lundi 31 janvier 2011

Une question de calories

Grâce à l'utilisation de mon cardio-fréquencemètre au cours de chacune de mes sorties, je sais que j'ai cramé 11289kcal au cours de mes entraînements sur route en ce mois de janvier.

big mac

Je me suis amusé à comparer ce que ça représente en terme d'alimentation. Je me suis pour cela aidé du site http://www.tabledescalories.com/.
Ces 11289kcal représentent donc :
- 22 "Royal Bacon" de Mc Donald's (21 big mac)
- 3,8 kg de frites de Mc Donald's
- 77 canettes de coca cola (25,6L !)
- 98 canettes de Red Bull
- 5,5kg de pizza "jambon-fromage" Sodebo
- 39 pains au chocolat
- 3,8kg de kebab
- 564 clémentines
- ...

Comme quoi, faire du sport permet d'éliminer rapidement des calories : je n'ai pas beaucoup roulé (à peine 465km), et ce sans forcer. Il sera intéressant de faire le même comparatif sur les mois de mai à septembre, mois au cours desquels je me dépense le plus. Les chiffres seront probablement gargantuesques !

NB : je n'ai inclus ici que ma dépense calorique des entrainements sur route. Je n'ai pas intégré les calories dépensées sur home-trainer ni au cours de mes footings.

dimanche 30 janvier 2011

Sortie entre 2 émissions

En cet avant dernier jour du mois de janvier, 2 évènements sportifs majeurs se tenaient (enfin 2 qui m'intéressaient, car il y avait aussi le GP d'Amérique en hippisme, la finale de l'open d'Australie en Tennis, les championnats d'Europe de patinage artistique, ...) : les championnats du monde de cyclocross et la finale des championnats du monde de handball.

Le matin, entre 2 coups de chiffons pour nettoyer ma maison après les gros travaux effectués ces dernières semaines, j'ai regardé la course féminine de cyclocross. A 14h, rebelote avec la course masculine. J'ai donc eu un créneau entre 15h30 et 17h (début de la finale de hand) pour aller m'entrainer.

La météo était semblable à celle d'hier : brumeuse sans soleil cette fois, très légèrement venteuse, et glaciale surtout avec cette humidité ! Je me suis échauffé histoire de monter en température petit à petit (quand il fait très froid, l'échauffement est encore plus important car il faut réveiller les muscles), avant d'assurer un bon tempo tout le long de la sortie, jusqu'au retour au calme des derniers kilomètres de la sortie.

En fin de sortie, j'ai tenté un sprint pancarte mais j'étais sans jus et suis resté collé au goudron. Je pense que le froid intense n'est pas propice aux efforts explosifs, car c'est vraiment rare que je sois autant collé au goudron sur les tentatives d'accélérations.

Il est à noter qu'au cours de mes 47km de sortie, je n'ai pas aperçu le moindre cycliste ! Pourtant j'ai emprunté des routes qui sont habituellement bien fréquentées par les cyclistes de tous niveaux, qu'ils soient cyclotouristes ou professionnels. Il est également à noter qu'au cours de mon retour au calme, un automobiliste est resté à ma hauteur une centaine de mètres, fenêtre ouverte, pour m'encourager gentillement en me disant que j'avais beaucoup de mérite de rouler comme ça par un tel froid. Je peux vous assurer que les mots de cet automobiliste, qui a fait l'effort d'ouvrir sa fenêtre pour m'encourager malgré le froid, m'ont fait chaud au coeur.


Consultez le lien vers le parcours.

samedi 29 janvier 2011

Dans la brume de la Dombes

La sortie du jour fut brumeuse : le soleil était présent mais voilé par un épais manteau de brume. La visibilité était bonne tout de même, on disposait de plusieurs centaines de mètres de visibilité. La température était de saison : +3° au soleil, mais négative dans la brume.

J'ai fait la majeure partie de la sortie avec Sébastien. Nous avons également été accompagnés par Tristan lors de la première boucle, et par Manu sur une grosse moitié de la première boucle. Avec Sébastien, on en a profité pour discuter des premières courses de la saison, afin de voir où et quand je vais pouvoir reprendre. (Je pense commencer le 26 ou 27 février, si mon carton ufolep est arrivé d'ici là).

Sur la fin de la première boucle, j'effectue 2 sprints en bosse pour me tester. Le résultat est loin de me satisfaire : je n'ai pas d'explosivité, ni de résistance pour maintenir l'effort. Il va me falloir travailler ces 2 points avant l'entame de la saison.

Après avoir posé Tristan, on a effectué la grimpée de Neyron en force. On a repris la route jusqu'à St andré de corcy, où nos routes se sont séparées. Je suis rentré au train jusque chez moi.

