mardi 11 novembre 2014

Cyclocross de Parilly

Il y a un an jour pour jour, à l'occasion de la journée férié du 11 novembre, j'avais effectué mon premier cyclocross sur le parcours de Parilly. Je me suis donc présenté cet après-midi avec plus de repères que l'année passée mais le même objectif : découvrir et m'amuser.

Contrairement à samedi, les inscriptions ont été rapides ce qui m'a permis de disposer de 45 minutes pour reconnaitre le circuit et m'échauffer avant le départ. J'ai effectué deux tours de circuit : l'un pour repérer le tracé (qui a été changé par rapport à l'année dernière), l'autre pour me chauffer musculairement et cardiaquement tout en regardant comment se passaient les virages quand ils sont pris rapidement. L'inconvénient des repérages "lents" c'est que certaines trajectoires qu'on repère sont impossibles à prendre à plus grande vitesse ...


Après ces deux tours effectués en compagnie d'Olivier (un junior/espoir que j'encadre habituellement le mercredi après-midi), j'ai terminé mon échauffement sur la route goudronnée. J'ai retrouvé Guillaume un peu avant le départ : il est venu en spectateur pour m'encourager ... grand bien lui en a pris, car mes supporters le long du parcours étaient nettement moins nombreux que samedi à Décines. Les épreuves se suivent sans se ressembler.


Quand le départ a été donné, j'ai eu du mal à enclencher mes cales et ai terminé la partie asphaltée en dernière position. Les premiers hectomètres en sous-bois étant assez larges, j'ai pu remonter quelques coureurs les uns après les autres. Pour une fois, il n'y a pas eu de gros goulet d'étranglement et il m'a semblé que ce départ était plus fluide que d'habitude. Au bout de 3 minutes, alors qu'une chute venait de se produire dans un dévers, j'ai vu un coureur jouer au bowling : quand les coureurs bloqués passent sur le côté sans rien dire, lui a foncé dans le tas pour passer. Heureusement, il n'y a pas eu de blessé mais sa manoeuvre était idiote.


Les premiers tours, j'ai été à la bagarre avec quelques coureurs d'un niveau équivalent au mien. Je prenais le dessus dans les parties physiques mais je perdais systématiquement mon avance dans les parties techniques. J'ai notamment perdu beaucoup de temps sur les 2 dévers, celui descendant que je réussissais à passer sur le vélo et celui montant que je prenais à pied. J'ai du être le seul à ne pas réussir à le passer en vélo : la pente me ramenait systématiquement vers le bas alors que le parcours montait doucement vers le haut du talus.


Petit à petit, à force d'insister sur les parties physiques, je me suis mis hors de portée de ceux avec qui je bataillais en début d'épreuve et j'ai rattrapé d'autres concurrents avec qui le manège a recommencé. Au bout de 30 minutes, j'ai été avalé et recraché par les 3 hommes de tête. Je me suis glissé dans leur sillage, à quelques mètres de distance, pendant près d'une moitié de tour : en les imitant, posant mes roues au même endroit qu'eux, ça semble déjà plus facile ... jusqu'à ce que je perde le contact visuel, leur aisance étant largement supérieure à la mienne. Quand on les voit faire, tout semble si facile, si fluide, ça laisse rêveur.


A deux tours de l'arrivée, alors que les concurrents plus rapides me doublaient de temps en temps et que je fondais sur un groupe plus lent que moi, j'ai fait une petite erreur. Ma roue avant a butté sur une racine dans une montée raide, me faisant perdre de la vitesse et basculer mon poids vers l'avant. Ma roue arrière a patiné et je me suis affalé dans l'herbe. Le temps de me relever et de repartir, je me suis fait doubler par les 3 coureurs que je venais de doubler et que j'ai ensuite re-dépassé. Dommage, c'était une erreur bête de concentration alors que j'étais encore totalement lucide et loin d'être dans le rouge.


