part, seule une moitié de l'ouvrage est consacré au Tour de France. 29 pages sur 48 pour être précis. Pour un album estampillé "Album officiel" du Tour, je m'attendais à ce que l'intégralité du tome traite du cyclisme. Théoriquement, une bonne moitié vaut mieux qu'un mauvais entier. Sauf que du point de vue qualitatif, on est très loin de ce que j'espérais : il y a quelques bonnes vannes, mais globalement c'est pauvre.
Oui, il y a quelques dessins qui m'ont donné le sourire. Le nom du contrôleur anti-dopage (Alain Sue de Monpleingrez), l'abréviation de l'EPO (Epinards, Piments, Oignons) et quelques autres expressions du genre. Mais à la fin de la lecture, j'étais frustré. De plus, presque la moitié de la partie cycliste traite du dopage, sous un angle que je n'apprécie pas.
Enfin, j'aimais la série Léonard car elle traitait d'inventions réelles mais en les montrant sous un angle original et complètement loufoque. Là, tout est fidèle à la réalité du premier Tour : le parcours, le matériel, le déroulement ... je disais en préambule que cette série n'était pas une bande dessinée historique, une des raisons pour laquelle je l'appréciais, alors que justement dans cette album on y retrouve un côté historique bien trop proche de la réalité.
Conclusion : je ne recommande pas cet album. Ni aux fans de cyclisme, ni aux fans du Tour de France. Je me pose sérieusement la question concernant l'obtention du label d'album officiel, j'ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi il leur a été décerné. Les seuls qui peuvent être intéressés par cet album seront les fans de la série non fans de cyclisme, qui eux vont retrouver les standards et ne remarqueront pas que c'est trop calqué sur la réalité. Pour les autres, si vous voulez dépenser 10€, il y a beaucoup d'autres choses plus intéressantes à acheter.
Vous pouvez consulter ici toutes mes critiques de livres et BD liées au cyclisme.
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dimanche 16 juin 2013
Reco du final de l'étape de Lyon
Ce matin, j'ai effectué une reconnaissance du nouveau final de l'étape de Lyon. J'avais déjà effectué une reconnaissance il y a 2 mois, mais ASO (l'organisateur du Tour de France) a décidé de changer son parcours afin de le durcir.
Guillaume est passé me chercher chez moi. Nous avons remonté les quais de Saône pour nous échauffer, quand au bout de 6 ou 7 kilomètres nous avons été rejoint par un groupe d'une vingtaine de cyclistes du CSVS. Leur début de parcours coïncidait avec le notre, on s'est donc glissé dans leurs roues afin de bénéficier de l'effet de groupe.
A Lozanne, quelques kilomètres après avoir quitté le groupe, nous avons attaqué la succession de bosses qui jalonnera le final de cette 14ème étape. La première bosse est roulante (5,5km à 2,5%) et sera suivie par 11 kilomètres de faux-plat descendant. La route est très large, aussi bien à la montée qu'à la descente. Le peloton n'aura aucun mal à s'organiser, et la difficulté n'est pas suffisante pour faire péter les sprinteurs. La longue descente punira tous ceux qui essayeront de sortir dans cette bosse, toute attaque dans la côte de Lozanne sera vouée à l'échec.
La deuxième montée sera bien plus intéressante. Le spectacle se fera à cet endroit : si des puncheurs veulent sortir, ce sera ici ou jamais. La côte de la Duchère fait 1,6km à 5%, mais un replat au milieu vient fausser le pourcentage moyen. Il y a une première partie de 300m à 10%, un replat, puis de nouveau 300m à 10%. Sur le vélo, je me suis dit qu'un groupe de costaud sortirait dans la première partie, mais au vu de la faible longueur de la bosse l'écart sera très faible et le groupe aura intérêt à collaborer sans tergiverser.
La descente est courte et rapide, il y a ensuite un bon kilomètre de plat avec des ilots et des ronds-points rendant difficile l'organisation du peloton, avant d'attaquer la montée des esses de la Croix Rousse. La montée globale de la Croix Rousse fait 2km à 3,8% : il n'y a pas de quoi décrocher les sprinteurs. On file sur Cuire, puis on plonge sur le parc de la Tête d'Or, on longe le Rhône via un quai très large qui favorisera le peloton.
