lundi 30 août 2010

Visite du "bébé Rhône"

le rhone vers martigny

Dimanche dernier, pour notre dernier jour dans les Alpes avec Rémy, nous sommes allé rouler sur les quais du Rhône. Etant lyonnais, rouler sur les berges le long du Rhône n'a rien de bien extraordinaire, sauf que là nous roulions le long du "bébé Rhône" : en effet aux alentours de Martigny le Rhône n'en est qu'à 120km de descente. Lyon étant situé 400km plus loin sur le trajet du fleuve, et sachant que le Lac Léman fait tampon au milieu, je doute fort que l'eau qui nous as vu défiler dimanche dernier à Martigny soit déjà passée sous les ponts de Lyon ...

le mont blanc vu depuis la montée du col des montets

Mais avant de rouler sur les quais du Rhône, il nous a fallu grimper 2 cols : le col des Montets avec une circulation automobile toujours aussi chargée, puis le col de la Forclaz. Quel dommage que le col des Montets soit si chargé en circulation, car le paysage que l'on peut admirer y est vraiment agréable, mais quand notre ouïe est remplie par des bruits de moteurs peinant dans la montée, que notre odorat est rempli par un mélange d'essence et d'huile, que notre vue est masquée par le passage continu de campings cars ou autres véhicules motorisés, on profite nettement moins du paysage ... le paysage est superbe, mais il pourrait être sublime sans tous ces inconvénients.

vue depuis le col de la forclaz

La descente sur Vallorcine et la frontière Suisse s'est bien passée : on s'est faufilé dans l'aspiration des voitures, sautant d'une voiture à celle de devant dès que l'occasion se présentait. La montée sur le col de la Forclaz est moins belle mais il y a peu de circulation ce qui est nettement plus agréable. La descente sur Martigny est un véritable régal : pendant 11km le compteur ne descend jamais en dessous des 70km/h, il n'y a que 5 virages, le goudron est nickel, la vue plongeante sur la vallée est magnifique ... je ne m'en lasserai jamais !

florent ligney sur les berges du rhone

Une fois à Martigny, on a roulé 40 minutes sur les berges du Rhône avant de revenir sur nos pas jusqu'à la gare. Nous avons alors pris le train pour rentrer : 2h de train auront tout de même été nécessaires pour nous ramener à notre point de départ.

le mont blanc vu depuis le train


Consultez notre parcours.

dimanche 29 août 2010

Prix de Chavannes : des crampes du début à la fin

Au lendemain de mes péripéties footballistiques et de mon expérience scientifique sur la résistance du corps humain par rapport à un bloc de glace, je suis allé courir au prix de Chavannes sur Reyssouze. Au réveil ce matin, j'étais assez surpris : mon genou ne me faisait absolument pas souffrir et semblait aller bien, en revanche mes muscles me tiraient dans tous les sens. Les jambes étaient les plus touchées, les courbatures y étant vraiment importantes. Les bras et les épaules n'étaient pas en reste, la faute à un concours de "celui qui marche sur les mains le plus longtemps" ...

Je suis tout de même aller courir : en général les courbatures disparaissent pendant l'échauffement. Là, je pense qu'elles étaient trop importantes : elles n'ont pas disparues et se sont rapidement transformées en débuts de crampes. J'ai pris le départ à l'arrière du peloton, et y suis resté toute la course non pas par choix mais par incapacité physique à remonter le paquet ... je profitais des quelques moments de répit non pas pour remonter me replacer, mais pour boire et me ravitailler.

Pour vous raconter le déroulement de la course :
- le départ a été très nerveux et très rapide : il y a eu 2 chutes dans le premier tour
- le peloton roulait quasiment tout le temps en file indienne, c'était étiré en permanence
- le peloton se morcelait régulièrement sous l'effet du vent et des attaques : c'était plein de petits groupes de 6 ou 8, chaque groupe rejoignant à chaque fois celui de devant au prix d'une chasse plus ou moins longue
- un groupe de 6 a fini par se détacher en plusieurs temps : d'abord 2, puis un coureur seul, puis un groupe de 3 (il me semble que ça s'est fait comme ça, je n'en suis pas vraiment sûr)
- il y a eu un énorme coup d'accélérateur à 20km de l'arrivée qui m'a été fatal : nous sommes une dizaine de coureurs à avoir sauté lors de l'accélération, on est 2 à être revenu au prix d'un énorme effort mais on a sauté peu de temps après, sur un nouvel assaut

Je termine aux alentours de la 40ème place, loin derrière le peloton car j'ai terminé tranquillement après avoir lâché prise. J'ai hésité à abandonner sans faire le dernier tour, mais je déteste abandonner donc j'ai continué jusqu'au bout malgré les crampes qui ne me lâchaient pas.


samedi 28 août 2010

Football

A la veille du prix de Chavannes sur Reyssouze, j'ai fait un entrainement très particulier : 1h de football !

football

J'avais aujourd'hui une réunion de famille, toute la journée, et n'ai donc pas pu aller m'entraîner sur la selle. En revanche, j'ai fait un match de foot avec mes cousins : pendant 1h je me suis bien dépensé à courir de partout ... j'aurais dû me ménager, car j'ai les jambes qui tirent ! L'avantage du football, c'est qu'il fait faire du fractionné : on est sans cesse en train de faire des démarrages sur 15m avant de se remettre à marcher. L'inconvénient c'est qu'il n'est pas très recommandé de faire du fractionné la veille d'une course, et que les articulations n'ont pas l'habitude de faire ce genre d'effort au milieu des mottes de terre d'un champ.

