Samedi 13 juillet, notre départ a été matinal de Vienne. Comme nous avons dormi au 10ème kilomètre de l'étape, nous avons directement pris la route à partir de l'hôtel en coupant les 10 kilomètres à plat entre Givors et Vienne. Dès le départ, une succession de bosses nous a mis dans l'ambiance de la journée : l'approche du Ventoux est casse-pattes, il y aura peu de plat avant d'aborder le géant de Provence. L'étape est plus difficile qu'elle n'en a l'air sur le papier.
© Mickael Bougouin
Après 2h30 de route sans trop d'embuches et à bonne allure, la traversée de Romans sur Isère a été compliquée : on a loupé des flèches, du coup on s'est retrouvé sur la bretelle d'accès à l'autoroute. Un peu plus loin, avant Crest, même topo : la voiture ouvreuse est partie tout droit au lieu d'aller à gauche. Notre convoi étant assez long (6 véhicules, 4 motos, une vingtaine de cyclistes), il était compliqué de faire demi-tour et on a perdu pas mal de temps lors de ces deux erreurs. Mais l'erreur est humaine, et nous avions toute la journée devant nous. Il y a pire dans la vie que de devoir attendre 10 minutes au soleil !
© Mickael Bougouin
Cette étape étant la plus longue du Tour, les organisateurs nous avaient prévus deux pauses repas. La première vers 11h, la seconde vers 15h. Cette seconde pause a été faite dans un superbe petit mas (Le mas de la roche) qui nous a offert à chacun un nougat et un pot de confiture. Nous avons toujours été bien reçus lors de nos pauses du midi, mais c'était la première fois qu'on repartait avec un cadeau utile ! (Une municipalité nous avait offert un stylo lors de l'étape entre Fougères et Tours, mais ça n'a pas la même saveur qu'un nougat !)
© Mickael Bougouin
Avant le deuxième point de ravitaillement, nous avons passé une dizaine de kilomètres au milieu de champs de lavande. L'odeur était douce et agréable. Pendant qu'on se remplissait les poumons de cette bonne odeur, l'odeur de la Provence, j'ai fait passer le message : gare aux abeilles ! Par chance, aucune butineuse n'est venue troubler notre progression.
Après le ravitaillement, en reprenant la route vers l'ogre qui se profilait à l'horizon et dans tous les esprits, j'ai retrouvé Philippe (un ami du club de Corbas) avec qui j'ai discuté un bon moment. Puis Romain L, un lecteur du blog, est venu se présenter juste avant Bedoin : je n'ai malheureusement pas eu le temps d'échanger plus que quelques mots. Ce ne sera que partie remise mon cher Romain, je te contacterai la prochaine fois que je descend dans le coin.
© Mickael Bougouin
On est arrivé au pied du Ventoux avec 2800m de dénivelé, 220km et 28,5 km/h de moyenne. A Bedoin, pied du Ventoux, j'ai fait 20 minutes de pause pour discuter avec l'une de mes plus grande fan. Je savais que je pouvais reprendre 20 minutes dans le ventoux sur les derniers du groupe, donc je suis resté en bas plus longtemps que les autres.
Je suis reparti à bloc avec la volonté de me tester sur cette montée. Je suis parti sur les bases d'une ascension en 1h30. J'ai fait toute la partie d'approche et toute la partie dans la foret à un gros rythme. J'étais bien malgré une chaleur suffocante (36° au pied). Je suis arrivé au Chalet Reynard en 1h05 à 166bpm de moyenne. J'avais prévu de manger au (court) replat qui précède ce point clé de la montée, mais avec l'adrénaline et les encouragements des supporters j'ai complètement oublié. Quelques minutes après avoir passé le chalet, j'ai senti mes forces diminuer donc j'ai levé le pied. Au diable les records, j'étais la pour profiter ! J'ai discuté longuement avec une polonaise, un tchèque, un belge puis deux australiennes : le Tour de France permet une communion fantastique entre cyclistes issus de tous les pays.
J'ai fini à la limite de la fringale, avec un temps d'ascension de 1h47 à 160bpm, ce qui est excellent pour une 15ème étape et avec 220km dans les jambes avant l'ascension ! A peine arrivé je me suis tout de suite ravitaillé avant de rejoindre le bus sans trop trainer. Les meilleurs du groupe ont mis à peu près 1h30, les derniers ont mis 2h10. Je m'attendais à des écarts beaucoup plus grands, et j'ai été très agréablement surpris par les temps d'ascension de tout le monde. Je m'attendais à ce qu'on (moi y compris) y passe beaucoup plus de temps.
© Mickael Bougouin
Au niveau de l'ambiance, la partie dans la forêt était très sympa. Les gens au bord de la route nous encourageaient beaucoup, c'était festif et convivial. On nous tendait à boire, il y avait de la musique, les gens applaudissaient et de grands éclats de rire nous parvenaient jusqu'aux oreilles malgré le bourdonnement des battements du coeur qui cognaient fort dans les tempes. Après le chalet reynard, les gens au bord de la route étaient présents mais étaient beaucoup plus apathiques. Ils nous regardaient passer comme des vaches regardent passer un train : ils lèvaient la tête mais n'avaient aucune réaction particulière, pas même un sourire. Tant pis.
