vendredi 1 avril 2011

Photos de la course de St Vulbas

Ce week-end j'ai trouvé une série de photos prises sur la course de Saint Vulbas le 20 mars. Si vous voulez consulter l'album complet, il se trouve ici.

course ufolep de st vulbas

course ufolep de st vulbas

course ufolep de st vulbas

course ufolep de st vulbas

course ufolep de st vulbas

Un grand merci à la fois au photographe qui a réalisé les clichés, et au club de Décines pour leur diffusion.

Pour lire mon récit de la course Ufolep 1, c'est ici.

jeudi 31 mars 2011

Reconnaissance du parcours du Paris-Roubaix Challenge (2ème partie)

Cet article raconte la suite (et fin) de ma reconnaissance du parcours du Paris-Roubaix Challenge. Vous pouvez lire le début ici.

Après avoir mangé, nous avons découvert le secteur pavé n°14, qui se passe bien. Il comporte 3 virages à angle droit et est piégeur psychologiquement : 300m avant la fin du secteur on aperçoit du goudron en face de soi ... sauf que le secteur pavé tourne à droite pour quelques centaines de mètres supplémentaires de pavés. On rejoint Orchies en loupant un secteur pavé dont on n'a pas vu l'entrée. A la jonction avec la route de sortie du secteur pavé, on a retrouvé le coureur Australien, à vélo cette fois, et on a décidé de faire la suite du parcours tous les 3.

secteur pavé de sars et rosières

On a galéré dans la traversée d'Orchies pour trouver le fameux secteur pavé du "chemin des prières et du chemin des abattoirs", malgré les explications d'un monsieur connaissant le parcours sur le bout des doigts (il s'est présenté comme étant le responsable de la sécurité de l'épreuve sur l'ensemble des secteurs de la commune). Après avoir fait tout le tour de la ville, on s'est trompé de secteur : celui emprunté était beaucoup moins long que prévu et très facile. Néanmoins la sortie du secteur correspondait à la sortie du secteur prévu donc on s'est directement retrouvé sur la bonne route. Conclusion : sur les 2 secteurs pavés de la ville d'Orchies, on n'en a pas fait un seul (de bon) ... heureusement, samedi prochain ça sera fléché !

secteur pavé de sars et rosières

On a ensuite rejoint sans problème le secteur suivant, celui de Mons-en-Pévèle, le plus long de l'épreuve. Ce secteur est terrible, il comporte une petite montée et est très défoncé par endroits. Il sera très important de choisir sa ligne et de garder le haut du pavé. J'ai vraiment commencé à y ressentir des douleurs au niveau des poignets. Ma chaine a sauté en plein milieu du secteur, j'ai eu du mal à la remettre en roulant car ça sautait beaucoup et qu'elle n'avait pas vraiment envie de remonter ! D'autre part, une longue trainée d'huile laissée par un tracteur a rendu le haut du pavé inexploitable, nous forçant à rouler sur la zone défoncée du chemin ... et là, croyez-moi, on comprends vraiment à quel point il est important de tenir le haut du pavé, qui est en bien meilleur état et bien moins chaotique. Ce secteur va faire mal, très mal !

secteur pavé de mons-en-pevele

J'ai ensuite mené grand train pour rejoindre le secteur pavé suivant. Ces quelques kilomètres de bitume sont les bienvenus. Ce secteur n°9 est court et en bon état, et ce n'est pas plus mal car le corps commence à souffrir alors qu'il reste encore de nombreux secteurs à franchir. Une nouvelle portion de bitume permet de rejoindre le secteur pavé suivant (le n°8) qui est assez défoncé et comporte un double virage à angle droit cassant la vitesse au milieu du secteur. Entre les deux virages on n'a pas le temps de reprendre de la vitesse et on est contraint de subir encore plus durement les irrégularités du pavé. Une fois les angles droit franchis, il faut déployer rapidement son énergie afin de reprendre une vitesse convenable et moins subir les soubresauts de la machine.