Cette sortie me laisse des sensations étranges : je ne me sentais pas super bien et j'avais l'impression d'avoir un mauvais rendement. Je pense que ma roue arrière n'était pas centrée, où mal gonflée, d'où une perte d'énergie supplémentaire et des sensations faussées.

profil de la sortie

Consultez le parcours ici.

vendredi 28 janvier 2011

Le cyclocross, et si le cyclisme reprennait un nouveau souffle ?

Le cyclocross souffre d'un gros manque de médiatisation, malgré son succès populaire et son format spectaculaire. En Belgique, terre amoureuse du cyclisme, la foule le long du parcours est considérable. Les courses sont retransmises en direct sur les chaines publiques de télévision en Belgique, aux Pays-bas et en Allemagne ... ainsi que sur internet (et ce de manière légale).

Le format est alléchant pour le public et pour les sportifs : la course dure 1h, il y a des revirements de situation et les écarts sont faibles ce qui permet souvent de préserver le suspens jusqu'au bout.

cyclocross dans la neige

Je trouve que la durée d'une heure, notamment en hiver, est très intéressante car elle permet aux sportifs de se livrer à fond du début à la fin (au contraire des courses de 6h qui nécessitent de rouler une partie à l'économie), et au public de ne pas se lasser (les premières heures étant roulées à l'économie, elles sont soporifiques pour les spectateurs) ni de se geler. A haut niveau, l'écart entre les groupes des meilleurs dépasse rarement les 20 secondes, secondes qui se gagnent et se perdent très facilement au moindre dérapage dans un virage où problème pour réenclencher ses cales après un portage.

De même, du point de vue retransmission télévisuelle, ce format court est à mon avis très intéressant : il permet de ne pas bloquer l'antenne toute une après-midi (comme c'est le cas lors des étapes du Tour), ce qui permet de diffuser d'autres programmes dans la journée, tout en permettant de diffuser l'intégralité de la course. Les circuits étant relativement courts, entre 2 et 3 kilomètres, il n'y a pas besoin de déployer des dizaines de caméras ni de faire voler des équipements pour la retransmission mobile des images. Les coûts de production sont donc bien moindres que pour une épreuve sur route.

passage des planches en cyclocross

Ce format d'une heure semble donc à priori très intéressant. Je lui trouve un inconvénient : à l'heure où les courses disparaissent d'année en année et où il faut faire de plus en plus de kilomètres pour courir le week-end, ce format présente un réel inconvénient dans le ratio "temps de transport % temps de course". Si on a 1h30 de trajet à l'aller puis de nouveau 1h30 de route au retour, beaucoup (de spectateurs comme de compétiteurs) ne vont pas faire le déplacement ! Dans un monde idéal dans lequel chaque village propose une course de vélo lors de sa kermesse annuelle, on ne fait jamais plus de 45 minutes de déplacement, et cet inconvénient disparaît ... mais malheureusement l'heure est plus à la disparition des courses qu'à leur création.

cyclocross dans le sable

En tout cas, j'ai regardé en direct de nombreuses courses cet hiver (manches de la coupe du monde, du superprestige et du trophée GVA, les 3 épreuves les plus prestigieuses), et je peux vous assurer que je me suis régalé. C'est une discipline vraiment attrayante et belle à voir. J'espère que les différentes instances locales, nationales et internationales vont surfer sur cette vague pour redorer l'image du cyclisme et montrer au monde entier que ce n'est pas juste un sport où les dopés se battent pour la victoire sur un Tour de France soporifique, mais un sport spectacle intéressant et sans histoires.

mardi 25 janvier 2011

Sortie du 23 janvier

vue dans le beaujolais - 1

Dimanche après-midi, je suis allé rouler avec Rémy dans le Beaujolais au départ de Villefranche. La température était de 1° en ville, et négative sur les hauteurs sans pour autant provoquer le gel de mon bidon cette fois.

profil de la sortie

Au lendemain d'une fête de mariage, et n'ayant pratiquement pas de dormi de la nuit, j'étais épuisé. Malgré mes efforts, mon coeur ne réussira pas à dépasser le 162bpm, avec une moyenne sur la sortie de 131bpm, c'est pour dire ! Dès que je voulais accélérer un peu mon allure, j'étais incapable de le faire sans pour autant être essoufflé ni avoir mal aux jambes. C'était vraiment curieux comme sensations car j'avais à la fois l'impression d'être à fond sans pour autant ressentir de gêne ni de douleurs ...

vue dans le beaujolais - 1

Malgré ces étranges sensations, j'ai tout de même disputé 4 sprints en côte. J'en ai perdu 3, et Rémy m'a sympathiquement laissé gagner le dernier ...
Note pour Guy : être le plus fort ne veux pas dire "tout gagner outrageusement" ... médites la-dessus.

vue dans le beaujolais - 1

Je suis content de ma sortie : certes je n'ai pas battu des records de vitesse, mais je ne me suis jamais senti mal et, surtout, je me suis régalé à observer un paysage magnifique sur des routes sans circulation. C'était vraiment agréable.