Bilan : 249km, 9h46 de selle, 4400m de dénivelé, 126bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
jeudi 25 juillet 2013
mercredi 24 juillet 2013
TDFête étape 14 : Saint-Pourçain-sur-Sioule - Lyon
Ce vendredi 12 juillet, nous avons effectué en grande partie la 14ème étape du Tour, reliant Saint-Pourçain-sur-Sioule à Lyon. Nous n'avons pas pu effectuer le parcours complet de l'étape car la préfecture de Lyon nous a interdit l'entrée dans la ville. Lyon se vante d'être la première grande ville française en terme d'usage du vélo : elle affirme être la première agglomération à avoir mis en place les vélos urbains (ce qui est faux), elle publie des chiffres flatteurs sur le nombre de kilomètres de piste cyclable (qui bien souvent sont inutilisables par les cyclistes, car non adaptées). Lyon, cette ville qui se veut green, est la seule ville a nous avoir refusé le passage.
Le départ a été matinal, nous avons eu une heure de liaison en bus pour relier l'hôtel à la ligne de départ. Depuis quelques jours, je profite de chaque transfert même court pour dormir : moi qui jusqu'à présent avait besoin du silence absolu et du noir complet pour dormir, ce Tour m'a appris à m'endormir n'importe où et dans n'importe quelles conditions. Chaque plage de repos doit être exploitée, je me suis adapté en conséquence.
© Mickael Bougouin
Sur la ligne de départ, j'ai retrouvé Julien et Guillaume, mes deux fidèles compagnons d'entraînement depuis 8 mois. Ils ont fait le trajet le matin en voiture (merci Florence de t'être levée tôt pour les accompagner), et vont faire toute l'étape en notre compagnie. Malgré le fait que je sois parti depuis 17 jours de chez moi, je n'éprouve aucun manque. Je vis une aventure tellement extraordinaire qu'il ne me tardait absolument pas de revenir à proximité de chez moi. Ca m'a quand même fait très plaisir de les avoir à mes côtés et de partager avec eux cette belle histoire. Ils ont sué à mes côtés lors de la préparation, il était sympa qu'ils viennent également profiter un peu de l'ambiance du groupe et de cette aventure.
Au cours des premiers kilomètres, nous avons été accompagné par une dizaine de cyclistes locaux. La route était un peu vallonnée, mais désormais on s'habitue à ce genre de bosses et le groupe régule naturellement son allure afin de rester toujours groupé. Au fil des kilomètres, nos accompagnateurs du début se sont progressivement dispersés, mais ont été relayé par d'autres qui sont venus se joindre en cours de route. Parmi eux, j'ai eu la surprise de rencontrer le père d'une de mes ancienne collègue de travail. Puis quelques coureurs contre qui j'ai l'habitude de courir. C'était assez surprenant, je ne m'attendais pas à les retrouver.
© Mickael Bougouin
Au niveau des spectateurs, la journée a été marquée par des encouragements familiaux. Le départ était donné à proximité de chez Audrey, sa famille a passé les cent premiers kilomètres à nous doubler et s'arrêter sur le bas-côté pour nous encourager. Quand la famille d'Audrey s'est retirée, c'est ma propre famille et celle de Laurent (le Corse du groupe) qui ont pris le relais jusqu'à l'arrivée. Le père de Julien est également venu nous voir passer.
© Mickael Bougouin
Quelques kilomètres avant l'entrée dans Lyon, on a bifurqué sur la gauche afin de grimper dans les Monts du Lyonnais. L'arrivée ne pouvant pas être jugée dans Lyon, il a été décidé de la faire chez David Moncoutié, notre capitaine de route. Arrivé dans son village, après une réception à la salle des fêtes, il nous a ouvert les portes de sa maison : pendant que certains sautaient en cuissard dans la piscine et que d'autres sautaient sur le trampoline, David sortait sa collection de maillots prestigieux. Depuis le début, sa simplicité est en harmonie totale avec l'esprit du groupe. Nous ouvrir sa maison et son armoire à trophée, il y en a peu qui l'auraient fait. C'est extraordinaire de pouvoir rouler avec un champion aussi accueillant et aussi effacé. Il se comporte comme l'un des maillons du groupe, et non comme la star.
Le soir, nous avons mangé et dormi au centre de Vienne. Pour nous rendre (à pieds) au restaurant, on est passé par des routes que je connaissais bien car elles font partie du départ fictif du Grand Prix de la ville de Vienne, une course que j'apprécie car ayant un beau parcours. A la fin du repas, j'ai retrouvé Julien qui m'a apporté mon linge et mes tenues lavées par mes parents. Depuis le début de l'aventure, le lavage et le séchage des tenues est compliqué, c'était génial d'avoir enfin des habits propres et secs !