Un peu après avoir entendu tinter la cloche m'annonçant le dernier tour, en tournant autour d'un arbre, ma roue avant a dérapé et je me suis de nouveau affalé sur le sol. 2 petites chutes en 10 minutes, une de chaque côté (la gravité semble aimer la symétrie), alors que je ne suis pourtant pas du genre à trop pencher dans les virages. Mon premier réflexe, après m'être relevé, à été de vérifier la pression de ma roue avant : en butant sur la racine (causant la première chute), j'aurais pu crever ce qui aurait expliqué le dérobement de cette roue avant. Pourtant, ce n'était pas le cas.


J'ai bouclé mon dernier tour prudemment : l'écart avec mes poursuivants était grand et, à cause de mes deux erreurs, ceux devant étaient loin. Impossible de gagner une place. J'ai donc assuré ma place, profitant de ce dernier tour pour m'amuser jusqu'au bout.


Je termine ce cyclocross à 1 tour des meilleurs, alors que l'an dernier j'en avais pris 3. J'ai ainsi pu mesurer toute l'étendue de ma progression dans cette discipline, en ayant toujours le même regard d'enfant désireux d'apprendre et de s'amuser avec un nouveau jouet.

Vous pouvez consulter :

dimanche 9 novembre 2014

Caméra embarquée sur le cyclocross de Décines

Aujourd'hui, en passant faire un tour sur le site de Corbas, j'ai vu qu'ils avaient publié une vidéo (en 3 parties) filmée en caméra embarquée du cyclocross de Décines. Curieux, j'ai lancé la première vidéo afin de regarder le premier tour "vu de l'avant", alors que moi je l'ai vu du milieu.



La vidéo commence par 3'10" de blabla du speaker avant le départ, 10" de compte à rebours (notez au passage que les coureurs partent au signal 1 et non au signal 0), 35" dans la prairie (admirez sur votre gauche la file de cyclistes en face lors du croisement des coureurs) avant l'arrivée dans le premier bosquet. On en est à 4'05" de vidéo et jusque la, tout va bien.

L'entrée dans le bosquet, premier point de rétrécissement, offre au spectateur une scène plus étonnante : en moins de 10 secondes, après le premier virage, vous verrez tous les coureurs de tête s'arrêter et passer sous le ruban marquant la trace à suivre. Au premier visionnage, j'ai eu l'impression qu'ils avaient tous triché et avaient tous coupé le circuit ... pourtant, en comparant avec le passage au même endroit les tours suivants et avec mes souvenirs, ils semblent bien sur le bon parcours. Ce ruban avait-il été mis pour empêcher les coureurs de prendre le circuit quand l'heure du départ s'est approchée ? La scène est tout de même curieuse.

La suite de la vidéo est impressionnante : vu de la 8ème place, on sent bien la vitesse et la bagarre qui fait rage pour aborder les passages clé en première position. Comme je le disais dans mon article, à la fin du premier tour, on voit que le coureur qui filme est en 7ème position et qu'un fossé est déjà creusé avec les 6 hommes de tête. On voit aussi que 3 ou 4 coureurs talonnent le coureur qui filme, mais qu'ensuite les participants se suivent à quelques longueurs les uns des autres.


En tout cas, avant d'arriver à ce niveau-la en cyclocross, il va falloir que je m'exerce encore beaucoup. Cependant, je ne vais pas chercher à combler cet écart : je pense continuer à pratiquer cette discipline l'hiver car elle me permet de faire du travail spécifique (notamment au niveau de l'explosivité) qui s'apparente fortement à une séance de fractionné. Je veux également continuer à la pratiquer pour son aspect ludique, et car elle permet aux hivers de passer plus rapidement et moins douloureusement que les inutiles sorties de 4h le samedi puis le dimanche, à se geler dans le froid à 30km/h les fesses posées sur la selle.

samedi 8 novembre 2014

Cyclocross du Mamelon de Décines

Ce samedi après-midi se tenait la deuxième manche du challenge FSGT des cyclocross du Rhône. A l'occasion de cette deuxième manche, j'ai effectué mon retour en compétition dans les prairies et sous-bois : j'avais volontairement fait l'impasse sur la 1ère manche car elle se tenait la veille de la grimpée d'Yzeron, sur laquelle j'étais entièrement focalisé.