secteur pavé de mons-en-pevele

On a rattrapé un groupe de cyclistes à qui on a demandé notre route : ils nous ont indiqué de les suivre. Ils comptaient nous ramener sur la route (goudronnée) de Roubaix, et non sur LA route (pavée) du Paris-Roubaix ... ce qui nous a fait faire un petit détour à travers champs pour retomber sur l'itinéraire. Le coureur australien nous a alors quitté pour retourner à sa voiture. On a trouvé sans soucis le fameux secteur pavé numéro 7, appelé "secteur pavé du Moulin de Vertain" (ça parlera à tous les amoureux de cette épreuve). J'avoue que la simple lecture du panneau de ce secteur ô combien renommé m'a donné quelques frissons. Ce secteur est défoncé et très peu roulant, mais il a l'avantage d'être court. C'est le dernier secteur officiel qu'on fera.

fin du secteur pavé

On se perds dans les rues de Cysoin à la recherche des secteurs pavés suivants. On finira par tomber sur 2 secteurs pavés mais qui sont en dehors du parcours. Les habitants, très gentils, nous indiquent la route menant au carrefour de l'arbre ... par le bitume. On n'a donc pas reconnu les 3 derniers secteurs pavés qui seront chronométrés (cet article a été rédigé avant l'annulation de la course et sa requalification en randonnée).

le celebre secteur pavé du carrefour de l'arbre

Au carrefour de l'arbre, je me suis arrêté tandis que Guy a parcouru à double-sens les 400 derniers mètres du secteur. On a fait quelques photos pour immortaliser l'instant, avant de ranger les vélos dans la voiture et de retourner chez Guy pour se reposer.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Paris-Roubaix Challenge.

mercredi 30 mars 2011

"Récupération" avec Rémy

Au lendemain d'une séance de fractionné, et à la veille d'une autre séance identique, je devais effectuer une séance d'une quarantaine de kilomètres de récupération.

J'ai remonté les quais de Saône tranquillement, à 115bpm en tournant les jambes, jusqu'à Quincieux. Le soleil jouait à cache-cache avec les nuages : il était majoritairement présent mais par moments il disparaissait 2 minutes avant de faire son retour. Un peu après Quincieux, j'ai retrouvé Rémy avec qui j'ai effectué la suite de la sortie.

On est parti en direction de Trévoux puis Toussieux, Rancé et Ambérieux-en-Dombes. La vitesse était calme au départ mais accélérait tout doucement au fil des kilomètres. L'accélération s'est fait de plus en plus rapide après Ambérieux, Monthieux, puis St Marcel et St André de Corcy où j'ai commencé à avoir mal aux jambes. Malgré cela, mon compagnon de route du jour a continué son accélération en effectuant seul le travail en tête : entre St andré de corcy et Civrieux le compteur affichait une vitesse aux alentours de 40km/h ... devant faire de la récupération, j'ai fini par le laisser filer devant et ai terminé la portion de bitume à mon rythme.

florent en tenue jaune poussin

On est descendu sur Neuville pour retrouver les quais de Saône. Je l'ai raccompagné jusqu'à St germain avant de faire demi-tour pour rentrer tranquillement chez moi. J'ai moins apprécié cette sortie que les précédentes, car sur la fin de la partie rapide mes jambes me tiraient vraiment. De plus, je n'ai pas vraiment effectué de la récupération : j'espère que ça ne me portera pas préjudice pour mon entraînement de demain.

Consultez notre parcours de ce jour.

mardi 29 mars 2011

Entraînement fractionné

Aujourd'hui j'ai fait une séance de fractionné, séance qui était initialement prévue la semaine où je suis tombé malade. Le temps était agréable, le soleil étant généreux, la température étant douce, et le vent étant nul.

Je me suis échauffé jusqu'à St andré de corcy. A Neuville, j'ai récupéré un coureur du club de la BAC contre qui j'ai déjà couru (et avec qui j'ai déjà eu un ou deux accrochages d'ailleurs, si ma mémoire est bonne) les années précédentes. Il m'a pris quelques relais jusqu'à St André, notamment un très soutenu dans la dernière partie de la montée du boulodrome de Neuville.

Après St André, j'ai commencé ma séance : j'ai fait 15 minutes à 80% de ma FC Max sur le 52x17, 12 minutes de récupération (10 minutes étaient prévues, mais j'ai été obligé d'allonger car je traversais une ville avec des feux rouges et priorités à droite), puis de nouveau 15 minutes à 80%.

