samedi 15 août 2009

Décontraction 2

Nouvelle sortie de décontraction : je dois de nouveau rouler 1h en tournant les jambes à 80tr/min. La météo est toujours aussi favorable depuis mon arrivée (petit vent et grand soleil), donc je décide de prendre mon appareil photo pour faire quelques clichés : j'ai repéré plusieurs lieux très fleuris, qui iront très bien dans ma photothèque ...

Curieusement, il n'y avait pas beaucoup de circulation, ce qui était fort agréable. Tant mieux, je ne vais pas m'en plaindre.

vendredi 14 août 2009

Sur les traces du tour

Le but de la sortie du jour était d'effectuer une partie de l'étape du Tour de France, celle reliant Bourg Saint Maurice au Grand Bornand. La partie que j'ai effectué allait de Sallanches jusqu'à Le Reposoir, en passant par la côte d'Arrâches et le "fameux" col de Romme, dont tous les observateurs disaient qu'il était terrible. C'est ce que j'ai voulu vérifier par moi-même ...

La descente permettant de rejoindre Sallanches est effectuée face au vent : elle n'est pas marrante car le vent souffle beaucoup ce qui me ralentit fortement et fais monter mon cardio plus haut que ce que j'avais prévu. J'arrive enfin sur la route du Tour. Entre Sallanches et Balme, le pied de la côte d'Arrâches, il s'agit de longues lignes droites en faux plat, vent dans la figure. Dans la côte d'Arrâches, je me sens bien alors je décide de tirer un peu gros dans la partie raide du début, chose que je paie sur le haut lorsque la pente s'adoucit un peu afin de relancer l'allure ... chose que je suis incapable de faire car je me suis asphyxié ! Il règne une grosse chaleur au début de la montée, car la route grimpe dans la falaise exposée au soleil.

Je continue l'itinéraire du Tour de France par une route en balcons, offrant de très jolis points de vue sur les montagnes environnantes, afin de rejoindre le col de Chatillon que l'on franchit à la descente, puis Cluses à l'issue d'une descente très rectiligne et très facile ... mais très fréquentée par les automobiles. Je traverse cette ville afin de me rendre au pied du col qui m'intéresse réellement : le col de Romme.

La route menant au col tourne sur la gauche, effectue 500m à plat dans une zone industrielle avant de se redresser de manière très brutale : un mur à 12% annonce directement la couleur ... avant que le pente ne se calme très légèrement pour retomber aux alentours de 10%. La montée est ombragée ce qui fait que je ne ressens pas trop la chaleur. La route reste très pentue jusqu'à Nancy sur Cluses, bien que plusieurs paliers de moindre pente soient disposés afin de récupérer légèrement. A Nancy sur Cluses, la traversée du village est en pente douce mais réattaque fort dès la sortie du village par un nouveau mur à plus de 10%. Après un nouveau kilomètre très pentu, la route s'adoucit légèrement : on grimpe désormais dans des alpages au son des clarines des vaches, la vue est dégagée, c'est très joli. Il y a une belle vue en haut, Romme est un petit hameau magnifique composé exclusivement de chalets en bois.

La descente est piégeuse sur les 5 premiers virages qui se referment de manière inattendue : je me fais surprendre par le premier qui m'oblige à sortir de la bonne trajectoire. Après Le Reposoir, je laisse parler mon feeling dans les enfilades très rapides de courbes : je fais une descente parfaite, ne sortant jamais de la ligne idéale. Un grand moment de plaisir.

Une fois à Cluses, j'entame une longue remontée rapide grâce à l'aide du vent : il était défavorable à la descente, il est donc favorable à la montée, pour mon plus grand bonheur. J'ai de très bonnes sensations, le coeur ne montre que très peu de signes de lassitude malgré ce parcours exigeant. Je fais la guerre avec un VTTiste dans la grimpée de Vaudagne : il reste collé dans ma roue tout le long, malgré le rythme infernal que j'impose ... j'ai encore de bonnes jambes, ce qui me permet d'effectuer un sprint rageur sur la plaque en haut de la bosse, chose qui le laisse complètement sur place.

Je suis content de ma sortie : j'ai bien roulé, j'ai vu de beaux paysages et de fortes pentes. Le col de Romme m'a légèrement déçu : oui il est pentu, mais il est court. Bon, c'est sur qu'en fin d'étape, quand on a déjà grimpé le cormet de Roselend, le col des Saisies, le seuil de Megève et la côte d'Arrâches, il doit être plus fatiguant que lors d'une montée sèche ...
Consultez le parcours

jeudi 13 août 2009

Décontraction

La sortie du jour était destinée à la récupération : j'ai roulé 1h10 sur les routes en faux plat de la vallée de Chamonix. Mon entraîneur m'avait indiqué de tourner les jambes à une cadence de 80 tr/min, chose que je me suis appliqué à faire. Les sensations étaient bonnes, mon pouls ce matin au réveil était normal, ce qui indique que j'ai bien récupéré de ma sortie d'hier.

