dimanche 5 mars 2017

A la conquête des Monuments manquants

En 2016, je me suis fixé un projet sportif qui englobait à la fois l'année 2016 et l'année 2017 : redevenir compétitif sur les courses locales, celles auxquelles je participe depuis un peu plus de 10 ans. (vous pouvez relire l'article ici). Cet objectif sportif est plutôt en bonne voie, j'espère que le printemps viendra confirmer que cet hiver sans cyclocross m'a été bénéfique et confirmera les bonnes sensations de l'entraînement hivernal actuel.

2ème place à Montagnat, photo prise par Gilles Pochet

2017 marque l'année de mes 30 ans (que j'ai eu en décembre) et les 10 ans de ce blog (lancé en 2007, sur les vestiges d'un précédent qui a depuis totalement disparu). En multipliant ces deux chiffres, on obtient 300 ... comme le nombre de kilomètres de Milan - San Remo.

Les classiques les plus prestigieuses sont les cinq « Monuments du cyclisme », qui ont toutes été créées avant la Première Guerre mondiale et qui comptent à leur palmarès de nombreux grands champions. Chaque course a une caractéristique particulière. La course la plus longue de la saison, Milan-San Remo ("la Classicissima" ou également "La Primavera") est souvent courue sous le soleil sur la Riviera italienne avec un parcours qui favorise les sprinteurs. Le Tour des Flandres ("De Ronde" ou "Vlaanderens Mooiste") est au contraire régulièrement disputé sous le mauvais temps, avec un parcours composé de courtes montées pavées et abruptes (des bergs). Paris-Roubaix ("L'Enfer du Nord" ou "La Reine des Classiques") est complètement plat et tire sa difficulté particulière des quelques cinquante kilomètres de passages pavés extrêmement rugueux. Le plus ancien Monument, Liège-Bastogne-Liège ("La Doyenne"), se tient dans les Ardennes wallonnes avec de nombreuses côtes de longueurs variables, parsemées sur les 260 kilomètres de la course. Bien que ces quatre classiques aient lieu au printemps, au début de la saison cycliste, le dernier Monument, le Tour de Lombardie ("la Classique des feuilles mortes"), se court en fin de saison et est adapté aux grimpeurs.
Source wikipedia


Le Granfondo Milan - San Remo a lieu en juin chaque année, ce qui me permettra de bénéficier (je l'espère) de conditions météorologiques plus agréables que celles rencontrées par les professionnels ces dernières années. Cette épreuve est la version cyclosportive de la course professionnelle, sur un parcours similaire : le col du Turchino emprunté par les professionnels étant un très gros axe de circulation, il est remplacé par un col équivalent dans ses caractéristiques (longueur, altitude, difficulté, aussi bien à la montée qu'à la descente). Il se trouve qu'en cas de réussite, j'aurai ainsi parcouru 4 des 5 Monuments : ma campagne de classiques de 2014 m'ayant déjà permis de récolter le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège.

La date est plutôt bien placée dans ma saison sportive, puisque je pourrai participer aux courses locales comme prévu jusque fin mai sans que ce ne soit préjudiciable ni pour ces courses locales ni pour cette grande épreuve. De même, après une période de récupération, je pense être rapidement compétitif pour les courses de fin juin / début juillet.


Il est également possible, mais plus incertain, que je m'attaque au Tour de Lombardie au cours de l'été. Pour ce dernier Monument, il n'existe pas d'épreuve officielle reprenant (plus ou moins fidèlement) le parcours emprunté par les professionnels. Je serai donc libre de le tenter, ou pas, à la date qui me conviendra selon ma forme, la météo et d'autres impératifs personnels / professionnels. J'avoue que l'idée d'entamer la trentaine en ayant parcouru les 5 Monuments me tente beaucoup et que les 240 kilomètres devraient être plus facile à réaliser en ayant fait les 300 kilomètres de MSR un ou deux mois plus tôt. En solitaire, je pense que ce sera la plus difficile à aller chercher. Affaire à suivre ...

2 commentaires:

  1. Bravo Florent, super projet...on te suivra dans ta préparation..d'avance, bon courage.
    Claude

    RépondreSupprimer