dimanche 24 octobre 2021

9ème ascension du Mont Ventoux

Dimanche dernier, je me suis rendu à Bédoin avec Rémy afin de grimper le Mont Ventoux. Il s’agissait de ma 9ème ascension du Mont Chauve, la 7ème par cette route.

Sur mes 9 ascensions, j’en avais effectué une en juin (en 2013), toutes les autres ont été effectuées en juillet (en 2009, 2013, 2015 et 2018). Je ne connaissais pas le Ventoux en octobre. C’est beau avec les couleurs d’automne. Les pins restent verts comme en été et ils dégagent toujours la même odeur. On la respire mieux en octobre : il y a moins de voitures et moins de motos. Et il y a aussi clairement moins de cyclistes, même si Rémy et moi étions très loin d’être seuls. J’avais été surpris 10 jours plus tôt de ne pas trouver plus de cyclistes dans l’ascension de l’Alpe d’Huez, j’ai été surpris de voir autant de cyclistes sur les pentes du géant de Provence.

Si d’habitude je grimpe la haut en étant en pleine forme, sauf en 2018 où j’étais blessé, j’avoue que dimanche dernier j’ai subi. Je me souvenais bien que la partie dans la forêt était difficile, j’ai assez bien géré mon effort. Enfin, je n’ai pas géré grand chose car j’étais à fond, mais en étant à fond je grimpais correctement.

Je me souvenais qu’au Chalet Reynard c’était plus facile, sans être facile, et qu’on voyait le sommet au loin. Qu’on avait l’impression de pédaler sans jamais se rapprocher. J’ai géré convenablement.

Je ne me souvenais pas que les 2,5 derniers kilomètres étaient si difficiles. Je ne devais pas être encore prêt pour un effort aussi long à une telle intensité. J’ai subi et me suis battu pour conserver un rythme correct jusqu’au sommet. Franchement j’en ai autant bavé pour faire 1h40 dimanche dernier que pour faire mon record en un peu plus d’1h30. Mais clairement, j’étais bien plus satisfait de mon chrono que je n’espérais pas aussi bon, tandis que lors de mon record j’avais terminé frustré de ne pas être passé sous la barre des 1h30.

Au sommet, j’étais heureux. Heureux d'être la, environ 2 mois après avoir repris le sport plus sérieusement. Content d’en avoir terminé surtout. Rémy a fait toute l’ascension à mes côtés, ça a été un moment partagé de plaisir et de souffrance. C’est dingue comme le sport peut mélanger 2 émotions si différentes. Dans la vie courante, je ne connais pas de situation où on a mal mais où on est content de soi.

Nous avons eu une météo splendide : grand ciel bleu et température douce. Très peu de vent au sommet, c’était agréable. La température en haut étant correcte on a pu rester un moment pour faire des photos et profiter de la vue.

On est descendu sur Malaucène. Si la montée au sud était douce car ensoleillée, la descente côté nord et ombre a été glaciale. On a été content de perdre en altitude pour retrouver de la chaleur.

J’ai donc réussi ma 9ème ascension du Ventoux. 3 ans après la 8ème. Il est certain que je n’attendrai pas 3 années supplémentaires pour y retourner. La 10ème ne peut pas se faire autant attendre. Et puisque je suis en mode « vélo 100% plaisir » et « envie de montagne » en ce moment, j’ai de nouveau très envie de devenir un cinglé du ventoux. Bon, ce ne sera clairement pas pour cette année, les journées n’étant plus assez longues et mon niveau n’étant pas suffisant. Ce sera certainement pour l’année prochaine.


Consultez notre sortie sur Strava.

mardi 12 octobre 2021

Ascension de l'Alpe d'Huez

Vendredi, j’ai grimpé l’Alpe d’Huez. Je n’étais pas revenu sur cette ascension depuis 2013 et la 18ème étape du Tour.

