Malgré un gros vent cet après-midi, je suis allé rouler en compagnie de Julien. Mes problèmes de genoux ayant refait leur apparition, notamment depuis Paris-Roubaix (où toutes mes articulations ont souffert, genoux y compris), je ne voulais pas forcer mais je souhaitais tout de même me changer les idées après une semaine intense professionnellement.
On a effectué un parcours d'une quarantaine de kilomètres, en jouant avec le vent pour essayer de se planquer au maximum sur les parties vent défavorable, et pour obtenir de belles portions exposées à un fort vent favorable. Dans ce domaine, le parcours que j'ai imaginé était presque parfait puisqu'on a très peu été gêné mais qu'on a bien senti quand on l'avait dans le dos.
J'ai été assez surpris de passer facilement les pentes à plus de 10%. Je n'avais pas vraiment l'impression de forcer musculairement et me sentais étrangement plus aérien que d'habitude. J'ai commencé par mettre ça sur le compte de l'habitude du franchissement des bergs et des raidards wallons ... avant que Julien ne me pose des questions sur ma roue arrière. J'ai alors compris pourquoi je me sentais plus aérien : je roule habituellement avec une cassette 12/23, alors que la roue arrière utilisée ce jour comportait une cassette 12/28. Quand je pensais être en 39x23, j'étais en réalité en 39x28, ce qui explique amplement mes sensations.
Au retour, je me suis arrêté chez lui pour profiter d'une séance de relaxation originale : on a fait 1h de jacuzzi, à se faire masser le dos, les épaules, les jambes et les pieds ... de quoi bien se détendre après notre petite sortie. Après avoir remis ma tenue cycliste pour rentrer chez moi, le franchissement d'une petite côte a été difficile : j'avais les jambes toutes molles.
Je suis rentré chez moi avec presque 50 kilomètres au compteur. Je n'ai pas forcé et pas eu de douleur sur cette sortie, ce qui est rassurant.
Consultez notre parcours.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
samedi 3 mai 2014
jeudi 1 mai 2014
Mon 2ème tour du monde
Samedi, alors que je pédalais sur les routes escarpées de Liège-Bastogne-Liège, j'ai bouclé mon 2ème tour du monde. Le cap des 80 000 kilomètres a été franchi dans les rues de Bastogne, le 3ème tour du monde que j'entame a donc débuté sur des routes légendaires.
J'avais bouclé mon premier tour du monde en juillet 2009 à Bedoin, juste avant d'attaquer ma première ascension du Mont Ventoux. C'était déjà un lieu symbolique, le hasard fait parfois bien les choses, puisque je n'avais déjà rien planifié à l'époque : j'ai toujours roulé pour me faire plaisir, sans calculer le kilométrage de mes sorties ... sans quoi je me serai probablement débrouillé pour que ça coïncide (plus ou moins) avec le pied de la côte de la Redoute.
Je vous avoue avoir du mal à réaliser ce que représentent réellement 80 000 kilomètres. Me dire que ça représente deux fois le tour de la terre ne m'aide pas vraiment à me rendre compte. Je réalise déjà mieux en me disant que c'est 100 fois le trajet par la route entre Bordeaux et Lille, ou 131 fois la distance du Bordeaux-Paris (ma prochaine grosse échéance, dans un mois). Avec de l'humour, je pourrai fanfaronner en disant qu'après-tout, le 1er juin, j'en serai à 132 fois ... mais j'avoue que cette échéance me fait peur, j'en reparlerai prochainement.
Quand je me retourne sur ces dix années de pratique, je me rends compte que j'ai vécu énormément d'émotions différentes : des énormes joies et de grandes déceptions, des vitesses très faibles (parfois à pousser le vélo) et des vitesses auxquelles le moindre gravillon sur la route donne l'impression de taper contre un parpaing. J'ai traversé plusieurs pays (Angleterre, Belgique, Espagne, Italie, Suisse) et diverses iles (Sardaigne, Majorque, Corse).
J'ai pratiqué le VTT (très peu), j'ai effectué quelques tours de piste (très peu également), quelques contre-la-montre et j'ai débuté le cyclocross au cours de l'hiver dernier. J'ai pris énormément de plaisir à découvrir de nouvelles choses, à diversifier ma pratique et justement pratiquer un peu de tout. Je prends le départ des courses avec toujours autant de plaisir, me déplace avec le même grand sourire sur une cyclosportive ou une randonnée originale, et j'apprécie toujours autant de me lancer dans une longue sortie organisée par mes propres soins.
Je préfère continuer à m'amuser un peu de partout plutôt que de me spécialiser dans un domaine et ne me concentrer que sur celui-ci ... tant pis si mon nom apparaît toujours dans la deuxième moitié des classements, je me régale dans ce que je fais et (pour moi) ça vaut toutes les victoires. je vais découvrir l'ultra dans quelques semaines, et du moment que je réussis à terminer l'épreuve entier physiquement et sur mon vélo, je serai content.
Ce nouveau tour du monde qui débute me réserve plein de surprises, j'en suis convaincu. J'ai encore beaucoup de choses à découvrir, que ce soit des épreuves d'un jour comme le marathon des dolomites ou l'étape du Tour en Argentine (la etapa argentina by Le Tour de France, dans sa version originale), que ce soit des courses à étapes en Europe ou sur un autre continent, des épreuves ultra comme Paris-Brest-Paris ou la RAAM, de nouvelles disciplines qu'il me reste à découvrir (le tandem, le bmx, ...). Je ne sais pas quelles opportunités se présenteront à moi, mais je sais que je saisirais tout ce qui me permettra de poursuivre ma découverte du monde.