L'arrivée se jouera soit entre les échappées s'ils ont gardé suffisamment d'avance, soit en sprint massif. Quand on voit la vitesse à laquelle les sprinteurs passent le Poggio, bien plus long et plus difficile, après plus de 300km sur Milan - San Remo, j'ai du mal à les voir décrocher dans ce final. La seule possibilité de les battre est soit de partir dans l'échappée matinale, soit de sortir à 12 cadors qui s'entendent à la perfection, un de chaque équipe ou presque, pour que le reste du peloton se relâche ... mais sur le Tour, il y a peu de chances pour que ça se produise.
Pour en revenir à ma sortie du jour, nous avons donc passé sans encombre les différentes bosses du parcours. Tôt le matin, il n'y avait pas de circulation donc nous avons pu faire cette reconnaissance dans de bonnes conditions. On est pas allé jusqu'à la ligne d'arrivée, car le final complètement plat n'apporte pas grand chose à mon niveau : sur le Tour de Fête, l'important sera de passer les bosses sans encombres. Il n'y aura pas de victoire à jouer, pas de sprint massif à prévoir, inutile donc d'aller repérer le dernier virage avant l'arrivée.
Le retour via les quais de Saône s'est bien passé. Nous avons fait un arrêt pour observer un vélo en suspension : un vélo était accroché en l'air à un panneau de signalisation. Nous avons cherché, à l'aide d'un raisonnement pseudo-scientifique digne des mauvaises séries policières de TF1, les causes possibles à ce phénomène :
La sortie s'est bien passée. Je me contente pour le moment de roulotter afin de garder la forme, je ferai une reconnaissance mercredi du final du Mont Ventoux (incluant l'ascension du géant de provence) afin de finir définitivement ma préparation sur ses pentes.
Consultez notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Guillaume est passé me chercher chez moi. Nous avons remonté les quais de Saône pour nous échauffer, quand au bout de 6 ou 7 kilomètres nous avons été rejoint par un groupe d'une vingtaine de cyclistes du CSVS. Leur début de parcours coïncidait avec le notre, on s'est donc glissé dans leurs roues afin de bénéficier de l'effet de groupe.
A Lozanne, quelques kilomètres après avoir quitté le groupe, nous avons attaqué la succession de bosses qui jalonnera le final de cette 14ème étape. La première bosse est roulante (5,5km à 2,5%) et sera suivie par 11 kilomètres de faux-plat descendant. La route est très large, aussi bien à la montée qu'à la descente. Le peloton n'aura aucun mal à s'organiser, et la difficulté n'est pas suffisante pour faire péter les sprinteurs. La longue descente punira tous ceux qui essayeront de sortir dans cette bosse, toute attaque dans la côte de Lozanne sera vouée à l'échec.
La deuxième montée sera bien plus intéressante. Le spectacle se fera à cet endroit : si des puncheurs veulent sortir, ce sera ici ou jamais. La côte de la Duchère fait 1,6km à 5%, mais un replat au milieu vient fausser le pourcentage moyen. Il y a une première partie de 300m à 10%, un replat, puis de nouveau 300m à 10%. Sur le vélo, je me suis dit qu'un groupe de costaud sortirait dans la première partie, mais au vu de la faible longueur de la bosse l'écart sera très faible et le groupe aura intérêt à collaborer sans tergiverser.
La descente est courte et rapide, il y a ensuite un bon kilomètre de plat avec des ilots et des ronds-points rendant difficile l'organisation du peloton, avant d'attaquer la montée des esses de la Croix Rousse. La montée globale de la Croix Rousse fait 2km à 3,8% : il n'y a pas de quoi décrocher les sprinteurs. On file sur Cuire, puis on plonge sur le parc de la Tête d'Or, on longe le Rhône via un quai très large qui favorisera le peloton.
L'arrivée se jouera soit entre les échappées s'ils ont gardé suffisamment d'avance, soit en sprint massif. Quand on voit la vitesse à laquelle les sprinteurs passent le Poggio, bien plus long et plus difficile, après plus de 300km sur Milan - San Remo, j'ai du mal à les voir décrocher dans ce final. La seule possibilité de les battre est soit de partir dans l'échappée matinale, soit de sortir à 12 cadors qui s'entendent à la perfection, un de chaque équipe ou presque, pour que le reste du peloton se relâche ... mais sur le Tour, il y a peu de chances pour que ça se produise.