Les 3 dernières minutes de la première série ont été difficiles, tout comme la dernière minute de la 2ème série : j'avais les jambes qui me brulaient et je me sentais asphyxié. Je suis rentré tranquillement, en tournant les jambes.

Je suis content de ma sortie. Après ma déception de la veille, je me suis remobilisé pour vite rebondir et me trouver un autre objectif à la place de Paris-Roubaix.

Consultez mon parcours.

lundi 28 mars 2011

Une immense déception

Ce soir, en quittant mon travail, j'ai eu la désagréable surprise de lire un communiqué de presse indiquant que la course du Paris-Roubaix Challenge était annulée, et était remplacée par une simple randonnée cyclotouriste. Le site relayant l'information me semblait fiable, mais le site officiel de l'épreuve n'indiquait rien de particulier. Sachant qu'internet est une fantastique machine a créer les fausses rumeurs, j'ai préféré attendre la confirmation de l'information ... espérant que ce soit un simple canular, le 1er avril étant proche.

J'ai eu confirmation de l'information vers 19h, le site de l'épreuve diffusant à son tour le communiqué de presse. Ca a été l'abattement : j'avais eu vent de cette épreuve il y a presque un an, et j'ai attendu patiemment jusqu'en septembre l'annonce officielle d'ASO confirmant la création de l'épreuve. Depuis septembre, je sais qu'à chaque fois que je prends mon vélo ou que je fais un footing, je me dis que c'est ça de fait en vue de cette épreuve. Et là, à 13 jours de l'échéance, voilà que tout s'écroule et qu'on me propose de faire une simple randonnée sur le parcours ! Impensable !

7 mois que je me prépare physiquement et psychologiquement pour cette épreuve. 7 mois de préparation, pas toujours marrante (pluie, neige, verglas, froid), que je loupe parfois des opportunités intéressantes (dernier exemple en date : un week-end de ski avec mes collègues), pour rien !

Courir Paris-Roubaix, j'en rêve depuis que je suis gosse. Cette épreuve m'a toujours fascinée. Certes je n'ai pas du tout les qualités physique pour y viser un bon résultat (je manque de puissance, je manque d'adresse, je manque de classe) ... certes ce n'était pas LA grande épreuve (celle diffusée en direct à la télé dans une centaine de pays) mais juste l'épreuve des challengers, mais ça suffisait largement à me rendre heureux. Arriver au bout d'un truc pareil, même en 750ème position, aurait fait de moi un autre homme. Un homme qui aurait pu dire qu'il a fait paris-Roubaix une fois dans sa vie.

C'est le genre de trucs qui marque à jamais une vie, le genre de trucs qu'on raconte à ses petits-enfants autour d'un feu de bois un soir d'été. Un truc qu'on garde à jamais gravé dans sa mémoire. Un truc qui aide à se sentir fier de soi et à se dire avec un peu de recul qu'on a accompli de belles choses au cours de sa vie. Un truc auquel on repense quand on déprime, en se disant "si j'ai réussi à arriver au bout de l'enfer du Nord, je ne vais tout de même pas abdiquer face à ça !".

Je suis dépité, dégouté, anéanti, déçu, vexé, contrarié, triste, abattu, ... non seulement l'épreuve devient une simple randonnée sans enjeu sportif, mais en plus elle ne va plus jusqu'au vélodrome de Roubaix. On nous avait promis qu'on pourrait rouler sur ce mythique vélodrome, et s'y doucher ... au lieu de ça nous aurons droit aux douches du gymnase d'un petit village. Certes ce gymnase doit rendre très fier la population de cette bourgade, mais il n'a rien de comparable avec ce qui constitue probablement le vélodrome le plus célèbre du monde !

Ma participation n'est pour le moment pas remise en cause, j'irai bien sur faire le parcours. En revanche mon approche de l'épreuve est complètement chamboulée : je n'y vais plus pour faire le meilleur résultat possible, mais juste pour passer un séjour dépaysant en tachant de ne surtout pas me blesser.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Paris-Roubaix Challenge.

dimanche 27 mars 2011

Sortie de récupération

Au lendemain de ma course à Bourg en Bresse, j'ai effectué une sortie de récupération. Le temps était gris et de petites goutes éparses ont mouillé mes habits tout le long de la sortie. Un fort vent du sud soufflait, me poussant généreusement au début et me freinant tout aussi généreusement lorsqu'il en avait l'occasion.