Arrivé une heure avant le départ, j'ai perdu 25 minutes dans la file d'attente pour récupérer les dossards. Ca n'avançait pas, c'était horriblement lent, malgré la présence de nombreux bénévoles à tous les postes. Au début, je discutais avec Julien (qui faisait ses débuts dans la discipline, mais a déjà fait des épreuves de VTT par le passé) et des coureurs que je connais, mais au bout d'un moment ça ne nous faisait plus vraiment rigoler d'attendre. Une fois le dossard récupéré, 30 minutes avant le départ, on s'est changé puis on est parti s'échauffer.



J'ai effectué un tour de reconnaissance en compagnie de Julien. Les reconnaissances sont utiles lors des courses sur route, importantes lors des contre-la-montre et indispensables lors des cyclocross. J'ai repéré les trajectoires idéales, les (nombreux) pièges et les zones nécessitant des changement de vitesse (que ce soit pour accélérer ou pour relancer après un freinage). Pris de court par l'approche du départ, on a juste eu le temps de terminer le tour de reconnaissance mais on a pas vraiment eu le temps de s'échauffer.



L'attente avant le départ a été assez longue, l'appel ayant été fait 10 minutes avant l'heure réelle du départ. Une fois le drapeau baissé, le départ été effectué à fond par tout le monde. Evidemment, ça a créé des bouchons lors des premiers rétrécissements : quand 90 cyclistes se présentent à un endroit où on ne peut passer que les uns derrière les autres, c'est compliqué. J'ai rapidement trouvé ma place en milieu de meute, place qui ne bougera quasiment pas jusqu'à l'arrivée. En cyclocross, au bout de 2 tours, les positions globales se figent en dehors de quelques ennuis mécaniques ou (très) mauvaises gestion d'effort. Ceux qui sont devant à jouer le top 10 au bout de 20 minutes sont ceux qui finissent effectivement dans le top 10 à l'arrivée. Ceux qui sont dans les derniers restent dans les derniers.



Le parcours mêlait différentes portions de manières assez homogènes : des lignes droites en prairie, des slaloms autours des arbres, des chemins en terre, une minuscule zone sablée, des planches, une descente vertigineuse, une montée tout aussi raide ... le parcours était particulièrement agréable. Au niveau technique, aux éléments ajoutés (comme les planches) se mêlaient des éléments naturels : racines en travers, terrain troué (comme si on roulait sur une succession de taupinières inversées), dévers, pommes de pins rondes (rendant la zone particulièrement glissante) ... je me suis parfois fait peur, mais je me suis souvent régalé.


Sur ce parcours exigeant physiquement, j'ai réussi à bien limiter la casse sur la première moitié de l'épreuve, avant de devoir lever le pied en raison d'un mal de dos. En cyclocross, je suis constamment en danseuse en train de relancer ... cet effort sollicite beaucoup plus mon dos que d'habitude. Il va falloir qu'il se réhabitue progressivement. Dans la deuxième moitié de l'épreuve, je me suis fait doubler par les 8 premiers : j'ai bien veillé à ne pas les gêner, quitte à ralentir légèrement ou accélérer pour favoriser leur passage. J'ai moi-aussi pris un tour à certains coureurs, ce que je ne pensais pas possible sur un circuit aussi long (9 minutes par tour pour les meilleurs). Doubler plus lent que soi est bon pour le moral, surtout quand tout le monde joue le jeu et s'écarte pour laisser passer ceux qui vont plus vite que lui.