D'autre part, en voulant aider la préparation de la réception, je me suis bêtement explosé un genou. Pour refroidir les bouteilles de jus de fruit, celles-ci étaient plongées dans un grand bac rempli de glace. Or, la glace provenait de bouteilles congelées, qu'il fallait découper pour en extraire la glace. La découpe de la bouteille s'est bien passée, mais j'ai eu le réflexe idiot de vouloir casser la glace en morceaux en la cognant contre mon genou, de la même manière qu'on casse une brindille de bois. Je peux vous affirmer que ce geste va rentrer dans mon best-of des gestes les plus stupides que j'ai fait dans ma vie. Je peux aussi vous affirmer qu'après tests, il est véridique qu'un bloc de glace est plus solide qu'un genou ...

vendredi 27 août 2010

Sortie au col de Joux Plane

Samedi dernier, au cours de mon séjour chamoniard, j'ai emmené Rémy grimper le col de Joux Plane. Sa pente moyenne proche de 9% sur 11km en fait un col redoutable, et est à mon avis un point de passage obligé pour tout grimpeur digne de ce nom. Outre sa difficulté, j'aime grimper ce col car la vue au sommet y est splendide et mérite qu'on s'y attarde quelques minutes.

Rémy et le train

Mais revenons au début de la sortie : on est parti du chalet, après un bon petit déjeuner, en direction de la gare SNCF. 10 minutes de train nous amènent à la gare de Servoz, nous évitant ainsi la descente sinueuse et complètement dégradée de Vaudagne. Une fois descendu du train, on se lance dans la descente jusqu'à Sallanches : on rattrape à mi-pente un cycliste qui se glisse dans nos roues. En bas de la descente, une fois arrivé sur la partie en faux plat, Rémy met un très grand coup d'accélérateur : il roule pendant un bon kilomètre à près de 60km/h, je suis complètement asphyxié dans son aspiration ! Au moment où il relâche son effort je remonte à sa hauteur pour lui demander la raison de cette accélération soudaine : il m'explique que le cycliste l'a agacé car il lui coupait systématiquement ses trajectoires dans la descente et roulait dangereusement. Je peux vous assurer que le cycliste, au moment ou Rémy a relâché son effort, était très loin derrière nous ...

Le Mont Blanc vu depuis Servoz


On a repris un rythme normal jusqu'à Cluses. Dans la circulation du centre-ville de Cluses, nous nous offrons une sacré frayeur : lorsqu'un feu est passé au vert, une voiture nous a foncé dessus en voulant tourner à droite. Rémy a touché le capot avant, moi je me suis cogné dans l'arrière ... on est reparti sans bobo ni casse, c'est le principal. La montée du col de Châtillon n'était pas très agréable car il y avait énormément de circulation. En revanche, ensuite, les routes étaient complètement désertes. Ca nous a permis de profiter du paysage entre Chatillon et Samoëns, et de nous décontracter avant d'attaquer le gros morceau de la journée.

Sur la route en direction de samoens

A Samöens on attaque le col de Joux Plane : Rémy s'échappe dès les premières rampes tandis que je gère mon effort. La vue est dégagée ce qui est un plaisir visuel, mais la chaleur qui règne sur ces pentes fortement ensoleillées n'est pas très agréable à subir. Ce qui est étonnant dans ce col c'est qu'il y a un passage à 6% qui semble plat car il est placé juste après un passage à 12% ...
J'arrive au col en 58 minutes, à 145bpm de moyenne ce qui est assez faible pour ce genre de montée. la descente sur Morzine est rapide, très rapide même car très pentue et avec des courbes bien dégagées donc sans danger.

le lac de joux plane

On remonte jusqu'au col des Gets. Nous avons traversé le village en vélo, à la recherche d'eau, au lieu de rester sur la grosse route principale qui le contourne. J'ai été stupéfait : c'est vraiment un village très agréable, très chaleureux, très harmonieux. Dans la descente et la remontée sur Chatillon, on récupère un important trafic automobile ce qui est loin d'être agréable. Plutôt que redescendre sur Cluses, on emprunte une variante que j'ai trouvée l'année dernière et qui permet de rejoindre Arraches. On y est vraiment tranquille, et la descente dans les falaises est superbe. On roule jusqu'à Sallanches, puis on attaque la montée jusqu'à Servoz.