J’ai toujours effectué cette ascension au mois de juillet, dans la chaleur (voir la fournaise), avec une végétation d’été, beaucoup de circulation automobile et des cyclistes par centaines. Un 8 octobre, nous étions peu de cyclistes et le paysage était bien différent : la neige recouvrait les sommets et les arbres portaient leurs couleurs d’automne. Je n’ai jamais trouvé de charme à cette ascension. Trop bruyante, trop fréquentée, trop chaude …

Ce vendredi, j’ai beaucoup apprécié cette montée ! Est-ce grâce à mes 8 années d’absence à cet endroit ? Est-ce lié aux couleurs d’automne et au calme d’octobre ? Est-ce lié au fait que j’y sois allé sans aucune pression, juste pour le plaisir ? Est-ce lié au peu de kilomètres que j’effectue à vélo en ce moment, qui me font profiter encore plus fort des kilomètres que je peux faire ? C’est probablement la combinaison d’un peu tout ça.

J'ai posé mon fils à l'école, ma fille chez sa nounou et me suis rendu à Bourg d'Oisans. Jusqu'à Grenoble, le ciel était très nuageux et il y avait parfois des bancs de brouillard. Je me suis dit que j'allais avoir une météo pourrie. Après Grenoble, le ciel s'est dégagé. La remontée de la vallée de la Romanche était très fraiche, 6° à peine, et sombre. Clairement, je n'aimerai pas y habiter.


Après un court échauffement dans Bourg d'Oisans pour rejoindre le pied de l'ascension, j'ai attaqué les choses sérieuses. Quand la pente s'est redressée, je ne me suis pas trop posé de questions et j'ai pédalé à mon rythme en prenant des photos.

La route était peu fréquentée, j'étais loin de la ferveur estivale. En un peu plus d'une heure d'ascension, j'ai doublé 4 ou 5 cyclistes, j'en ai croisé autant qui descendaient et n'ai pas été doublé. 10 cyclistes aperçus en une heure alors qu'au mois de juillet il faut moins de 20 secondes pour obtenir ce chiffre. Niveau circulation, il n'y avait pas de vacanciers donc la route était nettement plus calme qu'en plein coeur de l'été. J'avais la montagne presque pour moi. C'était génial.

J'ai fait beaucoup de photos et j'ai pris beaucoup de notes mentales, pour mon site cols-cyclisme.com. Ca m'a permis de mettre à jour le profil de l'ascension, afin de coller au mieux à la réalité. J'ai aussi beaucoup profité du paysage.

Comme je ne suis pas très entraîné ces derniers temps, mais que la forme revient petit à petit, j'ai pu me faire plaisir physiquement ... j'ai souffert mais je n'ai pas totalement subi. Avec mon braquet de 39 x 28, je m'attendais à peiner beaucoup plus dans les pentes les plus raides. Mais finalement, contrairement au Mont Ventoux depuis Bédoin qui est raide longtemps sans replat, ici la partie à plus de 10% ne dure que 2,5 kilomètres et les virages permettent de se refaire une santé. Mon poids autour de 58,5kg en ce moment a également dû m'aider à bien passer ces pentes au dessus des 10%.

J'ai atteint la ligne d'arrivée environ 1h10 après avoir traversé le rond-point à la sortie de Bourg d'Oisans. C'était exactement le temps que j'avais prévu. La portion chronométrée "officielle" débutant 700 mètres après le rond-point, je dois avoir un temps "officiel" autour de 1h06.

En haut, j'ai profité de la vue avant de redescendre. Le temps de manger une barre de céréales, de mettre mon coupe-vent, de faire des photos ... puis je me suis lancé dans la descente.

En descendant, je suis tombé sur un point d'eau potable qui n'était pas encore référencé sur le site eau-cyclisme.com. J'ai évidemment fait une photo et ai ajouté la fontaine d'huez sur le site le soir même.