J'avais bouclé mon premier tour du monde en juillet 2009 à Bedoin, juste avant d'attaquer ma première ascension du Mont Ventoux. C'était déjà un lieu symbolique, le hasard fait parfois bien les choses, puisque je n'avais déjà rien planifié à l'époque : j'ai toujours roulé pour me faire plaisir, sans calculer le kilométrage de mes sorties ... sans quoi je me serai probablement débrouillé pour que ça coïncide (plus ou moins) avec le pied de la côte de la Redoute.
Je vous avoue avoir du mal à réaliser ce que représentent réellement 80 000 kilomètres. Me dire que ça représente deux fois le tour de la terre ne m'aide pas vraiment à me rendre compte. Je réalise déjà mieux en me disant que c'est 100 fois le trajet par la route entre Bordeaux et Lille, ou 131 fois la distance du Bordeaux-Paris (ma prochaine grosse échéance, dans un mois). Avec de l'humour, je pourrai fanfaronner en disant qu'après-tout, le 1er juin, j'en serai à 132 fois ... mais j'avoue que cette échéance me fait peur, j'en reparlerai prochainement.
Quand je me retourne sur ces dix années de pratique, je me rends compte que j'ai vécu énormément d'émotions différentes : des énormes joies et de grandes déceptions, des vitesses très faibles (parfois à pousser le vélo) et des vitesses auxquelles le moindre gravillon sur la route donne l'impression de taper contre un parpaing. J'ai traversé plusieurs pays (Angleterre, Belgique, Espagne, Italie, Suisse) et diverses iles (Sardaigne, Majorque, Corse).
J'ai pratiqué le VTT (très peu), j'ai effectué quelques tours de piste (très peu également), quelques contre-la-montre et j'ai débuté le cyclocross au cours de l'hiver dernier. J'ai pris énormément de plaisir à découvrir de nouvelles choses, à diversifier ma pratique et justement pratiquer un peu de tout. Je prends le départ des courses avec toujours autant de plaisir, me déplace avec le même grand sourire sur une cyclosportive ou une randonnée originale, et j'apprécie toujours autant de me lancer dans une longue sortie organisée par mes propres soins.
Je préfère continuer à m'amuser un peu de partout plutôt que de me spécialiser dans un domaine et ne me concentrer que sur celui-ci ... tant pis si mon nom apparaît toujours dans la deuxième moitié des classements, je me régale dans ce que je fais et (pour moi) ça vaut toutes les victoires. je vais découvrir l'ultra dans quelques semaines, et du moment que je réussis à terminer l'épreuve entier physiquement et sur mon vélo, je serai content.
Ce nouveau tour du monde qui débute me réserve plein de surprises, j'en suis convaincu. J'ai encore beaucoup de choses à découvrir, que ce soit des épreuves d'un jour comme le marathon des dolomites ou l'étape du Tour en Argentine (la etapa argentina by Le Tour de France, dans sa version originale), que ce soit des courses à étapes en Europe ou sur un autre continent, des épreuves ultra comme Paris-Brest-Paris ou la RAAM, de nouvelles disciplines qu'il me reste à découvrir (le tandem, le bmx, ...). Je ne sais pas quelles opportunités se présenteront à moi, mais je sais que je saisirais tout ce qui me permettra de poursuivre ma découverte du monde.
lundi 28 avril 2014
Liège-Bastogne-Liège Challenge : photos & vidéos
Les photos et vidéos de Liège-Bastogne-Liège Challenge sont en ligne.
Pour consultez l'album photo, cliquez ici.
Voici la traditionnelle playlist, attention il faut désormais me chercher en rouge :
Pour consultez l'album photo, cliquez ici.
Voici la traditionnelle playlist, attention il faut désormais me chercher en rouge :
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Belgique
samedi 26 avril 2014
Liège-Bastogne-Liège Challenge : récit
Après avoir longé l'Escaut des dizaines de kilomètres et l'avoir traversé à maintes reprises, me voilà sur les rives de l'autre grand fleuve Belge : la Meuse. J'ai passé la nuit au centre de Liège, sur une île au milieu de la Meuse. Le réveil a sonné à 5h30 mais j'étais déjà réveillé à cause des hurlements de gens fortement alcoolisés, le lieu étant visiblement un point de passage obligé pour les personnes sortant de soirée (ou s'y rendant, le bruit a été le même de 21h à 1h du matin).
Le départ de l'hôtel, vers 6h15, s'est fait sur le vélo par une luminosité correcte et une température déjà douce. Avec Julien T, en compagnie de qui j'avais effectué le Tour des Flandres cyclo et qui dormait avec moi dans l'hôtel, on a rejoint la ligne de départ à vélo afin de retrouver d'autres français avec qui on devait effectuer le parcours. On les a attendu plus de 20 minutes au point de rendez-vous avant de partir quand même, en l'absence de réponse aux appels et aux SMS.
Les premiers kilomètres dans un Liège encore endormi (il était 7 heures du matin) ont été agréables. Les routes étaient généralement larges et sans la moindre circulation, des signaleurs aidaient au franchissement des carrefours et participaient à l'impression de sécurité qui régnait. La seule chose qui gênait, c'était les quelques arrêts obligatoires aux feux rouges, mais il n'y en a eu que 4 ou 5 pour sortir d'une des plus grandes villes de Belgique, ce qui est assez peu.
Après une dizaine de kilomètres, on est sorti de Liège via une montée roulante. Avec Julien, on se sentait bien donc on a sauté de groupe en groupe tout au long de la montée, effectuée à un rythme soutenu. Il faut dire que j'avais un repas de famille le soir, à 150 kilomètres de l'arrivée, sachant qu'il fallait que je me lave entre-temps. Le timing était donc serré, le temps perdu à attendre au départ devait être rattrapé !