Bilan : 167km, 5h53 de selle, 2100m de dénivelé, 132bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Le départ a été matinal, nous avons eu une heure de liaison en bus pour relier l'hôtel à la ligne de départ. Depuis quelques jours, je profite de chaque transfert même court pour dormir : moi qui jusqu'à présent avait besoin du silence absolu et du noir complet pour dormir, ce Tour m'a appris à m'endormir n'importe où et dans n'importe quelles conditions. Chaque plage de repos doit être exploitée, je me suis adapté en conséquence.
© Mickael Bougouin
Sur la ligne de départ, j'ai retrouvé Julien et Guillaume, mes deux fidèles compagnons d'entraînement depuis 8 mois. Ils ont fait le trajet le matin en voiture (merci Florence de t'être levée tôt pour les accompagner), et vont faire toute l'étape en notre compagnie. Malgré le fait que je sois parti depuis 17 jours de chez moi, je n'éprouve aucun manque. Je vis une aventure tellement extraordinaire qu'il ne me tardait absolument pas de revenir à proximité de chez moi. Ca m'a quand même fait très plaisir de les avoir à mes côtés et de partager avec eux cette belle histoire. Ils ont sué à mes côtés lors de la préparation, il était sympa qu'ils viennent également profiter un peu de l'ambiance du groupe et de cette aventure.
Au cours des premiers kilomètres, nous avons été accompagné par une dizaine de cyclistes locaux. La route était un peu vallonnée, mais désormais on s'habitue à ce genre de bosses et le groupe régule naturellement son allure afin de rester toujours groupé. Au fil des kilomètres, nos accompagnateurs du début se sont progressivement dispersés, mais ont été relayé par d'autres qui sont venus se joindre en cours de route. Parmi eux, j'ai eu la surprise de rencontrer le père d'une de mes ancienne collègue de travail. Puis quelques coureurs contre qui j'ai l'habitude de courir. C'était assez surprenant, je ne m'attendais pas à les retrouver.
© Mickael Bougouin
Au niveau des spectateurs, la journée a été marquée par des encouragements familiaux. Le départ était donné à proximité de chez Audrey, sa famille a passé les cent premiers kilomètres à nous doubler et s'arrêter sur le bas-côté pour nous encourager. Quand la famille d'Audrey s'est retirée, c'est ma propre famille et celle de Laurent (le Corse du groupe) qui ont pris le relais jusqu'à l'arrivée. Le père de Julien est également venu nous voir passer.
© Mickael Bougouin
Quelques kilomètres avant l'entrée dans Lyon, on a bifurqué sur la gauche afin de grimper dans les Monts du Lyonnais. L'arrivée ne pouvant pas être jugée dans Lyon, il a été décidé de la faire chez David Moncoutié, notre capitaine de route. Arrivé dans son village, après une réception à la salle des fêtes, il nous a ouvert les portes de sa maison : pendant que certains sautaient en cuissard dans la piscine et que d'autres sautaient sur le trampoline, David sortait sa collection de maillots prestigieux. Depuis le début, sa simplicité est en harmonie totale avec l'esprit du groupe. Nous ouvrir sa maison et son armoire à trophée, il y en a peu qui l'auraient fait. C'est extraordinaire de pouvoir rouler avec un champion aussi accueillant et aussi effacé. Il se comporte comme l'un des maillons du groupe, et non comme la star.
Le soir, nous avons mangé et dormi au centre de Vienne. Pour nous rendre (à pieds) au restaurant, on est passé par des routes que je connaissais bien car elles font partie du départ fictif du Grand Prix de la ville de Vienne, une course que j'apprécie car ayant un beau parcours. A la fin du repas, j'ai retrouvé Julien qui m'a apporté mon linge et mes tenues lavées par mes parents. Depuis le début de l'aventure, le lavage et le séchage des tenues est compliqué, c'était génial d'avoir enfin des habits propres et secs !
Bilan : 167km, 5h53 de selle, 2100m de dénivelé, 132bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
mardi 23 juillet 2013
Tour de Fête : le bilan
L'opération Tour de Fête s'est terminée hier midi. Ma valise est partie un lundi à 13h de chez moi, elle est revenue hier (lundi) à 20h, après 4 semaines et 7 heures d'absence de la maison. Ce fut une longue et palpitante aventure, que je n'ai pas pu vous narrer au quotidien car j'ai préféré la vivre à fond tant que j'étais dedans, pour ne pas en louper la moindre miette, tout en prenant des notes pour vous la retranscrire au mieux dans les jours à venir.
Avant de vous rédiger la suite de nos aventures étape par étape, puis une série d'articles un peu plus transversaux (sur les spectateurs, sur les accompagnateurs, sur mes compagnons de route, sur notre vie au quotidien ...), je vais dresser un bilan à chaud de l'opération.
© Mickael Bougouin
Le bilan sportif :
21 sorties à vélo, 3393km, 136h 46min de selle, 49871m de dénivelé. Cela nous fait une moyenne de 161 kilomètres pour 2375m de dénivelé par sortie, à 24,8km/h de moyenne. 62kg au départ, 62kg à l'arrivée. Cardiaquement parlant, je n'ai jamais été mis en difficulté. La dernière semaine, j'en ai profité pour faire du travail au seuil en vue de prochaines échéances sportives. Musculairement, je n'ai jamais subi non plus. J'ai eu 3 séances de massage, deux du dos et une des jambes, mais je n'en avais pas vraiment besoin et j'aurai largement pu m'en passer.
