jeudi 29 mai 2008

envie de pedaler ?

Quand on fait un sport aussi exigeant et dur que le vélo, l'envie est un des paramètres importants ! Quand on a pas envie de s'entraîner ni de courir, qu'on ne sait plus trop pourquoi on est sur son vélo les soirées en semaine et les week-ends, qu'on se dit qu'on serait mieux tranquillement assis dans un fauteuil à lire un livre ou regarder la TV ... c'est pas bon signe !

Ces derniers temps j'en avais raz-le-bol du vélo : quitter le boulot à 18h30, rentrer chez moi rapidement, manger 2 tranches de pain et une barre de chocolat tout en me changeant à toute vitesse, sauter sur le vélo et rouler 1h, me changer de nouveau, manger (car à 20h30 j'ai une sacré faim moi), prendre une douche, m'étirer ... et commencer ma soirée à 23h trois fois par semaines me pesait vraiment ! Le week-end : entraînements "collectifs" à ... 2 avec Julien ! Tiens, en semaine on a déjà roulé tous les deux ... ça change, non ? Le dimanche il faut faire son sac, manger 3h avant l'heure de départ de la course, aller sur la course, se changer, s'échauffer, courir, se faire larguer par le peloton, terminer seul la course, se faire engueuler "mais tu t'es pas fait assez mal, tu met de trop gros braquets, t'as mal pris tes virages, tu t'es mal placé ...", se changer de nouveau, rentrer à la maison, prendre une douche, s'étirer ...

Depuis le dimanche 18 mai et la cyclosportive "les 3 cols" je n'ai pas fait le moindre entraînement. Au début, je me sentais bien : c'était cool de ne pas se presser et de profiter sereinement de ses soirées. Le week-end dernier je suis allé regarder le Grand Prix de Lyon Ménival mais n'ai pas roulé ! Ca faisait 1an et demi que je n'avais pas passé un week-end sans faire le moindre kilomètre de vélo ! C'était sympa d'y être en tant que simple spectateur et j'étais vraiment content de ne pas être sur mon vélo au milieu de la galère. Le dimanche soir un brin de nostalgie m'a envahi : je n'avais pas l'impression d'avoir eu un week-end ! Je n'avais pas avalé mes kilomètres de goudron ... le week-end ne pouvait pas être terminé !

Tout au long de la semaine l'envie est revenue : j'ai une grosse envie d'enfiler un cuissard et un maillot, de mettre mon casque mes gants et mes lunettes, de passer le gros plateau et d'appuyer à fond sur les pédales ! J'ai de nouveau envie de m'entraîner sérieusement et de me faire mal ... et si je revenais plus fort qu'avant ?

mardi 27 mai 2008

Livre : On a roulé sur la terre

Pour Noël mes grands parents m'ont offert un livre sur le cyclisme. Ils ont eu le bon goût de non pas m'offrir la biographie d'un coureur où ce dernier nous expose sa vie et se fait mousser sur "comment j'ai gagné telle course", mais ils ont choisi de m'offrir le carnet de voyage de deux jeunes étudiants qui ont fait le tour du monde en vélo !

"On a roulé sur la terre" est le récit de deux jeunes de 21 et 23 ans qui ont fait le tour du monde sur leur vélo en 365 jours et avec seulement 6000 francs chacun ! Ils dormaient sous leur tente ou chez des habitants lorsque ceux-ci les prenaient en sympathie ... mangeaient ce qu'ils trouvaient ou ce qu'on leur offrait, et ont ainsi pu traverser tous les continents ! Leur traversée leur a fait faire un peu plus de 25 000 km en 365 jours … et ce sur des routes souvent en piteux état (les routes goudronnées ne sont pas fréquentes en Afrique ni en Asie !).

Ce que j'apprécie dans ce livre c'est qu'il ne s'agit pas d'un récit sportif du genre "nous on est les plus forts car on roulait avec des kilos de bagages et on a même pas eu mal", mais c'est un récit d'aventures où les deux cyclistes nous font découvrir ce qu'eux-mêmes ont découverts : la beauté des paysages et des monuments visités, les coutumes des pays, les différences entre la culture d'un pays et la notre, ...

Le livre est très bien écrit : il n'y a jamais de passage long où on se demande si on ne va pas sauter quelques pages afin de retrouver de l'animation. Je le recommande à tous ceux qui aiment les voyages et le vélo, et remercie mes grands parents pour cet excellent choix ...

Vous pouvez consulter ici toutes mes critiques de livres et BD liées au cyclisme.

dimanche 25 mai 2008

Photos du prix de Lyon Menival

J'ai mis en ligne les photos du Grand Prix de Lyon Ménival.

Les photos de la course féminine sont plus nombreuses car la luminosité était bonne ... en revanche la luminosité lors de la course masculine (qui s'est terminée après 22h dans le noir !!!!) n'était pas bonne du tout, ce qui fait que les photos sont floues et très sombres !

J'ai également publié 2 vidéos :
- l'arrivée en solitaire d'Edwige PITEL

- l'arrivée du groupe des poursuivantes italiennes, puis de la tenante du titre en solitaire, puis le sprint du peloton

samedi 24 mai 2008

Grand Prix de Lyon Menival

En ce début de soirée s'est tenue la 2ème manche du Grand prix de Lyon, courue dans les rues de Lyon 5ème (plus précisément dans les quartiers "ménival" et "point du jour").