La météo était favorable à la pratique du cyclisme (température agréable, petit vent) mais était moins agréable pour la vue : quelques nuages blancs encombraient certains sommets ... le paysage était tout de même très joli à regarder.

Consultez le parcours.

mercredi 12 août 2009

Barrage d'Emosson, retour vers le passé

Comme expliqué hier, cette 1ère sortie avait pour but de faire une transition avec l'année dernière, et pour cela il me fallait reprendre l'histoire là où elle s'était terminée : sur les pentes du barrage d'Emosson. La météo était bonne : grand soleil, température légèrement chaude, petit vent. Je me sens très bien, je fais un bon temps sur la montée du col des Montets en grimpant en permanence sur le 39x21, sans forcer !

Je fais une descente propre jusqu'à la frontière Suisse, puis m'attaque au redoutable col de la Gueulaz, plus connu sous le nom de "montée du barrage d'Emosson". Je suis surpris par la facilité que j'ai, même dans les pentes les plus dures : je grimpe tout sur le 30x19, sauf les 2 derniers kilomètres que je grimpe en 30x21 afin de ne pas me flinguer les jambes dès le premier jour ...

En haut, je profite du magnifique paysage qui m'est proposé de contempler : le Mont Blanc est droit devant. Je fais quelques photos, je discute comme l'an dernier avec un Suisse qui me demande (entre autres) combien de temps j'ai mis pour monter et qui est resté bouche bée devant ma réponse : 51 minutes ! L'an dernier, j'avais mis 1h15 ... temps que je trouvais plutôt bon.

J'effectue une descente normale, sans aucune peur particulière. La descente me surprends vraiment par sa technicité : les cartes affichent de très longues lignes droites, mais en réalité il s'agit d'une enfilade incessante de petites courbes très serrées sans aucune visibilité, ce qui rends la descente extrêmement technique et extrêmement piégeuse, il faut véritablement une vigilance de tous les instants ... j'ai compris dès la montée pourquoi j'étais tombé ! Le moindre écart de plus de 5cm par rapport à la ligne parfaite, le moindre centimètre de retard sur un freinage, ... se paie direct et la sentence est obligatoirement lourde vu qu'on est dans des falaises ! Les derniers kilomètres de descente sont plus agréables bien que toujours piégeux ...

Je remonte le col des Montets en travaillant autour du seuil aérobie, puis descends vers Chamonix dans une circulation très dense, qui m'oblige à faire une descente périlleuse au milieu de ce flot continu d'automobiles. Je fais preuve tout le long d'une maîtrise parfaite, d'une précision chirurgicale, d'un sang froid remarquable, d'une anticipation intelligente, ... preuve que je maîtrise à la perfection l'art de la descente !

Je suis content de ma sortie, j'ai eu de très bonnes sensations ... j'espère qu'il en sera ainsi tout le long du séjour !


mardi 11 août 2009

Boucler la boucle

Ce soir c'est enfin les vacances,
Que j'en ai de la chance,
De pouvoir retourner,
Dans la montagne m'amuser,
Emportant avec moi mon fidèle vélo,
Qui me permet de grimper très haut !

Afin de bien recommencer cette année,
Par la sortie "finale" de l'an dernier,
Celle qui m'avait laissée un goût d'inachevé,
Le séjour je m'en vais commencer ...
Dans le simple but de terminer,
Sans la falaise de trop près aller ausculter !

Retourner un an après au barrage d'Emosson,
Va me procurer un grand frisson,
Bien que je n'en garde plus que de simples cicatrices,
Ces marques indélébiles n'ayant rien de factice,
Je n'éprouve nulle appréhension,
A retourner sur ce lieu plein de sensations.

Terminer ce parcours exigeant,
Commencé il y a un an,
Me permettra de "boucler la boucle",
De fermer définitivement cette page de mon histoire,
Probablement les minutes de ma vie les plus noires ...
Vie que je n'aurais plus sans un miracle !

Je pense être suffisamment intelligent,
Pour ne pas répéter une erreur du passé,
Mes trajectoires je vais assurer,
Afin de ne pas aller me casser les dents,
Et qu'à la fin de séjour je puisse repartir,
En ayant pris énormément de plaisir !

lundi 10 août 2009

Décrassage pré-alpin

La sortie du jour était destinée à éliminer les toxines du GP de Romenay et à récupérer avant les 720km prévus à mon programme au cours de mon séjour dans les alpes ...