La route entre Liège et Bastogne était loin d'être comme je l'imaginais. Il n'y avait qu'une seule montée de répertoriée sur les 120 kilomètres de liaison entre les 2 villes. N'ayant pas vraiment analysé le profil, je n'avais pas vu qu'en réalité il s'agissait d'une suite de montées et de descentes pas très pentues mais sans interruptions. On monte pendant 3 ou 4 kilomètres, on descend pendant 3 ou 4 kilomètres, et ainsi de suite. A Bastogne, j'avais déjà plus de 2000 mètres de dénivelé cumulé et ... mal aux jambes. J'ai roulé à un bon train en compagnie de Julien, on a sauté de groupes en groupes, chassant parfois seuls pendant quelques kilomètres avec des relais appuyés pour rentrer sur le groupe de devant.
Sous une belle luminosité, les paysages étaient superbes. Franchement, les Ardennes sont vraiment une belle région. En roulant, j'avais l'impression d'être dans les Monts du Matin (la zone entre les Monts du Lyonnais et le beaujolais) : j'y ai retrouvé de nombreuses prairies, quelques champs cultivés, des habitations clairsemées, des vaches, de belles églises, des bosquets, des montées pas trop pentues et assez régulières ... et des descentes où il faut pédaler.
Les 160 kilomètres de retour, entre Bastogne et Liège, étaient un peu différents. Alors que cette partie comporte 9 ascensions répertoriées, je l'ai trouvée moins difficile que la partie aller. Les montées sont plus raides, mais des morceaux de vallée permettent de récupérer entre les ascensions. Je suis convaincu que si le parcours était réalisé dans l'autre sens, il serait plus difficile (mais moins spectaculaire, j'en conviens). La difficulté de ces bosses vient de la fatigue accumulée avant de les aborder, et des forts pourcentages, mais c'est moins usant que la première partie.
La côte Saint Roch, à Houffalize, à ouvert le bal avec ses 20%. Je pensais avoir vaincu le pire; en fait je ne vivais qu'une entrée en matière. L’enchaînement des côtes de Wanne, Stockeu et de la Haute Levée est redoutable. Stockeu m'a d'abord cloué sur place : 39x23, dans une pente d'un kilomètre constament entre 10% et 20%, avec plus de 180 kilomètres dans les jambes, ça fait mal.
Un ravitaillement était situé au bas de la descente du Stockeu et au pied de la Haute Levée. J'ai profité de ce ravitaillement pour changer de roue, afin de passer d'une cassette de 12/23 à 12/28. Vu ce qui m'attendait ensuite, ce changement de roue était vraiment judicieux. La côte de la Haute Levée, empruntée directement après le ravitaillement, m'a mis mal à l'aise : la nourriture ne devait pas connaitre les théories de Newton sur la gravité, elle voulait plutôt remonter alors que la pente à 10% l'incitait plutôt à descendre. Par la suite, je n'ai plus été gêné.
L'accession au pied de la côte de La Redoute, l'une des plus célèbres de l'épreuve, a ensuite été assez longue. Il y a d'abord eu une longue approche du col du Rosier, puis une longue vallée entre le col du Rosier et le pied de la Redoute. Après plus de 230 kilomètres, elle fait mal. Ca grimpe sévèrement et les encouragements du public déjà en place pour le lendemain étaient les bienvenus. C'est dans cette ascension qu'on se rend vraiment compte de ce qu'on est en train de faire : les camping-cars étaient nombreux, il y avait des barrières et énormément de marquage "Phil" (pour Philippe Gilbert, qui a grandi au pied de cette côte). On sent vraiment qu'on est dans un jour spécial.
La côte des Forges s'est passée convenablement. Il faut dire que n'importe quelle côte qui serait située en la Redoute et la Roche aux Faucons doit paraître facile, tant ces 2 ascensions sont difficiles. La Roche aux Faucons arrivait après 260 kilomètres et plus de 4200 mètres de dénivelé. La fin y est terrible : on commence par une partie pentue, on tourne à gauche sur une pente plus douce, avant de tourner à droite sur une partie interminablement pentue. Plus on avance dans la pente, plus on pense se rapprocher du sommet, plus la route se cabre. On est content de retrouver une courte descente, et moins content d'enchaîner directement avec une montée de 2 kilomètres à "seulement" 5 ou 6%, montée non répertoriée évidemment car trop facile.
Jusqu'à présent on roulait sur des routes magnifiques, dans un superbe cadre, sur un goudron en excellent état (à croire qu'il est refait toutes les années sur la majeure partie du parcours), pratiquement sans circulation (à en oublier qu'on est sur des routes ouvertes à la circulation). Un peu avant la côte de Saint Nicolas, on passe dans des quartiers un peu sombres : on longe des usines dégradées et on passe dans des rues que j'éviterai d'emprunter seul la nuit. La côte de Saint Nicolas est raide, mais comme on sent que ça se termine on oublie la douleur.
La jonction vers la côte d'Ans, en haut de laquelle est jugée l'arrivée des pros, n'a pas été très agréable. On ne s'en rends pas compte en regardant sa télé car ça va très vite, mais cette section est rempli de petits pavés de ville qui alternent avec du mauvais goudron. C'est très urbain, et même s'il y avait peu de circulation, ce n'était pas spécialement agréable. La montée de Ans, pour laquelle j'ai toujours entendu les commentateurs TV dire "il ne s'agit pas vraiment d'une montée, mais plutôt d'un long faux plat montant", a été abordée après 280 kilomètres. Je crois que le prochain qui me parle de "faux plat montant" ira pourrir en enfer dans d’atroces souffrances. Il est vrai qu'un kilomètre à 6,8%, ça peut sembler ridicule en temps normal ... mais après tous les efforts fournis, c'est tout de même compliqué à aborder.
En haut de la côte de Ans, au lieu de tourner à gauche pour les 300 mètres menant à l'arrivée officielle, on a tourné à droite pour rejoindre la zone de départ. J'y ai récupéré la médaille de finisher et un beau pavé, la récompense promise à ceux qui ont effectué les 3 épreuves du Skoda Challenge (le Tour des Flandres cyclo, Paris-Roubaix Challenge et Liège-Bastogne-Liège Challenge). Je suis rentré à ma voiture avec plus de 280 kilomètres et près de 4600 mètres de dénivelé.