A 19h30 s'est élancé la course féminine qui a été remportée par la championne de France : Edwige PITEL après une longue fugue solitaire. Derrière elle, une équipe italienne (venue de Turin) comportant une biélorusse, une lituanienne et une brésilienne à complètement maîtrisée la course en prenant les places 2, 3 et 4 !

A 20h45 le départ de la course homme, classée en 2ème catégorie (ex catégorie "nationale"), a été donnée. Un coureur venant de St-Etienne a été époustouflant en attaquant dès la début de course pour créer une échappée de 13 coureurs, puis en attaquant de nouveau en solitaire avant d'attendre un coureur parti en contre dans son dos. A Chaque fois qu'il passait devant moi dans la bosse, il semblait vraiment facile ! Il remporte le sprint contre son compagnon de fugue.

Derrière, la course s'est décantée et de nombreux groupes se sont formés. Il y avait donc deux hommes en tête, suivi par un groupe de 11 coureurs, lui même suivi par un groupe de 6 coureurs, poursuivi par un groupe de 8 coureurs, puis le peloton duquel Julien s'est extrait à 4 ou 5 tours de l'arrivée ! Comme au Prix de Chalamont, Julien résiste au retour du peloton pour prendre une 23ème place.

La course s'est terminée de nuit, on ne voyait plus grand chose ! C'est idiot de faire des courses qui se terminent à 22h !

Mise à jour : vous pouvez consulter les photos du Grand Prix de Lyon Ménival

vendredi 23 mai 2008

Le col de l' Iseran

Le col de l'Iseran est le plus haut col routier d'Europe : il culmine à 2764m ! En revanche, il ne s'agit pas de la plus haute route goudronnée, qui se situe à la cime de la Bonette.

Le col de l'Iseran est moins souvent emprunté par le Tour de France que les cols environnants (le Galibier et la Croix de Fer) mais est tout de même régulièrement franchi par la course.

Le col est accessible par deux côtés :
- Bonneval sur Arc, plus courte mais plus pentue, 13.4km pour 977m de dénivelé
- Bourg Saint Maurice, 48km pour 1955m de dénivelé

Je n'ai jamais franchi ce col, mais j'envisage sérieusement de le faire dans les années à venir ! Il m'attire tout comme la cime de la Bonette m'a attirée : comme les aigles je veux monter le plus haut possible vers le ciel !

jeudi 22 mai 2008

Le col d' Aubisque

Tout comme le col du Tourmalet, le col d'Aubisque a été un des premiers grands cols à être franchi par le Tour de France ! En effet, c'était le quatrième col de la première étape de montagne de l'histoire du Tour de France, en 1910.

Le col est situé à 1709m d'altitude, et est accessible par deux versants :
- Argeles Gazost, passe par le col du Soulor et le cirque du Litor, 30km pour 1247m de dénivelé
- Laruns, la face la plus dure, 16.6km pour 1190m de dénivelé

Le col d'Aubisque est régulièrement associé au col du Tourmalet et au col d'Aspin dans l'esprit des cyclistes : ces cols sont assez proches géographiquement et étaient autrefois systématiquement enchaînés par le Tour de France. Désormais, il est rare que ces 3 cols soient franchis au cours de la même étape ... mais les 3 noms sont restés liés !

J'ai personnellement grimpé le col d'Aubisque en 2005 lors de mon séjour à Oloron Ste Marie. Je l'avais grimpé depuis Arthez d'Asson, et je me souviens que la grimpée jusqu'au col du Soulor était dure (en partie car j'avais des douleurs dans les genoux !) ... et qu'après avoir franchi le cirque du Litor l'arrivée au col d'Aubique avait été assez rapide et peu dure.

mardi 20 mai 2008

Le col de la Croix de Fer

Col de la Croix de Fer
Parmi les cols les plus emprunté par le Tour de France il y a le col de la Croix de Fer, situé dans le massif de l'Oisans à 2068m d'altitude. Sa proximité avec les cols du Galibier, du Glandon, du Lautaret, de la Madeleine ou de l'Alpe d'Huez font qu'il est toujours placé dans les grandes étapes alpestres : il n'est jamais placé seul au milieu du parcours, il est toujours précédé et suivi par une de ces montées mythiques !



Sa difficulté est réputée, beaucoup de coureurs professionnels comme de cyclotouristes redoutent les pentes terribles : les 7 derniers kilomètres sont à plus de 8% lorsqu'on vient depuis St Jean de Maurienne, tandis que certains passages sont à près de 13% lorsqu'on vient de Rochetaillée.

Le col de la Croix de Fer est accessible par deux versants :
- St Jean de Maurienne, 30km pour 1522m de dénivelé
- Rochetaillée, 27.5km pour 1292m de dénivelé

J'ai personnellement grimpé ce col en 2005 lors du BRA, après avoir grimpé le col du Lautaret puis le col du Galibier ! J'avais été obligé de m'arrêter plusieurs fois au cours de la montée à cause de la fatigue et d'une très forte chaleur !