Sur le plan personnel, le bilan sportif est excellent puisque je sors de ce Tour en parfaite condition physique, sans fatigue particulière. Sur le plan du groupe, (presque) tout le monde est allé au bout sans poser pied à terre. 18 garçons sur 21 ont réalisé l'intégralité des étapes sur le vélo. Les filles ont réalisé des étapes incroyables, elles ont été impressionnantes.
Le bilan humain :
Notre groupe comptait un petit peu moins de 50 personnes, quand on y regroupe les cyclistes et les accompagnateurs. Quand l'aventure a commencé, j'avais 50 inconnus autour de moi. Je suis reparti hier avec 50 amis. Le bilan humain a été incroyable. Pour s'en rendre compte il aurait suffi de mesurer le taux d'humidité (lié aux larmes), d'écouter le nombre de reniflements et de regarder le temps pris pour faire les adieux. Personne n'avait envie de partir, tout le monde a cherché à rester avec les autres jusqu'au dernier moment.
Cette aventure était pour moi un test sociologique. Une sorte de loft-story version cyclisme. "Ils sont 50, ils ne se connaissent pas, ils vont vivre ensemble pendant 4 semaines, qui gagnera ?". Selon mes expériences passées, j'étais convaincu que les difficultés scinderaient le groupe en clans bien définis, et que ces clans se tireraient dans les jarrets. Des tensions sont apparues au bout d'une semaine, quand la fatigue a commencé a se faire sentir et que tout le monde manquait de sommeil. Ce que je prédisais s'est mis en place, il y a eu quelques légères tensions. Mais contrairement à ce que je pensais, les difficultés ont soudé le groupe et les petits conflits se sont arrangés en un tour de pédale. Pour moi qui adore la sociologie et étudie énormément le comportement humain, j'avoue avoir pris une véritable leçon.
Le bilan de l'intérêt des étapes :
Si je devais donner mes étapes préférées, je choisirai :
Le bilan global :
Ce fut une aventure extraordinaire, qui a été encore plus palpitante et plus incroyable que tout ce que j'avais pu imaginer. J'ai trouvé que le parcours du Tour n'était dans le fond pas si difficile que ça, quand il est fait à une allure raisonnable, avec un bon encadrement, et un groupe au sein duquel tout le monde rigole et va de l'avant. Ce que j'ai dit à la majorité de mes compagnons de route, c'est qu'après avoir réussi une telle aventure, on a désormais acquis une confiance en nous qui nous permettra de rebondir dans la vie quoi qu'il nous arrive. On est tous sorti vainqueurs de ce Tour, de notre Tour. Pas des vainqueurs sur le plan sportif, mais des vainqueurs sur le plan personnel et humain.
Je tiens à remercier tous les participants de ce projet pour leur bonne humeur, élément essentiel sans lequel rien de tout cela n'aurait été possible. Si le groupe a su aller ensemble au bout, c'est parce que tout le monde a su garder le sourire même dans la difficulté. Un immense merci à vous tous, compagnons de route et de galère, pour cet état d'esprit.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Avant de vous rédiger la suite de nos aventures étape par étape, puis une série d'articles un peu plus transversaux (sur les spectateurs, sur les accompagnateurs, sur mes compagnons de route, sur notre vie au quotidien ...), je vais dresser un bilan à chaud de l'opération.
© Mickael Bougouin
Le bilan sportif :
21 sorties à vélo, 3393km, 136h 46min de selle, 49871m de dénivelé. Cela nous fait une moyenne de 161 kilomètres pour 2375m de dénivelé par sortie, à 24,8km/h de moyenne. 62kg au départ, 62kg à l'arrivée. Cardiaquement parlant, je n'ai jamais été mis en difficulté. La dernière semaine, j'en ai profité pour faire du travail au seuil en vue de prochaines échéances sportives. Musculairement, je n'ai jamais subi non plus. J'ai eu 3 séances de massage, deux du dos et une des jambes, mais je n'en avais pas vraiment besoin et j'aurai largement pu m'en passer.
Sur le plan personnel, le bilan sportif est excellent puisque je sors de ce Tour en parfaite condition physique, sans fatigue particulière. Sur le plan du groupe, (presque) tout le monde est allé au bout sans poser pied à terre. 18 garçons sur 21 ont réalisé l'intégralité des étapes sur le vélo. Les filles ont réalisé des étapes incroyables, elles ont été impressionnantes.
Le bilan humain :
Notre groupe comptait un petit peu moins de 50 personnes, quand on y regroupe les cyclistes et les accompagnateurs. Quand l'aventure a commencé, j'avais 50 inconnus autour de moi. Je suis reparti hier avec 50 amis. Le bilan humain a été incroyable. Pour s'en rendre compte il aurait suffi de mesurer le taux d'humidité (lié aux larmes), d'écouter le nombre de reniflements et de regarder le temps pris pour faire les adieux. Personne n'avait envie de partir, tout le monde a cherché à rester avec les autres jusqu'au dernier moment.