A l'heure actuelle, Liège-Bastogne-Liège est la plus belle et la plus difficile des épreuves d'un jour que j'ai faite. A titre comparatif, pour arriver à Bastogne (soit au bout de 120 kilomètres), il m'a fallu dépenser autant d'énergie que pour réaliser l'intégralité du parcours du Tour des Flandres. Mon capteur de puissance m'ayant lâché en cours de route, je n'ai malheureusement pas les données totales pour pouvoir comparer l'effort sur l'intégralité du parcours. Si je m'en réfère à mon expérience sur la Marmotte, je pense que le parcours de l'épreuve belge est plus difficile car on est toujours en prise : les montées sont trop courtes pour pouvoir se mettre à un train, les descentes sont trop courtes pour récupérer et les vallées nécessitent en permanence de pédaler. Sur la Marmotte, les longues descentes permettent de récupérer convenablement tandis que les montées sont effectuées à une allure constante, ce qui est moins coûteux en énergie.
Je pense refaire cette épreuve dans le futur, en m'y préparant un peu mieux. Le parcours est beau, les routes sont impeccables tout comme l'organisation. C'est une très belle épreuve sur laquelle j'aurai grand plaisir à revenir.
Consultez mes données.
Le départ de l'hôtel, vers 6h15, s'est fait sur le vélo par une luminosité correcte et une température déjà douce. Avec Julien T, en compagnie de qui j'avais effectué le Tour des Flandres cyclo et qui dormait avec moi dans l'hôtel, on a rejoint la ligne de départ à vélo afin de retrouver d'autres français avec qui on devait effectuer le parcours. On les a attendu plus de 20 minutes au point de rendez-vous avant de partir quand même, en l'absence de réponse aux appels et aux SMS.
Les premiers kilomètres dans un Liège encore endormi (il était 7 heures du matin) ont été agréables. Les routes étaient généralement larges et sans la moindre circulation, des signaleurs aidaient au franchissement des carrefours et participaient à l'impression de sécurité qui régnait. La seule chose qui gênait, c'était les quelques arrêts obligatoires aux feux rouges, mais il n'y en a eu que 4 ou 5 pour sortir d'une des plus grandes villes de Belgique, ce qui est assez peu.
Après une dizaine de kilomètres, on est sorti de Liège via une montée roulante. Avec Julien, on se sentait bien donc on a sauté de groupe en groupe tout au long de la montée, effectuée à un rythme soutenu. Il faut dire que j'avais un repas de famille le soir, à 150 kilomètres de l'arrivée, sachant qu'il fallait que je me lave entre-temps. Le timing était donc serré, le temps perdu à attendre au départ devait être rattrapé !
La route entre Liège et Bastogne était loin d'être comme je l'imaginais. Il n'y avait qu'une seule montée de répertoriée sur les 120 kilomètres de liaison entre les 2 villes. N'ayant pas vraiment analysé le profil, je n'avais pas vu qu'en réalité il s'agissait d'une suite de montées et de descentes pas très pentues mais sans interruptions. On monte pendant 3 ou 4 kilomètres, on descend pendant 3 ou 4 kilomètres, et ainsi de suite. A Bastogne, j'avais déjà plus de 2000 mètres de dénivelé cumulé et ... mal aux jambes. J'ai roulé à un bon train en compagnie de Julien, on a sauté de groupes en groupes, chassant parfois seuls pendant quelques kilomètres avec des relais appuyés pour rentrer sur le groupe de devant.
Sous une belle luminosité, les paysages étaient superbes. Franchement, les Ardennes sont vraiment une belle région. En roulant, j'avais l'impression d'être dans les Monts du Matin (la zone entre les Monts du Lyonnais et le beaujolais) : j'y ai retrouvé de nombreuses prairies, quelques champs cultivés, des habitations clairsemées, des vaches, de belles églises, des bosquets, des montées pas trop pentues et assez régulières ... et des descentes où il faut pédaler.
Les 160 kilomètres de retour, entre Bastogne et Liège, étaient un peu différents. Alors que cette partie comporte 9 ascensions répertoriées, je l'ai trouvée moins difficile que la partie aller. Les montées sont plus raides, mais des morceaux de vallée permettent de récupérer entre les ascensions. Je suis convaincu que si le parcours était réalisé dans l'autre sens, il serait plus difficile (mais moins spectaculaire, j'en conviens). La difficulté de ces bosses vient de la fatigue accumulée avant de les aborder, et des forts pourcentages, mais c'est moins usant que la première partie.
La côte Saint Roch, à Houffalize, à ouvert le bal avec ses 20%. Je pensais avoir vaincu le pire; en fait je ne vivais qu'une entrée en matière. L’enchaînement des côtes de Wanne, Stockeu et de la Haute Levée est redoutable. Stockeu m'a d'abord cloué sur place : 39x23, dans une pente d'un kilomètre constament entre 10% et 20%, avec plus de 180 kilomètres dans les jambes, ça fait mal.
Un ravitaillement était situé au bas de la descente du Stockeu et au pied de la Haute Levée. J'ai profité de ce ravitaillement pour changer de roue, afin de passer d'une cassette de 12/23 à 12/28. Vu ce qui m'attendait ensuite, ce changement de roue était vraiment judicieux. La côte de la Haute Levée, empruntée directement après le ravitaillement, m'a mis mal à l'aise : la nourriture ne devait pas connaitre les théories de Newton sur la gravité, elle voulait plutôt remonter alors que la pente à 10% l'incitait plutôt à descendre. Par la suite, je n'ai plus été gêné.