L'épreuve est passée relativement vite, notamment grâce aux encouragements constants de mes supporters en différents points du circuit. Julien (qui a cassé son vélo) et sa copine m'encourageait vers le départ, Philippe (du VC Corbas) m'encourageait aux 1/3 et 2/3 du circuit, la famille de Sylvain (ses 3 enfants, sa femme et son frère) m'encourageaient en haut et en bas de la bosse, tandis que ma compagne faisait des photos en divers points du circuit (pour varier les points de vue). Merci à vous tous et toutes.


Le bilan de l'après-midi est positif : j'ai fait du sport sous le soleil et avec une température pas trop fraiche (11°). Je termine loin des premiers sur le plan sportif malgré une grosse débauche d'énergie et de sueur (177bpm de moyenne pendant l'épreuve !), mais je pense être dans les premiers au niveau du plaisir. Vous pouvez consulter :

vendredi 7 novembre 2014

Test des sur-chaussures GripGrab RaceAero

Lorsque GripGrab m'avait proposé du matériel à tester tout au long de la saison, j'avais choisi des sur-chaussures pour différents usages : une paire pour les températures hivernales (RaceThermo) qui m'avait été particulièrement utile lors des classiques flandriennes, une paire pour améliorer mon aérodynamisme en chrono (RaceAero) et une prévue pour rouler sous la pluie (RaceAqua).


Les différentes études montrent que l'utilisation de sur-chaussures permet un léger gain de temps sur les contre-la-montre. Je devrais plutôt parler d'une moindre perte de temps, car dans le fond la résistance à l'air constitue une perte de temps que l'on cherche à diminuer (la résistance à l'air autant que la perte de temps). Pour plus d'infos sur ce sujet, je vous invite à relire mon article d'avril 2013 intitulé "les gains de l'équipement spécifique chrono".


En dehors des contre-la-montre, j'utilise cette paire de sur-chaussures lors des sorties fraiches. Autour de 15°, leur fine couche de protection permet de conserver un peu de chaleur au niveau des pieds tout en évacuant pleinement l'humidité. Tous ceux qui ont déjà porté des sur-chaussures d'hiver par une journée un peu plus chaude que prévu savent que ce n'est pas agréable d'avoir trop chaud aux pieds et d'avoir la sensation qu'on roule avec les pieds dans un hammam. Ces sur-chaussures en lycra permettent d'avoir une solution intermédiaire quand il ne fait pas très chaud mais pas froid non plus.


Au niveau de l'étanchéité, j'ai roulé sous la pluie avec et je confirme ce qui est écrit sur la notice : ce produit n'est pas imperméable. Quand il ne pleut que quelques gouttes, l'eau ne pénètre pas mais dès que la pluie s'intensifie le lycra ne protège absolument pas. Dans ce cas, le RaceAqua est plus utile, même si j'avoue n'avoir testé son étanchéité qu'à 2 reprises ce qui est insuffisant pour avoir un avis objectif à son sujet. Pour en revenir au RaceAero, sujet de cet article, je les utilise quand je roule sur des routes humides, à la fois pour le petit gain de chaleur (ou la moindre perte la aussi) et à la fois pour éviter de salir mes chaussures.


En terme de solidité, ce modèle a été renforcé au niveau des 2 trous sous le pied (l'un pour la cale et l'autre pour les plots du talon). Ce sont les 2 endroits qui avaient été déchirés sur le modèle que j'utilisais auparavant, d'une autre marque. Le produit GripGrab est plus solide à cet endroit et à résisté à l'utilisation que j'en ai faite. En revanche, la partie située sous les orteils est aussi fragile que sur mon précédent modèle : quand je marche, je prends appui sur la pointe des pieds donc le lycra situé sous les orteils frotte le sol à chaque pas. Si 98% du temps je les utilise pour pédaler, les 2% du temps restant je marche pour récupérer mon dossard, sortir ou rentrer chez moi, remplir mon bidon, ... ou poser le pied à terre à un feu-rouge. Ces petites actions finissent par abimer légèrement l'avant du sur-chaussures, mais après une saison complète d'utilisation cette usure n'a rien d'anormale et la paire que j'utilise sera toujours apte pour l'année prochaine.