Cette aventure était pour moi un test sociologique. Une sorte de loft-story version cyclisme. "Ils sont 50, ils ne se connaissent pas, ils vont vivre ensemble pendant 4 semaines, qui gagnera ?". Selon mes expériences passées, j'étais convaincu que les difficultés scinderaient le groupe en clans bien définis, et que ces clans se tireraient dans les jarrets. Des tensions sont apparues au bout d'une semaine, quand la fatigue a commencé a se faire sentir et que tout le monde manquait de sommeil. Ce que je prédisais s'est mis en place, il y a eu quelques légères tensions. Mais contrairement à ce que je pensais, les difficultés ont soudé le groupe et les petits conflits se sont arrangés en un tour de pédale. Pour moi qui adore la sociologie et étudie énormément le comportement humain, j'avoue avoir pris une véritable leçon.
Le bilan de l'intérêt des étapes :
Si je devais donner mes étapes préférées, je choisirai :
- l'étape Ajaccio - Calvi, pour la beauté des paysages traversés (ce fut la plus belle incontestablement)
- l'étape Saint-girons - Bagnères-de-bigorre, pour la ferveur du public (le public y a été le plus bouillant et le plus proche de nous)
- l'étape de Saint-pourçain à Lyon car j'y ai retrouvé 2 amis proches et mes parents, et que j'ai fini sur mes routes d'entraînement
- l'étape de Bourg d'Oisans au Grand-bornand, car ce fut la plus longue en temps de selle et que j'étais sur des routes que j'adore
- l'étape de Givors au Mont-Ventoux, car c'était la plus longue en terme de distance et qu'on est parti de ma région
- l'étape d'Avranches au Mont-Saint-Michel, car on a pas tous les jours l'occasion de rouler sur une digue avec un tel panorama
- l'étape finale, avec les Champs Elysées, car c'était la fin et un lieu sacré du cyclisme
- celle de Porto-vecchio à Bastia, car elle était longue, que le groupe cherchait ses marques, sur des grosses routes et que les nuages bouchaient le paysage
- celle d'Aix-en-provence à Montpellier, car plate et monotone
- celle de Saint-gildas à Saint-malo, car on y a eu un vent défavorablement pénible tout le long
- celles de Fougères à Tours et de Tours à Saint-amand-montrond, car horriblement longues et horriblement monotones (ce sont les 2 pires étapes que j'ai passé)
Le bilan global :
Ce fut une aventure extraordinaire, qui a été encore plus palpitante et plus incroyable que tout ce que j'avais pu imaginer. J'ai trouvé que le parcours du Tour n'était dans le fond pas si difficile que ça, quand il est fait à une allure raisonnable, avec un bon encadrement, et un groupe au sein duquel tout le monde rigole et va de l'avant. Ce que j'ai dit à la majorité de mes compagnons de route, c'est qu'après avoir réussi une telle aventure, on a désormais acquis une confiance en nous qui nous permettra de rebondir dans la vie quoi qu'il nous arrive. On est tous sorti vainqueurs de ce Tour, de notre Tour. Pas des vainqueurs sur le plan sportif, mais des vainqueurs sur le plan personnel et humain.
Je tiens à remercier tous les participants de ce projet pour leur bonne humeur, élément essentiel sans lequel rien de tout cela n'aurait été possible. Si le groupe a su aller ensemble au bout, c'est parce que tout le monde a su garder le sourire même dans la difficulté. Un immense merci à vous tous, compagnons de route et de galère, pour cet état d'esprit.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
vendredi 19 juillet 2013
En très bonne voie
Salut à tous,
Juste un petit mot pour vous dire que tout se passe bien pour moi. Hier, nous avons réussi l'étape reine qui reliait Bourg d'Oisans au Grand Bornand. 205 kilomètres et 5200m de dénivelé au compteur. Une étape au parcours monstrueux, mais que j'ai passé avec une facilité qui me surprends moi-même.
Niveau santé, tout va à peu près bien. J'ai eu un accrochage contre une voiture avant-hier dans la descente du col d'Ornon, ce qui m'a enlevé de la peau au niveau de l'épaule et de la hanche, et fait un hématome au niveau de la main. Mais il n'y a rien eu de grave, je suis reparti de suite et je n'éprouve pas de gène particulière quand je pédale. Mes genoux se portent très bien eux aussi.
Franchement, ce qu'on vient de vivre tout au long des 3 semaines est juste incroyable. Ce sont des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire, c'est quelque-chose de tellement extraordinaire qu'aucun mot ni aucune image n'est assez fort pour décrire ce qu'on ressent et ce qu'on vit.
Il reste évidemment l'étape du Semnoz à passer. Une étape que j'avais trouvé difficile lors de mes reconnaissances, mais qui va nous sembler facile au vu de tout ce qu'on vient de réaliser. Cette étape sera un peu notre procession vers les champs Elysées, une sorte de formalité à remplir avant de toucher au but de notre quête.