L'accession au pied de la côte de La Redoute, l'une des plus célèbres de l'épreuve, a ensuite été assez longue. Il y a d'abord eu une longue approche du col du Rosier, puis une longue vallée entre le col du Rosier et le pied de la Redoute. Après plus de 230 kilomètres, elle fait mal. Ca grimpe sévèrement et les encouragements du public déjà en place pour le lendemain étaient les bienvenus. C'est dans cette ascension qu'on se rend vraiment compte de ce qu'on est en train de faire : les camping-cars étaient nombreux, il y avait des barrières et énormément de marquage "Phil" (pour Philippe Gilbert, qui a grandi au pied de cette côte). On sent vraiment qu'on est dans un jour spécial.
La côte des Forges s'est passée convenablement. Il faut dire que n'importe quelle côte qui serait située en la Redoute et la Roche aux Faucons doit paraître facile, tant ces 2 ascensions sont difficiles. La Roche aux Faucons arrivait après 260 kilomètres et plus de 4200 mètres de dénivelé. La fin y est terrible : on commence par une partie pentue, on tourne à gauche sur une pente plus douce, avant de tourner à droite sur une partie interminablement pentue. Plus on avance dans la pente, plus on pense se rapprocher du sommet, plus la route se cabre. On est content de retrouver une courte descente, et moins content d'enchaîner directement avec une montée de 2 kilomètres à "seulement" 5 ou 6%, montée non répertoriée évidemment car trop facile.
Jusqu'à présent on roulait sur des routes magnifiques, dans un superbe cadre, sur un goudron en excellent état (à croire qu'il est refait toutes les années sur la majeure partie du parcours), pratiquement sans circulation (à en oublier qu'on est sur des routes ouvertes à la circulation). Un peu avant la côte de Saint Nicolas, on passe dans des quartiers un peu sombres : on longe des usines dégradées et on passe dans des rues que j'éviterai d'emprunter seul la nuit. La côte de Saint Nicolas est raide, mais comme on sent que ça se termine on oublie la douleur.
La jonction vers la côte d'Ans, en haut de laquelle est jugée l'arrivée des pros, n'a pas été très agréable. On ne s'en rends pas compte en regardant sa télé car ça va très vite, mais cette section est rempli de petits pavés de ville qui alternent avec du mauvais goudron. C'est très urbain, et même s'il y avait peu de circulation, ce n'était pas spécialement agréable. La montée de Ans, pour laquelle j'ai toujours entendu les commentateurs TV dire "il ne s'agit pas vraiment d'une montée, mais plutôt d'un long faux plat montant", a été abordée après 280 kilomètres. Je crois que le prochain qui me parle de "faux plat montant" ira pourrir en enfer dans d’atroces souffrances. Il est vrai qu'un kilomètre à 6,8%, ça peut sembler ridicule en temps normal ... mais après tous les efforts fournis, c'est tout de même compliqué à aborder.
En haut de la côte de Ans, au lieu de tourner à gauche pour les 300 mètres menant à l'arrivée officielle, on a tourné à droite pour rejoindre la zone de départ. J'y ai récupéré la médaille de finisher et un beau pavé, la récompense promise à ceux qui ont effectué les 3 épreuves du Skoda Challenge (le Tour des Flandres cyclo, Paris-Roubaix Challenge et Liège-Bastogne-Liège Challenge). Je suis rentré à ma voiture avec plus de 280 kilomètres et près de 4600 mètres de dénivelé.
A l'heure actuelle, Liège-Bastogne-Liège est la plus belle et la plus difficile des épreuves d'un jour que j'ai faite. A titre comparatif, pour arriver à Bastogne (soit au bout de 120 kilomètres), il m'a fallu dépenser autant d'énergie que pour réaliser l'intégralité du parcours du Tour des Flandres. Mon capteur de puissance m'ayant lâché en cours de route, je n'ai malheureusement pas les données totales pour pouvoir comparer l'effort sur l'intégralité du parcours. Si je m'en réfère à mon expérience sur la Marmotte, je pense que le parcours de l'épreuve belge est plus difficile car on est toujours en prise : les montées sont trop courtes pour pouvoir se mettre à un train, les descentes sont trop courtes pour récupérer et les vallées nécessitent en permanence de pédaler. Sur la Marmotte, les longues descentes permettent de récupérer convenablement tandis que les montées sont effectuées à une allure constante, ce qui est moins coûteux en énergie.
Je pense refaire cette épreuve dans le futur, en m'y préparant un peu mieux. Le parcours est beau, les routes sont impeccables tout comme l'organisation. C'est une très belle épreuve sur laquelle j'aurai grand plaisir à revenir.
Consultez mes données.
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Belgique
jeudi 24 avril 2014
Test des gants Windster de GripGrab
Les classiques flandriennes sont réputées pour leur froideur. L'année dernière, l'Omloop Het Nieuwsblad avait été courue dans des conditions glaciales (température négative et neige sur le bas côté) tandis que Kuurne-Brussel-Kuurne avait été annulé à cause du verglas et de la neige.
Quand j'ai préparé mon projet d'effectuer l'ensemble des épreuves flandriennes, j'ai souhaité m'équiper de gants capables de résister à ces conditions : quand je suis chez moi je ne roule pas s'il fait trop froid, du moins pas sur la route mais sur Home-Trainer. La, qu'il pleuve ou qu'il neige, je souhaitais accomplir l'ensemble des épreuves quelles que soient les conditions.
GripGrab, mon partenaire en bonneterie, m'a proposé de tester la paire de gants Windster. Elle est conseillée pour une utilisation par des températures allant de 0 à 10°, et est imperméable afin de maintenir les doigts au chaud même par temps humide. Cette paire de gants m'a accompagnée tout l'hiver lors des entraînements puis lors des deux premières classiques. La température ayant été relativement clémente lors de la suite du programme, les classiques suivantes ont été faites avec une paire de gants plus légers.