planches à voile vers sallanches

Dès le pied de la montée, Rémy crève de la roue avant mais il ne veut pas s'embêter à recoller un boyaux pour "seulement" 10km de montée. Il a donc fait toute la montée avec sa roue dégonflée ... quand on sait qu'elle n'est déjà pas facile avec des roues gonflées, la faire avec une roue dégonflée est encore moins marrant. A Servoz on est monté dans le train pour éviter la montée de Vaudagne qui est tout sauf agréable. Comme on a fait les derniers kilomètres tranquillement, en raison de sa roue à plat et du fait qu'il n'y avait pas de train tout de suite, je suis rentré relativement frais physiquement.


jeudi 26 août 2010

Vidéos de mon séjour chamoniard

Après les photos, voici les vidéos prises au cours de mon séjour à Chamonix.

Vue sur les aiguilles de Chamonix :


Autre vue sur les aiguilles de Chamonix :


Vue dans la montée du col des montets :


Panorama depuis la piste cyclable le long du "bébé rhône", en suisse :


Autre panorama depuis la piste cyclable le long du "bébé rhône", en suisse :


Vue sur le Mont Blanc depuis le train "Mont Blanc Express" :

mercredi 25 août 2010

Déformage de chaussée

chaussée déformée

Ce soir je suis allé m'entrainer sous des conditions météorologiques parfaites :
- une température de 27°C
- un ciel bleu pur
- un soleil sur le point de se coucher derrière les monts du Beaujolais
- pas le moindre petit souffle de vent

Si on ajoute à ceci une très faible circulation automobile et une forte envie de bien faire, ça donne des conditions idéales comme on en rencontre rarement !

Après 3km d'échauffement je me lance dans une course poursuite avec un bus sur les quais de Saône. Nos routes se quittent rapidement, je file en direction de la montée du boulodrome de Neuville. Dès le pied de la montée je roule à un train d'enfer : quand on vient de grimper Joux Plane et ses 11km à 9% de moyenne, ce n'est pas une côte de 3km à 6% de moyenne qui fait peur, bien au contraire ! Je fais l'ascension à 30km/h, en me livrant à fond jusqu'au sommet : je signe un temps canon, je n'ai jamais grimpé cette côte à une telle vitesse même quand je suis dans ma meilleure forme. Je peux affirmer que la vitesse était élevée, mais que le compteur de calories dépensées défilait encore plus vite, le chiffre de la dépense énergétique grimpant à une vitesse supersonique.

En haut, sur le plat, je récupère tranquillement à une vitesse inférieure à celle à laquelle je grimpais. Est-ce ça être grimpeur : rouler plus vite dans les bosses que sur le plat ? Dans la descente, très roulante, j'emmène du braquet et part en chasse avec une voiture. L'effort est une nouvelle fois important pendant les 4km de descente. Une fois sur les quais je prends un rythme de croisière qui me semblait décontracté du point de vue de l'effort ... mais pourtant le compteur m'indiquait une vitesse que j'aurais qualifiée de rapide en temps normal.

J'attaque la montée "facile" de cailloux : la pente étant assez faible et régulière, je passe le gros plateau et je me lance à bloc dans la montée. J'écrase les pédales tout en souplesse à 40 à l'heure, j'ai l'impression d'être sur un nuage et en viens à plaisanter en me demandant qui a bricolé mon vélo pour y ajouter un moteur tant je suis surpris par mes propres performances ! Arrivé en haut je suis frais comme un gardon, je suis vraiment étonné par ma forme. Dans la descente, je me remémore les paroles d'Armstrong à un de ses équipiers dont le père travaillait à la DDE : quand il survolait les CLM, il disait à son coéquipier "appèle ton père, il va falloir refaire le goudron, je viens de déformer la route". J'ai donc plaisanté moi aussi là-dessus tout le long de la descente. Sur les quais, je me suis offert un court plaisir : je me suis glissé dans l'aspiration des voitures et ai fait 800m à 65km/h, sans forcer, avant d'effectuer un court retour au calme dans les règles de l'art.

coucher de soleil

Le bilan de la sortie est excellent : j'ai fait une scéance de fractionné à un niveau extraordinaire. J'ai vraiment eu une impression de fluidité et de puissance, comme j'en ai rarement ressentie au cours des 5 années écoulées. Je garde néanmoins les pieds sur terre : la vérité d'un jour n'est pas celle du lendemain : ce n'est pas parce qu'aujourd'hui j'ai eu des sensations extraordinaires que j'aurai la même réussite sur la course dimanche. En revanche, j'avoue que pour le moral c'est le genre de sortie fortement positive ... et le moral est important en course !


mardi 24 août 2010

Photos de mon séjour chamoniard

J'ai mis en ligne les photos de mon séjour dans la région de Chamonix.

photos chamonix 2010

Les vidéos, les parcours et les récits vont suivre dans la foulée.