Depuis dimanche et la montée du Ventoux, je profite d'un col chaque jour pour faire des exercices au seuil. Je veux profiter de cette fin de Tour, sur laquelle je me sens bien, pour travailler en vue de la reprise des compétitions fin aout (après un peu de repos bien mérité).
Juste un petit mot pour vous dire que tout se passe bien pour moi. Hier, nous avons réussi l'étape reine qui reliait Bourg d'Oisans au Grand Bornand. 205 kilomètres et 5200m de dénivelé au compteur. Une étape au parcours monstrueux, mais que j'ai passé avec une facilité qui me surprends moi-même.
Niveau santé, tout va à peu près bien. J'ai eu un accrochage contre une voiture avant-hier dans la descente du col d'Ornon, ce qui m'a enlevé de la peau au niveau de l'épaule et de la hanche, et fait un hématome au niveau de la main. Mais il n'y a rien eu de grave, je suis reparti de suite et je n'éprouve pas de gène particulière quand je pédale. Mes genoux se portent très bien eux aussi.
Franchement, ce qu'on vient de vivre tout au long des 3 semaines est juste incroyable. Ce sont des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire, c'est quelque-chose de tellement extraordinaire qu'aucun mot ni aucune image n'est assez fort pour décrire ce qu'on ressent et ce qu'on vit.
Il reste évidemment l'étape du Semnoz à passer. Une étape que j'avais trouvé difficile lors de mes reconnaissances, mais qui va nous sembler facile au vu de tout ce qu'on vient de réaliser. Cette étape sera un peu notre procession vers les champs Elysées, une sorte de formalité à remplir avant de toucher au but de notre quête.
Depuis dimanche et la montée du Ventoux, je profite d'un col chaque jour pour faire des exercices au seuil. Je veux profiter de cette fin de Tour, sur laquelle je me sens bien, pour travailler en vue de la reprise des compétitions fin aout (après un peu de repos bien mérité).
dimanche 14 juillet 2013
TDFête étape 13 : Tours - Saint-Amand-Montrond
La 13ème étape du Tour reliait Tours à Saint-Amand-Montrond. Comme la veille, il s'agissait d'une étape de plaine assez rébarbative et monotone. En revanche, elle était plus courte : 190 kilomètres au lieu de 230, soit une bonne heure de selle en moins.
L'étape était relativement plane. Du moins, plane à l'échelle des pros : comme je le faisais remarquer sur d'autres étapes, les routes considérées comme plates sur le Tour sont tout de même vallonnées pour n'importe quel cycliste "du dimanche" comme nous.
L'étape a été à peu près aussi pénible que la veille nerveusement. C'était long et monotone, tout se ressemblait. On a longé des champs de blé à n'en plus finir, c'était horrible. Au bout de 150 kilomètres, alors que les longues lignes droites interminables s'enchaînaient, j'ai commencé à chercher des rimes en fonction de ce que je voyais. Le poème est à lire en cliquant ici.
La partie sur les champs de blé m'a été inspirée par les champs qu'on longeait depuis beaucoup (trop) de kilomètres. La partie sur les chûtes m'a été inspirée en regardant les bandages de Mounir (cf l'article sur l'étape de Saint-Malo). La partie sur les supporters m'est venue en passant devant un groupement de camping-cars agglutinés le long de la route. J'ai ainsi occupé mon cerveau à chercher des rimes, la fin de l'étape est passée bien plus vite.
Une autre chose m'a marqué sur cette étape : la cohésion physique du groupe. La cohésion était visible en terme de mentalité et d'entraide, mais désormais on sent que les niveaux se nivellent. A force de pédaler, ceux qui étaient en moins bonne condition physique ont amélioré leur forme. Notre peloton est beaucoup plus compact et homogène que lors des premières étapes. La veille, nous avions parcouru l'étape de 230 kilomètres à 30km/h de moyenne. Idem aujourd'hui sur les 190 kilomètres de l'étape.
Bilan : 187km, 6h20 de selle, 1375m de dénivelé, 119bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
L'étape était relativement plane. Du moins, plane à l'échelle des pros : comme je le faisais remarquer sur d'autres étapes, les routes considérées comme plates sur le Tour sont tout de même vallonnées pour n'importe quel cycliste "du dimanche" comme nous.
L'étape a été à peu près aussi pénible que la veille nerveusement. C'était long et monotone, tout se ressemblait. On a longé des champs de blé à n'en plus finir, c'était horrible. Au bout de 150 kilomètres, alors que les longues lignes droites interminables s'enchaînaient, j'ai commencé à chercher des rimes en fonction de ce que je voyais. Le poème est à lire en cliquant ici.
La partie sur les champs de blé m'a été inspirée par les champs qu'on longeait depuis beaucoup (trop) de kilomètres. La partie sur les chûtes m'a été inspirée en regardant les bandages de Mounir (cf l'article sur l'étape de Saint-Malo). La partie sur les supporters m'est venue en passant devant un groupement de camping-cars agglutinés le long de la route. J'ai ainsi occupé mon cerveau à chercher des rimes, la fin de l'étape est passée bien plus vite.