J'ai filmé mon ascension et réalisé un montage décrivant l'ascension :

Le temps de retourner à la voiture, de me changer, de rentrer chez moi, de prendre ma douche, de ranger mes affaire, je suis allé récupérer mon fils à l'école. Pour lui, rien n'a changé et la journée a été normale. Moi, j'étais heureux d'avoir grimpé l'Alpe d'Huez dans des conditions météo splendides.

lundi 13 septembre 2021

Retour dans les Monts d'Or

Comme beaucoup, j'ai repris le vélo par des sorties plates. Pour retrouver des habitudes de pédalage sans forcer, pour que le coeur et les muscles se remettent en route progressivement.


Le plat c'est bien, mais ce n'est pas ce qui me fait vibrer. Et ce n'est pas ce qui fait vibrer le coeur de la majorité des cyclistes. En dehors de l'étape des Champs Elysées, les étapes les plus prestigieuses et les plus suivies par les spectateurs sont les étapes de montagne.

J'ai donc repris les sorties dans les Monts d'Or. Pour recommencer à grimper. J'irai plus tard dans le Beaujolais ou les Monts du Lyonnais, quand mon emploi du temps me le permettra. Ces Monts d'Or, je les connais par coeur mais chaque sortie est comme une découverte. Ces derniers mois je ne les empruntais plus à vélo, mais je les franchis plusieurs fois par semaine en voiture pour aller travailler. J'ai envié des dizaines de cyclistes quand il faisait beau. J'ai eu pitié de quelques autres en les voyant à la recherche d'un abri quand il pleuvait des cordes. Je suis content de retourner les arpenter à vélo pour le plaisir. Ca me fait un bien fou, ça me ramène à ce que j'aime : grimper.

Le week-end dernier, je me suis testé sur la montée de référence du coin : la course de côte entre Limonest et le Mont Verdun. Je me suis battu comme un lion pour me tester et me donner un premier point de repère sur mon niveau. J'ai mis 9 minutes à grimper. Autant pour récupérer une fois l'effort terminé. L'effort a été violent, mais j'étais content de retrouver ce sentiment d'avoir tout donné. Je me serai bien passé de la douleur, de l'envie de vomir, de l'acide lactique qui brûle les jambes et force à se rasseoir sur la selle alors qu'on aimerait poursuivre encore un peu en danseuse. Mais je suis content d'avoir une première référence, et content de voir que je sais toujours aller au bout de moi-même.


Ce week-end, je me suis offert une sortie avec 1000 mètres de dénivelé. C'était ma deuxième de l'année, puisque je m'en étais déjà offerte une en mai un jour de beau temps où j'avais voulu me changer les idées. Pour les atteindre ce week-end, je voulais prendre un parcours classique que je connais bien, mais la course automobile du Mont Verdun m'a forcé à revoir mes plans. J'ai changé d'itinéraire et ai fait au fil de mes envies, ce qui m'a amené dans le vallon de Rochecardon.

Ce vallon constitue une partie de mon itinéraire pour aller travailler, une petite route étroite, en pleine végétation, qui débouche d'un coup dans une grosse zone industrielle. Bon, puisque je n'allais pas travailler je n'ai pas fini dans la zone industrielle donc j'ai pris les différentes routes du vallon. Le chemin du bois (au lieu du chemin du petit bois, que je prenais régulièrement autrefois), le chemin vert et celui de Saint-André. Le calme qui y règne est impressionnant.


Le passage dans la ville de Limonest n'a pas été une partie de plaisir. L'odeur sortant des véhicules participant à la course automobile n'était franchement pas agréable. Les Monts d'Or sont présentés comme un poumon de Lyon, une réserve de biodiversité ... ce week-end, les animaux ont du souffrir entre le bruit et l'odeur. Mais d'un autre côté, est-ce que les marmottes du Galibier ne seraient pas plus tranquilles sans le passage de centaines de cyclistes chaque jour tout l'été ? Et je ne parle pas du passage des 7000 cyclistes de la Marmotte, la faune doit elle aussi souffrir ce jour la ! Qui peut affirmer que le passage des coureurs de l'UTMB n'a aucun impact sur la nature ?