J'ai donc remonté les quais de Saône jusqu'à Anse, mon compteur m'affichant une vitesse entre 35 et 40km/h tout le long, pour une fréquence cardiaque aux alentours de 120 ... un grand merci au vent pour son aide en ce début de sortie ! Après Anse, j'ai pris le vent de 3/4 défavorable jusqu'à Lozanne : la vitesse a logiquement faibli tandis que le cardio a suivi la tendance inverse.

A Lozanne, après avoir croisé un gars sur un dromadaire (non, je n'ai pas consommé de substances hallucinogènes), j'ai tourné en direction de Chasselay. Le vent est alors devenu 3/4 favorable, permettant au cardio de descendre et à la vitesse de remonter. A partir de Chasselay, afin de couper le vent de face, je suis rentré par les petites rues à l'intérieur des villages de St germain, Curis, Albigny puis Couzon.


Je suis satisfait de ma sortie, j'ai bien tourné les jambes et ma fréquence cardiaque est restée basse tout le long.

Consultez mon parcours.

samedi 26 mars 2011

Prix de Bouvent : un ennui mécanique

Ce samedi, j'ai effectué une nouvelle course en Ufolep. Celle ci se tenait autour du lac de Bouvent, à côté de Bourg en Bresse. La météo était très agréable : la température était douce, ce qui nous a permis de courir en tenue courte (sans manchettes), et le vent était quasi nul.

Nous sommes une cinquantaine de coureurs à nous élancer en 1ère catégorie : je prends le départ au milieu du paquet. Au bout de 150m un groupe de 5 ou 6 coureurs s'échappent : je mène seul la chasse pendant plus d'un kilomètre avant de me relever pour laisser les autres faire le boulot. Quand je me relève, personne ne prends la suite ... tout le monde se relève. Je me replace aux alentours de la 10ème position et attends que ça bouge. Sur un freinage, au bout de 2km, un gars tape dans l'attache rapide de ma roue arrière et la déplace. Je l'avais mal serrée, et le choc a alors libéré la roue : dès que je me mettais en danseuse ou passais dans un trou elle bougeait, les vitesses sautaient en permanence (le dérailleur n'étant plus dans l'axe de la cassette) ...

J'effectue tout de même 2 tours complets avec ma roue arrière qui se ballade. Sur chaque relance je suis prudent et suis obligé de rester le moins longtemps possible en danseuse. Pendant ce laps de temps, j'assiste impuissant au départ d'un 2ème groupe de coureurs, groupe qui (il me semble) rejoindra le premier afin de créer un groupe en tête d'une dizaine d'unités. Peu après l'entame du 3ème tour je passe dans un petit trou, le genre de chose anodine en temps normal (surtout quand on a effectué les secteurs pavés du Paris-Roubaix 4 jours auparavant !), ma roue arrière se décale et se met en travers provoquant un blocage de la roue contre le frein. Je m'arrête vite, remets en place a roue, la resserre à toute vitesse (merci les blocages rapides) et repars ... l'arrêt dure à peine 10 secondes, mais le peloton ne m'a pas attendu et est loin devant.

J'attends au ralenti les 120 coureurs composant le peloton de 2ème catégorie. Je me cale dans leurs roues, tout à l'arrière, et finis la course en leur compagnie. Je me fais prendre un tour par le groupe de tête de ma catégorie, puis par un groupe de 3 coureurs de ma catégorie qui sont en contre. Je me sens bien (dans les roues, et dans un peloton de la catégorie inférieure à la mienne, le contraire aurait été inquiétant).

Je suis déçu : se faire sortir du peloton sur un incident mécanique est toujours rageant. D'autant plus que j'étais bien placé, et que même si j'avais un peu mal aux jambes en début de course elles se sont rapidement débloquées. Les week-ends se suivent, et je ne réussis pas (pour diverses raisons) à finir une course dans les meilleures positions ... il ne me reste plus qu'une course, dimanche prochain, pour me rassurer et reprendre confiance avant Paris-Roubaix.