Si vous souhaitez en savoir plus sur les sur-chaussures RaceAero, vous pouvez consulter le site de GripGrab.


Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.

mercredi 5 novembre 2014

Encadrement humide en cyclocross

Ce mercredi après-midi, j'ai repris les bonnes habitudes : j'ai encadré l'un des groupes du Lyon Sprint Evolution. Cette semaine, pour la première fois, on m'a confié le groupe de cyclocross alors qu'habituellement je m'occupe du groupe route. Le groupe route ayant suffisamment d'encadrants, tandis que le groupe cyclocross n'en avait pas, ça a été l'occasion pour moi de découvrir à la fois des spécificités différentes, et à la fois de m'exercer dans cette discipline que je pratique depuis 1an.


A 14 heures, après le briefing habituel du coach de l'équipe, j'ai mené un groupe de 6 personnes (7 si on me compte) s'échauffer puis pratiquer divers exercices dans le parc de la Feyssine, entre le Rhône et Villeurbanne. Alors qu'on effectuait des exercices de montée et descente du vélo sur le berges, on a vu 2 voitures immergées ... n'ayant plus posé mes roues dans ce parc depuis le mois de janvier, je ne sais pas depuis combien de temps elles sont la, mais la rencontre a été étonnante.

Dans le parc, j'ai essayé de mener une séance assez ludique, laissant par moments une part de liberté au groupe (dans un U de cent mètres de long sur 30 de large, sans danger, dans lequel je pouvais voir tout le monde en permanence), et à d'autres moment en leur imposant un parcours spécifique. La partie libre a permis à chacun de travailler à son rythme, passant où il le sentait, l'espace étant suffisamment grand pour qu'à 6 on puisse s'amuser sans se gêner.

On est revenu au vélodrome de la Tête d'or après cette heure d'échauffement dans le parc de la Feyssine. En traversant le parcours pour rejoindre le vélodrome, on a croisé le groupe des routiers qui faisait du footing : à cause de la fraîcheur et de la pluie, il était plus prudent de garder les enfants au chaud et leur faire faire des étirements et du renforcement musculaire léger plutôt que de les emmener sur la route où ils se seraient gelés pendant 2 heures. En cyclocross, l'effort étant différent, on ressent moins le froid, ce qui nous a permis de nous entraîner normalement.

De retour dans l'espace entourant le vélodrome, on a effectué du travail spécifique sur un circuit de cyclocross aménagé à l'extérieur des infrastructures. Le but était de passer le circuit entièrement sur le gros plateau, ce qui n'a pas été évident au début car le terrain était gorgé d'eau. Après plusieurs passages, une fois la trace créé, ça a été plus facile. On a effectué ce travail pendant plus d'une heure. Je me suis arrêté un peu avant les autres, ayant une réunion en fin d'après-midi et souhaitant avoir le temps de me changer / doucher avant de la débuter.

La première épreuve de cyclocross, pour moi, aura lieu samedi à Décines. Il s'agira de la 2ème épreuve du challenge FSGT des cyclocross, un challenge sur lequel je ne vais pas me focaliser.

Consultez notre parcours.

mardi 4 novembre 2014

Sortie en beaujolais (2)

Dimanche, j'ai effectué le 2ème acte de mon week-end de balade en Beaujolais, sous un ciel bleu plus couvert que la veille mais une température tout aussi douce.