Je les ai torturés en leur faisant faire de nombreux cycles en machine à laver et en roulant sur des routes en mauvais état (ou pavées). Les pavés ont le don de râper le dessous des gants à cause des vibrations, mais malgré ce test poussé ils n'ont aucune marque d'usure. Ils ont pris la pluie plusieurs fois, dont une bonne pluie froide pendant près d'une heure, mais je n'ai jamais eu froid et mes doigts sont effectivement resté au chaud.
Le gros avantage de cette paire de gants, outre son confort, c'est la longueur de la membrane qui remonte du poignet en direction du coude. Cette membrane vient se plaquer sur l'avant-bras et se glisse facilement sous la manche de la veste thermique (ou veste normale). Ca permet d'éviter de subir la brulure de l'air qui parviens parfois à s'infiltrer entre le gant et la veste au niveau du poignet. La paire de gants que j'utilisais auparavant avait une membrane qui venait par dessus la veste, mais la veste en sortait régulièrement et le système devenait donc inutile. Le fait de se glisser sous la veste est incontestablement plus efficace et plus pratique.
L'inconvénient de la paire de gants Windster vient du sous-gant qu'il contient en interne : à l'intérieur du gant il y a une petite couche très fine en tissus, très confortable, mais qui sature rapidement en humidité lorsqu'il fait chaud. Jusqu'à 10/12°, elle joue pleinement son rôle protecteur … à partir de 15°, lorsqu'on retire le gant, cette couche en tissus colle à la peau. Si vous ré-enfilez votre gant quelques minutes après (dans le cas d'un ravitaillement ou pour utiliser votre téléphone portable), la sensation n'est pas très agréable. C'est pour moi le seul défaut de ce gant, mais c'est un défaut lié à un cas particulier, puisque ce gant n'est pas prévu pour être porté au delà des 10°.
Pour plus d'informations, vous pouvez consultez le site de la marque.
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
Quand j'ai préparé mon projet d'effectuer l'ensemble des épreuves flandriennes, j'ai souhaité m'équiper de gants capables de résister à ces conditions : quand je suis chez moi je ne roule pas s'il fait trop froid, du moins pas sur la route mais sur Home-Trainer. La, qu'il pleuve ou qu'il neige, je souhaitais accomplir l'ensemble des épreuves quelles que soient les conditions.
GripGrab, mon partenaire en bonneterie, m'a proposé de tester la paire de gants Windster. Elle est conseillée pour une utilisation par des températures allant de 0 à 10°, et est imperméable afin de maintenir les doigts au chaud même par temps humide. Cette paire de gants m'a accompagnée tout l'hiver lors des entraînements puis lors des deux premières classiques. La température ayant été relativement clémente lors de la suite du programme, les classiques suivantes ont été faites avec une paire de gants plus légers.
Je les ai torturés en leur faisant faire de nombreux cycles en machine à laver et en roulant sur des routes en mauvais état (ou pavées). Les pavés ont le don de râper le dessous des gants à cause des vibrations, mais malgré ce test poussé ils n'ont aucune marque d'usure. Ils ont pris la pluie plusieurs fois, dont une bonne pluie froide pendant près d'une heure, mais je n'ai jamais eu froid et mes doigts sont effectivement resté au chaud.
Le gros avantage de cette paire de gants, outre son confort, c'est la longueur de la membrane qui remonte du poignet en direction du coude. Cette membrane vient se plaquer sur l'avant-bras et se glisse facilement sous la manche de la veste thermique (ou veste normale). Ca permet d'éviter de subir la brulure de l'air qui parviens parfois à s'infiltrer entre le gant et la veste au niveau du poignet. La paire de gants que j'utilisais auparavant avait une membrane qui venait par dessus la veste, mais la veste en sortait régulièrement et le système devenait donc inutile. Le fait de se glisser sous la veste est incontestablement plus efficace et plus pratique.
L'inconvénient de la paire de gants Windster vient du sous-gant qu'il contient en interne : à l'intérieur du gant il y a une petite couche très fine en tissus, très confortable, mais qui sature rapidement en humidité lorsqu'il fait chaud. Jusqu'à 10/12°, elle joue pleinement son rôle protecteur … à partir de 15°, lorsqu'on retire le gant, cette couche en tissus colle à la peau. Si vous ré-enfilez votre gant quelques minutes après (dans le cas d'un ravitaillement ou pour utiliser votre téléphone portable), la sensation n'est pas très agréable. C'est pour moi le seul défaut de ce gant, mais c'est un défaut lié à un cas particulier, puisque ce gant n'est pas prévu pour être porté au delà des 10°.
Pour plus d'informations, vous pouvez consultez le site de la marque.
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
mercredi 23 avril 2014
L'eau et le cycliste
Ce titre pourrait provenir d'une fable de monsieur de La Fontaine, mais il n'est est rien. Cet article parlera effectivement des fontaines, mais de celles qui désaltèrent.
Comme vous le savez, j'aime effectuer de belles sorties. 6 à 8 heures de selle, parfois plus, si possible avec du dénivelé (dont quelques cols), du beau-temps et de beaux paysages. Lorsque je prépare mon itinéraire, je repère à l'avance des points d'eau potable : je n'ai que deux bidons de 850mL sur mon vélo, soit 1,7 litre d'eau. C'est rarement suffisant pour de telles distances !
A force de rouler dans la région lyonnaise, j'y ai mes petites habitudes. J'ai mes points d'eau favoris, ceux qui sont toujours propre et qui permettent d'admirer un beau paysage pendant que le bidon s'alourdit. J'ai également les points d'eau que j'évite, ceux dans lesquels je rentre en fermant à la fois les narines et les yeux, qui ne me servent que pour faire la liaison avec un autre point d'eau en lequel j'ai une meilleure confiance.