J'ai bien tourné les jambes, sans me fatiguer : je me sens prêt à affronter les paysages, avec comme d'habitude mon appareil photo dans la poche "au cas-ou il y ait de jolies choses à voir" ...

Consultez le parcours. 

dimanche 9 août 2009

Grand Prix de Romenay : 22ème sans panache

Aujourd'hui se tenait le Grand prix de Romenay : cette course est atypique car elle ne présente aucun moment de récupération, chaque mètre est propice aux attaques ! C'est en permanence en train de monter et de descendre ... et le seul petit morceau de plat, lors de la traversée du village, est une longue courbe serrée, avec une très grosse relance au bout !

Nous sommes à peu près 80 au départ de la course, je suis bien placé sur la ligne de départ et veille tout le long du 1er tour à rester dans les 20 premières positions du peloton sans prendre de vent, chose que je réussis à merveille ! Je me sens bien, je tourne les jambes et ne force à aucun endroit, même dans les 2 petites côtes un peu plus raides. Les attaques se succèdent en tête de peloton, mais aucun groupe ne réussit à sortir : à chaque fois les attaques sont l'oeuvre d'un coureur isolé, de temps en temps ils sortent à 2, mais à chaque fois il y a du monde pour rouler immédiatement. Au vu de la quantité importante de personnes qui roulent derrière les échappés, je comprends rapidement que dans la première moitié de la course personne ne réussira à sortir, donc je rétrograde de plus en plus dans le peloton ... chose que je paie sur les quelques relances du circuit !

Je passe sans aucune encombre le cap de la mi-course, toujours en train de trainer à l'arrière du peloton (il va vraiment falloir que je mette fin à cette vilaine habitude), avant de remonter pointer mon nez à l'avant. Entre temps, ma lecture de la course était juste : personne n'a réussi à prendre plus de 60m d'avance sur un peloton qui trouve en permanence des coureurs pour mener la chasse. Le rythme est soutenu, ce qui ne décourage pas les attaquants solitaires qui continuent à s'époumoner vainement, sans réfléchir ! D'accord c'est beau de vouloir gagner en solitaire, mais vouloir partir seul loin de l'arrivée est utopique ... ce serait plus intelligent de coordonner ses efforts avec d'autres afin de sortir en groupe, mais ça personne ne semble le comprendre !

Je commence à sentir un brin de fatigue générale et pense que la corde va finir par casser, avec un groupe imposant à l'avant, donc je reste bien placé : plusieurs fois des petits trous se forment et scindent le peloton en deux, mais à chaque fois le groupe devant se relève ce qui permet au groupe de derrière de rentrer. Dommage.

Dans le dernier tour, un coureur du BAC sort seul comme à chaque fois et prends une cinquantaine de mètres d'avance : j'entends à côté de moi des mecs jaser du genre "allez-y, laisser le gagner, il est tellement mauvais qu'il ne gagnera jamais sinon" ... j'ai trouvé les commentaires complètement déplacés, surtout qu'une partie venaient d'un de ses propres équipiers ! Sympa l'ambiance chez eux ! Je me fais plusieurs fois enfermer mais réussit à chaque fois à me replacer dans les premières positions afin d'aborder dans de bonnes conditions le sprint final. Devant, un gars a réussi à sortir pour rejoindre le coureur du BAC tandis qu'un de ses équipiers protègent leur escapade ... ils vont ainsi pouvoir se disputer la victoire.

Je suis bien placé au moment de l'emballage final, mais ne suis pas du tout concentré et ne dispute pas le sprint pour la 3ème place. Je me contente de suivre, sans aucune difficulté, les coureurs autour de moi ... comme si il restait encore plusieurs tours à parcourir ! C'est vraiment idiot, car une place dans les 10 était largement à ma portée ! Je suis classé en 22ème position par les commissaires, chose qui me surprends car je suis sur et certain d'avoir terminé le sprint du peloton en 15ème position, donc à la 17ème place finale ! Je ne suis pas allé discuter, car 17ème ou 22ème après une course "sans panache" telle que celle que j'ai menée, ça n'a strictement aucune importance.

Voici les données cardiaques de la course :
tour 1 : 15'18" (38.96 km/h), 159bpm moyen, 184bpm maximal
tour 2 : 14'47" (40.34 km/h), 163bpm moyen, 182bpm maximal
tour 3 : 14'57" (39.87 km/h), 164bpm moyen, 180bpm maximal
tour 4 : 14'58" (39.82 km/h), 164bpm moyen, 181bpm maximal
tour 5 : 14'53" (40.06 km/h), 167bpm moyen, 182bpm maximal
tour 6 : 15'14" (39.14 km/h), 163bpm moyen, 180bpm maximal
tour 7 : 15'30" (38.46 km/h), 173bpm moyen, 190bpm maximal

Consultez le parcours.