Il va me falloir encore un peu de temps avant d'y arriver, mais je compte bien refaire un Conquistad'Or. 5000m de dénivelé dans mon petit massif que j'aime tant. 5 fois plus que ce week-end. Il va me falloir beaucoup d'autres entraînements, mais je sais que mon niveau d'antan va revenir et que je vais pouvoir le faire à nouveau. En préparation du Tour du Mont Blanc, ça me ferait une excellente sortie d'entraînement.

dimanche 22 août 2021

Nouveau départ

Me voici de retour ! 

Depuis plus d'un an, mes vélos ont pris de la poussière. Les pneus et les chaines se sont peu usés. Bon, les chaines se sont quand même encrassées avec la poussière, et la batterie du dérailleur Di2 s'est partiellement vidée de son énergie.


Début 2020, je préparais le Tour du Mont Blanc et jusqu'au 1er confinement tout se déroulait à merveille. 3000 kilomètres sur les 3 premiers mois de l'année, un niveau physique jamais atteint aussi tôt dans l'année et ce sans mettre d'intensité à l'entraînement ... le baromètre était au beau fixe. Comme la météo d'ailleurs.


Kilométrage mensuel en 2020

Puis le premier confinement est arrivé, avec son interdiction de rouler. 1 kilomètre et 1h autour de chez soi, ce n'est pas ce qui me plait dans le vélo. Mon activité professionnelle, comme pour beaucoup de personnes de mon secteur d'activité (l'informatique), a connu une vague immense.

La mise en place du télétravail, ce n'est pas juste fournir un ordinateur et un téléphone a des personnes. C'est aussi leur fournir des outils pour collaborer à distance, les assister dans l'utilisation, s'assurer que l'outil réponde bien aux besoins, éventuellement le faire évoluer ... puis gérer le retour au bureau du personnel, avec des versions de fichier différentes, des personnes restant en télétravail (plus ou moins) partiel donc des procédures et des outils à adapter. J'ai été submergé et n'ai pas eu le temps de m'entraîner.



Quelques jours après la naissance de ma fille

Le Tour du Mont Blanc a été annulé en 2020. Ca m'a arrangé, j'étais encore sous l'eau au niveau professionnel et je n'avais pas le temps de me préparer correctement. Mon deuxième enfant, une fille, est né pendant le deuxième confinement. J'ai été bien occupé en novembre et décembre.



Kilométrage mensuel en 2021

Ce début d'année 2021 a également été consacré à de très gros projets professionnels. J'ai travaillé dessus jours, nuits et week-end. J'ai peu dormi. L'édition 2021 du Tour du Mont Blanc a été annulée elle-aussi, ce qui m'a à nouveau arrangé. Avec 853 kilomètres au départ, je ne m'y serais même pas rendu.


Mon premier enfant, déjà passionné par les vélos ... et tout ce qui roule.

Avec 2 enfants en moins de 2 ans, les journées ont été bien occupées. Doubler le nombre d'enfants sans doubler le nombre de parents implique que les parents se retrouvent avec moins de temps pour d'autres activités. J'ai fait le choix de m'occuper d'eux au détriment de ma passion, mais je ne le regrette pas. Voir ses enfants grandir au quotidien est une source d'émerveillement. Le regard de mon fils quand je change les piles de l'un de ses jouets me donne l'impression d'être un super-héros venant de sauver le monde d'une pandémie mondiale. Ce même sentiment revient grâce au sourire de ma fille lorsque je lui donne une simple compote. Je ne suis pas certain que ce regard restera dans leurs yeux très longtemps donc j'en profite autant que je peux pour le moment.

En cette fin d'été, mes enfants grandissent et deviennent de plus en plus autonomes. Mes gros projets professionnels se terminent. Je commence à retrouver une vie plus proche de la normalité, je peux reprendre le vélo, il est temps de reprendre une activité physique.