Quand je pars rouler dans un endroit inconnu, c'est toujours plus délicat. Je ne sais jamais si la fontaine repérée sur une carte est bien potable, s'il n'y a pas une eau meilleure un peu en retrait de la route principale ou dans le village suivant. Je suis certain que les cyclistes de la région connaissent les bons (et mauvais) endroits, tout comme je connais ceux de ma région.
Il parait que les "bons coins à champignons" ne se partagent pas. J'espère que les bons points d'eau se partagent, c'est pourquoi j'ai créé un site permettant aux cyclistes de signaler les points d'eau de leur région, ceux qu'ils fréquentent régulièrement ou qu'ils ont aperçu une fois au cours d'une sortie : http://www.eau-cyclisme.com/
Le site, qui dispose d'une version mobile capable de vous localiser afin d'afficher les points d'eau à proximité, répertorie différents types de points d'eau utiles : les toilettes publiques (ça peut toujours servir), les fontaines et bornes vertes (celles qu'on actionne en tournant une manivelle), ainsi que les cimetières (dont l'eau est généralement potable).
Chaque point d'eau peut-être commenté par tout le monde afin de donner des informations utiles. Les commentaires, ainsi qu'un système de "pouce rouge / pouce vert" sont prévus pour aider à choisir entre plusieurs points d'eau. Le site propose actuellement des points d'eau principalement en région Rhône-Alpes car je suis le seul à m'en servir, mais j'espère qu'il se remplira petit à petit afin que chaque département soit couvert et qu'il serve au plus grand nombre.
J'espère que ce site sera utile à de nombreuses personnes. Etant cycliste, je le dédie avant tout aux cyclistes mais les randonneurs à pieds, à cheval, à moto [...] (liste non exhaustive) sont évidemment les bienvenus. N'hésitez pas à partager les points d'eau de votre région et à consulter le site lorsque vous devez remplir vos bidons. N'hésitez pas non plus à me faire vos remarques, toutes les idées sont les bienvenues pour l'améliorer.
Le site est consultable ici : http://www.eau-cyclisme.com/
Comme vous le savez, j'aime effectuer de belles sorties. 6 à 8 heures de selle, parfois plus, si possible avec du dénivelé (dont quelques cols), du beau-temps et de beaux paysages. Lorsque je prépare mon itinéraire, je repère à l'avance des points d'eau potable : je n'ai que deux bidons de 850mL sur mon vélo, soit 1,7 litre d'eau. C'est rarement suffisant pour de telles distances !
A force de rouler dans la région lyonnaise, j'y ai mes petites habitudes. J'ai mes points d'eau favoris, ceux qui sont toujours propre et qui permettent d'admirer un beau paysage pendant que le bidon s'alourdit. J'ai également les points d'eau que j'évite, ceux dans lesquels je rentre en fermant à la fois les narines et les yeux, qui ne me servent que pour faire la liaison avec un autre point d'eau en lequel j'ai une meilleure confiance.
Quand je pars rouler dans un endroit inconnu, c'est toujours plus délicat. Je ne sais jamais si la fontaine repérée sur une carte est bien potable, s'il n'y a pas une eau meilleure un peu en retrait de la route principale ou dans le village suivant. Je suis certain que les cyclistes de la région connaissent les bons (et mauvais) endroits, tout comme je connais ceux de ma région.
Il parait que les "bons coins à champignons" ne se partagent pas. J'espère que les bons points d'eau se partagent, c'est pourquoi j'ai créé un site permettant aux cyclistes de signaler les points d'eau de leur région, ceux qu'ils fréquentent régulièrement ou qu'ils ont aperçu une fois au cours d'une sortie : http://www.eau-cyclisme.com/
Le site, qui dispose d'une version mobile capable de vous localiser afin d'afficher les points d'eau à proximité, répertorie différents types de points d'eau utiles : les toilettes publiques (ça peut toujours servir), les fontaines et bornes vertes (celles qu'on actionne en tournant une manivelle), ainsi que les cimetières (dont l'eau est généralement potable).
Chaque point d'eau peut-être commenté par tout le monde afin de donner des informations utiles. Les commentaires, ainsi qu'un système de "pouce rouge / pouce vert" sont prévus pour aider à choisir entre plusieurs points d'eau. Le site propose actuellement des points d'eau principalement en région Rhône-Alpes car je suis le seul à m'en servir, mais j'espère qu'il se remplira petit à petit afin que chaque département soit couvert et qu'il serve au plus grand nombre.
J'espère que ce site sera utile à de nombreuses personnes. Etant cycliste, je le dédie avant tout aux cyclistes mais les randonneurs à pieds, à cheval, à moto [...] (liste non exhaustive) sont évidemment les bienvenus. N'hésitez pas à partager les points d'eau de votre région et à consulter le site lorsque vous devez remplir vos bidons. N'hésitez pas non plus à me faire vos remarques, toutes les idées sont les bienvenues pour l'améliorer.
Le site est consultable ici : http://www.eau-cyclisme.com/
lundi 21 avril 2014
L'histoire d'une tenue
De retour en France pour quelques jours, en plein milieu d'une campagne de classiques ayant provoqué ma migration en Belgique depuis le début du mois de mars, j'ai récupéré un colis contenant de nouvelles tenues. Je vais vous raconter leur histoire.
Je souhaitais créer une tenue personnalisée afin de garder un souvenir qui serait transversal au projet, un souvenir qui ne symboliserait pas une seule épreuve mais leur globalité. Je souhaitais une tenue visible de loin (pour que ma compagne puisse facilement me repérer lorsque j'arrive, cf son article) et reprenant le symbole évident du projet : le lion des Flandres.