J'ai commencé par 40 minutes d'échauffement afin de rejoindre mes compagnons de route du jour, Maxime et Elie, puis Ingrid (l'une des filles du Tour de Fête, arrivée il y a 2 mois dans la région pour ses études). Une fois le groupe au complet, on a commencé par une longue descente roulante permettant de rejoindre la vallée de l'Azergues, vallée marquant la séparation (à cet endroit) entre les Monts du Lyonnais où nous avions rendez-vous et le Beaujolais dans lequel nous souhaitions rouler.


On a attaqué les vignobles du Beaujolais par certains des plus beaux villages : Charnay, Alix, Frontenas, Moiré (absolument splendide) et Oingt. Ce qui m'a toujours étonné dans les vignobles à cette saison, c'est la différence de couleurs qu'ont les feuilles à quelques mètres près les unes des autres, alors que la terre et l’ensoleillement sont absolument identiques. Quand les arbres d'un bosquet ont des couleurs différentes, la différence peut s'expliquer de dizaines de façons (notamment les variété des espèces, un chêne et un bouleau n'ayant pas la même couleur) ... mais les pieds de vignes d'une même parcelle sont identiques.


La difficulté de certains passages combiné à la fatigue de la sortie de la veille m'a incité à prendre mon temps pour admirer le paysage. Maxime et Elie ont effectué du travail spécifique dans les montées, je n'ai pas cherché à les suivre ... et vu mon état de sortie, j'ai vraiment bien fait de gérer mes efforts dans la première moitié de parcours. Ingrid, qui n'avait encore jamais roulé dans le Beaujolais, m'a fait remarquer qu'on avait des routes larges et en bon état mais sans circulation ... ça m'a rappelé que cette région que j'arpente depuis 10 ans est splendide et que tous les cyclistes (notamment les parisiens) n'ont pas autant de chance. Mais le Beaujolais n'est pas le seul bel endroit pour rouler sur de belles routes sans circulation, heureusement !


La première moitié du parcours nous a ainsi mené au Saule d'Oingt. J'ai profité de la descente pour effectuer mon deuxième ravitaillement du jour, sentant mes forces diminuer après un peu plus de 2h de selle. J'ai géré la montée suivante, qui nous a permis de grimper au dessus d'une cimenterie au pied de laquelle nous étions passé en début de parcours (cf les photos ci-dessus vue du pied et ci-dessous vue d'en haut, avec seulement la cheminée qui dépasse). La montée, dans laquelle je suis resté cloué au goudron, m'a d'abord fait craindre une fringale mais je n'en ressentais pas les caractéristiques habituelles. Ca n'en sera effectivement pas une.


La montée suivante, pour rejoindre la Tour de Salvagny via Lentilly, m'a également laissé sur place mais le pourcentage plus faible m'a permis de ne pas perdre pied. Mes 3 comparses ont levé le pied pour rester avec moi : à défaut d'obtenir un abri efficace face au vent, j'ai obtenu un soutien moral et des roues à suivre sans me poser de questions. Nos routes se sont séparées au sommet, en dehors de Maxime que j'ai raccompagné jusque chez-lui car c'était sur ma route, et du vent qui lui m'a accompagné jusque chez moi car j'étais sur la sienne.

Je suis rentré chez moi via les quais de Saône : sur le plat, je n'avais pas trop de mal à maintenir ma vitesse ... par contre, chaque talus me posait problème. Je suis rentré chez moi fatigué, avec 100 kilomètres au compteur pour plus de 1300 mètres de dénivelé. Ca m'a fait 176 kilomètres dans le week-end pour 2700m de dénivelé, des chiffres auxquels je ne suis plus trop habitué.

Consultez notre parcours.

samedi 1 novembre 2014

Sortie en beaujolais (1)

Ce week-end, ayant terminé les compétitions de contre-la-montre et n'ayant pas encore repris celles de cyclocross, j'ai décidé de m'offrir un week-end complet de balades dans le Beaujolais. L'objectif du week-end sera assez simple : prendre du plaisir, faire de belles photos, m'amuser et profiter des dernières belles journées ensoleillées avant l'arrivée du froid.