Consultez le parcours de la sortie.

lundi 24 janvier 2011

Sortie du 22 janvier

Samedi je suis allé faire ma traditionnelle sortie d'entrainement malgré une température négative. Bien équipé, je n'ai pas trop ressenti le froid (un petit peu quand même), mais mon bidon l'a ressenti au point de finir gelé et donc inutilisable.

J'ai grimpé mes 2 premiers cols de l'année : le col de la croix de Presles puis le col de Verdun, au départ d'Albigny. J'ai grimpé à ma main, sans forcer démesurément (car on ne peut pas grimper ce col sans forcer du tout), poussé par un bon vent favorable. J'atteins le col de la croix de Presles en 23min 29 (155bpm de moyenne), ce qui est assez rapide pour un mois de janvier, mon record étant de 19min 22 au meilleur de ma forme !

profil de la sortie

J'effectue une descente prudente : d'une part avec la vitesse on se gèle beaucoup plus, d'autre part il y a du givre et du verglas sur le bas côté donc je ne veux prendre aucun risque. Une fois en bas, j'ai traversé l'Azergues dans le but de m'aventurer dans le Beaujolais, en espérant m'abriter du vent. Je me suis alors attaqué à la montée de Charnay par St Pierre : j'ai fait toute la partie roulante avec le vent défavorable sans qu'il ne me pénalise trop, puis toute la partie pentue avec un vent favorable qui m'a aidé à réaliser une grimpée plutôt rapide sans m'épuiser.

J'ai ensuite rejoint Lachassagne par la route des crêtes, qui était très exposée au vent. Je me suis ainsi entrainé à lutter contre un vent de trois-quart défavorable, entraînement qui sera probablement utile pour Paris-Roubaix. Etant relativement frais, j'ai plutôt bien passé cette partie, et n'y ai pas perdu trop de temps. Après être redescendu sur les quais de Saône à Anse, je suis rentré en longeant la rivière. Le vent étant cette fois-ci trois-quart favorable, j'ai pu appuyer sur les pédales pour rentrer au plus vite chez moi.

Je suis satisfait de ma sortie : j'ai eu de bonnes sensations et j'ai franchi mes 2 premiers cols de l'année sans encombres.

Consultez le parcours

jeudi 20 janvier 2011

Sortie de décrassage

Dimanche, au lendemain d'une grosse sortie, j'avais besoin de me décrasser les jambes : je me sentais tendu et courbaturé. De plus, je ne disposais que de peu de temps pour rouler à cause des travaux que je réalise depuis 3 semaines dans mon habitation.

Dès les premiers tours de roue, j'ai retrouvé de super sensations. Mes jambes se sont en effet débloquées très vite. Pendant ma phase d'échauffement, j'ai pris un VTTiste dans ma roue : au moment où je l'ai doublé il m'a demandé poliment de ralentir pour qu'il puisse se glisser dans mon aspiration. Son "S'il vous plaît, attendez-moi, je suis cuit, abritez-moi quelques kilomètres" m'a touché. Je l'ai donc pris sous mon aile, lui proposant à boire et à manger ... il finira par craquer 2km plus loin sans que je m'en rende compte, à un moment où je ne regardais pas et où je pensais qu'il était toujours bien calé dans mon aspiration. Dommage.

Après un arrêt pour acheter des tickets de bus, j'ai entrepris la remontée des quais de Saône en prenant un tempo normal. Avec un léger vent de dos, j'ai continué à ressentir de bonnes sensations, mais à allure normale ça peut être trompeur.

pofil de la sortie

Je me suis testé (plus ou moins) involontairement dans la montée de Montanay : j'ai fait toute la montée à un gros tempo, et ai terminé fort en haut, me permettant de relancer dès l'arrivée sur le plateau. Je me suis pourtant senti très mal sur les 200 premiers mètres, puis de mieux en mieux au fil de la grimpée.

Sur le plateau je me suis testé sur un sprint lancé. Le résultat ne fut pas terrible car je l'ai très mal préparé : j'ai resserré mes chaussures et remis en place mes couvres chaussures en plein milieu de la phase de lancement. Après une descente normale, pour récupérer et faire un retour au calme, j'ai rattrapé un bus et me suis glissé dans son aspiration. J'ai profité d'un ralentissement pour le doubler : c'était mon premier duel face à un bus de l'année, et je suis content de l'avoir remporté.

C'était une super sortie, j'ai eu l'impression que la sortie de la veille m'a véritablement débloquée. Je me sens prêt physiquement pour entamer un gros travail.

Consultez le parcours emprunté