Une autre chose m'a marqué sur cette étape : la cohésion physique du groupe. La cohésion était visible en terme de mentalité et d'entraide, mais désormais on sent que les niveaux se nivellent. A force de pédaler, ceux qui étaient en moins bonne condition physique ont amélioré leur forme. Notre peloton est beaucoup plus compact et homogène que lors des premières étapes. La veille, nous avions parcouru l'étape de 230 kilomètres à 30km/h de moyenne. Idem aujourd'hui sur les 190 kilomètres de l'étape.
Bilan : 187km, 6h20 de selle, 1375m de dénivelé, 119bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
TDFête étape 12 : Fougères - Tours
Mercredi, nous avons effectué la 12ème étape du Tour, longue de 230 kilomètres entre Fougères et Tours. Cette étape de transition, réputée plate et promise aux sprinteurs, a finalement été celle dans laquelle j'ai le plus souffert jusqu'à présent.
Pour la quatrième fois depuis le départ, nous avons franchi la barre des 200 kilomètres. Désormais, la distance ne me dérange pas spécialement. Ce qui est le plus dur, c'est que tous nos points d'appuis (pieds, fesses et mains) sont particulièrement douloureux, et rester sur selle n'est pas facile. On apprend à s'adapter : on enlève ou on desserre entièrement nos chaussures lors des ravitaillements, on soulage nos fessiers en se mettant en danseuse ou en s'asseyant de travers sur la selle dans les portions descendantes.
© Mickael Bougouin
L'étape a été dure pour moi, pas tant sur le plan physique mais sur le plan psychologique. Le paysage était terriblement monotone. Les lignes droites étaient interminables, certaines faisaient plus de 15 kilomètres complètement rectilignes. A 30km/h, il nous fallait entre 20 et 30 minutes pour en voir le bout, avant d'enchaîner sur la suivante. Une véritable horreur.
© Mickael Bougouin
Niveau encadrement, les forces de l'ordre nous ont régulièrement accompagné. On a eu des policiers à moto qui nous ont aidé à traverser Laval en passant tous les carrefours sans s'arrêter, la gendarmerie a pris le relais sur près de cent kilomètres. A Tours, ça a été le festival : 10 policiers sur des VTT, 2 policiers sur des motos et une voiture de police. C'était assez marrant, les policiers à VTT avaient tout leur équipement à la ceinture. La matraque d'un tapait dans les rayons de sa roue arrière, on a poussé une policière qui ne réussissait pas à tenir le rythme, il y en a un qui a failli tomber en lâchant les mains pour mettre un coup de sifflet au carrefour ...
© Mickael Bougouin
Après une séance photo en leur compagnie sur la ligne d'arrivée, ils nous ont de nouveau escorté jusqu'à notre hôtel en poussant toutes les voitures. C'était génial, on a pas perdu de temps.
Bilan : 229km, 7h40 de selle, 1650m de dénivelé, 124bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.
Pour la quatrième fois depuis le départ, nous avons franchi la barre des 200 kilomètres. Désormais, la distance ne me dérange pas spécialement. Ce qui est le plus dur, c'est que tous nos points d'appuis (pieds, fesses et mains) sont particulièrement douloureux, et rester sur selle n'est pas facile. On apprend à s'adapter : on enlève ou on desserre entièrement nos chaussures lors des ravitaillements, on soulage nos fessiers en se mettant en danseuse ou en s'asseyant de travers sur la selle dans les portions descendantes.
© Mickael Bougouin
L'étape a été dure pour moi, pas tant sur le plan physique mais sur le plan psychologique. Le paysage était terriblement monotone. Les lignes droites étaient interminables, certaines faisaient plus de 15 kilomètres complètement rectilignes. A 30km/h, il nous fallait entre 20 et 30 minutes pour en voir le bout, avant d'enchaîner sur la suivante. Une véritable horreur.
© Mickael Bougouin
Niveau encadrement, les forces de l'ordre nous ont régulièrement accompagné. On a eu des policiers à moto qui nous ont aidé à traverser Laval en passant tous les carrefours sans s'arrêter, la gendarmerie a pris le relais sur près de cent kilomètres. A Tours, ça a été le festival : 10 policiers sur des VTT, 2 policiers sur des motos et une voiture de police. C'était assez marrant, les policiers à VTT avaient tout leur équipement à la ceinture. La matraque d'un tapait dans les rayons de sa roue arrière, on a poussé une policière qui ne réussissait pas à tenir le rythme, il y en a un qui a failli tomber en lâchant les mains pour mettre un coup de sifflet au carrefour ...
© Mickael Bougouin
Après une séance photo en leur compagnie sur la ligne d'arrivée, ils nous ont de nouveau escorté jusqu'à notre hôtel en poussant toutes les voitures. C'était génial, on a pas perdu de temps.
Bilan : 229km, 7h40 de selle, 1650m de dénivelé, 124bpm en moyenne.
Consultez mes données et notre parcours.