J'ai rejoint Rémy chez lui en voiture afin de débuter la sortie directement aux portes du beaujolais. Mickael, qui habite l'immeuble à côté, s'est joint à nous. On a commencé par s'échauffer sur la route empruntée par le Gentleman caladois : ce long faux-plat montant n'est pas évident quand on l'emprunte pied au plancher en course ; à l'entraînement, il s'est révélé beaucoup plus accueillant.


Lors de ce faux-plat montant, on a repris un cycliste qui, après avoir repris son souffle, est venu me dire que c'était un lecteur de mon blog arrivé récemment dans la région. C'est sympa de se rapprocher de chez moi, ce sera plus pratique pour organiser un grand rassemblement ! Plus sérieusement, si vous habitez dans la région, n'hésitez pas à me contacter, on peut surement trouver un moment pour rouler ensemble.


On a attaqué la montée du Parasoir (7 kilomètres à 4,3%) en discutant. La montée est passée rapidement, on ne l'a pas vraiment sentie passer, absorbés par notre conversation. La descente s'est passée rapidement elle aussi. Pendant près de 2 kilomètres, des chasseurs étaient postés avec leur fusil le long de la route, prêts à tirer sur tout ce qui bouge en contrebas. Ce qui m'a étonné, c'est qu'une course pédestre avait lieu en même temps dans cette combe, ... comment peut-on organiser une battue au même endroit qu'un cross ?


Une fois dans la vallée de l'Azergues, on a continué notre progression vers le nord. Poussés par le vent, la remontée s'est faite sans soucis. On a quitté la vallée de l'Azergues pour rejoindre Claveizolles via un faux-plat montant, puis le col de la Casse Froide (qui propose des pentes plus importantes, 3,6km à 6,4%). Enfin, juste avant le col, on a tourné sur la droite pour rejoindre le col de la Croix Marchamp via de fortes pentes (plus de 10%) sur de courts passages. La routes des crêtes nous a offert un magnifique paysage, bien différent de celui rencontré en début de sortie : les vignes du début (et de la fin) du parcours ont laissé place aux pins (ou sapins, je ne sais jamais les différencier). Le paysage y est plus encaissé, plus profond et plus froid, la lumière étant plus tamisée par les grands arbres que par les petits pieds de vignes.


On a continué sur les crêtes jusqu'au col de la Croix Rosier, marquant le début de la descente de retour vers Villefranche. Dans la descente boisée, mis sous pression par mes deux acolytes qui ont décidé de faire une descente rapide, j'ai retrouvé mes vieux démons : dans les descentes que je ne connais pas, j'ai de plus en plus de mal à lâcher les freins. La où je serais passé sans me poser de questions il y a quelques années, n'usant que trop peu souvent mes patins de freins, j'ai désormais tendance à plus les user que de raison. L'excès de confiance de mes 20 ans a fait place à un excès de prudence à l'approche de la trentaine. Un juste milieu reste à trouver, sinon dans 10 ans je vais me retrouver à descendre en voiture chaque col gravi à la force des mollets.


Au Pérréon, on a décidé de prolonger la sortie pour profiter du soleil au milieu des vignobles rougeoyants. On en a pris plein les yeux pendant 1 heure, la route serpentant à flanc de collines. Côté amont, le beaujolais nous dominait. Côté aval, la Saône et le plateau de la Dombes nous ouvraient le champ de vision sur des dizaines de kilomètres. C'était magnifique.


On a fini par rentrer, car il le faut bien. J'avoue qu'en fin de sortie, j'en avais plein les jambes : je n'ai plus l'habitude de faire des sorties de 3 heures, avec presque 1400 mètres de dénivelé. Les chronos sur lesquels je me concentre depuis un mois et demi m'ont fait perdre l'habitude des longues heures de selle. Cependant, la beauté des paysages valait largement le mal de jambes !

Consultez notre parcours.