Pour en revenir à ma sortie du jour, nous avons donc passé sans encombre les différentes bosses du parcours. Tôt le matin, il n'y avait pas de circulation donc nous avons pu faire cette reconnaissance dans de bonnes conditions. On est pas allé jusqu'à la ligne d'arrivée, car le final complètement plat n'apporte pas grand chose à mon niveau : sur le Tour de Fête, l'important sera de passer les bosses sans encombres. Il n'y aura pas de victoire à jouer, pas de sprint massif à prévoir, inutile donc d'aller repérer le dernier virage avant l'arrivée.
Le retour via les quais de Saône s'est bien passé. Nous avons fait un arrêt pour observer un vélo en suspension : un vélo était accroché en l'air à un panneau de signalisation. Nous avons cherché, à l'aide d'un raisonnement pseudo-scientifique digne des mauvaises séries policières de TF1, les causes possibles à ce phénomène :
- une crue de la Saône aurait déplacé le vélo vers le haut ?
- voleur souhaitant prendre le vélo en le faisant monter en haut du mât autour duquel était placé l'antivol ?
- propriétaire souhaitant éviter le vol ?
- plaisantins voulant se distraire ?
- oeuvre artistique ?
La sortie s'est bien passée. Je me contente pour le moment de roulotter afin de garder la forme, je ferai une reconnaissance mercredi du final du Mont Ventoux (incluant l'ascension du géant de provence) afin de finir définitivement ma préparation sur ses pentes.
Consultez notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
vendredi 14 juin 2013
La corse : que la chasse aux cols commence !
Ce soir, j'ai regardé quels cols étaient au programme du Tour. Je parle ici des cols officiels (ceux recensés dans le guide Chauvot, la bible des chasseurs de cols), et non des cols recensés par ASO qui servent à l'attribution du maillot à poids.
Les statistiques sont surprenantes : 7 cols sur la première étape, 6 cols sur la deuxième, 11 cols sur la troisième. 24 cols seront donc franchis au cours de la traversée de la Corse. Le chiffre est assez inattendu, j'étais loin de me douter qu'il y en aurait autant. Au vu des dénivelés, j'avais annoncé que les étapes 2 et 3 seraient redoutables (plus de 2500m de dénivelé sur environ 150km à chaque fois), ces nombreux petits cols confirment donc qu'elles seront casse-pattes.
J'ai déjà franchi 188 cols différents au cours de mes périples à vélo. Le col le plus bas que j'ai franchi est le col de Bougnon, culminant à 145m d'altitude dans le Var. J'ai également franchi le col des Balîtres (165m) dans les pyrénées-orientales, et le col du Manet (170m) dans les Yvelines. Quand je vois l'altitude de certains cols (19m, 27m), il s'agira probablement des cols les plus facile que nous aurons à franchir au cours de notre aventure estivale.
Je vais poursuivre mon enquête sur les étapes suivantes, afin de déterminer combien de nouveaux cols je pourrai ajouter à mon palmarès. Mon record est de 87 cols différents franchis en une année, vais-je le battre ? Je pense que oui.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Les statistiques sont surprenantes : 7 cols sur la première étape, 6 cols sur la deuxième, 11 cols sur la troisième. 24 cols seront donc franchis au cours de la traversée de la Corse. Le chiffre est assez inattendu, j'étais loin de me douter qu'il y en aurait autant. Au vu des dénivelés, j'avais annoncé que les étapes 2 et 3 seraient redoutables (plus de 2500m de dénivelé sur environ 150km à chaque fois), ces nombreux petits cols confirment donc qu'elles seront casse-pattes.
J'ai déjà franchi 188 cols différents au cours de mes périples à vélo. Le col le plus bas que j'ai franchi est le col de Bougnon, culminant à 145m d'altitude dans le Var. J'ai également franchi le col des Balîtres (165m) dans les pyrénées-orientales, et le col du Manet (170m) dans les Yvelines. Quand je vois l'altitude de certains cols (19m, 27m), il s'agira probablement des cols les plus facile que nous aurons à franchir au cours de notre aventure estivale.
Je vais poursuivre mon enquête sur les étapes suivantes, afin de déterminer combien de nouveaux cols je pourrai ajouter à mon palmarès. Mon record est de 87 cols différents franchis en une année, vais-je le battre ? Je pense que oui.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
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