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TDFête étape 11 : Avranches - Mont-Saint-Michel
Mardi après-midi, nous avons effectué le parcours de l'étape reliant Avranches au Mont-Saint-Michel. Une étape assez courte, puisque ne faisant qu'une trentaine de kilomètres.
Pour une fois, la journée a été tranquille. On a pu profiter du petit déjeuner en toute quiétude, sans avoir à nous dépêcher. On a pu enfiler notre cuissard paisiblement, sans avoir à le faire en nous brossant les dents d'une main et en remplissant les bidons de l'autre.
On a pris notre repas du midi à Avranches. Etant bien en forme et d'humeur joueuse (comme souvent), j'ai tenté de rendre dingue la serveuse. Ca a marché les premières minutes, mais elle est rapidement rentrée dans le jeu et a montré un bon sens de la répartie. C'était génial, le meilleur repas que j'ai passé depuis le début de l'aventure.
Sur la place de départ, on a été rejoint par une trentaine de personnes. Si la majorité des suiveurs portait un casque, certains n'en portaient pas. Je sais qu'on bénéficie d'une sécurité impeccable, mais nul n'est à l'abri d'un incident et le casque est très souvent utile.
© Mickael Bougouin
La route entre Avranches et l'arrivée dans la baie était un peu vallonnée, mais rien de méchant. Il y avait déjà pas mal de supporters pour nous encourager. J'ai retrouvé William J, que je connaissais virtuellement via twitter, et qui est venu nous encourager. Il n'est pas venu juste pour moi : il connaissait les auvergnats du groupe car il est dans le même club qu'eux.
L'arrivée dans la baie a été superbe. On a tourné le long de la baie, jusqu'à la route menant au pied du mont. J'avais déjà vu le Mont Saint Michel quand j'étais petit car j'y étais allé avec ma famille, mais je n'avais pas de souvenir particulier de la route sur la digue. La parcourir à vélo, face au mont, au dessus du sable, était une nouvelle fois une expérience unique que je n'aurai probablement jamais vécue si je n'avais pas participé à ce Tour.
Nous avons fait une longue halte au pied du mont pour faire des photos. Comme ce lieu est très touristique, un certain nombre de badauds ont demandé à faire des photos en notre compagnie. C'était assez étrange, mais sympa.
Une fois rentré à l'hôtel, je suis passé au massage. Le deuxième massage depuis le départ. Je n'en avais pas spécialement besoin : mes muscles sont bien détendus, je n'avais ni courbatures ni point de contracture. On a pu se coucher tôt, et récupérer en vue des longues étapes à venir.
Bilan : 39 kilomètres, 1h30 de selle, 300m de dénivelé.
Consultez mes données et notre parcours.
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Pour une fois, la journée a été tranquille. On a pu profiter du petit déjeuner en toute quiétude, sans avoir à nous dépêcher. On a pu enfiler notre cuissard paisiblement, sans avoir à le faire en nous brossant les dents d'une main et en remplissant les bidons de l'autre.
On a pris notre repas du midi à Avranches. Etant bien en forme et d'humeur joueuse (comme souvent), j'ai tenté de rendre dingue la serveuse. Ca a marché les premières minutes, mais elle est rapidement rentrée dans le jeu et a montré un bon sens de la répartie. C'était génial, le meilleur repas que j'ai passé depuis le début de l'aventure.
Sur la place de départ, on a été rejoint par une trentaine de personnes. Si la majorité des suiveurs portait un casque, certains n'en portaient pas. Je sais qu'on bénéficie d'une sécurité impeccable, mais nul n'est à l'abri d'un incident et le casque est très souvent utile.
© Mickael Bougouin
La route entre Avranches et l'arrivée dans la baie était un peu vallonnée, mais rien de méchant. Il y avait déjà pas mal de supporters pour nous encourager. J'ai retrouvé William J, que je connaissais virtuellement via twitter, et qui est venu nous encourager. Il n'est pas venu juste pour moi : il connaissait les auvergnats du groupe car il est dans le même club qu'eux.
L'arrivée dans la baie a été superbe. On a tourné le long de la baie, jusqu'à la route menant au pied du mont. J'avais déjà vu le Mont Saint Michel quand j'étais petit car j'y étais allé avec ma famille, mais je n'avais pas de souvenir particulier de la route sur la digue. La parcourir à vélo, face au mont, au dessus du sable, était une nouvelle fois une expérience unique que je n'aurai probablement jamais vécue si je n'avais pas participé à ce Tour.
Nous avons fait une longue halte au pied du mont pour faire des photos. Comme ce lieu est très touristique, un certain nombre de badauds ont demandé à faire des photos en notre compagnie. C'était assez étrange, mais sympa.
Une fois rentré à l'hôtel, je suis passé au massage. Le deuxième massage depuis le départ. Je n'en avais pas spécialement besoin : mes muscles sont bien détendus, je n'avais ni courbatures ni point de contracture. On a pu se coucher tôt, et récupérer en vue des longues étapes à venir.
Bilan : 39 kilomètres, 1h30 de selle, 300m de dénivelé.
Consultez mes données et notre parcours.
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