Ces dernières années, j'effectuais 12000 kilomètres par an avec une régularité tout au long de l'année : environ 1000 kilomètres par mois, en hiver comme en été. Mon poids était très stable, entre 62 et 62,5 kg. Pendant la grossesse, j'ai pris 4 kg. Environ 6% de mon poids. Mais avec une activité physique en forte baisse, la prise de poids s'est accompagnée d'une diminution importante de ma masse musculaire. Après l'accouchement, je me suis repris en main et j'ai perdu 8 kilos. Les 4 kilos en trop issus de la grossesse et 4 kilos supplémentaires issus de la fonte de ma musculature.

Au niveau des cuisses, le changement est impressionnant. Mes cuisses flottent dans les cuissards que j'utilisais habituellement, et des cuissards que je ne mettais pas car ils me serraient trop au point de me couper la circulation sanguine me vont désormais parfaitement.


Au niveau cardiaque, mes sorties de ce mois d'août m'ont rapidement montré que mon corps n'était plus celui d'avant. Le coeur monte très vite au moindre effort et redescends tout doucement. Les ponts de TGV ou d'autoroute que je passais sur la lancée, en conservant le grand plateau, nécessitent désormais que je m'emploie pour les franchir ... et pas question de passer le gros plateau directement une fois le pont franchi, j'ai besoin de récupérer. Psychologiquement, bien que ce ne soit pas facile, je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter de repartir au bas de l'échelle.


Un dicton dit "on ne peut pas être et avoir été". Beaucoup l'utilisent dans le sens de la descente, pour dire qu'ils étaient forts et qu'ils sont désormais plus faibles. Oui, je ne suis pas apte actuellement à faire un nouveau Bordeaux-Paris. Non, je ne peux pas m'élancer aujourd'hui pour un nouveau Tour de France. Mais au cours des 15 années précédentes, j'ai connu des hauts et des bas. De très belles journées et des mois de galère. Une Haute-Route et des blessures. Ce dicton, pris dans le sens de la montée et en direction du futur, indique que je si je suis faible maintenant je peux être plus fort demain. "On ne peut pas être (faible) et avoir été (faible)". Je serai plus fort demain.



Pour le moment, je reprends sans plan précis. Je veux juste reprendre un rythme, des habitudes, du plaisir et ne pas me blesser. Bien sûr, j'ai toujours envie de devenir "cinglé du ventoux", bien sûr le mois de septembre propose généralement une météo agréable la-bas, mais ce serait aller droit vers un échec et une blessure que de vouloir m'y lancer. Ca peut sembler bête au vu de tout ce que j'ai effectué, mais mon objectif actuel est de faire une sortie de 100 kilomètres, en y prenant du plaisir.


Cette longue période sans activité régulière m'a permis de reprendre en ré-écoutant mes sensations. Mon compteur ne m'affiche plus que 4 données : l'heure, la distance parcourue, le temps écoulé et mon rythme cardiaque. Mon coeur montant haut très vite, je tiens à vérifier que le rythme soit normal par rapport aux efforts que je lui demande. Mon capteur de puissance SRM étant arrivé à bout de batterie, je viens de m'équiper des pédales Assioma Duo afin d'avoir des données pour mesurer ma progression ... données que mon compteur enregistre mais que je ne consulte pas en cours de sortie.


Entre ma variation de poids (-6% !), le changement de capteur (Assioma VS SRM) et surtout l'absence d'entraînement régulier, regarder les valeurs en direct pour essayer de savoir où j'en suis en plein effort est impossible. Sur ma sortie de ce matin, j'ai tenu 3 minutes à 200w alors que sur ma dernière grosse sortie avant le premier confinement en mars 2020 j'ai tenu 4 heures à 201w (NP). L'écart est brutal. Il est intéressant après la sortie, mais en cours de sortie les données ne sont pas comparables et ne sont pas exploitables pour calibrer des entraînements. Il faudrait faire un test d'effort dans les Monts d'Or pour mesurer de nouvelles valeurs qui serviraient de référence. Mais je n'ai aucune envie, pour le moment, de repartir sur des entraînements calibrés et millimétrés.