La première maquette du maillot était assez simple : elle reprenait un fond totalement jaune (couleur de mon club et du drapeau des Flandres), avec un col et des manches rouges. Le lion occupait une place importante sur la tenue. Après discussions avec divers passionnés, cette tenue était effectivement visible de loin mais la présence aussi importante du drapeau flamand risquait de provoquer les véritables flamands. C'était un peu comme si un non-français (ne parlant pas la langue qui plus est !) portait une tenue totalement bleue-blanc-rouge ...
J'ai donc réfléchi à une version plus élaborée, avec les éléments suivants :
Rémy a alors utilisé ses talents en design de maillot pour créer la tenue définitive à partir de mon croquis. 3 sponsors sont venus s'ajouter sur la tenue, ce qui n'était pas prévu à la base mais m'a permis d'avoir un maillot moins vide qu'au départ. Le blason de la ville de Lyon, présent sur les premières maquettes, a été retiré : le rouge du blason ne correspondait pas au rouge de ma tenue, ça donnait quelque-chose de peu visible et de ... moche. En revanche, un lion a fait son apparition discrète, en ombré dans le dos et sur l'avant. Ce lion étant discret et de couleur neutre, il représente un clin d'oeil discret à la fois au lion de Lyon et à celui des Flandres.
Il a poussé le professionnalisme jusqu'à créer des maquettes en papier de la tenue, afin de me montrer le rendu. Il a imprimé le patron transmis au fabriquant, puis il a découpé et assemblé les différents morceaux de la tenue comme le feront par la suite les couturières. J'ai vu le projet du maillot prendre forme petit à petit, c'était bluffant.
Malheureusement, la confection des tenues a été assez longue. Initialement, j'aurai du les porter durant chacune des classiques du projet. Le fabriquant chinois se lançait sur la production en Europe, ses gabarits étaient adaptés à une morphologie asiatique mais pas à une morphologie européenne. Il a fallu leur envoyer des tenues en exemple, afin qu'ils me produisent une tenue aux mêmes dimensions que mes tenues actuelles. Ce n'est pas bien grave, j'ai amplement mérité de porter les 4 tenues reçues (2 longues et 2 courtes) lors de mes futurs entraînements !
J'en profite pour remercier mes 3 sponsors : Aero-Tech, GripGrab et Kinomap, qui me soutiennent chacun d'une manière différente mais dont l'association me permet de vivre de grands moments et une belle aventure.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés aux classiques flandriennes.
Je souhaitais créer une tenue personnalisée afin de garder un souvenir qui serait transversal au projet, un souvenir qui ne symboliserait pas une seule épreuve mais leur globalité. Je souhaitais une tenue visible de loin (pour que ma compagne puisse facilement me repérer lorsque j'arrive, cf son article) et reprenant le symbole évident du projet : le lion des Flandres.
La première maquette du maillot était assez simple : elle reprenait un fond totalement jaune (couleur de mon club et du drapeau des Flandres), avec un col et des manches rouges. Le lion occupait une place importante sur la tenue. Après discussions avec divers passionnés, cette tenue était effectivement visible de loin mais la présence aussi importante du drapeau flamand risquait de provoquer les véritables flamands. C'était un peu comme si un non-français (ne parlant pas la langue qui plus est !) portait une tenue totalement bleue-blanc-rouge ...
J'ai donc réfléchi à une version plus élaborée, avec les éléments suivants :
- une couleur globale rouge, ma couleur favorite (vous avez déjà du le remarquer)
- des morceaux de jaune, la couleur de mon club et du drapeau des Flandres
- le lion des Flandres sur les manches, dans la prolongation de l'épaule, suffisamment visible pour bien marquer l'essence du projet mais discret tout de même
- un profil crénelé entre le rouge et le jaune, symbolisant les fameux bergs à grimper
- le blason de la ville de Lyon sur les poches (un lion blanc sur un fond rouge)
- mon prénom sur le côté afin de rendre moins austère le maillot (qui était totalement vide en dehors de ça), mais ça ne me plaisait pas complètement
Cette tenue est rouge, jaune et noire, les 3 couleurs du drapeau belge.
Rémy a alors utilisé ses talents en design de maillot pour créer la tenue définitive à partir de mon croquis. 3 sponsors sont venus s'ajouter sur la tenue, ce qui n'était pas prévu à la base mais m'a permis d'avoir un maillot moins vide qu'au départ. Le blason de la ville de Lyon, présent sur les premières maquettes, a été retiré : le rouge du blason ne correspondait pas au rouge de ma tenue, ça donnait quelque-chose de peu visible et de ... moche. En revanche, un lion a fait son apparition discrète, en ombré dans le dos et sur l'avant. Ce lion étant discret et de couleur neutre, il représente un clin d'oeil discret à la fois au lion de Lyon et à celui des Flandres.
Il a poussé le professionnalisme jusqu'à créer des maquettes en papier de la tenue, afin de me montrer le rendu. Il a imprimé le patron transmis au fabriquant, puis il a découpé et assemblé les différents morceaux de la tenue comme le feront par la suite les couturières. J'ai vu le projet du maillot prendre forme petit à petit, c'était bluffant.
Malheureusement, la confection des tenues a été assez longue. Initialement, j'aurai du les porter durant chacune des classiques du projet. Le fabriquant chinois se lançait sur la production en Europe, ses gabarits étaient adaptés à une morphologie asiatique mais pas à une morphologie européenne. Il a fallu leur envoyer des tenues en exemple, afin qu'ils me produisent une tenue aux mêmes dimensions que mes tenues actuelles. Ce n'est pas bien grave, j'ai amplement mérité de porter les 4 tenues reçues (2 longues et 2 courtes) lors de mes futurs entraînements !
J'en profite pour remercier mes 3 sponsors : Aero-Tech, GripGrab et Kinomap, qui me soutiennent chacun d'une manière différente mais dont l'association me permet de vivre de grands moments et une belle aventure.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés aux classiques flandriennes.
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