Je choisis de recommencer à rouler pour ce qui me semble le plus important sur un vélo : le plaisir. J'enregistre les données car je sais qu'elles me seront utiles dans le futur, mais je ne les utilise pas. Pas encore. Je roule au rythme qui me plait, doucement quand j'ai envie, et je donne tout dans une bosse si j'en ai envie. Bon, en vrai, quand j'ai envie de passer une bosse à fond je me rassois très vite sur ma selle et je regarde mes chaussures comme si j'étais dans le dernier kilomètre du Galibier.


Cette "pause" avec peu de vélo m'a également redonné l'envie d'écrire et de partager ce que je vis. Mon blog, très alimenté autrefois, ne l'était plus beaucoup ces dernières années. J'aimais bien écrire et j'y ai repris goût. Je me suis rendu compte que ça me manquait.


Promis, cette fois je ne vous laisse pas 14 mois sans nouvelles !

samedi 9 mai 2020

Annulation du Tour du Mont Blanc 2020

Ca aurait dû être mon objectif majeur de l'année 2020 : le Tour du Mont Blanc 2020 est annulé !


Je ne vous cache pas que cette décision m'arrange. Avec seulement 19h35 de selle en 12 séances de Home-Trainer pendant les 2 mois confinement, ma forme a du en prendre un coup. Mon poids, lui, n'a augmenté que d'un kilo pendant cette période ... sachant que j'étais à mon poids de forme avant le début du confinement, ça ne va pas être trop compliqué de revenir à mon poids de forme. En revanche, pour revenir à ma forme physique, ça risque de prendre plus de temps ...

Avant de penser à l'édition 2021 de l'épreuve, pour laquelle j'ai déjà hâte de me préparer, je vais réfléchir à des sorties plaisir en montagne. L'Iseran est l'un des derniers grands cols français qui manque à mon tableau de chasse : sur les 10 plus hauts cols routiers français, j'en ai déjà grimpé 8. Il ne me manque que le col de l'Iseran et le col Agnel. C'est une piste de réflexion, sachant que la règle des 100 kilomètres autour de son domicile devra être supprimée d'ici la si je veux m'y rendre. Ca devrait me laisser le temps de me préparer physiquement ...


Je pourrais également reporter mes ambitions sportives sur le Ventoux : depuis plusieurs années j'envisage de tenter le défi des Cinglés du Ventoux (grimper les 3 côtés du Ventoux au cours de la même journée). J'ai toujours envisagé ce défi en mai ou en septembre pour avoir une température moins chaude qu'en juillet / août. Si je voulais m'y attaquer fin septembre, ça me laisserait 4 mois pour me préparer ...

Rien n'est défini pour le moment, la situation sanitaire ayant de nombreuses inconnues il est encore trop tôt pour se projeter.

samedi 28 mars 2020

Adaptation des entrainements

Vous l'avez probablement remarqué : le covid-19 (ou tout autre nom que vous préférez utiliser) perturbe la pratique du cyclisme depuis deux semaines. Je ne vais pas vous dire de ne pas aller tourner en rond autour de chez vous, ni que vous pouvez aller le faire. Que chacun fasse en son âme et conscience.

Mon objectif majeur de l'année, c'est le Tour du Mont Blanc. J'ai fait un hiver sérieux, j'ai une base intéressante, je comptais sur les mois de mars / avril / mai pour passer à l'étape supérieure et enchaîner les heures de selle ainsi que le dénivelé. Ca va être compliqué de tenir mon programme avec le confinement, j'essaie donc simplement de garder la forme. Je cherche à trouver le meilleur compromis entre ma détestation du home-trainer et mon envie de rester en forme pour pouvoir reprendre le plus vite possible lorsque la situation permettra de rouler à nouveau loin de chez soi.


J'ai des doutes sur la tenue de l'épreuve cet été. Mi juillet c'est certes dans 3 mois et demi, ça semble loin, mais du point de vue administratif c'est demain. L'épreuve traverse 3 pays et 2 départements français. Les préfectures de Savoie et Haute-Savoie donneront-elles leur accord pour la tenue de l'événement ? Les autorités italiennes et suisses seront-elles d'accord elles-aussi ? Et la FFC ? Sachant que les administrations ne traitent pas en ce moment les demandes, que quand elles ré-ouvriront elles auront surement d'autres choses à gérer en priorité, j'ai un gros doute sur la tenue de l'épreuve.

Puisque je déteste le home-trainer, je préfère néanmoins rester fixé sur cet objectif en me disant qu'il aura lieu. Si je me dis que le Tour du Mont Blanc n'aura pas lieu, il y a fort à parier que je ne toucherai pas mon vélo avant la fin du confinement ... s'il a lieu au moins j'aurais conservé une partie de mes espoirs de réussite. Si c'est annulé, je trouverais une autre belle chose à faire au cours de l'été.

Cette question de la tenue ou non d'une épreuve sportive est en même temps bien futile en ce moment. La priorité c'est de rester en bonne santé. De belles épreuves il y en aura l'année prochaine et l'année d'après et les suivantes.

dimanche 1 mars 2020

Objectif 2020 : le Tour du Mont Blanc

En 2019, j'ai eu une année creuse sur le plan sportif. L'arrivée d'un enfant en décembre 2018 ne m'a pas incité à me lancer dans un projet sportif, ne sachant pas comment j'allais pouvoir organiser mes journées ni de combien de temps je disposerai pour m'entraîner.

Sans objectif pour me motiver et m'inciter à rouler lorsque les conditions météo étaient difficiles, avec une série de blessures et maladies qui se sont enchaînées à chaque fois que je revenais en forme, je n'ai parcouru que 8 000 kilomètres au lieu de mes 12 000 kilomètres habituels.

Au cours de l'année 2019, j'ai pris mes marques au niveau de la paternité et j'ai trouvé un équilibre entre la vie familiale, mon travail et mes activités sportives. A présent je maitrise mieux mon planning, même si des aléas viennent parfois perturber mes plans.


J'ai décidé de me fixer pour objectif de réussir le Tour du Mont Blanc 2020, une épreuve de 338 kilomètres pour 8500 mètres de dénivelé. Si la distance ne me fait pas peur, le dénivelé et les barrières horaires me mettent en revanche sous pression. Sur le plat, quand on est cuit, on peut toujours avancer ... certes à vitesse très modeste, mais on avance quand même. Au lieu de rouler à 30km/h on roule à 15 ou 18km/h, l'arrivée se rapproche plus doucement mais elle se rapproche quand même. En revanche, que ce soit dans le Grand Saint-Bernard ou le Cormet de Roselend, ou même la remontée vers Les Saisies à la fin du parcours, quand on est cuit on reste totalement sur place.

A cause des barrières horaires, je ne vais pas pouvoir partir doucement et garder mes forces pour les dernières ascensions ... il me faudra trouver le parfait dosage entre ne pas partir trop vite pour ne pas utiliser trop de forces au départ, et ne pas partir trop lentement pour ne pas me faire éliminer en cours d'épreuve.

Depuis janvier, je m'entraîne donc dans l'optique de cette échéance estivale. Il me faudra être au top de ma forme si je veux atteindre mon objectif. Il me faudra également être bien préparé du point de vue de la logistique, afin de m'éviter tout stress mental qui bouffe de l'énergie et parasite la concentration. Un bidon qui tombe ou se perce, une cale qui a du jeu, ... l'organisation permet d'avoir deux sacs en deux endroits distincts du parcours : à moi d'y placer des éléments utiles en cas de problème (une paire de cales, un pneu, des chambres à air, quelques outils de base, des lampes de rechange, ...) afin qu'en cas de problème je n'ai qu'à pédaler pour rejoindre le point où je trouverai ce qu'il me faut pour retrouver un matériel pleinement opérationnel.

A 4 mois et demi de l'épreuve, la préparation s'intensifie. Je vais devoir multiplier les sorties longues et difficiles afin d'élever mon niveau et de retrouver les jambes de mes plus belles années.